Berliner Boersenzeitung - A peine lancé, le "Sommet des Amériques" de Biden déjà boudé

EUR -
AED 4.238611
AFN 75.611352
ALL 93.114312
AMD 422.436263
AOA 1058.353508
ARS 1729.398441
AUD 1.635917
AWG 2.077466
AZN 1.944872
BAM 1.955042
BBD 2.326508
BDT 142.72468
BHD 0.435644
BIF 3450.337384
BMD 1.154148
BND 1.478159
BOB 13.745672
BRL 5.895379
BSD 1.155057
BTN 110.020543
BWP 15.561373
BYN 3.434084
BYR 22621.293968
BZD 2.32311
CAD 1.608166
CDF 2620.493188
CHF 0.935275
CLF 0.026837
CLP 1056.241645
CNY 7.787723
CNH 7.785528
COP 3619.199288
CRC 524.41264
CUC 1.154148
CUP 30.584913
CVE 110.222278
CZK 24.256433
DJF 205.690274
DKK 7.475644
DOP 67.345939
DZD 153.23383
EGP 57.557225
ERN 17.312215
ETB 186.781767
FJD 2.5524
FKP 0.856091
GBP 0.854467
GEL 3.011989
GGP 0.856091
GHS 13.560744
GIP 0.856091
GMD 84.829109
GNF 10144.19994
GTQ 8.813431
GYD 241.906237
HKD 9.0555
HNL 30.962938
HRK 7.535435
HTG 151.03473
HUF 364.744172
IDR 20563.448705
ILS 3.460308
IMP 0.856091
INR 110.076774
IQD 1513.213477
IRR 1586635.629843
ISK 142.202794
JEP 0.856091
JMD 183.44446
JOD 0.818233
JPY 183.783585
KES 149.311712
KGS 100.929934
KHR 4683.286199
KMF 491.666793
KRW 1633.315462
KWD 0.356689
KYD 0.962627
KZT 538.521269
LAK 26086.8887
LBP 103438.75517
LKR 387.129948
LRD 208.481967
LSL 18.689956
LTL 3.407898
LVL 0.698133
LYD 7.361147
MAD 10.771525
MDL 20.075306
MGA 4947.211051
MKD 61.501162
MMK 2423.190229
MNT 4148.299243
MOP 9.334382
MRU 46.331447
MUR 54.256349
MVR 17.831569
MWK 2002.975709
MXN 19.78382
MYR 4.725106
MZN 73.755792
NAD 18.689956
NGN 1572.041246
NIO 42.504446
NOK 10.956381
NPR 176.044104
NZD 1.96148
OMR 0.443769
PAB 1.155052
PEN 3.901688
PGK 5.107109
PHP 70.526508
PKR 320.683192
PLN 4.303589
PYG 6875.364888
QAR 4.210768
RON 5.243987
RSD 117.397594
RUB 95.218856
RWF 1696.893742
SAR 4.322579
SBD 9.309005
SCR 15.952041
SDG 693.063099
SEK 10.955397
SGD 1.477673
SLE 28.394687
SOS 660.16414
SRD 43.569652
STD 23888.526169
STN 24.490932
SVC 10.107082
SZL 18.686838
THB 38.134174
TJS 10.666896
TMT 4.051058
TND 3.385988
TRY 55.091853
TTD 7.834963
TWD 37.214572
TZS 3058.488994
UAH 51.815763
UGX 4302.332412
USD 1.154148
UYU 46.531763
UZS 13782.65783
VES 872.261394
VND 30150.376172
VUV 137.766464
WST 3.155113
XAF 655.719887
XAG 0.017562
XAU 0.000262
XCD 3.119141
XCG 2.081793
XDR 0.815505
XOF 655.705689
XPF 119.331742
YER 275.123421
ZAR 18.692002
ZMK 10388.698743
ZMW 21.605719
ZWL 371.635073
  • AEX

    1.8900

    1113.35

    +0.17%

  • BEL20

    -9.8200

    5767.78

    -0.17%

  • PX1

    11.3300

    8726.03

    +0.13%

  • ISEQ

    -40.0900

    14278.65

    -0.28%

  • OSEBX

    14.5900

    2040.52

    +0.72%

  • PSI20

    -25.7100

    9155

    -0.28%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -4.8300

    4388.06

    -0.11%

  • N150

    -13.4200

    4315.65

    -0.31%

A peine lancé, le "Sommet des Amériques" de Biden déjà boudé
A peine lancé, le "Sommet des Amériques" de Biden déjà boudé / Photo: MANDEL NGAN - AFP/Archives

A peine lancé, le "Sommet des Amériques" de Biden déjà boudé

Les espoirs du président Joe Biden de resserrer les liens avec l'Amérique latine, sur des sujets cruciaux comme l'immigration, ont été sévèrement douchés lundi par son homologue mexicain qui a décidé de boycotter le "Sommet des Amériques" ouvert à Los Angeles pour protester contre l'exclusion de Cuba, du Venezuela et du Nicaragua.

Taille du texte:

La rencontre, censée afficher l'exemplaire coopération entre les Etats-Unis et ses voisins, risque désormais à l'inverse de mettre en lumière toutes les divisions d'une région où l'influence américaine dans les secteurs économiques et diplomatiques se heurte de plus en plus fréquemment à la Chine.

Cuba, le Nicaragua et le Venezuela ne sont pas invités au Sommet des Amériques, a confirmé lundi à l'AFP un responsable de la Maison Blanche soulignant "les réserves" des Etats-Unis face "au manque d'espace démocratique et au respect des droits humains" dans ces trois pays.

Le président mexicain Andrés Manuel Lopez Obrador avait fait savoir qu'il ne ferait pas le déplacement dans de telles conditions, et il a mis sa menace à exécution.

"Je ne vais pas au sommet parce qu'on n'invite pas tous les pays de l'Amérique. Je crois en la nécessité de changer la politique qui a été imposée depuis des siècles: l'exclusion", a déclaré devant la presse M. Lopez Obrador.

C'est son ministre des Affaires étrangères, Marcelo Ebrard, qui représentera le Mexique mais l'absence de M. Lopez Obrador pèse automatiquement sur la portée des décisions qui pourraient être prise à l'issue du sommet.

"Le Mexique est un acteur important dans l'hémisphère. Nous sommes très heureux que (...) le ministre des Affaires étrangères Ebrard soit présent", a réagi Ned Price, porte-parole du département d'Etat américain.

Le gouvernement cubain a dénoncé de son côté la décision américaine de ne pas l'inviter comme étant "antidémocratique et arbitraire".

Autre absent de dernière minute, le président uruguayen Luis Lacalle Pou qui a dû annuler son voyage à Los Angeles après avoir été diagnostiqué positif au Covid-19.

"Au vu de cette situation, je dois annuler toutes mes activités dans les jours qui viennent", a-t-il écrit sur Twitter.

- Immigration -

Selon le principal conseiller de Joe Biden pour l'Amérique latine, Juan Gonzalez, le président américain va profiter du Sommet des Amériques pour faire des annonces sur la coopération économique et la lutte contre la pandémie de Covid-19 ainsi que contre le changement climatique.

Le démocrate de 79 ans, qui se rendra mercredi à Los Angeles, espère aussi conclure un accord de coopération régionale sur un sujet politiquement explosif, et qui lui vaut de violentes critiques de l'opposition républicaine: l'immigration, un enjeu majeur de politique intérieure à l'approche des élections de mi-mandat.

Le nombre de personnes cherchant à entrer aux Etats-Unis après avoir fui la pauvreté et la violence en Amérique centrale et à Haïti est en hausse.

L'administration Biden n'a jusqu'ici pas tenu sa promesse de mener une politique d'immigration rénovée, qu'elle veut plus humaine que celle du mandat Trump.

- Déclin américain -

Washington s'est assuré de la venue de certains dirigeants majeurs, aussi bien le président argentin de centre-gauche Alberto Fernandez que le chef d'Etat d'extrême droite brésilien, Jair Bolsonaro.

Mais l'absence du président mexicain sera perçue comme "significative", selon Benjamin Gedan, qui dirige les études sur l'Amérique latine au Woodrow Wilson International Center for Scholars.

Le chercheur relève par ailleurs que, là où la Chine investit lourdement dans la région, le président américain n'a jusqu'ici pas annoncé d'effort économique substantiel.

"Il faudra juger le sommet à l'aune des propositions des Etats-Unis en termes d'accès commercial, de prêts et d'assistance pour financer la reprise et les infrastructures dans la région", déclare encore Benjamin Gedan. "Et sur ces points, les Etats-Unis décevront, c'est inévitable", estime-t-il.

- L'attrait perdu du libre-échange -

Le Sommet des Amériques avait été lancé en 1994 à Miami par le président Bill Clinton, désireux de lancer un vaste accord régional de libéralisation du commerce.

Mais le libre-échange n'a plus le vent en poupe, ni aux Etats-Unis ni ailleurs, et en la matière Joe Biden n'a sur le fond pas rompu avec les réflexes protectionnistes de son prédécesseur Donald Trump.

Eric Farnsworth, vice-président du Conseil des Amériques ("Council of the Americas", une organisation qui promeut les échanges commerciaux à l'échelle du continent américain) a récemment estimé lors d'une audition parlementaire que chaque édition du Sommet des Amériques était "moins ambitieuse" que la précédente.

Michael Shifter, chercheur à l'organisme Inter-American Dialogue, voit dans la controverse autour de la liste des invités un indice de l'influence déclinante des Etats-Unis.

Les Etats-Unis "ont encore beaucoup de +soft power+", constate-t-il, c'est-à-dire d'impact en termes de contenus culturels ou d'habitudes de consommation. Mais leur "influence politique et diplomatique décline chaque jour".

(S.G.Stein--BBZ)