Berliner Boersenzeitung - Huîtres: les producteurs inquiets devant la désaffection des consommateurs

EUR -
AED 4.373597
AFN 78.008519
ALL 96.439056
AMD 449.22804
ANG 2.131814
AOA 1092.059999
ARS 1672.016311
AUD 1.673583
AWG 2.146606
AZN 2.029311
BAM 1.9576
BBD 2.399816
BDT 145.753984
BGN 1.99997
BHD 0.44893
BIF 3531.461107
BMD 1.190905
BND 1.508493
BOB 8.233845
BRL 6.189728
BSD 1.1915
BTN 107.87779
BWP 15.631435
BYN 3.423061
BYR 23341.732788
BZD 2.396313
CAD 1.61077
CDF 2631.899639
CHF 0.913394
CLF 0.025807
CLP 1019.009883
CNY 8.230164
CNH 8.230771
COP 4367.595476
CRC 589.644504
CUC 1.190905
CUP 31.558975
CVE 110.370164
CZK 24.254084
DJF 212.175933
DKK 7.4722
DOP 74.678962
DZD 154.131262
EGP 55.72299
ERN 17.863571
ETB 184.962803
FJD 2.603139
FKP 0.87141
GBP 0.871956
GEL 3.202936
GGP 0.87141
GHS 13.112494
GIP 0.87141
GMD 87.531244
GNF 10459.658912
GTQ 9.137707
GYD 249.28753
HKD 9.307486
HNL 31.486076
HRK 7.53521
HTG 156.294329
HUF 378.210499
IDR 19982.190533
ILS 3.671249
IMP 0.87141
INR 107.876924
IQD 1560.84135
IRR 50166.862111
ISK 145.028529
JEP 0.87141
JMD 186.42215
JOD 0.844359
JPY 182.986133
KES 153.579467
KGS 104.144829
KHR 4802.434781
KMF 493.513806
KPW 1071.817896
KRW 1734.427675
KWD 0.365405
KYD 0.992929
KZT 586.218724
LAK 25588.629672
LBP 106697.729402
LKR 368.680456
LRD 222.22174
LSL 18.981028
LTL 3.516432
LVL 0.720366
LYD 7.511937
MAD 10.86255
MDL 20.165622
MGA 5274.871049
MKD 61.644304
MMK 2501.075503
MNT 4252.155365
MOP 9.59446
MRU 46.837415
MUR 54.400757
MVR 18.399084
MWK 2066.007843
MXN 20.444739
MYR 4.674339
MZN 76.09937
NAD 18.981267
NGN 1614.224183
NIO 43.850493
NOK 11.303663
NPR 172.599386
NZD 1.965981
OMR 0.457909
PAB 1.191505
PEN 4.000978
PGK 5.11172
PHP 69.588732
PKR 333.318701
PLN 4.219851
PYG 7842.241873
QAR 4.343238
RON 5.091238
RSD 117.3946
RUB 92.209291
RWF 1739.60643
SAR 4.467068
SBD 9.596487
SCR 16.486124
SDG 716.327147
SEK 10.553488
SGD 1.504468
SHP 0.893487
SLE 28.99814
SLL 24972.675949
SOS 680.9288
SRD 45.123225
STD 24649.323569
STN 24.522645
SVC 10.425627
SYP 13170.900099
SZL 18.962511
THB 37.104422
TJS 11.182455
TMT 4.180076
TND 3.432671
TOP 2.867413
TRY 51.968349
TTD 8.081565
TWD 37.471224
TZS 3079.267596
UAH 51.315287
UGX 4236.036238
USD 1.190905
UYU 45.693538
UZS 14679.555751
VES 458.248721
VND 30876.587041
VUV 142.671057
WST 3.231748
XAF 656.5633
XAG 0.014469
XAU 0.000236
XCD 3.218479
XCG 2.14741
XDR 0.816554
XOF 656.5633
XPF 119.331742
YER 283.822334
ZAR 18.944019
ZMK 10719.570151
ZMW 22.667933
ZWL 383.470838
  • AEX

    5.1000

    1004.14

    +0.51%

  • BEL20

    6.1300

    5582.64

    +0.11%

  • PX1

    4.9900

    8327.88

    +0.06%

  • ISEQ

    -228.4600

    13210.21

    -1.7%

  • OSEBX

    2.3700

    1825.59

    +0.13%

  • PSI20

    -37.7600

    8953.35

    -0.42%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    60.6900

    4106.75

    +1.5%

  • N150

    18.2400

    4072.12

    +0.45%

Huîtres: les producteurs inquiets devant la désaffection des consommateurs
Huîtres: les producteurs inquiets devant la désaffection des consommateurs / Photo: DAMIEN MEYER - AFP/Archives

Huîtres: les producteurs inquiets devant la désaffection des consommateurs

L'inquiétude est vive chez les ostréiculteurs car les interdictions temporaires de commercialisation d'huîtres concernant quelques rares sites de production détournent les consommateurs de ce coquillage pour lequel les fêtes de fin d'année constituent l'un des temps forts des ventes.

Taille du texte:

"C'est catastrophique (...) parce que les gens n'achètent plus (...) C'est la panique générale, alors qu'on n'est même pas à 10% de zones contaminées en France" par rapport à la totalité de la production nationale, a déclaré dimanche à l'AFP Philippe Le Gal, président de la Fédération nationale de la conchyliculture.

Les zones de production dont la commercialisation est interdite pour des raisons sanitaires depuis la fin de semaine sur décision préfectorale sont situées notamment dans le bassin d'Arcachon (Gironde) ainsi que sur deux secteurs très limités du Calvados et de la Manche.

Pour illustrer cette chute des ventes, y compris dans des secteurs non concernés, Philippe Le Gal développe: "Mes huîtres étaient en vente dimanche matin sur quatre marchés, un dans le Lot, un en Corrèze et deux dans le Morbihan" où il est installé. "On n'a rien vendu du tout", a-t-il déploré, estimant à "à peine 10%" les ventes réalisées pour cette journée de Réveillon, alors que les fêtes de fin d'année sont habituellement une des principales périodes de consommation du coquillage.

Philippe Morandeau, président du Comité régional de la conchyliculture de Charente-Maritime, l'un des principaux bassins ostréicoles français, non concerné par les interdictions en cours, observe un phénomène similaire: "J'étais à un marché à La Pallice, à côté de La Rochelle, et j'ai subi une baisse de l'ordre de 25 à 30% de mes ventes par rapport aux années précédentes", explique-t-il à l'AFP.

- Associer les collectivités -

Les producteurs rappellent que la qualité sanitaire de leurs huîtres n'est pas en cause et qu'ils sont victimes de réseaux d'assainissement sous-dimensionnés.

"L’enjeu numéro un est en effet l’investissement des collectivités locales dans les systèmes de traitement (des eaux usées)", a reconnu dimanche, dans un entretien au quotidien Ouest-France, le secrétaire d'Etat à la mer, Hervé Berville.

"Ces interdictions temporaires ne sont pas du tout liées au travail des conchyliculteurs. Elles sont liées à des virus (provenant des eaux usées rejetées à la mer, ndlr), pas à la qualité des huîtres", a confirmé M. Berville.

Pour Olivier Laban, président du Comité régional de la conchyliculture Arcachon Aquitaine (CRCAA) et ostréiculteur à Gujan-Mestras, cette situation est insupportable: "Ca fait deux fois en deux ans pour nous. Donc, ce n'est plus un accident. Ce n'est plus possible. A cette période de l'année, c'est inacceptable pour nous", a-t-il déclaré dimanche à l'AFP.

"Il faudrait dimensionner les réseaux (...) C'est du travail qui n'a pas été fait les décennies précédentes qui fait qu'on en arrive là maintenant", déplore aussi Philippe Morandeau.

"Nous allons faire des points avec les collectivités pour accélérer les investissements là où c’est nécessaire, car la conchyliculture est un secteur essentiel pour l’économie locale", a promis Hervé Berville, évaluant à "375 le nombre de sites de production" d'huîtres en France.

- Crainte pour l'image -

Outre l'impact financier, rétablir l'image du coquillage est l'autre préoccupation majeure des producteurs. "Dès qu'il y a eu les annonces à la télé, il y a eu des décommandes (...) Les gens lisent les gros titres et ne vont pas retenir la géographie, seulement le mot +huître+", constate M. Morandeau.

"Les gens n'achètent plus, on leur raconte tellement de bêtises, on leur fait peur", estime de son côté Philippe Le Gal. "Le mal est fait, la confiance est rompue" avec les consommateurs, craint-il.

Oivier Laban résume la situation telle qu'il la voit: "Nous, le +quoi qu'il en coûte+, on compte dessus sur cette période-là. Et là, je ne chiffre même pas la détérioration de l'image, du produit, du métier..."

(K.Lüdke--BBZ)