Berliner Boersenzeitung - Malgré de sévères revers électoraux, Boris Johnson refuse de démissionner

EUR -
AED 4.183702
AFN 72.898305
ALL 91.759381
AMD 414.060448
ANG 2.039279
AOA 1045.629463
ARS 1736.757043
AUD 1.621037
AWG 2.051107
AZN 1.940872
BAM 1.952824
BBD 2.292198
BDT 140.04215
BGN 1.917489
BHD 0.429014
BIF 3427.812462
BMD 1.139029
BND 1.454042
BOB 13.9473
BRL 5.920908
BSD 1.138011
BTN 108.981251
BWP 15.496252
BYN 3.438497
BYR 22324.977409
BZD 2.288903
CAD 1.612114
CDF 2631.158464
CHF 0.944374
CLF 0.027756
CLP 1095.978602
CNY 7.644426
CNH 7.659074
COP 3778.707452
CRC 517.432031
CUC 1.139029
CUP 27.312384
CVE 110.101588
CZK 24.362759
DJF 202.428764
DKK 7.475821
DOP 67.67955
DZD 152.381212
EGP 58.972913
ERN 17.085442
ETB 184.621985
FJD 2.559684
FKP 0.861964
GBP 0.860121
GEL 2.978608
GGP 0.861964
GHS 13.218381
GIP 0.861964
GMD 83.723052
GNF 10009.144491
GTQ 8.691101
GYD 238.116589
HKD 8.934826
HNL 30.545664
HRK 7.53252
HTG 148.938946
HUF 365.054431
IDR 20459.247154
ILS 3.471831
IMP 0.861964
INR 109.128875
IQD 1490.887235
IRR 1565681.419908
ISK 137.002903
JEP 0.861964
JMD 180.045664
JOD 0.807617
JPY 179.169908
KES 147.538924
KGS 99.606081
KHR 4628.130957
KMF 493.200155
KPW 1025.126876
KRW 1545.325584
KWD 0.351562
KYD 0.948347
KZT 504.104277
LAK 25527.11282
LBP 101913.340862
LKR 375.750767
LRD 195.74947
LSL 18.567842
LTL 3.363258
LVL 0.688988
LYD 7.275914
MAD 10.921091
MDL 20.200044
MGA 5024.542606
MKD 61.481732
MMK 2391.390859
MNT 4099.17619
MOP 9.19431
MRU 45.782643
MUR 54.138501
MVR 17.598436
MWK 1973.371135
MXN 20.182304
MYR 4.640638
MZN 72.795802
NAD 18.567842
NGN 1510.159858
NIO 41.877845
NOK 10.828212
NPR 174.370201
NZD 2.011372
OMR 0.437947
PAB 1.138011
PEN 3.863466
PGK 5.070474
PHP 71.013366
PKR 315.346974
PLN 4.372511
PYG 6708.043963
QAR 4.148343
RON 5.273141
RSD 117.531937
RUB 95.850179
RWF 1681.922487
SAR 4.271141
SBD 9.112819
SCR 15.891458
SDG 685.130407
SEK 11.295727
SGD 1.455241
SHP 0.859969
SLE 28.077499
SLL 23884.869006
SOS 650.434629
SRD 42.904397
STD 23575.610124
STN 24.463691
SVC 9.95822
SYP 14809.661324
SZL 18.563448
THB 38.023125
TJS 10.498618
TMT 3.997993
TND 3.368967
TOP 2.742509
TRY 55.770873
TTD 7.740512
TWD 36.150749
TZS 3012.730686
UAH 50.961264
UGX 4457.384378
USD 1.139029
UYU 45.590933
UZS 13468.596133
VES 970.944534
VND 29587.429244
VUV 134.982293
WST 3.149966
XAF 655.957
XAG 0.017719
XAU 0.000265905031
XCD 3.078285
XCG 2.050822
XDR 0.805353
XOF 655.957
XPF 119.331742
YER 269.551735
ZAR 18.590875
ZMK 10252.636055
ZMW 22.200051
ZWL 366.767021
SSP 6506.810465
MXV 2.287096
  • AEX

    5.2000

    1112.09

    +0.47%

  • BEL20

    32.8900

    5704.3

    +0.58%

  • PX1

    -3.2300

    8077.8

    -0.04%

  • ISEQ

    177.5800

    14384.24

    +1.25%

  • OSEBX

    -13.8400

    2082.8

    -0.66%

  • PSI20

    20.3400

    9704.6

    +0.21%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    43.8100

    4469.44

    +0.99%

  • N150

    5.0800

    4234.25

    +0.12%

Malgré de sévères revers électoraux, Boris Johnson refuse de démissionner
Malgré de sévères revers électoraux, Boris Johnson refuse de démissionner / Photo: Dan Kitwood - POOL/AFP

Malgré de sévères revers électoraux, Boris Johnson refuse de démissionner

Deux défaites à des législatives partielles -- l'une dans une zone tenue depuis plus d'un siècle par les conservateurs -- ont porté un nouveau coup sévère à l'autorité du Premier ministre britannique Boris Johnson, qui exclut de démissionner.

Taille du texte:

Moins de trois semaines après avoir survécu difficilement à un vote de défiance, le dirigeant voit de nouveau s'éroder la confiance de sa majorité en sa capacité à la maintenir au pouvoir.

La perte des circonscriptions Tiverton et Honiton, au sud-ouest de l'Angleterre, et de Wakefield, dans le nord, a aussi causé la démission du loyal président du Parti conservateur, premier départ du "cabinet" réunissant les principaux ministres depuis qu'a éclaté le scandale du "partygate", ces fêtes arrosées à Downing Street pendant les confinements.

"Je ne vais pas prétendre que ce sont des résultats brillants, nous devons écouter, nous devons apprendre", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse depuis Kigali au sommet du Commonwealth, promettant de déployer "une énergie totale" face à la crise du coût de la vie pour les Britanniques.

Après le Rwanda, Boris Johnson doit se rendre aux sommets du G7 et de l'Otan qui vont l'éloigner de Londres pendant encore une semaine.

Dans deux circonscriptions au profil très différent, les libéraux-démocrates (centristes) ont conquis confortablement leur bastion rural de Tiverton et Honiton tandis que le Labour, principale formation d'opposition, a récupéré Wakefield, ville affectée par la désindustrialisation et fief traditionnellement travailliste ravi par les Tories fin 2019.

Ces humiliantes défaites "sont les dernières d'une série de très mauvais résultats pour notre parti", a écrit le président du Parti conservateur, Oliver Dowden dans sa lettre de démission.

Les votes ont eu lieu jeudi après deux démissions d'anciens députés conservateurs: l'un condamné pour l'agression sexuelles d'un adolescent, l'autre pour avoir regardé de la pornographie sur son téléphone au Parlement.

Ces résultats risquent d'accentuer encore davantage le climat de défiance au sein de la majorité, dans un contexte de tensions sociales croissantes provoquées par l'inflation (plus de 9%).

L'ancien leader du Parti conservateur Michael Howard a estimé que Boris Johnson devrait démissionner. "Le parti, et plus important encore le pays, se porteraient mieux sous une nouvelle direction", a-t-il déclaré à la BBC.

Mais selon le Pr Tony Travers, de la London School of Economics and Political Science, Boris Johnson "s'accrochera". "Pour lui, rester à son poste est la principale priorité, plutôt que de protéger le parti conservateur sur le long terme", a-t-il déclaré à l'AFP.

- Pas de successeur évident -

Les deux députés nouvellement élus l'ont également exhorté à démissionner, affirmant que les Britanniques n'ont plus confiance en lui.

Le chef de l'opposition Keir Starmer, qui espère remplacer M. Johnson au poste de Premier ministre après les prochaines législatives prévues en 2024, a estimé que les conservateurs étaient "déconnectés, à court d'idées", ajoutant que "s'ils avaient la moindre décence, ils partiraient".

Le Premier ministre lutte depuis des mois pour sa survie politique après une série de controverses. Avant même que le "partygate" n'éclate en décembre dernier, l'architecte du Brexit, âgé de 58 ans, a perdu deux sièges autrefois sûrs lors d'élections partielles l'année dernière. Il a ensuite obtenu un score lamentable lors des élections locales de mai.

Quelques semaines plus tard, des dizaines de députés conservateurs ont déclenché un vote de défiance à l'encontre de M. Johnson, et plus de 40% d'entre eux ont tourné le dos à leur chef de file en difficulté.

Le contexte lui est peu favorable, avec une inflation au plus haut depuis 40 ans à l'origine d'une grève massive des cheminots, et l'échec récent d'une tentative controversée d'expulser des migrants vers le Rwanda.

Mais les conservateurs manquent d'un successeur évident se détachant, ce qui fait hésiter une partie de la majorité à évincer son leader, longtemps très aimé du public mais désormais très impopulaire.

(T.Burkhard--BBZ)