Berliner Boersenzeitung - 24 Heures du Mans: la bagarre du siècle (épisode II)

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24 Heures du Mans: la bagarre du siècle (épisode II)
24 Heures du Mans: la bagarre du siècle (épisode II) / Photo: JEAN-FRANCOIS MONIER - AFP

24 Heures du Mans: la bagarre du siècle (épisode II)

Soixante-deux bolides s'élanceront à 16h00 (GMT+2) ce samedi pour une ronde infernale de 24 heures sur le circuit du Mans, avec l'espoir pour les meilleurs de succéder à Ferrari au palmarès de la plus prestigieuse course d'endurance automobile du monde.

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Deux Cadillac, les plus rapides en qualifications, partiront en première ligne de ces 93es 24 Heures du Mans, dont la N.38 de Sébastien Bourdais, l'enfant du Mans qui, à 46 ans, n'a encore jamais gagné sa course de coeur.

Une Porsche et une BMW composeront la deuxième ligne. La première Ferrari n'est qu'en quatrième ligne.

2024 avait été une édition pour l'histoire, avec neuf voitures dans le même tour à l'arrivée, du jamais-vu depuis l'édition inaugurale de la course en 1923.

2025 réunit toutes les conditions pour être une nouvelle "course du siècle": vingt-et-une voitures de la catégorie reine au départ (les "Hypercars"), un duel attendu Toyota-Ferrari, Porsche en position d'arbitre et une meute de prétendants aux crocs aiguisés, BMW, Cadillac et les Français d'Alpine.

Difficile de rêver plus beau plateau, rendu possible par la création en 2021 de la catégorie "Hypercars", qui a attiré les marques les plus illustres de l'histoire du sport automobile.

L'équipe Toyota a pour elle l'expérience de cinq victoires consécutives entre 2018 et 2022. Rodée comme aucune autre, elle peut compter sur des pilotes solides et des mécaniques à la fiabilité presque à toute épreuve.

- La "référence" Toyota -

"Pour moi, Toyota reste la référence", assure ainsi Loïc Duval (Peugeot), du haut de ses douze participations au Mans.

Mais Ferrari, pour son retour dans la Sarthe en 2023, a réussi un coup de maître en remportant l'édition du centenaire. Et elle a récidivé l'an dernier, en battant Toyota de... 14 secondes!

L'écurie au Cheval cabré s'est pourtant ratée en qualifications jeudi, ne plaçant ses deux voitures officielles qu'en septième et onzième positions. "Partir au milieu du peloton n'est vraiment pas idéal, admet Alessandro Pier Guidi, vainqueur en 2023. Il faut essayer de se tenir à l'écart des problèmes".

Aux abords du circuit, les fans de la légendaire équipe italienne rencontrés par l'AFP doutent un peu: "On peut viser le podium", avance l'un des "tifosi", Alessandro Vecoli, venu avec trois de ses amis, qui s'attendent plutôt à une victoire de Toyota, Cadillac ou Porsche.

Porsche justement, 19 fois victorieuse au Mans, reste sur des victoires aux 24 Heures de Daytona et aux 12 Heures de Sebring, aux États-Unis, les deux autres grandes courses d'endurance, auxquelles les Toyota et Ferrari ne participent pas.

En retrait depuis le début de saison en championnat du monde, la firme de Stuttgart aligne quatre 963, trois d'usine et une privée.

Derrière, BMW, Cadillac et Alpine -dont les deux prototypes avaient abandonné l'an dernier- ont énormément progressé et se sont hissés au rang d'outsiders sérieux.

"On espère qu'ils finiront la course cette fois", disait samedi matin François Lebrun, venu de Seine-et-Marne avec des amis supporter la marque française. "On espère qu'ils feront un podium, ça serait beau ici au Mans", ajoutait-il.

- Federer donnera le départ -

Sébastien Buemi, déjà quatre fois vainqueur au Mans avec Toyota, admet que le plateau royal rend le pronostic difficile: "j'aurais tendance à dire que nous, on sera là, mais tu n'es pas à l'abri d'une mauvaise surprise", a lâché le pilote suisse à la veille du départ.

Quant aux Américains de Cadillac, ils ont déjà réussi un gros coup en décrochant la pole et la deuxième place des qualifications.

Les autres équipes, Peugeot et Aston Martin, sont a priori moins performantes et ne s'attendent pas à jouer les premiers rôles.

Sébastien Buemi assure que la recette de la victoire sera d'attaquer au maximum sans y laisser de plumes. Vu le niveau de la concurrence, "il ne faudra pas se promener, mais être capable d'opérer à un niveau très élevé, sans perdre le contrôle, et juger à quel moment prendre des risques", dit-il.

Roger Federer, le joueur de tennis aux vingt victoires en Grand Chelem, donnera le départ. Il succède dans cette mission honorifique à Zinedine Zidane (2023) et LeBron James (2024).

(T.Burkhard--BBZ)