Berliner Boersenzeitung - Covid long: une prise en charge "insatisfaisante" en France, selon le Covars

EUR -
AED 4.237143
AFN 75.599818
ALL 92.926141
AMD 421.584449
AOA 1059.141429
ARS 1720.174694
AUD 1.6349
AWG 2.079632
AZN 1.958548
BAM 1.955306
BBD 2.322983
BDT 142.38406
BHD 0.434885
BIF 3447.784892
BMD 1.153749
BND 1.477208
BOB 13.696483
BRL 5.969844
BSD 1.153304
BTN 110.015753
BWP 15.568003
BYN 3.419292
BYR 22613.475951
BZD 2.319584
CAD 1.606895
CDF 2624.777973
CHF 0.936729
CLF 0.026794
CLP 1054.549319
CNY 7.782381
CNH 7.78526
COP 3619.344513
CRC 522.961196
CUC 1.153749
CUP 30.574342
CVE 110.234786
CZK 24.257395
DJF 205.387266
DKK 7.475819
DOP 67.25215
DZD 153.447187
EGP 57.896688
ERN 17.306232
ETB 186.556767
FJD 2.552612
FKP 0.853055
GBP 0.85423
GEL 3.016998
GGP 0.853055
GHS 13.569751
GIP 0.853055
GMD 84.805502
GNF 10128.22399
GTQ 8.798588
GYD 241.547982
HKD 9.052896
HNL 30.913527
HRK 7.534206
HTG 150.799975
HUF 365.160245
IDR 20605.549274
ILS 3.458132
IMP 0.853055
INR 110.090189
IQD 1510.918617
IRR 1586058.438239
ISK 142.003034
JEP 0.853055
JMD 182.47315
JOD 0.818026
JPY 183.920222
KES 149.214299
KGS 100.895223
KHR 4672.75976
KMF 492.651194
KRW 1635.242656
KWD 0.356405
KYD 0.961066
KZT 537.832964
LAK 26022.093239
LBP 103281.986985
LKR 385.684318
LRD 208.17655
LSL 18.716332
LTL 3.40672
LVL 0.697891
LYD 7.355112
MAD 10.685556
MDL 20.033683
MGA 4962.725812
MKD 61.509207
MMK 2422.223695
MNT 4147.496949
MOP 9.321347
MRU 46.098765
MUR 54.272045
MVR 17.82586
MWK 1999.886526
MXN 19.687742
MYR 4.722985
MZN 73.14992
NAD 18.714792
NGN 1571.140831
NIO 42.438736
NOK 10.950579
NPR 176.02328
NZD 1.965717
OMR 0.44361
PAB 1.153304
PEN 3.899116
PGK 5.175626
PHP 70.744462
PKR 320.142203
PLN 4.302156
PYG 6867.17732
QAR 4.204348
RON 5.237904
RSD 117.309708
RUB 95.124974
RWF 1698.863814
SAR 4.323969
SBD 9.305031
SCR 16.030288
SDG 692.826268
SEK 10.994124
SGD 1.477491
SLE 28.269738
SOS 659.130767
SRD 43.780209
STD 23880.270192
STN 24.493287
SVC 10.091453
SZL 18.705197
THB 38.224016
TJS 10.628171
TMT 4.049658
TND 3.386372
TRY 55.096809
TTD 7.810284
TWD 37.163286
TZS 3063.200708
UAH 51.748513
UGX 4290.972668
USD 1.153749
UYU 46.438077
UZS 13713.538456
VES 877.155042
VND 30143.994192
VUV 137.12048
WST 3.154041
XAF 655.788625
XAG 0.01755
XAU 0.000261
XCD 3.118063
XCG 2.078675
XDR 0.815591
XOF 655.788625
XPF 119.331742
YER 273.643969
ZAR 18.674866
ZMK 10385.1265
ZMW 21.62526
ZWL 371.506634
  • AEX

    3.4500

    1116.77

    +0.31%

  • BEL20

    -48.4500

    5719.41

    -0.84%

  • PX1

    -11.3400

    8714.94

    -0.13%

  • ISEQ

    -45.6900

    14233.55

    -0.32%

  • OSEBX

    12.8500

    2053.31

    +0.63%

  • PSI20

    55.8500

    9210.84

    +0.61%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -71.5200

    4316.35

    -1.63%

  • N150

    12.5200

    4328.26

    +0.29%

Covid long: une prise en charge "insatisfaisante" en France, selon le Covars
Covid long: une prise en charge "insatisfaisante" en France, selon le Covars / Photo: Christophe ARCHAMBAULT - AFP/Archives

Covid long: une prise en charge "insatisfaisante" en France, selon le Covars

Plus de trois ans après le début de l'épidémie, le syndrome post-Covid, communément appelé Covid long, affecte "plusieurs centaines de milliers" de personnes en France et la prise en charge reste "insatisfaisante", selon un diagnostic du Covars publié mercredi, face auquel le gouvernement a souligné sa mobilisation.

Taille du texte:

"Il est indispensable que les décideurs politiques, les autorités sanitaires et les soignants prennent conscience de ce problème car plusieurs centaines de milliers de personnes souffrent encore de SPC (syndrome post-covid) dans leur quotidien en France", selon l'organe consultatif, qui a transmis un avis au gouvernement en début de semaine.

Cet ordre de grandeur permet de "montrer l'impact" du phénomène, sur lequel "il est très difficile d'avoir un chiffre précis" car certains patients ne sont pas diagnostiqués, a précisé le virologue Bruno Lina lors d'une conférence de presse.

Le syndrome post-Covid, ou Covid long, désigne la persistance de séquelles durables plusieurs mois après l'infection par le virus. Si "les connaissances scientifiques ont beaucoup progressé", il reste "des questions persistantes concernant la définition du SPC, ses mécanismes, son diagnostic et son traitement", relève le Covars.

Mais il est certain que "cela a des conséquences sur des trajectoires individuelles et familiales mais aussi des répercussions sociales et économiques", comme du décrochage scolaire, des arrêts maladies prolongés, des démissions.

Si, au bout d'un certain temps, "certains patients vont être guéris" du syndrome post-Covid, aux manifestations très diverses, une majorité deviennent des malades "chroniques" ou gardent certaines "séquelles", a noté Xavier Lescure, infectiologue et copilote de l'avis, durant la conférence de presse.

Or la prise en charge est "à ce jour insatisfaisante, avec un parcours de soins chaotique", constate le Covars, qui pointe "un manque de lisibilité de l’offre, une grande hétérogénéité géographique, un niveau de connaissances des professionnels de santé souvent insuffisant, et une tendance à la psychiatrisation des symptômes, dans un contexte général de pénurie médicale".

Vu des prises en charge "plus satisfaisantes dans les pays voisins et anglo-saxons", le Covars appelle à renforcer et restructurer le dispositif de soins du syndrome post-Covid, à aborder "sous l’angle plus général des syndromes post-infectieux".

En France, "l'Etat a fait beaucoup, mais peut-être de façon moins coordonnée que dans d'autres pays et moins efficiente sur l'ensemble du territoire", selon la présidente du Covars, Brigitte Autran. "Sur le terrain, il y a des endroits où cela fonctionne très bien (...) et d'autres pas ou pas bien", a jugé Xavier Lescure, voyant dans le Canada le modèle étranger "le plus intéressant", mélange de pragmatisme et de créativité.

Notant que "les choses ont été très compliquées pour beaucoup de patients pendant trois ans et demi", Yvanie Caillé, représentante de patients et autre copilote de l'avis, a évoqué le "besoin d'une reconnaissance de leur pathologie" et pointé les difficultés liées à "l'absence (de statut) d'affection longue durée".

Le Covars suggère entre autres sur le territoire "des filières adaptées, financées et pérennes, pour assurer notamment des soins pluridisciplinaires, cliniques, physiques, psychologiques et sociaux", associant aussi les médecines du travail et scolaire.

-nouveau comité de suivi début 2024-

Le Covars plaide aussi pour "un plan de communication clair, rassurant, rationnel et fondé sur la science amenant les soignants, les patients et le grand public à prendre conscience du SPC en tant que menace post-infectieuse réelle".

Il recommande également "un coup de projecteur" sur le Covid long chez certains enfants et adolescents, ou d'"amplifier et élargir l’effort de recherche français, de façon durable".

D'autant que "dans un contexte de changement climatique", il risque d'y avoir "de plus en plus d'émergences de pathologies infectieuses, dont vraisemblablement un grand nombre donneront lieu à des syndromes post-infectieux", a alerté Brigitte Autran.

Le ministère de la Santé assure être "mobilisé depuis le début de l’épidémie pour apporter une réponse adaptée aux besoins des personnes concernées, réduire l’errance médicale, faciliter et harmoniser l’organisation de la prise en charge", notamment via les Agences régionales de santé.

Aurélien Rousseau, qui s'est entretenu mardi avec Brigitte Autran, réunira début 2024 un nouveau comité de suivi des différentes actions, une fois reçues des recommandations de la Haute autorité de santé sur les parcours de soins du syndrome post-Covid.

(H.Schneide--BBZ)