Berliner Boersenzeitung - Chômage, précarité : le legs de la pandémie pour les femmes latino-américaines

EUR -
AED 4.240296
AFN 75.617217
ALL 93.083152
AMD 422.302209
AOA 1058.645575
ARS 1729.82264
AUD 1.636276
AWG 2.078039
AZN 1.961476
BAM 1.954413
BBD 2.32575
BDT 142.678771
BHD 0.435487
BIF 3446.080757
BMD 1.154466
BND 1.477652
BOB 13.74131
BRL 5.89933
BSD 1.154681
BTN 109.988964
BWP 15.555829
BYN 3.432964
BYR 22627.53194
BZD 2.322352
CAD 1.609498
CDF 2621.228725
CHF 0.935352
CLF 0.026854
CLP 1056.88987
CNY 7.78987
CNH 7.78812
COP 3629.652382
CRC 524.223527
CUC 1.154466
CUP 30.593347
CVE 110.1873
CZK 24.260065
DJF 205.171643
DKK 7.476396
DOP 67.321653
DZD 153.506715
EGP 57.580253
ERN 17.316989
ETB 186.71441
FJD 2.553104
FKP 0.856327
GBP 0.854709
GEL 3.013466
GGP 0.856327
GHS 13.556499
GIP 0.856327
GMD 84.85355
GNF 10140.805176
GTQ 8.810825
GYD 241.830518
HKD 9.057166
HNL 30.951772
HRK 7.535892
HTG 150.982879
HUF 364.429679
IDR 20546.029894
ILS 3.461262
IMP 0.856327
INR 110.141647
IQD 1512.720185
IRR 1587073.155424
ISK 142.219135
JEP 0.856327
JMD 183.378306
JOD 0.818511
JPY 183.836609
KES 149.364912
KGS 100.958468
KHR 4681.678385
KMF 491.802117
KRW 1637.07876
KWD 0.356776
KYD 0.962313
KZT 538.345716
LAK 26078.38464
LBP 103405.03492
LKR 387.003748
LRD 208.422126
LSL 18.683944
LTL 3.408838
LVL 0.698325
LYD 7.358779
MAD 10.768107
MDL 20.068761
MGA 4945.448405
MKD 61.481646
MMK 2423.85844
MNT 4149.443164
MOP 9.331339
MRU 46.314739
MUR 54.259932
MVR 17.836749
MWK 2002.262067
MXN 19.80088
MYR 4.722574
MZN 73.776201
NAD 18.683863
NGN 1572.244127
NIO 42.489854
NOK 11.009397
NPR 175.980619
NZD 1.962043
OMR 0.443887
PAB 1.154686
PEN 3.900466
PGK 5.105334
PHP 70.301166
PKR 320.575877
PLN 4.302753
PYG 6873.123572
QAR 4.209432
RON 5.24428
RSD 117.416144
RUB 95.240463
RWF 1696.281808
SAR 4.323309
SBD 9.311572
SCR 16.03279
SDG 693.25397
SEK 10.962345
SGD 1.476674
SLE 28.399402
SOS 659.926071
SRD 43.581663
STD 23895.113589
STN 24.482418
SVC 10.103788
SZL 18.680584
THB 38.08578
TJS 10.663788
TMT 4.052175
TND 3.384913
TRY 55.039387
TTD 7.832409
TWD 37.240735
TZS 3059.332332
UAH 51.797302
UGX 4300.985739
USD 1.154466
UYU 46.517399
UZS 13778.164824
VES 872.501933
VND 30195.056014
VUV 137.804454
WST 3.155983
XAF 655.48626
XAG 0.017552
XAU 0.000263
XCD 3.120002
XCG 2.081114
XDR 0.815215
XOF 655.491933
XPF 119.331742
YER 275.22238
ZAR 18.690918
ZMK 10391.512984
ZMW 21.598676
ZWL 371.737554
  • AEX

    1.8900

    1113.35

    +0.17%

  • BEL20

    -9.8200

    5767.78

    -0.17%

  • PX1

    11.3300

    8726.03

    +0.13%

  • ISEQ

    -40.0900

    14278.65

    -0.28%

  • OSEBX

    14.5900

    2040.52

    +0.72%

  • PSI20

    -25.7100

    9155

    -0.28%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -4.8300

    4388.06

    -0.11%

  • N150

    -13.4200

    4315.65

    -0.31%

Chômage, précarité : le legs de la pandémie pour les femmes latino-américaines
Chômage, précarité : le legs de la pandémie pour les femmes latino-américaines

Chômage, précarité : le legs de la pandémie pour les femmes latino-américaines

Yolanda a dû fermer sa boutique de costumes traditionnels sur le lac Titicaca, tandis que Silvia a dû accepter une baisse de salaire pour retrouver du travail à Lima : au Pérou, comme ailleurs en Amérique latine, la pandémie a exacerbé les inégalités dont souffrent les femmes.

Taille du texte:

A l'arrivée de la pandémie en mars 2020, "on n'a plus eu aucune rentrée d'argent", explique Yolanda Chambi, une commerçante de 45 ans qui vendait et louait des costumes traditionnels andins dans la ville de Puno (sud), sur les rives du lac Titicaca.

Comme elle ne pouvait plus payer le loyer de sa maison-atelier, Yolanda n'a eu d'autre choix, face à la chute du tourisme, que de baisser le rideau et de déménager chez des parents à la campagne, avec ses quatre enfants.

Si des allocations chômage ont été versées dans plusieurs pays d'Amérique latine en 2020 et 2021, au Pérou la grande majorité du secteur salarié est informel (70%). Cela a réduit le nombre de bénéficiaires, d'autant que les catégories les plus pauvres ne disposent pas de comptes bancaires.

Cette année encore, le 2 février, Yolanda Chambi a vu la Fête de la Vierge, célébration catholique où elle vend ou loue de nombreux costumes, suspendue une nouvelle fois en raison de la pandémie.

"Mon activité est encore arrêté, je n'ai aucun revenu", se lamente-t-elle. Avec l'aide de ses enfants, elle vend désormais des petits déjeuners sur un carrefour, à 30 km des rives du lac Titicaca.

- Recul d'une décennie -

Après deux ans de pandémie, la situation de l'emploi des femmes en Amérique latine et dans les Caraïbes est "par rapport aux hommes proportionnellement plus défavorable qu'en 2019", a souligné l'Organisation internationale du travail (OIT) dans un rapport publié en février.

Depuis 2020, le chômage des femmes dans la région évolue toujours au-dessus de 12%, contre un taux général de 9,7%.

"L'Amérique latine avait fait des progrès (...) dans la réduction des écarts" entre hommes et femmes mais "la pandémie a ramené les indicateurs à des niveaux d'il y a 10 ans", a déclaré à l'AFP le responsable de l'OIT pour les pays andins, Italo Cardona.

Selon lui, la pandémie a touché de nombreux secteurs qui emploient traditionnellement des femmes : la prestation de services, l'hôtellerie, le tourisme et le commerce informel.

Des millions de femmes latino-américaines n'ont eu d'autre choix que de se consacrer aux "soins non rémunérés" de leur famille, notamment au Pérou, qui détient le taux de mortalité dû au Covid-19 le plus élevé au monde.

Et aujourd'hui, "leur retour sur le marché du travail est beaucoup plus lent que celui des hommes", souligne M. Cardona.

C'est le cas de Daysi Falcon, 34 ans, qui travaillait comme assistante administrative dans une usine à Lima. Après la fermeture de l'entreprise en raison de la pandémie, les membres de sa famille sont "un à un tombés malades du Covid-19".

"J'ai dû m'occuper de mars à août (2021) de chaque membre de ma famille", raconte la trentenaire, toujours au chômage.

Selon l'OIT, 24 millions de femmes ont perdu leur emploi à cause de la pandémie en Amérique latine et un peu plus de quatre millions restent sans travail. Un nombre similaire d'hommes ont perdu leur emploi dans la région, mais un demi-million seulement restent aujourd'hui au chômage.

- Résignation -

Pour Silvia Muñoz, 65 ans, la pandémie est devenus synonyme de baisse de salaire, raconte-t-elle dans sa modeste maison de Villa Maria del Triunfo, une banlieue ouvrière de Lima.

La sexagénaire qui doit soutenir son mari malade, a pu reprendre il y a peu son travail d'employée de maison quatre jours par semaine.

Mais son salaire est passé de 25 dollars à 17,5 dollars par jour, soit une baisse de 30%.

"Je dois l'accepter, car il y a peut-être quelqu'un d'autre en dessous de moi qui gagne moins", dit-elle avec résignation, se disant "impuissante".

(T.Renner--BBZ)