Berliner Boersenzeitung - Après le choc sanitaire, croissance record de 7% de l'économie française en 2021

EUR -
AED 4.186334
AFN 72.373386
ALL 91.819032
AMD 414.329313
ANG 2.040604
AOA 1046.308965
ARS 1736.438573
AUD 1.622565
AWG 2.052441
AZN 1.935038
BAM 1.954094
BBD 2.293688
BDT 140.13319
BGN 1.918735
BHD 0.429293
BIF 3430.040844
BMD 1.13977
BND 1.454987
BOB 13.956366
BRL 5.933183
BSD 1.138751
BTN 109.052098
BWP 15.506326
BYN 3.440732
BYR 22339.490623
BZD 2.290391
CAD 1.611464
CDF 2632.86865
CHF 0.944412
CLF 0.027869
CLP 1100.584154
CNY 7.649395
CNH 7.664498
COP 3771.430311
CRC 517.768407
CUC 1.13977
CUP 27.33014
CVE 110.173164
CZK 24.374949
DJF 202.790961
DKK 7.475814
DOP 67.723548
DZD 152.4335
EGP 59.007482
ERN 17.096549
ETB 184.742006
FJD 2.561348
FKP 0.862524
GBP 0.86109
GEL 2.980539
GGP 0.862524
GHS 13.226974
GIP 0.862524
GMD 83.771254
GNF 10015.651322
GTQ 8.696751
GYD 238.271386
HKD 8.940413
HNL 30.565522
HRK 7.532852
HTG 149.035769
HUF 365.880943
IDR 20451.347758
ILS 3.474087
IMP 0.862524
INR 109.244041
IQD 1491.856443
IRR 1566699.250831
ISK 137.194093
JEP 0.862524
JMD 180.16271
JOD 0.80806
JPY 179.359321
KES 147.634133
KGS 99.670824
KHR 4631.139653
KMF 493.520612
KPW 1025.793299
KRW 1547.043722
KWD 0.351778
KYD 0.948963
KZT 504.43199
LAK 25543.707706
LBP 101979.593567
LKR 375.995038
LRD 195.876724
LSL 18.579912
LTL 3.365444
LVL 0.689436
LYD 7.280644
MAD 10.928191
MDL 20.213176
MGA 5027.809004
MKD 61.521701
MMK 2392.945475
MNT 4101.841018
MOP 9.200287
MRU 45.812406
MUR 54.173732
MVR 17.610039
MWK 1974.654001
MXN 20.209238
MYR 4.643648
MZN 72.842889
NAD 18.579912
NGN 1511.072482
NIO 41.905069
NOK 10.826384
NPR 174.483557
NZD 2.014139
OMR 0.438243
PAB 1.138751
PEN 3.865977
PGK 5.073771
PHP 71.188322
PKR 315.551978
PLN 4.378101
PYG 6712.404787
QAR 4.15104
RON 5.274175
RSD 117.47723
RUB 95.91289
RWF 1683.015885
SAR 4.273917
SBD 9.118743
SCR 15.721688
SDG 685.570211
SEK 11.304968
SGD 1.456283
SHP 0.860528
SLE 28.095283
SLL 23900.396288
SOS 650.857469
SRD 42.932281
STD 23590.93636
STN 24.479595
SVC 9.964694
SYP 14819.288917
SZL 18.575516
THB 38.08598
TJS 10.505443
TMT 4.000592
TND 3.371157
TOP 2.744292
TRY 55.806899
TTD 7.745544
TWD 36.20588
TZS 3014.689163
UAH 50.994393
UGX 4460.282073
USD 1.13977
UYU 45.620571
UZS 13477.351914
VES 971.575734
VND 29606.663696
VUV 135.070044
WST 3.152014
XAF 655.957
XAG 0.017731
XAU 0.000266374203
XCD 3.080285
XCG 2.052155
XDR 0.805876
XOF 655.957
XPF 119.331742
YER 269.726859
ZAR 18.618062
ZMK 10259.293596
ZMW 22.214483
ZWL 367.005452
SSP 6511.040469
MXV 2.290148
  • AEX

    5.2000

    1112.09

    +0.47%

  • BEL20

    32.8900

    5704.3

    +0.58%

  • PX1

    -3.2300

    8077.8

    -0.04%

  • ISEQ

    177.5800

    14384.24

    +1.25%

  • OSEBX

    -13.8400

    2082.8

    -0.66%

  • PSI20

    20.3400

    9704.6

    +0.21%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    43.8100

    4469.44

    +0.99%

  • N150

    5.0800

    4234.25

    +0.12%

Après le choc sanitaire, croissance record de 7% de l'économie française en 2021

Après le choc sanitaire, croissance record de 7% de l'économie française en 2021

Après la récession historique subie en 2020 à cause de la crise sanitaire, l'économie française a nettement rebondi en 2021, avec une croissance de 7%, du jamais vu depuis 52 ans, et une activité qui a dépassé à la fin de l'année son niveau d'avant-crise.

Taille du texte:

Cette première estimation, publiée vendredi par l'Insee, surpasse toutes les prévisions faites par les économistes, l'Institut de la statistique, comme la Banque de France.

La dernière fois que l'économie française avait fait mieux, c'était en 1969 juste après la crise provoquée par le mouvement de mai 1968.

"C'est un rebond spectaculaire", qui "efface la crise économique" après une chute du PIB de 8% en 2020, s'est félicité le ministre de l'Economie Bruno Le Maire sur France 2.

Sur le quatrième trimestre, l'activité "dépasse désormais nettement" son niveau d'avant-crise sanitaire, souligne l'Insee. "Ca prouve aussi que la politique économique du gouvernement est efficace", a ajouté le ministre.

Au total, l’État aura encore dépensé l'an dernier un peu plus de 60 milliards d'euros, au prix d'un déficit public qui devrait encore avoisiner les 7% et d'une dette publique autour de 113%.

Cette croissance "est une bonne nouvelle pour notre économie, l'emploi et les comptes publics. Cela réduira encore le déficit", a réagi le ministre des Comptes publics Olivier Dussopt, sur twitter.

Avec une telle croissance, la France devrait signer une des meilleures performances de la zone euro, à la mesure toutefois de l'ampleur du choc subi l'année précédente.

La croissance a plafonné en Allemagne à 2,8% l'an dernier (-4,9% en 2020). Elle a atteint 5% en Espagne (-10,8% en 2020).

Si l'économie française a connu une progression lente en début d'année, marquée par la troisième vague de l'épidémie et des restrictions encore importantes, elle a fortement accéléré à partir de l'été, avec un ralentissement toutefois à 0,7% au dernier trimestre, au moment de la quatrième vague du Covid.

- déséquilibres persistants -

Sur le front de l'emploi, la France a vu le nombre de chômeurs descendre à son plus bas niveau depuis près de dix ans au dernier trimestre, selon des chiffres publiés cette semaine.

"C'est clairement un rebond très dynamique, on aurait difficilement pu l'espérer au début de l'année 2021", avance Charlotte de Montpellier, économiste chez ING.

De là à dire que la crise est effacée, comme le ministre de l'Economie? "On ne peut pas aller jusque-là. Bien sur l'économie française a retrouvé son niveau d'avant-crise, on est 0,9% au-dessus. Mais on n'a pas effacé le choc, on a appris à rebondir, et on voit que l'économie doit apprendre à vivre avec les déséquilibres globaux que le choc a engendré; l'inflation et les perturbations des chaines de production", ajoute-t-elle.

Sur l'ensemble de l'année 2021 le PIB reste ainsi "1,6 % en deçà de son niveau moyen en 2019", précise l'Insee. Certains secteurs, comme le tourisme, les transports ou l'hôtellerie-restauration sont restés pénalisés par les restrictions.

- inflation et pouvoir d'achat -

Cela se ressent notamment dans la consommation des ménages, qui n'a renoué avec son niveau d'avant-crise qu'à la toute fin de l'année.

"La reprise a surtout été tirée par les dépenses publiques et l'investissement, ce dernier étant aussi lié aux aides de l'Etat comme les prêts garantis et le fonds de solidarité", estime Selin Ozyurt, économiste chez Euler Hermes.

Pour 2022, le gouvernement table sur une croissance de 4%, quand la Banque de France prévoit 3,6%.

L'Insee, qui n'a pas publié de prévision pour l'ensemble de l'année, anticipait en décembre une croissance de 0,4% au premier trimestre, puis 0,5% au deuxième.

C'était avant que la vague Omicron ne frappe le pays, mais le gouvernement se veut optimiste: "Je ne redoute pas les effets d'Omicron" sur la croissance, avait assuré Bruno Le Maire mercredi.

"L'effet d'Omicron sera limité", abonde Selin Ozyurt, l'absentéisme et la désorganisation du travail que le variant engendre pouvant "se rattraper si la vague n'est pas trop longue".

L'autre risque majeur pour l'économie reste l'inflation, à 2,8% sur un an en décembre, poussée par l'énergie. Elle pourrait peser sur le pouvoir d'achat des ménages, freiner leur consommation, sans parler du risque social.

Ces dernières semaines l'exécutif a encore déployé plus de 15 milliards d'euros pour en limiter ses effets et le sujet s'impose comme la première préoccupation des Français à moins de trois mois de l'élection présidentielle.

(A.Berg--BBZ)