Berliner Boersenzeitung - JO-2024: la santé mentale des sportifs davantage prise en compte

EUR -
AED 4.239194
AFN 75.60405
ALL 95.242309
AMD 422.557556
AOA 1059.654259
ARS 1721.077125
AUD 1.634013
AWG 2.080639
AZN 1.948851
BAM 1.956296
BBD 2.324189
BDT 142.456096
BHD 0.435286
BIF 3453.687998
BMD 1.154307
BND 1.477974
BOB 13.703472
BRL 5.973507
BSD 1.153892
BTN 110.074275
BWP 15.575947
BYN 3.421141
BYR 22624.426725
BZD 2.320838
CAD 1.606877
CDF 2626.049287
CHF 0.936362
CLF 0.026807
CLP 1055.060252
CNY 7.786148
CNH 7.787847
COP 3621.097213
CRC 523.243915
CUC 1.154307
CUP 30.589148
CVE 110.640018
CZK 24.256329
DJF 205.143573
DKK 7.475705
DOP 67.3535
DZD 153.391268
EGP 57.921075
ERN 17.314612
ETB 184.631527
FJD 2.552131
FKP 0.853468
GBP 0.854436
GEL 3.018527
GGP 0.853468
GHS 13.387136
GIP 0.853468
GMD 84.847368
GNF 10129.048773
GTQ 8.803231
GYD 241.671236
HKD 9.057216
HNL 31.035292
HRK 7.534393
HTG 150.878231
HUF 365.528203
IDR 20583.61109
ILS 3.459804
IMP 0.853468
INR 110.098136
IQD 1512.71996
IRR 1586826.500978
ISK 142.003336
JEP 0.853468
JMD 182.56626
JOD 0.818389
JPY 183.780732
KES 149.297733
KGS 100.943968
KHR 4680.716808
KMF 492.889713
KRW 1631.532841
KWD 0.356554
KYD 0.961644
KZT 538.16802
LAK 26041.176799
LBP 103368.235653
LKR 385.877776
LRD 209.680409
LSL 18.711419
LTL 3.40837
LVL 0.698229
LYD 7.341308
MAD 10.747769
MDL 20.044079
MGA 4973.298268
MKD 61.533928
MMK 2423.396678
MNT 4149.50541
MOP 9.326063
MRU 46.29057
MUR 54.298482
MVR 17.833737
MWK 2003.877414
MXN 19.71174
MYR 4.723543
MZN 73.18395
NAD 18.711469
NGN 1573.62136
NIO 42.460759
NOK 10.958653
NPR 176.114625
NZD 1.963529
OMR 0.443826
PAB 1.153892
PEN 3.90214
PGK 5.088476
PHP 70.642134
PKR 320.637794
PLN 4.302982
PYG 6870.740953
QAR 4.206256
RON 5.240791
RSD 117.359625
RUB 95.173031
RWF 1695.677697
SAR 4.324447
SBD 9.309537
SCR 15.976787
SDG 693.164769
SEK 10.99101
SGD 1.4773
SLE 28.27985
SOS 693.162246
SRD 43.801359
STD 23891.834422
STN 24.70218
SVC 10.096558
SZL 18.711761
THB 38.264754
TJS 10.633594
TMT 4.051619
TND 3.360766
TRY 55.127073
TTD 7.81515
TWD 37.19652
TZS 3064.528223
UAH 51.774919
UGX 4293.087811
USD 1.154307
UYU 46.461773
UZS 13750.68738
VES 877.579815
VND 30167.826146
VUV 137.186882
WST 3.155568
XAF 656.123253
XAG 0.017823
XAU 0.000264
XCD 3.119574
XCG 2.079772
XDR 0.815618
XOF 655.073143
XPF 119.331742
YER 273.793232
ZAR 18.692659
ZMK 10390.148578
ZMW 21.636482
ZWL 371.68654
  • AEX

    3.4500

    1116.77

    +0.31%

  • BEL20

    -48.4500

    5719.41

    -0.84%

  • PX1

    -11.3400

    8714.94

    -0.13%

  • ISEQ

    -45.6900

    14233.55

    -0.32%

  • OSEBX

    12.8500

    2053.31

    +0.63%

  • PSI20

    55.8500

    9210.84

    +0.61%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -71.5200

    4316.35

    -1.63%

  • N150

    12.5200

    4328.26

    +0.29%

JO-2024: la santé mentale des sportifs davantage prise en compte
JO-2024: la santé mentale des sportifs davantage prise en compte / Photo: Lionel BONAVENTURE - AFP/Archives

JO-2024: la santé mentale des sportifs davantage prise en compte

Trois ans après les JO de Tokyo marqués par le craquage en direct de la superstar américaine de la gym Simone Biles, la question de la santé mentale des sportifs sort peu à peu du non-dit et la France essaie de rattraper son retard.

Taille du texte:

Au niveau mondial, "près d'un athlète sur trois présente des symptômes de maladie mentale", estimait récemment Marion Leboyer, psychiatre et directrice générale de FondaMental, une fondation de coopération scientifique, citant notamment les troubles anxieux, dépressifs ou alimentaires.

Cette fondation dévoilera prochainement les résultats d'une étude en cours sur les sportifs français.

La grande majorité des sportifs qui parlent de leurs tourments, comme le blues post-JO ou la dépression, le font souvent après leur carrière. Mais quelques-uns prennent désormais la parole en activité.

Depuis qu'elle a renoncé à une partie de la compétition olympique au Japon à l'été 2021 car elle souffrait d'un problème de perte de repères dans l'espace la mettant en danger physique, la gymnaste Simone Biles remet souvent le sujet de la santé mentale sur la table et suit une thérapie.

- Escalade et troubles alimentaires -

Plus récemment, la star slovène de l'escalade, Janja Garnbret, a appelé à une prise de conscience à propos des troubles alimentaires dans sa discipline afin d'éviter que des jeunes grimpeurs ne tombent dans l'anorexie et la boulimie en voulant devenir plus légers.

Sous pression, la Fédération internationale d'escalade a mis en place une nouvelle réglementation pour contrôler la santé des compétiteurs.

De son côté, la Fédération française de rugby (FFR) a annoncé il y a peu un plan pour mieux prévenir et traiter la dépression susceptible de favoriser des addictions.

Globalement, le sport de haut niveau "donne un sens à la vie" et les sportifs ont "moins de pensées suicidaires", explique à l'AFP le psychiatre Julien Dubreucq, membre de FondaMental. Mais, détaille-t-il, "c'est une population qui a plus de troubles anxieux, plus de risque de dépression et de troubles du sommeil".

Il pointe aussi l'angle mort des 12-18 ans, des champions en herbe qui n'arrivent pas toujours au bout de leurs rêves.

"Il y a aussi l'angoisse d'être sélectionné ou pas si on a parlé de difficultés de santé mentale", ajoute ce psychiatre qui travaille sur la stigmatisation. Pour lui, "les témoignages de rétablissement aident", même si la dépression reste à tort associée à une faiblesse de caractère.

Alors que la France n'était pas en avance sur cette question, largement taboue, "les choses ont changé", assure l'ex-escrimeuse Astrid Guyard, secrétaire générale du Comité olympique français (Cnosf).

"Avec les athlètes, on a poussé pour se mettre à niveau des autres délégations, c'est vrai qu'elles avaient déjà pris en compte la dimension psychologique", a-t-elle expliqué à l'AFP.

- Des psy au village olympique -

Cet été, il y aura deux psychologues dans la maison de la performance dédiée à l'équipe de France, installée à côté du village olympique, qui seront aussi disponibles pour les entraîneurs, a-t-elle indiqué. Au total quatre "welfare officers" seront chargés "du bien-être psychologique des athlètes de la délégation française" au village.

Après l'affaire Biles aux Jeux de Tokyo et dans le contexte de la pandémie de Covid-19, le Comité international olympique (CIO) avait mobilisé des "welfare officers" pour les JO d'hiver de Pékin, l'année suivante.

Aux Jeux de Paris, les bonnes pratiques sur les réseaux sociaux, où les sportifs peuvent subir du cyberharcèlement, feront aussi l'objet d'un accompagnement.

"En discutant avec d'anciens sportifs, je me suis rendue compte que très peu n'ont pas été déprimés pendant leur carrière, puis une fois qu'ils ont arrêté", a récemment raconté la triple championne olympique Marie-José Pérec à La Tribune dimanche.

Après avoir quitté brutalement Sydney avant la compétition olympique en 2000, sa grand-mère antillaise l'avait sommée de s'expliquer publiquement -ce qu'elle a fait-, puis "d'aller voir un psy" -ce qu'elle n'a pas fait, raconte-t-elle.

A compter de juin, les sportifs bénéficieront en ligne d'une "boîte à outils" sur la santé mentale ainsi que l'accès au dispositif gouvernemental "mon soutien psy", a annoncé la ministre des Sports et des JO Amélie Oudéa-Castéra.

Elle a glissé qu'elle voulait aussi "mieux encadrer et reconnaître" le métier de "préparateur mental", destiné à améliorer la performance, une profession non réglementée qui compte des experts, mais aussi de véritables charlatans.

(P.Werner--BBZ)