Berliner Boersenzeitung - Top 14: Montpellier en finale pour une troisième chance

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Top 14: Montpellier en finale pour une troisième chance
Top 14: Montpellier en finale pour une troisième chance / Photo: NICOLAS TUCAT - AFP

Top 14: Montpellier en finale pour une troisième chance

Montpellier aura droit à une troisième tentative: jamais sacré en Top 14, battu en finale en 2011 et 2018, le club héraultais s'est qualifié samedi pour la finale du championnat de France, où il retrouvera Castres, en battant Bègles-Bordeaux 19-10 avec efficacité et minutie.

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La finale de vendredi au Stade de France opposera donc les deux premiers de la saison régulière, qui se sont épargnés les fatigues des barrages et ont peut-être gagné leur place sur un rab de fraîcheur.

Elle sera également un remake de la finale de 2018, quand Castres avait battu Montpellier 29-13. Sept ans plus tôt, en 2011, les Héraultais avaient été battus par Toulouse.

Vainqueur de deux Challenges Européens, le club du milliardaire Mohed Altrad court donc toujours après un premier Bouclier de Brennus mais sa place en finale est déjà une belle récompense pour son manager Philippe Saint-André, qui a relancé le club après une dernière saison passée à se battre pour le maintien.

"On est invités à la table, on va voir qui mangera le dessert", avait souri vendredi l'ancien capitaine du XV de France. Il est pour les siens et ils se le sont offert au bout d'un match maîtrisé, lors duquel ils n'ont laissé que des miettes à l'UBB et finalement conclu par deux énormes pénalités de plus de 50 mètres du jeune demi de mêlée remplaçant Gela Aprasidze.

- essai heureux -

Ces six points ont écrit la conclusion de cette demi-finale et définitivement mis la tête sous l'eau aux Béglo-Bordelais, qui n'ont plus marqué le moindre point après la 17e minute.

Partie sur un très bon rythme, équilibrée et indécise avant d'être bien plus brouillonne, la première période avait déjà été plutôt montpelliéraine et l'avantage du MHR à la pause (13-10) n'était pas volé.

Les premiers points du match sont pourtant revenus à l'UBB via une pénalité de Maxime Lucu, mais dès l'engagement suivant, les Héraultais ont marqué un bel essai par l'ailier Vincent Rattez, servi par Paolo Garbisi en bout de ligne (6e, 7-3).

Les autres points montpelliérains de la première période ont été marqués sur deux drops, l'un malin et inattendu de Garbisi (13e) et l'autre, juste avant le retour au vestiaire, beaucoup plus lointain et signé Anthony Bouthier (40e).

Les joueurs de Philippe Saint-André ont donc fait fructifier leurs phases de domination alors que les Bordelais ont eux un marqué un essai heureux, en récupérant un ballon perdu par le talonneur du MHR Guilhem Guirado qui venait de tamponner trois adversaires.

- courte rébellion -

Sur le coup, le premier coup de pied de défense de Matthieu Jalibert a ressemblé à un sauve qui peut, mais il a fini plein axe dans l'espace libre et s'est transformé en essai après une conduite de balle de footballeur de l'ouvreur béglo-bordelais (16e).

La suite a été crispée et étouffante, comme l'atmosphère à Nice, où les joueurs ont eu très chaud. Les deux équipes se sont ainsi longtemps livré à une bataille de coups de pied d'occupation et à un festival de chandelles.

Mais toujours, Montpellier a très bien défendu et n'a jamais été mis hors de position, le pied droit d'Aprasidze faisant ensuite le reste.

Au bout du compte, il est difficile de savoir de quel poids a pesé le coup de colère du coach bordelais Christophe Urios contre ses joueurs avant le barrage gagné face au Racing.

Vendredi, il l'a présenté comme une vieille ruse de manager ayant permis de soulever un vent de "rébellion" parmi les siens. "Je pense que ça peut durer trois matchs", avait-il espéré. Ca n'a finalement été qu'un seul, et c'est insuffisant.

(S.G.Stein--BBZ)