Berliner Boersenzeitung - Cancers et maladies circulatoires, premières causes d'une mortalité historiquement basse en 2023

EUR -
AED 4.349632
AFN 76.984877
ALL 96.698026
AMD 445.493248
ANG 2.120131
AOA 1086.075122
ARS 1695.787878
AUD 1.68403
AWG 2.134841
AZN 2.016608
BAM 1.958823
BBD 2.378351
BDT 144.412897
BGN 1.989009
BHD 0.446558
BIF 3499.401225
BMD 1.184378
BND 1.503721
BOB 8.159698
BRL 6.195011
BSD 1.180808
BTN 106.961447
BWP 15.632931
BYN 3.392393
BYR 23213.809848
BZD 2.374835
CAD 1.616824
CDF 2605.63188
CHF 0.916826
CLF 0.025694
CLP 1014.550526
CNY 8.21834
CNH 8.204963
COP 4367.157197
CRC 585.396128
CUC 1.184378
CUP 31.386018
CVE 110.436855
CZK 24.226394
DJF 210.272775
DKK 7.469156
DOP 74.524082
DZD 153.858583
EGP 55.649066
ERN 17.765671
ETB 183.569509
FJD 2.603086
FKP 0.870056
GBP 0.869558
GEL 3.19194
GGP 0.870056
GHS 12.977194
GIP 0.870056
GMD 86.459497
GNF 10364.998077
GTQ 9.057094
GYD 247.05445
HKD 9.254878
HNL 31.191749
HRK 7.532705
HTG 154.688758
HUF 377.909575
IDR 19942.557664
ILS 3.673976
IMP 0.870056
INR 107.048233
IQD 1546.907198
IRR 49891.925689
ISK 145.003601
JEP 0.870056
JMD 184.812913
JOD 0.839706
JPY 185.322594
KES 152.322583
KGS 103.573879
KHR 4765.355189
KMF 496.254531
KPW 1065.92841
KRW 1734.610512
KWD 0.363699
KYD 0.984031
KZT 584.249171
LAK 25375.058549
LBP 105747.378762
LKR 365.322322
LRD 221.995455
LSL 19.050162
LTL 3.49716
LVL 0.716418
LYD 7.477447
MAD 10.840569
MDL 20.132819
MGA 5242.024525
MKD 61.597571
MMK 2486.749634
MNT 4225.70416
MOP 9.502687
MRU 46.690474
MUR 54.457679
MVR 18.298665
MWK 2047.534379
MXN 20.424481
MYR 4.657563
MZN 75.503645
NAD 19.050645
NGN 1615.302477
NIO 43.457075
NOK 11.440352
NPR 171.133973
NZD 1.966535
OMR 0.455403
PAB 1.180838
PEN 3.973183
PGK 5.063837
PHP 69.184291
PKR 330.186852
PLN 4.216208
PYG 7801.976252
QAR 4.304098
RON 5.093652
RSD 117.380141
RUB 91.20558
RWF 1723.43825
SAR 4.440466
SBD 9.543894
SCR 17.335435
SDG 712.402898
SEK 10.653242
SGD 1.503503
SHP 0.88859
SLE 28.958141
SLL 24835.814724
SOS 673.631199
SRD 44.790799
STD 24514.234457
STN 24.537977
SVC 10.332078
SYP 13098.717786
SZL 19.046156
THB 36.969772
TJS 11.064518
TMT 4.151245
TND 3.424729
TOP 2.851698
TRY 51.664586
TTD 7.996444
TWD 37.418647
TZS 3049.592233
UAH 50.719742
UGX 4201.538165
USD 1.184378
UYU 45.641024
UZS 14500.564853
VES 447.677287
VND 30722.766707
VUV 141.15753
WST 3.234193
XAF 656.962683
XAG 0.014384
XAU 0.000235
XCD 3.200841
XCG 2.128212
XDR 0.817051
XOF 656.962683
XPF 119.331742
YER 282.353324
ZAR 18.923341
ZMK 10660.82591
ZMW 21.992667
ZWL 381.36925
  • AEX

    -1.3900

    993.97

    -0.14%

  • BEL20

    9.9300

    5527.21

    +0.18%

  • PX1

    10.7600

    8284.49

    +0.13%

  • ISEQ

    83.7600

    13378.81

    +0.63%

  • OSEBX

    5.2700

    1821.24

    +0.29%

  • PSI20

    27.5600

    8917.76

    +0.31%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -84.1400

    4000.2

    -2.06%

  • N150

    26.0700

    4036.91

    +0.65%

Cancers et maladies circulatoires, premières causes d'une mortalité historiquement basse en 2023
Cancers et maladies circulatoires, premières causes d'une mortalité historiquement basse en 2023 / Photo: STEPHANE DE SAKUTIN - AFP/Archives

Cancers et maladies circulatoires, premières causes d'une mortalité historiquement basse en 2023

La mortalité en France, causée d'abord par les cancers et les maladies circulatoires, a atteint en 2023 un niveau "historiquement bas" essentiellement lié au reflux du Covid-19, mais la pandémie a laissé des traces et les inégalités territoriales sont restées fortes.

Taille du texte:

"Les deux premières causes de décès restent les tumeurs et les maladies de l'appareil circulatoire", devant les maladies de l’appareil respiratoire, montre un travail de référence des chercheurs de l'agence Santé publique France, de l'Inserm et de la direction des statistiques du ministère de la Santé (Drees) publié mardi.

Tous les ans, ces scientifiques examinent les principales causes de mortalité, avec un peu de décalage. En 2023, plus de 637.000 décès ont été enregistrés.

"Après trois années de forte mortalité dues à la pandémie de Covid-19 et à un regain de mortalité lié aux maladies respiratoires en 2022", 2023 a connu une mortalité "plus faible qu’en 2019", détaille à l'AFP Elise Coudin, directrice du CépiDc (Inserm).

Comme dans la grande majorité des pays européens, le niveau de mortalité a été "historiquement bas" en France, mais il est resté supérieur à celui attendu si la tendance d'avant-pandémie s'était prolongée jusqu'en 2023.

Le reflux par rapport à 2022 s'explique "à 60% par la baisse de mortalité liée au Covid-19" - tombé à la neuvième place des causes de décès -, avance Mme Coudin, ainsi que par des baisses des mortalités de maladies de l'appareil circulatoire et de tumeurs.

- Les cancers en tête -

Toujours premiers tueurs, chez les hommes comme chez les femmes, les cancers ont été responsables d'un peu plus d'un quart des décès (27%).

Bien qu'en baisse, la mortalité due aux tumeurs a augmenté pour certains cancers (pancréas, mélanome) et, en général, chez les femmes de plus de 85 ans.

En deuxième position, les maladies cardio-neurovasculaires (infarctus du myocarde, AVC, insuffisance cardiaque, etc) ont entraîné un peu plus d'un cinquième des décès et représenté la première cause de mortalité chez les 85 ans et plus.

"En légère hausse" en 2023, les décès causés par des maladies respiratoires autres que le Covid (pneumonies, maladies chroniques, grippe hivernale notamment), sont revenus depuis 2022 à des niveaux pré-Covid. Ils avaient fortement diminué en 2020 et 2021, au plus fort de la pandémie.

S'ils ont légèrement diminué sur un an, les décès par maladies endocriniennes, digestives et génito-urinaires restent sur une tendance à la hausse sur plusieurs années.

Cette tendance est potentiellement liée "à des chocs induits par la pandémie (prise en charge retardée, difficultés d’accès aux soins, changements dans les comportements, voire dans l’offre de soins)", jugent les chercheurs, sans savoir s'il s’agit d'"effets ponctuels lents à se résorber ou de chocs structurels".

Autre enseignement: la mortalité due aux accidents, notamment chutes et accidents de transports, a encore augmenté, tandis que le taux de suicide (13,6 pour 100.000) a baissé.

- Disparités régionales -

Pour la deuxième année d'affilée, la mortalité due aux causes externes (accidents, suicides, etc.) a été "significativement" plus élevée que sa tendance d'avant-pandémie.

Concernant la mortalité infantile, "plus de la moitié des décès des enfants de moins d'un an sont dus à une affection dont l'origine se situe dans la période périnatale", devant les malformations congénitales et les anomalies chromosomiques, décrit Anne Fouillet, épidémiologiste à Santé publique France.

Géographiquement, la mortalité est bien plus marquée dans les départements et régions d'Outre-mer et, dans une moindre mesure, dans le nord et l'est de l'Hexagone.

"La mortalité est 89% plus élevée à Mayotte par rapport à la moyenne nationale, 37% en Guyane, et 17% dans les Hauts-de-France", précise à l'AFP Vianney Costemalle, chef du bureau Etat de santé de la population de la Drees.

A l'inverse, la mortalité est sensiblement plus faible en Île-de-France (-15% par rapport à la moyenne nationale).

Ces disparités peuvent être liées à des facteurs "comportementaux, économiques, environnementaux, territoriaux, et d'accès aux soins", résume M. Costemalle.

La mortalité est aussi plus importante dans les territoires ruraux hors d'influence des villes et plus faible dans les grandes agglomérations, notamment pour les maladies cardio-neurovasculaires et les causes externes.

En 2023, plus de la moitié des décès (53%) ont eu lieu en établissement de santé et quasiment un quart à domicile (24%).

(Y.Berger--BBZ)