Berliner Boersenzeitung - Le Pakistan combat des légions de faux médecins

EUR -
AED 4.360754
AFN 77.775898
ALL 96.807642
AMD 449.861184
ANG 2.125556
AOA 1088.853384
ARS 1708.180809
AUD 1.711333
AWG 2.139117
AZN 1.950307
BAM 1.958866
BBD 2.391805
BDT 145.307231
BGN 1.994099
BHD 0.447722
BIF 3499.684162
BMD 1.187409
BND 1.507054
BOB 8.223356
BRL 6.256689
BSD 1.187539
BTN 107.917278
BWP 15.629385
BYN 3.3862
BYR 23273.208178
BZD 2.388379
CAD 1.625355
CDF 2588.550702
CHF 0.920996
CLF 0.025925
CLP 1024.436321
CNY 8.280515
CNH 8.252009
COP 4367.656856
CRC 587.654464
CUC 1.187409
CUP 31.466327
CVE 110.444383
CZK 24.244331
DJF 211.473474
DKK 7.468473
DOP 74.361404
DZD 153.407226
EGP 55.90417
ERN 17.811129
ETB 185.557681
FJD 2.622451
FKP 0.871532
GBP 0.866963
GEL 3.194
GGP 0.871532
GHS 12.950088
GIP 0.871532
GMD 86.681148
GNF 10401.894683
GTQ 9.113879
GYD 248.454584
HKD 9.258866
HNL 31.322027
HRK 7.53375
HTG 155.63409
HUF 381.099377
IDR 19888.856242
ILS 3.702928
IMP 0.871532
INR 108.9014
IQD 1555.63976
IRR 50019.586641
ISK 145.421838
JEP 0.871532
JMD 186.935193
JOD 0.841913
JPY 182.534411
KES 153.116208
KGS 103.838848
KHR 4784.791572
KMF 498.711287
KPW 1068.688524
KRW 1710.450425
KWD 0.363977
KYD 0.989603
KZT 596.689138
LAK 25619.719245
LBP 106343.221899
LKR 367.667162
LRD 219.69683
LSL 19.042589
LTL 3.506109
LVL 0.718251
LYD 7.49918
MAD 10.792229
MDL 20.033454
MGA 5355.721276
MKD 61.730262
MMK 2493.480693
MNT 4234.38001
MOP 9.537651
MRU 47.357918
MUR 54.050517
MVR 18.345713
MWK 2059.153133
MXN 20.50131
MYR 4.708666
MZN 75.887667
NAD 19.041304
NGN 1680.372995
NIO 43.701347
NOK 11.589434
NPR 172.666717
NZD 1.983061
OMR 0.456547
PAB 1.187529
PEN 3.982502
PGK 5.15337
PHP 70.10581
PKR 332.537705
PLN 4.202601
PYG 7980.491392
QAR 4.329232
RON 5.095647
RSD 117.407338
RUB 90.708811
RWF 1732.606792
SAR 4.452882
SBD 9.646045
SCR 16.909518
SDG 714.225786
SEK 10.599236
SGD 1.506412
SHP 0.890864
SLE 28.970589
SLL 24899.363359
SOS 677.480389
SRD 45.269915
STD 24576.960248
STN 24.540064
SVC 10.390877
SYP 13132.234127
SZL 19.027064
THB 36.885647
TJS 11.085652
TMT 4.15593
TND 3.429299
TOP 2.858995
TRY 51.499686
TTD 8.070175
TWD 37.327344
TZS 3033.828857
UAH 51.198256
UGX 4209.802077
USD 1.187409
UYU 44.562378
UZS 14351.309294
VES 418.282976
VND 31095.262202
VUV 142.210926
WST 3.27201
XAF 657.026905
XAG 0.010621
XAU 0.000233
XCD 3.209031
XCG 2.140176
XDR 0.817034
XOF 657.024134
XPF 119.331742
YER 282.961133
ZAR 18.968616
ZMK 10688.099102
ZMW 23.18666
ZWL 382.345078
  • AEX

    0.6000

    1000.68

    +0.06%

  • BEL20

    23.9200

    5340.56

    +0.45%

  • PX1

    -8.1400

    8134.9

    -0.1%

  • ISEQ

    50.4400

    12983.73

    +0.39%

  • OSEBX

    3.2900

    1736.76

    +0.19%

  • PSI20

    10.2700

    8568.14

    +0.12%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    35.9200

    4117.41

    +0.88%

  • N150

    -4.3000

    3903.64

    -0.11%

Le Pakistan combat des légions de faux médecins
Le Pakistan combat des légions de faux médecins / Photo: Rizwan TABASSUM - AFP

Le Pakistan combat des légions de faux médecins

Des clous rouillés plantés dans le mur retiennent des tubes de perfusion usagés, certains visiblement abîmés, dans une clinique gérée par un des innombrables médecins non qualifiés exerçant au Pakistan.

Taille du texte:

Des dizaines de patients viennent chaque jour dans ce petit bâtiment en bord de route situé dans la province du Sindh (sud), où quelques chaises sont disposées autour de tables en bois servant à allonger les patients.

"Ces patients ont foi en moi. Ils croient que je peux bien les soigner", déclare Abdul Waheed, 48 ans, qui a ouvert l'établissement il y a quelques mois en périphérie d'Hyderabad.

"J’ai passé énormément de temps dans ce domaine. J’ai travaillé avec plusieurs médecins. Grâce à Dieu, j’ai la confiance nécessaire pour diagnostiquer un patient et traiter sa maladie", affirme M. Waheed à l’AFP.

Ni enseigne, ni numéro d'immatriculation, et aucune autorisation légale pour exercer: M. Waheed, qui a suivi une formation d'infirmier pendant quatre ans et est titulaire d'un diplôme en homéopathie, affiche pourtant son assurance.

Après avoir examiné deux enfants, il insiste: les patients viennent à lui de leur plein gré et ont confiance en ses compétences.

"Personne ne m'a encore posé de questions. Si quelqu'un vient, je verrai ce qu'il faut faire", explique-t-il.

Ce genre de cliniques non agréées est souvent le premier, et parfois le seul, centre de soins pour les communautés pauvres.

- Crise de santé publique -

Selon Abdul Ghafoor Shoro, secrétaire général de l'Association médicale du Pakistan, il y a "plus de 600.000 faux médecins" dans le pays. Un chiffre confirmé par la Commission des soins de santé du Sindh (SHCC), sur la base d'estimations du Conseil médical et dentaire du Pakistan.

M. Shoro explique que les praticiens illégaux apprennent quelques notions de base en travaillant avec des médecins, puis ouvrent leurs propres cliniques.

"Les médecins non qualifiés ne connaissent pas les effets secondaires et les dosages précis des médicaments", prévient-il. "Les instruments qu'ils utilisent ne sont pas stérilisés. Ils les lavent simplement et continuent de les utiliser. Ils réutilisent des seringues, ce qui augmente le risque de propagation de l'hépatite et du sida".

Alors que des journalistes de l'AFP visitaient Tando Said Khan, un autre médecin non qualifié a immédiatement fermé boutique et disparu.

Un villageois, Ali Ahmed, raconte qu'il existe beaucoup de lieux de ce genre dans la région.

"Aucun d'entre eux n'a de médecins qualifiés. Les gens ne sont pas instruits et ne savent pas reconnaître un médecin qualifié", déplore le trentenaire.

- Lois et moyens insuffisants -

Selon des experts médicaux, ces pratiques non contrôlées ont un impact direct sur le système de santé pakistanais, déjà sous tension, car les hôpitaux spécialisés sont débordés de patients dont l'état s'est aggravé après un traitement inapproprié.

Khalid Bukhari, directeur de l'hôpital civil de Karachi, indique que son établissement reçoit régulièrement de tels cas.

"Ils (les faux médecins) posent de mauvais diagnostics et maltraitent les patients. Notre hôpital est surchargé. La plupart des cas que nous recevons sont ceux de personnes qu'ils ont esquintées", fustige M. Bukhari. "Ces gens jouent avec les vies de citoyens démunis."

Les autorités de régulation reconnaissent leur échec.

"Il est difficile d'éradiquer ces pratiques. Si nous fermons 25 boutiques, 25 autres ouvrent dès le lendemain", reconnaît Ahson Qavi Siddiqi, directeur de la SHCC.

La SHCC a récemment posé des scellés sur un bungalow à Karachi qui fonctionnait comme un hôpital, avec des unités de soins intensifs.

"La loi est insuffisante. Nous portons plainte, mais les accusés sont libérés sous caution dès le lendemain, car il s'agit d'une infraction susceptible de caution", décrit M. Siddiqi à l'AFP.

"Ces personnes (les faux médecins) ont une grande influence dans leur région.

Bien souvent, nos équipes sont prises en otage. On nous attaque. Je n'ai pas les moyens d'intervenir fermement", ajoute-t-il.

Recourir à un faux médecin peut aussi ruiner des familles, qui se retrouvent avec d'énormes factures en cas de problème.

"Beaucoup de gens meurent ou deviennent handicapés, et leurs familles souffrent pour le reste de leurs jours", selon le directeur de la SHCC.

(B.Hartmann--BBZ)