Berliner Boersenzeitung - Gironde: après les incendies monstres, la forêt face aux insectes ravageurs

EUR -
AED 4.237143
AFN 75.599818
ALL 92.926141
AMD 421.584449
AOA 1059.141429
ARS 1720.174694
AUD 1.6349
AWG 2.079632
AZN 1.958548
BAM 1.955306
BBD 2.322983
BDT 142.38406
BHD 0.434885
BIF 3447.784892
BMD 1.153749
BND 1.477208
BOB 13.696483
BRL 5.969844
BSD 1.153304
BTN 110.015753
BWP 15.568003
BYN 3.419292
BYR 22613.475951
BZD 2.319584
CAD 1.606895
CDF 2624.777973
CHF 0.936729
CLF 0.026794
CLP 1054.549319
CNY 7.782381
CNH 7.78526
COP 3619.344513
CRC 522.961196
CUC 1.153749
CUP 30.574342
CVE 110.234786
CZK 24.257395
DJF 205.387266
DKK 7.475819
DOP 67.25215
DZD 153.447187
EGP 57.896688
ERN 17.306232
ETB 186.556767
FJD 2.552612
FKP 0.853055
GBP 0.85423
GEL 3.016998
GGP 0.853055
GHS 13.569751
GIP 0.853055
GMD 84.805502
GNF 10128.22399
GTQ 8.798588
GYD 241.547982
HKD 9.052896
HNL 30.913527
HRK 7.534206
HTG 150.799975
HUF 365.160245
IDR 20605.549274
ILS 3.458132
IMP 0.853055
INR 110.090189
IQD 1510.918617
IRR 1586058.438239
ISK 142.003034
JEP 0.853055
JMD 182.47315
JOD 0.818026
JPY 183.920222
KES 149.214299
KGS 100.895223
KHR 4672.75976
KMF 492.651194
KRW 1635.242656
KWD 0.356405
KYD 0.961066
KZT 537.832964
LAK 26022.093239
LBP 103281.986985
LKR 385.684318
LRD 208.17655
LSL 18.716332
LTL 3.40672
LVL 0.697891
LYD 7.355112
MAD 10.685556
MDL 20.033683
MGA 4962.725812
MKD 61.509207
MMK 2422.223695
MNT 4147.496949
MOP 9.321347
MRU 46.098765
MUR 54.272045
MVR 17.82586
MWK 1999.886526
MXN 19.687742
MYR 4.722985
MZN 73.14992
NAD 18.714792
NGN 1571.140831
NIO 42.438736
NOK 10.950579
NPR 176.02328
NZD 1.965717
OMR 0.44361
PAB 1.153304
PEN 3.899116
PGK 5.175626
PHP 70.744462
PKR 320.142203
PLN 4.302156
PYG 6867.17732
QAR 4.204348
RON 5.237904
RSD 117.309708
RUB 95.124974
RWF 1698.863814
SAR 4.323969
SBD 9.305031
SCR 16.030288
SDG 692.826268
SEK 10.994124
SGD 1.477491
SLE 28.269738
SOS 659.130767
SRD 43.780209
STD 23880.270192
STN 24.493287
SVC 10.091453
SZL 18.705197
THB 38.224016
TJS 10.628171
TMT 4.049658
TND 3.386372
TRY 55.096809
TTD 7.810284
TWD 37.163286
TZS 3063.200708
UAH 51.748513
UGX 4290.972668
USD 1.153749
UYU 46.438077
UZS 13713.538456
VES 877.155042
VND 30143.994192
VUV 137.12048
WST 3.154041
XAF 655.788625
XAG 0.01755
XAU 0.000261
XCD 3.118063
XCG 2.078675
XDR 0.815591
XOF 655.788625
XPF 119.331742
YER 273.643969
ZAR 18.674866
ZMK 10385.1265
ZMW 21.62526
ZWL 371.506634
  • AEX

    3.4500

    1116.77

    +0.31%

  • BEL20

    -48.4500

    5719.41

    -0.84%

  • PX1

    -11.3400

    8714.94

    -0.13%

  • ISEQ

    -45.6900

    14233.55

    -0.32%

  • OSEBX

    12.8500

    2053.31

    +0.63%

  • PSI20

    55.8500

    9210.84

    +0.61%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -71.5200

    4316.35

    -1.63%

  • N150

    12.5200

    4328.26

    +0.29%

Gironde: après les incendies monstres, la forêt face aux insectes ravageurs
Gironde: après les incendies monstres, la forêt face aux insectes ravageurs / Photo: Philippe LOPEZ - AFP

Gironde: après les incendies monstres, la forêt face aux insectes ravageurs

"Double peine" pour les forêts de Gironde incendiées en 2022: insectes ravageurs du bois, les scolytes ont proliféré cette année dans les pins affaiblis de La Teste-de-Buch, contraignant les forestiers à trancher dans le vif face à cette "bombe à retardement".

Taille du texte:

Là où jadis s'élevaient des pins maritimes vieux de 250 ans, les machines vrombissent pour abattre, élaguer, tronçonner, stocker et évacuer les nombreux troncs infestés de parasites.

Le long de la piste 214, qui traverse la forêt de La Teste, des milliers de rondins s'amoncellent, symboles d'une nouvelle urgence environnementale dans un département déjà ébranlé par les incendies monstres de l'été 2022, dans lesquels 30.000 hectares de forêt avaient brûlé.

À l'accouplement, ce coléoptère marron s'infiltre entre l'écorce et le bois, pondant 30 à 50 larves qui vont creuser des galeries et détruire les canaux de sève, jusqu'à la mort de l'arbre.

"L'année 2023 est aussi cruelle et dramatique que l'incendie", regrette Matthieu Cabaussel, l'un des syndics généraux gérant l'ancestrale forêt usagère (privée) de La Teste-de-Buch. "C'est la double peine."

- "Gestion calamiteuse" -

Face aux scolytes, qui s'attaquent aussi aux épicéas dans l'est de la France et plus largement dans les forêts d'Europe de l'est, un choix s'impose: la coupe.

"Exploiter les bois attaqués, c'est le seul outil de lutte", explique à l'AFP Francis Maugard, responsable risques naturels pour l'Office national des forêts (ONF), en relevant un piège à phéromones utilisé pour mesurer la pullulation du coléoptère.

Tout près de la célèbre dune du Pilat, dans ce secteur littoral très fréquenté l'été, l'ONF a immédiatement lancé une campagne d'abattage dans la forêt domaniale (publique) de La Teste, dont la moitié des 2.030 hectares a brûlé. Quelque 80.000 m3 de bois ont été retirés, l'équivalent de vingt années de récolte.

Mais côté forêt usagère (FU), où la quasi-totalité des 3.800 hectares a été frappée par l'incendie, la réaction a tardé. Ses gestionnaires n'ont pu débuter les coupes qu'en janvier, après quelques tergiversations.

Une "gestion calamiteuse" pour Hervé Jactel, directeur de recherche du laboratoire BioGeCo (Biodiversité Gènes et Communautés) de l'Inrae qui critique aussi le stockage, à même la forêt, de piles de bois infestées.

"Ça a été le milieu de reproduction idéal", pointe-t-il, décrivant l'enchaînement de plusieurs générations de scolytes en 2023 sur fond de chaleur persistante. "Une vraie bombe à retardement: si l'on ne fait rien, le printemps 2024 va être plusieurs milliers de fois plus dangereux."

"On a eu des difficultés en forêt usagère", admet Matthieu Cabaussel. Pour lui, la malchance s'en est mêlée avec une météo chaude, ainsi qu'un marché "peu porteur" qui "freine la sortie du bois".

- "On a peur" -

Fin octobre, quelque 270.000 tonnes de bois avaient été évacuées de la FU et au moins le double restait à exploiter.

Cet hiver, "on sera capables de mettre les moyens" pendant la période de dormance du parasite, promet M. Cabaussel, afin de "sauver les forêts adjacentes".

Le scolyte a déjà fait irruption dans les zones urbanisées de La Teste, contraignant des particuliers à abattre des pins dans leur jardin.

"Il y a un risque d'explosion des populations", confirme François Hervieu, de la Direction régionale de l'alimentation, l'agriculture et la forêt (DRAAF), tout en nuançant la menace: "On n'est pas en situation épidémique: on est dans une situation qui nécessite la plus grande vigilance pour évacuer les arbres en temps voulu."

Dans ce contexte, l'Association des usagers de la forêt usagère (Addufu) réclame la mise en place d'aires d'évacuation et de stockage du bois, comme après la violente tempête Klaus en 2009 - ce qui ne ferait que "déplacer le problème", selon la DRAAF.

"Il y a encore énormément de bois à sortir et on a peur, on se dit que ça va recommencer en 2024 et qu'on va polluer les massifs autour", redoute Philippe Fur, vice-président de l'Addufu.

La nature, elle, reprend déjà ses droits: dans les sous-bois décimés, de jeunes pins en repousse pointent leurs épines parmi les souches calcinées et les fougères.

"Le cataclysme qu'on a subi est dur parce qu'à l'échelle de notre vie, on ne reverra pas une vieille forêt. Mais les écosystèmes forestiers vont très bien s'en remettre", veut croire Matthieu Cabaussel.

(K.Lüdke--BBZ)