Berliner Boersenzeitung - Les antibiotiques, à nouveau trop systématiques en France en 2024

EUR -
AED 4.172583
AFN 72.714994
ALL 94.095258
AMD 416.93039
ANG 2.034203
AOA 1042.439173
ARS 1678.393563
AUD 1.646838
AWG 2.045106
AZN 1.932124
BAM 1.95366
BBD 2.282559
BDT 139.397284
BGN 1.921128
BHD 0.428303
BIF 3385.787417
BMD 1.13617
BND 1.47037
BOB 7.831145
BRL 5.903087
BSD 1.133338
BTN 106.927973
BWP 15.464853
BYN 3.22531
BYR 22268.937374
BZD 2.279363
CAD 1.613407
CDF 2579.106417
CHF 0.921088
CLF 0.026568
CLP 1045.651444
CNY 7.715164
CNH 7.728059
COP 3916.992467
CRC 515.823542
CUC 1.13617
CUP 30.108512
CVE 110.140459
CZK 24.263314
DJF 201.818011
DKK 7.474359
DOP 66.785364
DZD 151.644677
EGP 56.259632
ERN 17.042554
ETB 180.253457
FJD 2.574679
FKP 0.863433
GBP 0.861405
GEL 2.999465
GGP 0.863433
GHS 12.746587
GIP 0.863433
GMD 82.364658
GNF 9930.989042
GTQ 8.646261
GYD 237.121874
HKD 8.907746
HNL 30.35879
HRK 7.533145
HTG 148.124464
HUF 354.06242
IDR 20476.060681
ILS 3.389111
IMP 0.863433
INR 107.255213
IQD 1488.383059
IRR 1562290.935301
ISK 143.997977
JEP 0.863433
JMD 178.622739
JOD 0.805514
JPY 183.844277
KES 147.167707
KGS 99.358247
KHR 4556.042688
KMF 493.097649
KPW 1022.553644
KRW 1756.627155
KWD 0.351815
KYD 0.944449
KZT 549.268583
LAK 25069.596973
LBP 101492.423899
LKR 381.944839
LRD 206.260402
LSL 18.848876
LTL 3.354815
LVL 0.687258
LYD 7.277995
MAD 10.697607
MDL 20.116607
MGA 4831.642929
MKD 61.621185
MMK 2385.4291
MNT 4071.833326
MOP 9.152312
MRU 45.526079
MUR 54.75243
MVR 17.553721
MWK 1973.527785
MXN 19.891724
MYR 4.680112
MZN 72.597053
NAD 18.849181
NGN 1562.427472
NIO 41.594972
NOK 11.221204
NPR 171.083805
NZD 2.013504
OMR 0.436864
PAB 1.133318
PEN 3.887952
PGK 4.973595
PHP 69.722796
PKR 315.39418
PLN 4.2841
PYG 6925.382454
QAR 4.141347
RON 5.232743
RSD 117.37322
RUB 85.441876
RWF 1665.460754
SAR 4.266307
SBD 9.148389
SCR 15.044871
SDG 681.702207
SEK 11.070417
SGD 1.473589
SHP 0.848266
SLE 28.174058
SLL 23824.926728
SOS 647.684732
SRD 42.401842
STD 23516.430757
STN 24.473404
SVC 9.916961
SYP 125.583284
SZL 18.765698
THB 37.928752
TJS 10.477437
TMT 3.976596
TND 3.337505
TOP 2.735626
TRY 52.962799
TTD 7.697432
TWD 36.197931
TZS 2975.557203
UAH 50.960498
UGX 4193.258468
USD 1.13617
UYU 45.468786
UZS 13613.845773
VES 705.281089
VND 29904.001617
VUV 136.136759
WST 3.156026
XAF 655.218994
XAG 0.019775
XAU 0.000283
XCD 3.070557
XCG 2.042526
XDR 0.814896
XOF 655.227635
XPF 119.331742
YER 271.118684
ZAR 18.750127
ZMK 10226.89091
ZMW 20.456229
ZWL 365.846365
  • AEX

    2.3400

    1067.71

    +0.22%

  • BEL20

    60.1200

    5732.05

    +1.06%

  • PX1

    46.9500

    8431.61

    +0.56%

  • ISEQ

    105.9200

    14042.55

    +0.76%

  • OSEBX

    -10.6000

    1916.16

    -0.55%

  • PSI20

    102.3200

    9157.33

    +1.13%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    128.0200

    4244.51

    +3.11%

  • N150

    -5.4400

    4177.95

    -0.13%

Les antibiotiques, à nouveau trop systématiques en France en 2024
Les antibiotiques, à nouveau trop systématiques en France en 2024 / Photo: Christophe ARCHAMBAULT - AFP/Archives

Les antibiotiques, à nouveau trop systématiques en France en 2024

L'essai n'a pas été transformé. La prescription et la consommation d'antibiotiques, en léger tassement en 2023, a nettement rebondi en 2024 en France, qui s'éloigne de ses objectifs et demeure parmi les mauvais élèves européens malgré la menace grandissante de l'antibiorésistance.

Taille du texte:

Le faible reflux de 2023 "ne se confirme donc pas en 2024", conclut une étude annuelle de Santé publique France (SpF) à partir de données sur les remboursements de la Sécurité sociale, communiquée pour la Semaine mondiale de sensibilisation à la résistance aux antimicrobiens (18-24 novembre).

Le rebond concerne les prescriptions (plus de 860 pour 1.000 habitants dans l'année, +4,8% comparé à 2023), comme la consommation (+5,4% des doses journalières pour 1.000 habitants). Environ 4 Français sur 10 s'en voient prescrire au moins une fois par an.

Après une tendance à la baisse depuis 2014, avec une chute liée au début de la crise Covid, 2021 et 2022 avaient été marquées par une reprise de l'usage des antibiotiques, avec le retour des infections hivernales courantes et des consultations. 2023 était apparue comme un rétablissement de la normale et un effet de la pédagogie collective.

Pour expliquer la "cassure" de 2024, "l'une des hypothèses est liée aux épidémies saisonnières hivernales (grippe, bronchiolite), d'activité assez soutenues, majoritairement virales (...) mais pouvant entraîner des prescriptions d'antibiotiques", pourtant inutiles, a déclaré à l'AFP le Dr Rémi Lefrançois, responsable de l'unité infections associées aux soins et résistance aux antibiotiques de SpF.

La France est "encore loin de l’objectif cible de 650 prescriptions pour 1.000 habitants par an d’ici 2027", et "occupe le 2e rang des pays consommant le plus d'antibiotiques en Europe", derrière la Grèce, a aussi commenté le Dr Caroline Semaille, directrice générale de SpF, citée dans un communiqué, appelant à "continuer à mieux sensibiliser".

Si le pays est passé, en un an, de cinquième à deuxième, "les données européennes (UE, Islande et Norvège) sur la consommation totale d'antibiotiques, en ville et à l'hôpital, sont à relativiser" vu les différences d'accès aux soins et de systèmes de santé, a précisé le Dr Lefrançois.

En 2024, les généralistes français, source de la majorité des ordonnances, ont prescrit davantage d'antibiotiques (+6,2%), contrairement à 2023, les spécialistes aussi (+1,5%). Statu quo chez les chirurgiens-dentistes (-0,2%).

- "Bâton de pèlerin" -

"Il faut faire encore plus pour sensibiliser, convaincre et aider ces prescripteurs", a jugé l'infectiologue, évoquant par exemple "peut-être une marge dans l'utilisation des tests de diagnostic rapide pour angine ou cystite". Côté patients, "il faut reprendre notre bâton de pélerin": "la connaissance des Français sur l'antibiorésistance n'est pas bonne et a tendance à s'éroder".

La France a des pratiques et une histoire de l'approche médicamenteuse différentes d'autres pays.

Pour les antibiotiques, elle affiche aussi des disparités, en fonction de l'âge, du sexe, du territoire, etc.

Chez les enfants de 0-4 ans, les prescriptions d'antibiotiques se sont globalement stabilisées en 2024 - à un niveau légèrement inférieur à celui de 2019 -, mais ont particulièrement augmenté au troisième trimestre sur fond d'épidémies. Chez les seniors, elles ont augmenté.

La consommation est aussi demeurée plus importante chez les femmes que chez les hommes, et dans certaines régions, comme la Corse et Provence-Alpes-Côte d'Azur. Possible explication, selon le Dr Lefrançois: "une population âgée et une offre de soins élevée en généralistes et spécialistes" dans ces zones.

Le recul de la consommation d'antibiotiques est un objectif des autorités sanitaires pour freiner l'apparition de bactéries résistantes à ces molécules ayant révolutionné la médecine moderne.

Si la résistance de l'organisme aux antibiotiques est naturelle, elle est exacerbée par une consommation excessive ou inappropriée des traitements, par exemple contre la grippe saisonnière, d'origine virale et non bactérienne.

L’Organisation mondiale de la santé, qui la dépeint comme l’une des principales menaces de santé publique, a alerté mi-octobre contre la propagation croissante de bactéries devenues résistantes. Cela compromet l'efficacité de traitements vitaux, par exemple contre la tuberculose, et rend potentiellement mortelles des blessures mineures et infections courantes.

Pour éviter le scénario noir de dizaines de millions de morts liées à l'antibiorésistance, des chercheurs travaillent sur une palette de pistes, comme le développement de traitements susceptibles de lutter contre les bactéries coriaces sans compromettre l'équilibre microbien de l'organisme.

(L.Kaufmann--BBZ)