Berliner Boersenzeitung - Mondial-2026: 96 ans d'une grande et belle histoire

EUR -
AED 4.228503
AFN 74.840624
ALL 94.127157
AMD 419.440648
AOA 1056.983085
ARS 1714.468211
AUD 1.637112
AWG 2.073955
AZN 1.950676
BAM 1.955006
BBD 2.309662
BDT 141.612509
BHD 0.432406
BIF 3405.166219
BMD 1.151398
BND 1.477291
BOB 13.503283
BRL 5.830796
BSD 1.146785
BTN 109.670334
BWP 15.669958
BYN 3.355692
BYR 22567.392285
BZD 2.306364
CAD 1.613764
CDF 2619.429118
CHF 0.929011
CLF 0.027077
CLP 1065.67602
CNY 7.777978
CNH 7.76506
COP 3596.597548
CRC 521.3657
CUC 1.151398
CUP 30.512035
CVE 110.223124
CZK 24.224279
DJF 204.208229
DKK 7.475034
DOP 66.740007
DZD 152.814845
EGP 58.895254
ERN 17.270963
ETB 185.09302
FJD 2.551953
FKP 0.866575
GBP 0.855817
GEL 3.010936
GGP 0.866575
GHS 13.400327
GIP 0.866575
GMD 85.203176
GNF 10066.170305
GTQ 8.750675
GYD 239.928428
HKD 9.029698
HNL 30.915197
HRK 7.539468
HTG 149.93741
HUF 362.251506
IDR 20800.57272
ILS 3.52022
IMP 0.866575
INR 109.786852
IQD 1508.330811
IRR 1583171.652906
ISK 142.611766
JEP 0.866575
JMD 181.368494
JOD 0.816293
JPY 184.639837
KES 148.988918
KGS 100.689588
KHR 4651.645831
KMF 495.674681
KRW 1652.261255
KWD 0.356715
KYD 0.955654
KZT 543.986636
LAK 26113.696403
LBP 102690.567426
LKR 385.18519
LRD 207.581137
LSL 19.124868
LTL 3.399777
LVL 0.696469
LYD 7.339702
MAD 10.805289
MDL 20.194399
MGA 4953.884174
MKD 61.500033
MMK 2417.754444
MNT 4140.683274
MOP 9.265636
MRU 46.182736
MUR 54.115187
MVR 17.800805
MWK 1998.826461
MXN 19.954239
MYR 4.709529
MZN 73.585828
NAD 19.124701
NGN 1564.899128
NIO 42.199753
NOK 10.995214
NPR 175.460149
NZD 1.961308
OMR 0.442725
PAB 1.146834
PEN 3.90218
PGK 5.059572
PHP 70.575491
PKR 318.483874
PLN 4.308605
PYG 6853.91987
QAR 4.195922
RON 5.248038
RSD 117.399938
RUB 91.792409
RWF 1688.041399
SAR 4.296631
SBD 9.304565
SCR 15.503035
SDG 690.838534
SEK 10.992565
SGD 1.477306
SLE 28.428769
SOS 655.405463
SRD 43.459473
STD 23831.604944
STN 24.488251
SVC 10.034316
SZL 19.020452
THB 38.458972
TJS 10.591076
TMT 4.041405
TND 3.396052
TRY 54.68183
TTD 7.783232
TWD 37.322094
TZS 3046.025658
UAH 51.161808
UGX 4295.181671
USD 1.151398
UYU 46.132474
UZS 13767.291304
VES 858.593013
VND 30255.27383
VUV 137.628024
WST 3.169249
XAF 655.662347
XAG 0.019692
XAU 0.000282
XCD 3.11171
XCG 2.066735
XDR 0.815434
XOF 659.750559
XPF 119.331742
YER 274.375111
ZAR 18.983379
ZMK 10363.964701
ZMW 21.415376
ZWL 370.749546
  • AEX

    1.7700

    1106.5

    +0.16%

  • BEL20

    77.4700

    5732.55

    +1.37%

  • PX1

    75.5300

    8561.51

    +0.89%

  • ISEQ

    131.0900

    13786.22

    +0.96%

  • OSEBX

    8.6600

    2023.04

    +0.43%

  • PSI20

    9.1500

    9154.94

    +0.1%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -113.3500

    4297.09

    -2.57%

  • N150

    23.8800

    4287.54

    +0.56%

Mondial-2026: 96 ans d'une grande et belle histoire
Mondial-2026: 96 ans d'une grande et belle histoire / Photo: Alexander NEMENOV - AFP/Archives

Mondial-2026: 96 ans d'une grande et belle histoire

Des pionniers de 1930 au sacre de Lionel Messi en 2022 en passant par les arabesques du Roi Pelé ou la figure en clair-obscur de Diego Maradona, la Coupe du monde de football regorge de grandes et petites histoires avant l'édition 2026 aux Etats-Unis, Canada et Mexique.

Taille du texte:

I - Uruguay, Italie, les pionniers

Le 13 juillet 1930 au stade Pocitos de Montevideo, la première maison du Peñarol, Lucien Laurent marque le premier but d'un Mondial alors à 13 pays participants, amené à devenir le plus gros évènement sportif planétaire.

Un joueur français lance ainsi la grande aventure d'une compétition inventée par un de ses compatriotes, Jules Rimet, président de la Fédération internationale (Fifa), et les Bleus battent le Mexique (4-1) lors du match d'ouverture.

La "Celeste" uruguayenne assume son statut de meilleure équipe du monde, hérité de ses titres olympiques en 1924 et 1928, en remportant à domicile la compétition face à l'Argentine (4-2).

L'Italie de Vittorio Pozzo, seul entraîneur deux fois vainqueur du trophée, succède au palmarès à l'Uruguay en remportant les deux éditions suivantes. D'abord à domicile en 1934, sous les yeux de son "duce" Benito Mussolini qui utilise la compétition comme outil de propagande, elle bat la Tchécoslovaquie en finale après avoir éliminé l'Espagne en match d'appui (1-1, puis 1-0), en quarts de finale.

En demies, la "Nazionale" avait éliminé l'Autriche (1-0) de Matthias Sindelar, le "Mozart du football", symbole de la "Wunderteam", et l'un des premiers héros du jeu, mort en 1939 dans des conditions mystérieuses après avoir refusé de jouer pour l'Allemagne hitlérienne post-Anschluss.

En 1938 en France, l'Italie récidive avec Silvio Piola et Giuseppe Meazza. Elle vient à bout de la Hongrie en finale (4-2), après avoir éliminé l'hôte français en quarts (3-1). Le Brésil atteint pour la première fois les demi-finales, il reviendra souvent à ce niveau (11 fois dans le dernier carré).

Mais le pays où le football est roi attend toujours son sacre. Les Brésiliens pensent enfin être couronnés en organisant la Coupe du monde, en 1950, mais ils vivent une terrible désillusion: le "Maracanazo", le drame du Maracana, en s'inclinant au dernier match contre l'Uruguay (2-1), sous un torrent de larmes.

Lors de la seule édition conclue par une poule de quatre, la Seleçao marche sur la Suède (7-1) et l'Espagne (6-1), de sorte qu'un nul lui suffit contre la Céleste, le 16 juillet 1950. Mais malgré le but de Friaca (47e), le Brésil s'incline. Juan Schiaffino (66e) fait trembler les Brésiliens et Alcides Ghiggia les crucifie en trompant le malheureux gardien Barbosa (79e) qui, toute sa vie, entendra parler de ce but maudit.

II - Le Brésil enfin roi

En 1954, en Suisse, le Brésil, immense favori, s'incline encore en finale. La merveilleuse Hongrie de Ferenc Puskas, l'une des plus belles équipes de tous les temps, la première à vaincre l'Angleterre à Wembley (6-3) en 1953, marche sur tout le monde, y compris la République fédérale d'Allemagne en poules (8-3), mais bute sur la dernière marche, contre la même RFA (3-2), après avoir pourtant mené 2-0 au bout de huit minutes!

Pour les Allemands, le "miracle de Berne" marque un grand retour dans le concert des nations, neuf ans après la fin de la Deuxième Guerre mondiale.

Le tour du Brésil arrive enfin en 1958, en Suède, par la grâce d'un prince de 17 ans, Pelé, vite sacré "Roi". La Seleçao termine sa démonstration par deux 5-2, en demies contre la France de Raymond Kopa et Just Fontaine (13 buts en un tournoi, record absolu), pour la première fois demi-finaliste, et face à la Suède en finale. Comme en 1934, 1950 et 1954, le finaliste malheureux ouvre le score, par Nils Liedholm, avant de s'écrouler.

Ce succès lance le règne du Brésil qui remporte ensuite les éditions de 1962 au Chili et de 1970 au Mexique, avec encore et toujours pour le guider Pelé, seul footballeur trois fois champion du monde.

Dans les Andes, Pelé ne peut pas aller au bout du tournoi, blessé lors du deuxième match contre les Tchécoslovaques. Les deux équipes se retrouvent au bout de la compétition et la Tchécoslovaquie rejoint la Hongrie dans le club des maudits: deux finales de Coupe du monde perdues, sans jamais gagner le trophée. Conformément à l'étrange malédiction, les Slaves ouvrent le score, par Josef Masopust, avant de s'incliner (3-1).

En 1966, Pelé est encore freiné, mais cette fois irrégulièrement. Agressé plusieurs fois par le Bulgare Dobromir Jetchev (2-0), "O Rey" manque le match suivant mais revient, sur une jambe, pour le choc décisif contre le Portugal (3-1) lors duquel João Morais achève les sombres œuvres de Jetchev.

L'Angleterre triomphe à Wembley lors d'une finale à sensation contre la RFA (4-2 a.p.), marquée par le triplé de Geoff Hurst. Dont le but du 3-2, très controversé: on n'a jamais su si sa frappe, qui avait heurté la transversale (101e), était entrée ou non.

Cette édition est aussi marquée par le parcours de la Corée du Nord, qui surprend l'Italie (1-0) et va jusqu'en quarts de finale où elle est éliminée par un Portugais génial: Eusebio, auteur d'un quadruplé qui signe une "remontada" mémorable (de 0-3 à 5-3).

Le triomphe final de Pelé advient quatre ans plus tard au Mexique, où un Brésil de légende empoche définitivement le trophée Jules-Rimet grâce à sa troisième victoire. En finale contre l'Italie (4-1), cette fois le futur vainqueur ouvre le score par son N.10.

Cette campagne mexicaine est jalonnée d'autres actions de légende du Roi Pelé, notamment un grand pont sans toucher le ballon qui a mystifié le gardien uruguayen en demi-finale (3-1), une frappe d'un souffle à côté depuis son propre camp contre la Tchécoslovaquie (4-1) en poules, ou encore cette sublime passe aveugle pour le dernier but en finale, signé Carlos Alberto.

Le Mondial mexicain est aussi celui d'un Italie-RFA de légende en demi-finales, avec cinq buts en prolongation (4-3 a.p. pour la "Nazionale") et une future star, le bras en, écharpe, Franz Beckenbauer.

III - Les spécialistes allemands

L'ère "samba" brésilienne laisse place à la période allemande, qui applique une certaine "realpolitik" au football. En 1974, la RFA de Beckenbauer terrasse en finale les Pays-Bas de Johan Cruyff et leur révolutionnaire football total (2-1). Les "Oranje" ont pourtant ouvert le score dès la deuxième minute, sur un penalty de Johan Neeskens obtenu par Cruyff, le génie aux jambes et aux cheveux longs.

Les Néerlandais avaient survolé les poules et les demi-finales en assommant tous leurs adversaires, l'Argentine (4-0), la RDA (2-0) et le Brésil (2-0), mais n'assument pas leur rang de favoris en finale.

Cette édition voit aussi apparaître sur l'échiquier la Pologne, emmenée par Grzegorz Lato, troisième, une médaille de bronze qu'elle obtiendra aussi en 1982.

En 1978, les Pays-Bas ont le malheur de perdre une seconde finale de rang, sans Cruyff, qui boude. Ils sont à nouveau battus par le pays organisateur, l'Argentine (3-1 a.p.), devant la "statue de cire" du dictateur Jorge Videla et à cause de Mario Kempes, auteur d'un doublé.

La domination germanique reprend avec les années 1980. Les Allemands, champions d'Europe en 1980, disputent trois finales mondiales de rang, mais ils ne remportent que celle de 1990.

En 1982, l'Italie de Paolo Rossi s'impose (3-1) à Madrid au terme d'un parcours heurté, la "Nazionale" se réveillant en même temps que son buteur. Après trois nuls au premier tour du "Mundial", l'Italie n'élimine le débutant Cameroun que par la grâce d'un but marqué de plus en phase de groupe (2 contre 1)!

Dans les poules qui font office de quarts de finale, elle domine l'Argentine de Diego Maradona (2-1) puis le Brésil de Socrates (3-2), avec un triplé de Rossi. Avec aussi un doublé en demies contre la Pologne (2-0) et encore un but en finale contre l'Allemagne (3-1), l'Italien termine meilleur buteur (6 buts).

Pour atteindre cette finale, l'Allemagne étale son réalisme en se qualifiant malgré une défaite surprise contre l'Algérie (2-1), par le biais d'un succès bien arrangeant contre l'Autriche (1-0), un "match de la honte" qui a beaucoup fait jaser. Les Allemands montrent aussi leurs nerfs d'acier en remontant en demi-finale la France de Michel Platini qui menait 3-1 (3-3 a.p., 5 t.a.b. à 4), à Séville. Un match resté dans l'histoire, pour son scénario et la charge impunie d'Harald Schumacher sur Patrick Battiston (qui a fini sur une civière).

En 1986 au Mexique, la RFA perd encore en finale, cette fois contre l'Argentine (3-2), portée par le joueur qui a le plus nettement survolé, tout seul, une Coupe du monde, Diego Maradona.

Le "Pibe de oro" marque cinq buts, dont deux doublés contre l'Angleterre en quarts (2-1) et la Belgique en demies (2-0). Les deux buts face aux Anglais sont restés dans l'histoire: le premier, diabolique, marqué de la main et non signalé par l'arbitre; le second, divin, quatre minutes plus tard, en dribblant toute la défense et le milieu anglais.

En 1986, c'est aussi la première qualification d'une équipe africaine pour le deuxième tour. Le Maroc domine un groupe où figurent l'Angleterre, le Portugal et la Pologne.

En finale, Maradona est surveillé de près par les Allemands mais il s'échappe une fois pour donner le but de la victoire à Jorge Burruchaga (84e), alors que la RFA venait de revenir de 0-2 à 2-2.

En 1990, le génial N.10 guide encore l'Argentine jusqu'en finale, mais cette fois l'Allemagne prend sa revanche (1-0), pour sa troisième finale de rang.

Les autres héros de 1990 sont les Lions indomptables du Cameroun, portés par un buteur de 38 ans, Roger Milla (4 buts), premiers quarts de finalistes du continent africain, battus par l'Angleterre (3-2 a.p.).

Ce "Mondiale" italien annonce deux décennies d'un football plus austère et calculateur. En 1994 aux États-Unis, pour la première fois, aucun but n'est marqué en finale et le Brésil s'impose aux tirs au but contre l'Italie (0-0, 3-2 t.a.b.) quand la frappe de Roberto Baggio, le meilleur joueur italien, s'envole dans les nuages.

La surprise de la compétition est bulgare, personnifiée par Hristo Stoitchkov, co-meilleur buteur du tournoi avec le Russe Oleg Salenko (6 buts), auteur du seul quintuplé mondial contre le Cameroun (6-1).

IV - Le règne de l'Europe

L'Europe remporte toutes les Coupes du monde suivantes, sauf en 2002 (Brésil). En 1998, la France triomphe à domicile en corrigeant justement la "Seleçao" en finale (3-0), grâce à un doublé de Zinédine Zidane.

Après avoir survolé un premier tour à leur main (Afrique du Sud, Arabie saoudite, Danemark), les Bleus abattent en 8e le Paraguay, soit la première victoire au but en or de l'histoire de la compétition (1-0), à cinq minutes des tirs au but.

La France dompte ensuite l'Italie en quarts (0-0, 4-3 t.a.b.) puis la Croatie en demies (2-1) grâce aux deux seuls buts du défenseur Lilian Thuram en 142 sélections.

Ronaldo et le Brésil s'imposent en 2002, suspendant pour un temps l'implacable règne européen sur la compétition. "O Fenomeno" claque huit buts, une performance digne du football d'un autre temps, dont les deux de la victoire finale aux dépens de l'Allemagne (2-0).

L'hôte sud-coréen fait sensation, signant la première demi-finale du continent asiatique, pour la première coorganisation (Japon-Corée du Sud). Les "Guerriers Taeguk" de Guus Hiddink éliminent l'Italie (2-1 but en or) en 8e et l'Espagne (0-0, 5-3 t.a.b.) en quarts, non sans polémiques arbitrales, avant de buter sur l'Allemagne (1-0).

En 2006 et 2010, les finales sont 100% européennes. L'Italie et la France se retrouvent à Berlin, où Zidane précipite la chute des siens, qu'il a pourtant portés jusque-là par son talent. "Zizou" est exclu pour un coup de boule à Marco Materazzi, l'une des images les plus célèbres de l'histoire de la Coupe du monde.

La Nazionale est portée par une défense de fer, commandée par Fabio Cannavaro, et un gardien fabuleux, Gianluigi Buffon. Elle triomphe une quatrième fois.

Ce Mondial allemand est aussi marqué par la "bataille de Nuremberg" en huitièmes entre les Pays-Bas et le Portugal. Bilan: quatre cartons rouges et 16 jaunes pour une victoire à la Pyrrhus des Lusitaniens (1-0).

En 2010, pour le premier tournoi africain, en Afrique du Sud, l'Espagne et les Pays-Bas portent l'Europe sur le toit du monde. La génération dorée de Xavi et Andrés Iniesta, buteur en finale, est sacrée (1-0 a.p.), bouchant un grand trou au palmarès de l'Espagne, cet immense pays de football. Inconsolables, les Pays-Bas de Wesley Sneijder et Arjen Robben perdent une troisième finale (sur trois), après celles de 1974 et 1978.

Côté sombre, la France se couvre d'opprobre, sous les yeux du monde entier, quand ses joueurs font grève et refusent de descendre de leur car à Knysna.

Côté lumière, le Ghana frôle la première demi-finale d'un pays africain, mais Asamoah Gyan manque à la toute fin de la prolongation le penalty qui aurait envoyé les Black Stars dans l'histoire, et l'Uruguay du roublard Luis Suarez atteint le dernier carré (1-1 a.p., 4-2 t.a.b.).

En 2014 au Brésil, l'Europe s'impose encore, mais pour la première fois sur le continent sud-américain, car l'Allemagne vient à bout de l'Argentine en finale (1-0 a.p.). Sur sa route, elle a infligé au Brésil la pire défaite de son histoire, un terrible 7-1 en demi-finale, dans le stade de l'Atletico Mineiro à Belo Horizonte. Le "Mineirazo" rejoint le "Maracanazo" dans les cauchemars brésiliens.

Dans ce tournoi, l'Angleterre et l'Italie passent à la trappe ensemble au premier tour, éliminées par l'Uruguay et l'épatant Costa Rica du gardien Keylor Navas qui ira jusqu'en quarts, éliminé par les Pays-Bas (0-0, 4-3 t.a.b.).

Avec quatre sacres, l'Allemagne de Miroslav Klose - meilleur buteur de l'histoire de la compétition (16 buts en quatre éditions) - rejoint l'Italie, à une longueur du Brésil.

Et en 2018 la France rejoint au rang des doubles vainqueurs l'Uruguay, qu'elle bat en quarts de finale (2-0), après avoir éliminé l'Argentine (4-3) en 8e de finale dans le match le plus spectaculaire du tournoi avant de régler la Croatie en finale (4-2).

V - Messi enfin sacré

En 2022, l'émirat du Qatar accueille la Coupe du monde. Soupçons de corruption lors de l'attribution, conditions de travail des ouvriers sur les chantiers des stades, déplacement du tournoi en hiver pour éviter les fortes chaleurs: les controverses précèdent cette édition. La dernière avant le passage de 32 à 48 participants.

Sur le terrain, la France de Kylian Mbappé se hisse à nouveau en finale, mais c'est l'Argentine de Lionel Messi qui s'offre son troisième sacre mondial. Le premier pour l'octuple Ballon d'Or qui termine deuxième meilleur buteur du tournoi (7 buts), derrière Mbappé (8), et meilleur joueur de la compétition.

Lors de la finale, l'Albiceleste et les Bleus, à égalité 3-3 après prolongation, se départagent lors d'une séance de tirs au but dont le fantasque et provocateur gardien argentin Emiliano Martinez est le héros (4 tirs au but à 2).

L'Argentine avait pourtant débuté son tournoi par un revers inattendu (2-1) face à l'Arabie saoudite, entraînée par Hervé Renard. Autre sensation lors de ce tournoi, le parcours du Maroc, premier pays africain à atteindre les demi-finales d'un Mondial.

(T.Burkhard--BBZ)