Berliner Boersenzeitung - Contestation au Canada: les forces de l'ordre face à un cas complexe à Ottawa

EUR -
AED 4.240317
AFN 75.613798
ALL 93.083621
AMD 422.304338
AOA 1058.65099
ARS 1729.863941
AUD 1.63662
AWG 2.078049
AZN 1.966429
BAM 1.954423
BBD 2.325762
BDT 142.67949
BHD 0.435489
BIF 3446.098132
BMD 1.154472
BND 1.477659
BOB 13.741379
BRL 5.906976
BSD 1.154687
BTN 109.989518
BWP 15.555907
BYN 3.432982
BYR 22627.646025
BZD 2.322364
CAD 1.609934
CDF 2611.992228
CHF 0.935157
CLF 0.026841
CLP 1056.411264
CNY 7.789916
CNH 7.788897
COP 3623.690519
CRC 524.22617
CUC 1.154472
CUP 30.593501
CVE 110.187856
CZK 24.259377
DJF 205.172641
DKK 7.476145
DOP 67.321992
DZD 153.279508
EGP 57.585512
ERN 17.317076
ETB 186.715352
FJD 2.553114
FKP 0.856331
GBP 0.854713
GEL 3.013068
GGP 0.856331
GHS 13.556568
GIP 0.856331
GMD 84.856485
GNF 10140.856305
GTQ 8.81087
GYD 241.831737
HKD 9.057432
HNL 30.951928
HRK 7.535817
HTG 150.98364
HUF 364.606998
IDR 20526.507465
ILS 3.461279
IMP 0.856331
INR 110.133259
IQD 1512.727812
IRR 1587081.157342
ISK 142.20827
JEP 0.856331
JMD 183.379231
JOD 0.818459
JPY 183.716281
KES 149.365809
KGS 100.958668
KHR 4681.70199
KMF 491.805569
KRW 1637.335322
KWD 0.356743
KYD 0.962318
KZT 538.348431
LAK 26078.516124
LBP 103405.556276
LKR 387.005699
LRD 208.423177
LSL 18.684038
LTL 3.408855
LVL 0.698328
LYD 7.358816
MAD 10.768161
MDL 20.068863
MGA 4945.473339
MKD 61.481956
MMK 2423.870661
MNT 4149.464085
MOP 9.331386
MRU 46.314972
MUR 54.25975
MVR 17.836226
MWK 2002.272162
MXN 19.799721
MYR 4.722482
MZN 73.776479
NAD 18.683957
NGN 1572.009557
NIO 42.490068
NOK 10.961657
NPR 175.981506
NZD 1.962504
OMR 0.443899
PAB 1.154692
PEN 3.900486
PGK 5.105359
PHP 70.2929
PKR 320.577493
PLN 4.303005
PYG 6873.158225
QAR 4.209453
RON 5.242474
RSD 117.329831
RUB 95.245181
RWF 1696.29036
SAR 4.323331
SBD 9.311619
SCR 16.647423
SDG 693.263532
SEK 10.968947
SGD 1.478549
SLE 28.396685
SOS 659.929398
SRD 43.581889
STD 23895.234065
STN 24.482541
SVC 10.103839
SZL 18.680679
THB 38.101605
TJS 10.663842
TMT 4.052196
TND 3.38493
TRY 55.083338
TTD 7.832449
TWD 37.252468
TZS 3059.347785
UAH 51.797563
UGX 4301.007424
USD 1.154472
UYU 46.517634
UZS 13778.234292
VES 872.506333
VND 30195.208254
VUV 137.805149
WST 3.155998
XAF 655.489565
XAG 0.017742
XAU 0.000265
XCD 3.120017
XCG 2.081125
XDR 0.815219
XOF 655.495238
XPF 119.331742
YER 275.226374
ZAR 18.707811
ZMK 10391.663406
ZMW 21.598785
ZWL 371.739428
  • AEX

    1.8900

    1113.35

    +0.17%

  • BEL20

    -9.8200

    5767.78

    -0.17%

  • PX1

    11.3300

    8726.03

    +0.13%

  • ISEQ

    -40.0900

    14278.65

    -0.28%

  • OSEBX

    14.5900

    2040.52

    +0.72%

  • PSI20

    -25.7100

    9155

    -0.28%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -4.8300

    4388.06

    -0.11%

  • N150

    -13.4200

    4315.65

    -0.31%

Contestation au Canada: les forces de l'ordre face à un cas complexe à Ottawa
Contestation au Canada: les forces de l'ordre face à un cas complexe à Ottawa

Contestation au Canada: les forces de l'ordre face à un cas complexe à Ottawa

Impuissantes et débordées au départ de la contestation anti-mesures sanitaires au Canada, les forces de l'ordre sont maintenant confrontées à une situation complexe et périlleuse pour déloger les manifestants des rues d'Ottawa sans heurts, estiment des experts du maintien de l'ordre.

Taille du texte:

Et cela pourrait durer des jours, a prévenu le nouveau chef de la police de la ville en prenant ses fonctions. "Il faudra du temps pour accomplir tout cela correctement", a déclaré Steve Bell qui a aussi expliqué être prêt à employer des techniques qui "ne sont pas couramment vues à Ottawa".

Quand les camionneurs, du convoi dit de la "liberté", sont arrivés dans les rues de la capitale fédérale le 29 janvier après avoir traversé le pays, ils se sont posés en face du parlement fédéral.

Presque trois semaines plus tard, ils n'ont pas bougé et ont pris leurs quartiers (tentes, stands de nourriture, jeux pour enfants)...

Pour la première fois depuis le début du mouvement, elle s'est déployée en masse dans les rues d'Ottawa jeudi matin.

Différents échelons des forces de l'ordre sont maintenant présents; des agents de la GRC (Gendarmerie royale du Canada), de la police provinciale, du service de police de la ville d'Ottawa ou d'autres villes de la province.

- Négocier, convaincre -

"Beaucoup de choses ont été faites pour essayer de les convaincre de partir. Là, on est à un point où les messages ont été délivrés", indique à l'AFP Charles Bordeleau, chef de la police d'Ottawa de 2012 à 2019.

Mercredi, les policiers canadiens, jusqu'à présent en retrait, sont passés de camion en camion pour distribuer des tracts ordonnant aux participants de quitter les lieux.

Avec la mise en place de la loi d'urgence, invoquée par Justin Trudeau lundi, les policiers disposent d'un arsenal d'outils légaux très développé: les manifestants risquent jusqu'à un an d'emprisonnement, des amendes allant jusqu'à 100.000 dollars canadiens (70.000 euros), le gel des comptes bancaires, la suspension de leurs permis de conduire, etc.

Et la police dispose de "techniques appropriées et légitimes pour expulser quiconque refuse d'obtempérer", a affirmé Steve Bell.

En outre, la ville d'Ottawa peut désormais exiger de la part des compagnies de remorquage qu'elles embarquent des camions - plusieurs avaient au départ refusé.

Mais cette opération va se dérouler dans un contexte "très volatil", s'inquiète auprès de l'AFP Pierre-Yves Bourduas, ancien sous-commissaire adjoint à la GRC, évoquant la présence "d'éléments très radicaux" mais aussi de nombreux enfants dans la manifestation, y compris des bébés.

Les gaz lacrymogènes devraient donc être évités pour disperser les manifestants, mais il y aura une présence policière accrue selon les experts.

A l'instar de l'évacuation cette semaine des manifestants au pont frontalier Ambassador, à Windsor, M. Bordeleau indique que l'usage de la force dépendra de la résistance ou non des manifestants.

- "Je gagne ça ou je meurs" -

De nombreux camionneurs et manifestants se disent déterminés à rester jusqu'à l'abandon des obligations vaccinales, la plupart tiennent à ce que la protestation se déroule pacifiquement.

Mais certains sont plus remontés: assis dans son camion, Csaba Vizi klaxonne, sourit de l'absence de réaction des policiers jusqu'ici. Ce camionneur de 50 ans se dit prêt à "rentrer chez lui glorieux comme César, ou dans un sac mortuaire".

"Je n'ai rien à perdre, je gagne ça ou je meurs", affirme cet homme à la triple nationalité hongroise, roumaine et canadienne.

Mais pour les experts, cette gestion de la crise par la police laissera forcément des traces.

"Les problèmes qu'on n'a ne sont pas des problèmes de ressources ou d'effectifs, c'est une question de leadership, de gestion et de gouvernance", pointe auprès de l'AFP Christian Leuprecht, professeur au Collège militaire royal du Canada et spécialiste de la police.

Pour cet expert, cette manifestation démontre qu'une refonte de l'architecture du système de sécurité nationale, devenue obsolète au XXIe siècle, est plus que nécessaire.

(F.Schuster--BBZ)