Berliner Boersenzeitung - COP17: la science à nouveau remise en cause par plusieurs pays, accusent certaines nations

EUR -
AED 4.109968
AFN 72.742864
ALL 91.049166
AMD 402.961049
ANG 2.002982
AOA 1026.232195
ARS 1732.085298
AUD 1.602415
AWG 2.014414
AZN 1.906099
BAM 1.957941
BBD 2.254455
BDT 139.361786
BGN 1.956031
BHD 0.42256
BIF 3361.361019
BMD 1.119119
BND 1.433862
BOB 13.515721
BRL 6.150115
BSD 1.119319
BTN 106.11057
BWP 15.483864
BYN 3.326323
BYR 21934.730163
BZD 2.251252
CAD 1.565575
CDF 2585.16495
CHF 0.918204
CLF 0.02787
CLP 1096.845072
CNY 7.440236
CNH 7.463258
COP 3605.14077
CRC 507.953236
CUC 1.119119
CUP 26.864379
CVE 110.383745
CZK 24.339548
DJF 199.326205
DKK 7.473566
DOP 67.453165
DZD 152.201129
EGP 61.908215
ERN 16.786783
ETB 183.714893
FJD 2.514381
FKP 0.834
GBP 0.83357
GEL 2.904123
GGP 0.834
GHS 13.046209
GIP 0.834
GMD 82.260236
GNF 9914.798681
GTQ 8.55732
GYD 234.634503
HKD 8.78003
HNL 30.084632
HRK 7.575327
HTG 146.719143
HUF 364.579828
IDR 20307.531303
ILS 3.538933
IMP 0.834
INR 105.960022
IQD 1696.940638
IRR 2103556.289872
ISK 136.162944
JEP 0.834
JMD 177.540989
JOD 0.793454
JPY 177.35404
KES 145.440953
KGS 97.866838
KHR 4571.979561
KMF 492.412477
KPW 1007.206954
KRW 1503.368077
KWD 0.348527
KYD 0.932816
KZT 506.591753
LAK 25209.456824
LBP 100237.273204
LKR 372.415616
LRD 190.287251
LSL 18.657821
LTL 3.304467
LVL 0.676943
LYD 7.182727
MAD 11.000233
MDL 20.249054
MGA 5081.534542
MKD 61.532018
MMK 2349.63915
MNT 4030.100319
MOP 9.045852
MRU 45.435486
MUR 52.93687
MVR 17.301268
MWK 1940.905261
MXN 20.903401
MYR 4.560746
MZN 71.503822
NAD 18.657738
NGN 1504.968186
NIO 41.194867
NOK 10.392004
NPR 169.776912
NZD 1.992076
OMR 0.430308
PAB 1.119519
PEN 3.879425
PGK 5.021402
PHP 71.065189
PKR 309.638542
PLN 4.41531
PYG 6686.312255
QAR 4.080389
RON 5.34223
RSD 117.581328
RUB 91.345225
RWF 1655.503088
SAR 4.212967
SBD 9.018091
SCR 15.343174
SDG 673.150104
SEK 10.971886
SGD 1.433463
SHP 0.837476
SLE 25.631449
SLL 23467.368399
SOS 639.696724
SRD 42.013996
STD 23163.501445
STN 24.526713
SVC 9.794668
SYP 14550.783401
SZL 18.640302
THB 37.770195
TJS 10.286758
TMT 3.916916
TND 3.344658
TOP 2.694569
TRY 55.953258
TTD 7.588265
TWD 36.710565
TZS 2958.944741
UAH 51.103561
UGX 4729.171896
USD 1.119119
UYU 44.998407
UZS 13348.538531
VES 993.195403
VND 28835.217213
VUV 133.064885
WST 3.105213
XAF 655.957
XAG 0.022397
XAU 0.000284283483
XCD 3.024475
XCG 2.017297
XDR 0.791275
XOF 655.957
XPF 119.331742
YER 264.339221
ZAR 18.561815
ZMK 10073.424462
ZMW 22.683706
ZWL 360.355825
SSP 6429.562424
MXV 2.35352
  • AEX

    -15.8300

    1099.02

    -1.42%

  • BEL20

    -65.5900

    5540.72

    -1.17%

  • PX1

    -120.2600

    7843.89

    -1.51%

  • ISEQ

    -301.0700

    14173.37

    -2.08%

  • OSEBX

    -24.9000

    2050.38

    -1.2%

  • PSI20

    -177.8800

    9489.32

    -1.84%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    25.6000

    4516.39

    +0.57%

  • N150

    -55.9300

    4149.48

    -1.33%

COP17: la science à nouveau remise en cause par plusieurs pays, accusent certaines nations
COP17: la science à nouveau remise en cause par plusieurs pays, accusent certaines nations / Photo: KAREN MINASYAN - AFP

COP17: la science à nouveau remise en cause par plusieurs pays, accusent certaines nations

Dans la dernière ligne droite des négociations de l'ONU sur la biodiversité, les tensions politiques s'intensifient : certains pays en accusent d'autres de chercher à affaiblir les bases scientifiques qui éclairent la politique mondiale de protection de la nature, selon des déclarations de délégués gouvernementaux et d'observateurs avertis recueillies jeudi par l'AFP.

Taille du texte:

Ce différend croissant autour de la science inquiète les négociateurs chevronnés, d'autant qu'il fait écho aux tentatives récentes de pays dépendants des énergies fossiles de retarder la publication des rapports du Giec, référence mondiale sur le changement climatique.

"Ce qui se passe ici est comparable à ce que l'on observe avec le Giec", a déclaré un délégué du gouvernement français présent au sommet COP17 à Erevan (Arménie), qui a requis l'anonymat pour s'exprimer sur des négociations encore en cours.

A la COP17, près de 200 nations doivent s'accorder d'ici vendredi soir sur la manière dont ces conclusions scientifiques pourraient guider la protection mondiale de la nature. Or, quatre pays "ne veulent pas les reconnaitre", entravant ainsi les progrès, a alerté le délégué français.

Un négociateur d'un autre pays développé a confirmé à l'AFP que ces quatre nations étaient à l'origine de cette démarche.

"Il existe une alliance manifeste entre la Russie, l'Arabie saoudite, l'Argentine et, dans une certaine mesure, le Brésil. Ils travaillent de concert pour tenter d'édulcorer les rapports de l'IPBES, pour éviter qu'ils soient accueillis favorablement, ou encore pour les utiliser comme monnaie d'échange sur d'autres points de négociation", a-t-il expliqué.

- "Texte sans ambition -

Les résistances visent deux évaluations de référence de l'IPBES - le groupe d'experts sur la biodiversité soutenu par l'ONU - consacrées aux liens entre les crises de la nature et du climat, ainsi qu'aux forces économiques qui les alimentent.

Le litige se concentre sur quelques paragraphes du projet d'accord : faut-il "accueillir favorablement" les conclusions scientifiques, ou simplement en "prendre note"?

Dans le jargon des négociations onusiennes - où chaque terme est pesé et discuté - cette seconde formulation est jugée beaucoup plus faible.

Selon le délégué français, le projet d'accord actuel est "un texte sans ambition". Une bataille doit toutefois s'engager pour réintroduire des formulations plus fermes avant la clôture du sommet.

"Parce que si on n'a plus de base scientifique sur laquelle travailler, alors tout ce qu’on discute ici ne sont que des opinions", s'est insurgé ce représentant.

Des universitaires et des militants de la société civile présents à la COP17 ont publié une déclaration commune exprimant leur inquiétude quant à l'état des négociations.

Interrogé par l'AFP à Erevan, le président de l'IPBES, David Obura, s'est refusé à tout commentaire, les discussions étant encore en cours.

- "Créer un précédent" -

Ce différend s'inscrit dans une tendance croissante au sein des négociations climatiques fondées sur le consensus: certains pays producteurs de pétrole sont accusés d'entraver les efforts visant à s'attaquer aux combustibles fossiles, aux déchets plastiques et à d'autres atteintes à l'environnement.

Et la science climatique est depuis longtemps un sujet sensible: le Giec se trouve actuellement dans une impasse, certains pays, dont l'Arabie saoudite et l'Inde, faisant pression pour retarder la publication de ses prochains rapports de référence sur le réchauffement climatique.

L'an dernier, dans une décision inédite, un résumé essentiel du "Global Environment Outlook" (Perspectives de l'environnement mondial) - un rapport scientifique phare de l'ONU - a été torpillé en raison de désaccords entre nations sur les combustibles fossiles.

"Les rapports du Giec ont presque toujours été politisés... Mais dans le domaine de la biodiversité, ils suscitaient beaucoup moins de controverses jusqu'à ces dernières années, et particulièrement lors de cette COP", a expliqué le négociateur.

"Ces processus ne sont jamais simples, aucune décision ne l'est. Il y a toujours des discussions pointilleuses sur la formulation, mais la situation s'est nettement dégradée", a-t-il ajouté.

"L'enjeu n'est pas tant dans ce texte en particulier - bien qu'il soit très significatif - que dans le précédent qu'il instaure", a jugé Bethan Loughlin, spécialiste principale des politiques au sein de la Zoological Society of London, jugeant cette tendance inquiétante.

(T.Burkhard--BBZ)