Berliner Boersenzeitung - Des troubles cardiaques longtemps après le Covid ? Une menace incertaine

EUR -
AED 4.349632
AFN 76.984877
ALL 96.698026
AMD 445.493248
ANG 2.120131
AOA 1086.075122
ARS 1695.787878
AUD 1.68403
AWG 2.134841
AZN 2.016608
BAM 1.958823
BBD 2.378351
BDT 144.412897
BGN 1.989009
BHD 0.446558
BIF 3499.401225
BMD 1.184378
BND 1.503721
BOB 8.159698
BRL 6.195011
BSD 1.180808
BTN 106.961447
BWP 15.632931
BYN 3.392393
BYR 23213.809848
BZD 2.374835
CAD 1.616824
CDF 2605.63188
CHF 0.916826
CLF 0.025694
CLP 1014.550526
CNY 8.21834
CNH 8.204963
COP 4367.157197
CRC 585.396128
CUC 1.184378
CUP 31.386018
CVE 110.436855
CZK 24.226394
DJF 210.272775
DKK 7.469156
DOP 74.524082
DZD 153.858583
EGP 55.649066
ERN 17.765671
ETB 183.569509
FJD 2.603086
FKP 0.870056
GBP 0.869558
GEL 3.19194
GGP 0.870056
GHS 12.977194
GIP 0.870056
GMD 86.459497
GNF 10364.998077
GTQ 9.057094
GYD 247.05445
HKD 9.254878
HNL 31.191749
HRK 7.532705
HTG 154.688758
HUF 377.909575
IDR 19942.557664
ILS 3.673976
IMP 0.870056
INR 107.048233
IQD 1546.907198
IRR 49891.925689
ISK 145.003601
JEP 0.870056
JMD 184.812913
JOD 0.839706
JPY 185.322594
KES 152.322583
KGS 103.573879
KHR 4765.355189
KMF 496.254531
KPW 1065.92841
KRW 1734.610512
KWD 0.363699
KYD 0.984031
KZT 584.249171
LAK 25375.058549
LBP 105747.378762
LKR 365.322322
LRD 221.995455
LSL 19.050162
LTL 3.49716
LVL 0.716418
LYD 7.477447
MAD 10.840569
MDL 20.132819
MGA 5242.024525
MKD 61.597571
MMK 2486.749634
MNT 4225.70416
MOP 9.502687
MRU 46.690474
MUR 54.457679
MVR 18.298665
MWK 2047.534379
MXN 20.424481
MYR 4.657563
MZN 75.503645
NAD 19.050645
NGN 1615.302477
NIO 43.457075
NOK 11.440352
NPR 171.133973
NZD 1.966535
OMR 0.455403
PAB 1.180838
PEN 3.973183
PGK 5.063837
PHP 69.184291
PKR 330.186852
PLN 4.216208
PYG 7801.976252
QAR 4.304098
RON 5.093652
RSD 117.380141
RUB 91.20558
RWF 1723.43825
SAR 4.440466
SBD 9.543894
SCR 17.335435
SDG 712.402898
SEK 10.653242
SGD 1.503503
SHP 0.88859
SLE 28.958141
SLL 24835.814724
SOS 673.631199
SRD 44.790799
STD 24514.234457
STN 24.537977
SVC 10.332078
SYP 13098.717786
SZL 19.046156
THB 36.969772
TJS 11.064518
TMT 4.151245
TND 3.424729
TOP 2.851698
TRY 51.664586
TTD 7.996444
TWD 37.418647
TZS 3049.592233
UAH 50.719742
UGX 4201.538165
USD 1.184378
UYU 45.641024
UZS 14500.564853
VES 447.677287
VND 30722.766707
VUV 141.15753
WST 3.234193
XAF 656.962683
XAG 0.014384
XAU 0.000235
XCD 3.200841
XCG 2.128212
XDR 0.817051
XOF 656.962683
XPF 119.331742
YER 282.353324
ZAR 18.923341
ZMK 10660.82591
ZMW 21.992667
ZWL 381.36925
  • AEX

    10.2500

    995.35

    +1.04%

  • BEL20

    -2.7600

    5514.49

    -0.05%

  • PX1

    22.3400

    8295.8

    +0.27%

  • ISEQ

    21.2700

    13316.57

    +0.16%

  • OSEBX

    4.9000

    1821.07

    +0.27%

  • PSI20

    11.5600

    8901.52

    +0.13%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -84.1400

    4000.2

    -2.06%

  • N150

    12.4300

    4023.18

    +0.31%

Des troubles cardiaques longtemps après le Covid ? Une menace incertaine
Des troubles cardiaques longtemps après le Covid ? Une menace incertaine

Des troubles cardiaques longtemps après le Covid ? Une menace incertaine

Infarctus, inflammations cardiaques... Risque-t-on des complications cardiovasculaires des mois après avoir attrapé le Covid ? Certains médecins s'en inquiètent, même s'il est trop tôt pour être certain d'un lien de cause à effet.

Taille du texte:

"Une surveillance cardiovasculaire clinique s'impose chez tous les sujets ayant une infection Covid-19, même bénigne", affirmait en début de semaine l'Académie de médecine, l'instance censée porter le consensus de la discipline en France.

Le Covid et les maladies cardiovasculaires entretiennent des "liaisons dangereuses", estime-t-elle, se basant sur plusieurs études récentes.

On savait déjà que les malades cardiovasculaires présentent des risques plus élevés de développer une forme plus grave de Covid. C'est notamment parce que le virus, le Sars-Cov-2, se fixe sur un "récepteur" --l'enzyme ACE2-- particulièrement présent dans les cellules des vaisseaux sanguins.

Mais qu'en est-il des effets cardiovasculaires chez l'ensemble de la population ? Et, s'ils sont avérés, peuvent-ils intervenir longtemps après l'infection ? La question rejoint les incertitudes plus larges autour du Covid long, un ensemble durable de symptômes encore mal compris et mal définis.

"Jusqu'à présent, les séquelles cardiovasculaires (durables) étaient rapportées uniquement chez des patients hospitalisés, dans de petites séries et avec une durée de suivi brève", note l'Académie.

Mais une vaste étude, menée aux Etats-Unis et publiée en février dans la revue Nature, change, selon elle, la donne. Ses résultats "font présager une augmentation significative des maladies cardiovasculaires dans le monde" à la suite de la pandémie de Covid.

- 150.000 vétérans -

Menée auprès de plus de 150.000 vétérans de l'armée américaine, tous atteints du Covid, cette étude mesure la fréquence de troubles cardiovasculaires dans l'année suivant l'infection. Elle la compare à des groupes de vétérans qui n'ont pas été contaminés.

Résultat: "Au-delà des 30 jours qui suivent l'infection, les individus atteints de Covid-19 ont un risque plus élevé de troubles cardiovasculaires", conclut l'étude, citant des infarctus, des inflammations cardiaques ou des AVC.

Ce risque "existe même chez les individus qui n'ont pas été hospitalisés" à cause du Covid, note-t-elle, même s'il reste nettement moins important chez ces patients-là.

Ce travail a été salué par de multiples chercheurs, notamment parce qu'il a été réalisé auprès d'un très grand nombre de patients et pendant une longue période. Toutefois, des experts se montrent plus sceptiques.

Il est "très difficile de tirer des conclusions pertinentes" de cette étude, estime auprès de l'AFP le statisticien britannique James Doidge, y trouvant trop de biais méthodologiques.

L'un d'eux est évident: les vétérans américains, aussi nombreux soient-ils, sont une population très homogène, car largement composée d'hommes plutôt âgés. Elle n'est donc pas forcément représentative, même si les auteurs de l'étude ont cherché à corriger ces biais statistiques.

Cette correction reste insuffisante pour M. Doidge qui pointe un autre problème: l'étude ne distingue pas bien à quel point les troubles interviennent longtemps après l'infection.

- Comme la grippe? -

Or, selon qu'ils frappent le patient à peine plus d'un mois après celle-ci, ou près d'un an plus tard, le contexte sera différent. Selon James Doidge, l'étude ne permet pas assez de différencier "les complications à long terme de celles associées à la phase aigüe de la maladie".

Pour autant, ce travail "a le mérite d'exister", tempère auprès de l'AFP le cardiologue français Florian Zores.

Lui aussi note plusieurs imperfections, mais il estime que l'étude permet d'appuyer des hypothèses déjà jugées probables par nombre de cardiologues au regard du profil du Sars-Cov-2 qui, comme d'autres virus, peut provoquer une inflammation durable.

Or, "on sait depuis longtemps que l'inflammation est un facteur de risque cardiovasculaire", note M. Zores. "En fait, on retrouve exactement la même chose avec la grippe."

Il rappelle ainsi que dans les années 1920, les pathologies cardiovasculaires ont bondi dans le sillage de la pandémie de grippe espagnole.

Y a-t-il une spécificité qui rendrait le coronavirus encore plus dangereux sur ce plan? Les études actuelles ne permettent pas de le dire, et Florian Zores dit douter "qu'il y ait une grande différence" avec la grippe.

Mais la question ne change pas forcément grand chose en matière de santé publique. A partir du moment où ce risque existe, le cardiologue estime de toute façon dangereux de laisser librement circuler le coronavirus, étant donnée sa forte contagiosité.

(G.Gruner--BBZ)