Berliner Boersenzeitung - Chômage, précarité : le legs de la pandémie pour les femmes latino-américaines

EUR -
AED 4.177527
AFN 72.223742
ALL 94.547257
AMD 418.839095
ANG 2.036307
AOA 1043.442074
ARS 1680.137834
AUD 1.644822
AWG 2.047222
AZN 1.931234
BAM 1.961501
BBD 2.29176
BDT 139.953663
BGN 1.923115
BHD 0.42879
BIF 3394.976033
BMD 1.137345
BND 1.47629
BOB 7.862782
BRL 5.909299
BSD 1.137907
BTN 107.359012
BWP 15.526989
BYN 3.23824
BYR 22291.969929
BZD 2.288531
CAD 1.614934
CDF 2580.637098
CHF 0.921375
CLF 0.026542
CLP 1044.58337
CNY 7.723137
CNH 7.73632
COP 3918.530243
CRC 517.905159
CUC 1.137345
CUP 30.139653
CVE 110.749043
CZK 24.26407
DJF 202.128941
DKK 7.474509
DOP 67.046428
DZD 151.753733
EGP 56.31304
ERN 17.060181
ETB 180.440211
FJD 2.57239
FKP 0.864326
GBP 0.861795
GEL 3.002355
GGP 0.864326
GHS 12.766703
GIP 0.864326
GMD 82.458527
GNF 9980.206539
GTQ 8.68123
GYD 238.079825
HKD 8.917664
HNL 30.390087
HRK 7.537412
HTG 148.722223
HUF 354.183579
IDR 20434.571149
ILS 3.392616
IMP 0.864326
INR 107.42318
IQD 1489.92248
IRR 1563906.798376
ISK 143.999143
JEP 0.864326
JMD 179.34121
JOD 0.806397
JPY 184.024737
KES 147.175616
KGS 99.461383
KHR 4560.755034
KMF 493.608245
KPW 1023.611262
KRW 1757.079237
KWD 0.352157
KYD 0.948248
KZT 551.482744
LAK 25095.526127
LBP 101849.281014
LKR 383.4845
LRD 207.281831
LSL 18.868763
LTL 3.358285
LVL 0.687969
LYD 7.284673
MAD 10.708676
MDL 20.197521
MGA 4805.284556
MKD 61.642041
MMK 2387.896327
MNT 4076.044786
MOP 9.189125
MRU 45.573116
MUR 54.830822
MVR 17.572346
MWK 1975.568451
MXN 19.925097
MYR 4.688144
MZN 72.688087
NAD 18.868935
NGN 1564.612203
NIO 41.638593
NOK 11.209337
NPR 171.770431
NZD 2.013335
OMR 0.437312
PAB 1.137897
PEN 3.891992
PGK 4.985269
PHP 69.763066
PKR 316.239064
PLN 4.284272
PYG 6953.146413
QAR 4.145568
RON 5.232701
RSD 117.388821
RUB 86.095889
RWF 1667.348363
SAR 4.270703
SBD 9.157851
SCR 16.72142
SDG 682.407518
SEK 11.070096
SGD 1.474312
SHP 0.849143
SLE 28.196739
SLL 23849.568628
SOS 649.997351
SRD 42.445914
STD 23540.753582
STN 25.021599
SVC 9.956937
SYP 125.713173
SZL 18.868914
THB 37.957194
TJS 10.51958
TMT 3.980709
TND 3.340954
TOP 2.738455
TRY 52.902823
TTD 7.728461
TWD 36.192947
TZS 2978.63486
UAH 51.1657
UGX 4210.235978
USD 1.137345
UYU 45.652678
UZS 13665.205331
VES 706.010555
VND 29934.931047
VUV 136.277564
WST 3.159291
XAF 657.863127
XAG 0.019589
XAU 0.000282
XCD 3.073733
XCG 2.050715
XDR 0.816619
XOF 651.698432
XPF 119.331742
YER 271.399101
ZAR 18.744993
ZMK 10237.478201
ZMW 20.538509
ZWL 366.224756
  • AEX

    2.3400

    1067.71

    +0.22%

  • BEL20

    60.1200

    5732.05

    +1.06%

  • PX1

    46.9500

    8431.61

    +0.56%

  • ISEQ

    105.9200

    14042.55

    +0.76%

  • OSEBX

    -10.6000

    1916.16

    -0.55%

  • PSI20

    102.3200

    9157.33

    +1.13%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    128.0200

    4244.51

    +3.11%

  • N150

    -5.4400

    4177.95

    -0.13%

Chômage, précarité : le legs de la pandémie pour les femmes latino-américaines
Chômage, précarité : le legs de la pandémie pour les femmes latino-américaines

Chômage, précarité : le legs de la pandémie pour les femmes latino-américaines

Yolanda a dû fermer sa boutique de costumes traditionnels sur le lac Titicaca, tandis que Silvia a dû accepter une baisse de salaire pour retrouver du travail à Lima : au Pérou, comme ailleurs en Amérique latine, la pandémie a exacerbé les inégalités dont souffrent les femmes.

Taille du texte:

A l'arrivée de la pandémie en mars 2020, "on n'a plus eu aucune rentrée d'argent", explique Yolanda Chambi, une commerçante de 45 ans qui vendait et louait des costumes traditionnels andins dans la ville de Puno (sud), sur les rives du lac Titicaca.

Comme elle ne pouvait plus payer le loyer de sa maison-atelier, Yolanda n'a eu d'autre choix, face à la chute du tourisme, que de baisser le rideau et de déménager chez des parents à la campagne, avec ses quatre enfants.

Si des allocations chômage ont été versées dans plusieurs pays d'Amérique latine en 2020 et 2021, au Pérou la grande majorité du secteur salarié est informel (70%). Cela a réduit le nombre de bénéficiaires, d'autant que les catégories les plus pauvres ne disposent pas de comptes bancaires.

Cette année encore, le 2 février, Yolanda Chambi a vu la Fête de la Vierge, célébration catholique où elle vend ou loue de nombreux costumes, suspendue une nouvelle fois en raison de la pandémie.

"Mon activité est encore arrêté, je n'ai aucun revenu", se lamente-t-elle. Avec l'aide de ses enfants, elle vend désormais des petits déjeuners sur un carrefour, à 30 km des rives du lac Titicaca.

- Recul d'une décennie -

Après deux ans de pandémie, la situation de l'emploi des femmes en Amérique latine et dans les Caraïbes est "par rapport aux hommes proportionnellement plus défavorable qu'en 2019", a souligné l'Organisation internationale du travail (OIT) dans un rapport publié en février.

Depuis 2020, le chômage des femmes dans la région évolue toujours au-dessus de 12%, contre un taux général de 9,7%.

"L'Amérique latine avait fait des progrès (...) dans la réduction des écarts" entre hommes et femmes mais "la pandémie a ramené les indicateurs à des niveaux d'il y a 10 ans", a déclaré à l'AFP le responsable de l'OIT pour les pays andins, Italo Cardona.

Selon lui, la pandémie a touché de nombreux secteurs qui emploient traditionnellement des femmes : la prestation de services, l'hôtellerie, le tourisme et le commerce informel.

Des millions de femmes latino-américaines n'ont eu d'autre choix que de se consacrer aux "soins non rémunérés" de leur famille, notamment au Pérou, qui détient le taux de mortalité dû au Covid-19 le plus élevé au monde.

Et aujourd'hui, "leur retour sur le marché du travail est beaucoup plus lent que celui des hommes", souligne M. Cardona.

C'est le cas de Daysi Falcon, 34 ans, qui travaillait comme assistante administrative dans une usine à Lima. Après la fermeture de l'entreprise en raison de la pandémie, les membres de sa famille sont "un à un tombés malades du Covid-19".

"J'ai dû m'occuper de mars à août (2021) de chaque membre de ma famille", raconte la trentenaire, toujours au chômage.

Selon l'OIT, 24 millions de femmes ont perdu leur emploi à cause de la pandémie en Amérique latine et un peu plus de quatre millions restent sans travail. Un nombre similaire d'hommes ont perdu leur emploi dans la région, mais un demi-million seulement restent aujourd'hui au chômage.

- Résignation -

Pour Silvia Muñoz, 65 ans, la pandémie est devenus synonyme de baisse de salaire, raconte-t-elle dans sa modeste maison de Villa Maria del Triunfo, une banlieue ouvrière de Lima.

La sexagénaire qui doit soutenir son mari malade, a pu reprendre il y a peu son travail d'employée de maison quatre jours par semaine.

Mais son salaire est passé de 25 dollars à 17,5 dollars par jour, soit une baisse de 30%.

"Je dois l'accepter, car il y a peut-être quelqu'un d'autre en dessous de moi qui gagne moins", dit-elle avec résignation, se disant "impuissante".

(T.Renner--BBZ)