Berliner Boersenzeitung - Après le choc sanitaire, croissance record de 7% de l'économie française en 2021

EUR -
AED 4.32145
AFN 75.308617
ALL 95.344815
AMD 432.885163
ANG 2.106168
AOA 1080.216545
ARS 1644.790435
AUD 1.62497
AWG 2.121013
AZN 1.96537
BAM 1.95566
BBD 2.370251
BDT 144.659675
BGN 1.962866
BHD 0.444172
BIF 3503.013705
BMD 1.176706
BND 1.494325
BOB 8.13142
BRL 5.767629
BSD 1.176836
BTN 112.105428
BWP 15.823005
BYN 3.290993
BYR 23063.437841
BZD 2.366861
CAD 1.608133
CDF 2665.23869
CHF 0.916325
CLF 0.026653
CLP 1048.97409
CNY 8.002484
CNH 7.995035
COP 4405.716748
CRC 539.366086
CUC 1.176706
CUP 31.182709
CVE 110.211708
CZK 24.33328
DJF 209.568604
DKK 7.472689
DOP 69.675619
DZD 155.645536
EGP 62.132784
ERN 17.65059
ETB 183.753846
FJD 2.570456
FKP 0.863046
GBP 0.864932
GEL 3.147731
GGP 0.863046
GHS 13.286165
GIP 0.863046
GMD 86.489882
GNF 10326.394586
GTQ 8.981581
GYD 246.144523
HKD 9.212743
HNL 31.292032
HRK 7.533033
HTG 154.022279
HUF 355.96887
IDR 20489.393439
ILS 3.422508
IMP 0.863046
INR 112.08566
IQD 1541.709613
IRR 1543249.935145
ISK 143.805346
JEP 0.863046
JMD 185.658326
JOD 0.834331
JPY 184.89523
KES 151.983825
KGS 102.902841
KHR 4721.66299
KMF 491.863379
KPW 1059.03536
KRW 1733.232385
KWD 0.362296
KYD 0.980738
KZT 545.225718
LAK 25816.376745
LBP 105385.873658
LKR 379.076165
LRD 215.367373
LSL 19.341984
LTL 3.474507
LVL 0.711777
LYD 7.443595
MAD 10.729934
MDL 20.170732
MGA 4892.692362
MKD 61.6406
MMK 2470.52538
MNT 4208.732973
MOP 9.490444
MRU 46.991045
MUR 54.987238
MVR 18.123661
MWK 2040.671689
MXN 20.259042
MYR 4.615631
MZN 75.203378
NAD 19.341984
NGN 1605.721178
NIO 43.308749
NOK 10.829465
NPR 179.367722
NZD 1.978702
OMR 0.452325
PAB 1.176816
PEN 4.043011
PGK 5.111722
PHP 71.930848
PKR 327.840572
PLN 4.239825
PYG 7233.452974
QAR 4.299921
RON 5.210927
RSD 117.376466
RUB 86.961918
RWF 1721.091783
SAR 4.414745
SBD 9.436514
SCR 16.472104
SDG 706.593251
SEK 10.874763
SGD 1.493969
SHP 0.87853
SLE 29.005976
SLL 24674.932214
SOS 672.557712
SRD 44.007618
STD 24355.438695
STN 24.498668
SVC 10.297396
SYP 130.08242
SZL 19.335949
THB 38.147639
TJS 11.015254
TMT 4.118471
TND 3.414478
TOP 2.833226
TRY 53.396924
TTD 7.977498
TWD 36.935979
TZS 3071.203
UAH 51.719148
UGX 4424.721787
USD 1.176706
UYU 46.917313
UZS 14289.162258
VES 587.453968
VND 30976.785774
VUV 139.531196
WST 3.185457
XAF 655.915758
XAG 0.014498
XAU 0.000252
XCD 3.180107
XCG 2.120976
XDR 0.815749
XOF 655.921332
XPF 119.331742
YER 280.791457
ZAR 19.35199
ZMK 10591.767529
ZMW 22.250695
ZWL 378.898856
  • AEX

    -3.4600

    1014.09

    -0.34%

  • BEL20

    37.1500

    5500.33

    +0.68%

  • PX1

    -77.0700

    8035.56

    -0.95%

  • ISEQ

    -72.5000

    12647.63

    -0.57%

  • OSEBX

    7.0900

    1977.32

    +0.36%

  • PSI20

    84.3200

    9151.2

    +0.93%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -6.0000

    3992.65

    -0.15%

  • N150

    2.0900

    4191.21

    +0.05%

Après le choc sanitaire, croissance record de 7% de l'économie française en 2021

Après le choc sanitaire, croissance record de 7% de l'économie française en 2021

Après la récession historique subie en 2020 à cause de la crise sanitaire, l'économie française a nettement rebondi en 2021, avec une croissance de 7%, du jamais vu depuis 52 ans, et une activité qui a dépassé à la fin de l'année son niveau d'avant-crise.

Taille du texte:

Cette première estimation, publiée vendredi par l'Insee, surpasse toutes les prévisions faites par les économistes, l'Institut de la statistique, comme la Banque de France.

La dernière fois que l'économie française avait fait mieux, c'était en 1969 juste après la crise provoquée par le mouvement de mai 1968.

"C'est un rebond spectaculaire", qui "efface la crise économique" après une chute du PIB de 8% en 2020, s'est félicité le ministre de l'Economie Bruno Le Maire sur France 2.

Sur le quatrième trimestre, l'activité "dépasse désormais nettement" son niveau d'avant-crise sanitaire, souligne l'Insee. "Ca prouve aussi que la politique économique du gouvernement est efficace", a ajouté le ministre.

Au total, l’État aura encore dépensé l'an dernier un peu plus de 60 milliards d'euros, au prix d'un déficit public qui devrait encore avoisiner les 7% et d'une dette publique autour de 113%.

Cette croissance "est une bonne nouvelle pour notre économie, l'emploi et les comptes publics. Cela réduira encore le déficit", a réagi le ministre des Comptes publics Olivier Dussopt, sur twitter.

Avec une telle croissance, la France devrait signer une des meilleures performances de la zone euro, à la mesure toutefois de l'ampleur du choc subi l'année précédente.

La croissance a plafonné en Allemagne à 2,8% l'an dernier (-4,9% en 2020). Elle a atteint 5% en Espagne (-10,8% en 2020).

Si l'économie française a connu une progression lente en début d'année, marquée par la troisième vague de l'épidémie et des restrictions encore importantes, elle a fortement accéléré à partir de l'été, avec un ralentissement toutefois à 0,7% au dernier trimestre, au moment de la quatrième vague du Covid.

- déséquilibres persistants -

Sur le front de l'emploi, la France a vu le nombre de chômeurs descendre à son plus bas niveau depuis près de dix ans au dernier trimestre, selon des chiffres publiés cette semaine.

"C'est clairement un rebond très dynamique, on aurait difficilement pu l'espérer au début de l'année 2021", avance Charlotte de Montpellier, économiste chez ING.

De là à dire que la crise est effacée, comme le ministre de l'Economie? "On ne peut pas aller jusque-là. Bien sur l'économie française a retrouvé son niveau d'avant-crise, on est 0,9% au-dessus. Mais on n'a pas effacé le choc, on a appris à rebondir, et on voit que l'économie doit apprendre à vivre avec les déséquilibres globaux que le choc a engendré; l'inflation et les perturbations des chaines de production", ajoute-t-elle.

Sur l'ensemble de l'année 2021 le PIB reste ainsi "1,6 % en deçà de son niveau moyen en 2019", précise l'Insee. Certains secteurs, comme le tourisme, les transports ou l'hôtellerie-restauration sont restés pénalisés par les restrictions.

- inflation et pouvoir d'achat -

Cela se ressent notamment dans la consommation des ménages, qui n'a renoué avec son niveau d'avant-crise qu'à la toute fin de l'année.

"La reprise a surtout été tirée par les dépenses publiques et l'investissement, ce dernier étant aussi lié aux aides de l'Etat comme les prêts garantis et le fonds de solidarité", estime Selin Ozyurt, économiste chez Euler Hermes.

Pour 2022, le gouvernement table sur une croissance de 4%, quand la Banque de France prévoit 3,6%.

L'Insee, qui n'a pas publié de prévision pour l'ensemble de l'année, anticipait en décembre une croissance de 0,4% au premier trimestre, puis 0,5% au deuxième.

C'était avant que la vague Omicron ne frappe le pays, mais le gouvernement se veut optimiste: "Je ne redoute pas les effets d'Omicron" sur la croissance, avait assuré Bruno Le Maire mercredi.

"L'effet d'Omicron sera limité", abonde Selin Ozyurt, l'absentéisme et la désorganisation du travail que le variant engendre pouvant "se rattraper si la vague n'est pas trop longue".

L'autre risque majeur pour l'économie reste l'inflation, à 2,8% sur un an en décembre, poussée par l'énergie. Elle pourrait peser sur le pouvoir d'achat des ménages, freiner leur consommation, sans parler du risque social.

Ces dernières semaines l'exécutif a encore déployé plus de 15 milliards d'euros pour en limiter ses effets et le sujet s'impose comme la première préoccupation des Français à moins de trois mois de l'élection présidentielle.

(A.Berg--BBZ)