Berliner Boersenzeitung - Dépistage du VIH: du mieux en 2021, mais un retard dû au Covid pas encore rattrapé

EUR -
AED 4.21368
AFN 72.855364
ALL 93.681895
AMD 422.469301
ANG 2.054237
AOA 1052.706336
ARS 1648.454913
AUD 1.633555
AWG 2.065248
AZN 1.949531
BAM 1.933505
BBD 2.31204
BDT 140.916347
BGN 1.940049
BHD 0.432674
BIF 3431.75376
BMD 1.14736
BND 1.470642
BOB 7.961201
BRL 5.840981
BSD 1.147963
BTN 108.494964
BWP 15.381637
BYN 3.178153
BYR 22488.256
BZD 2.308778
CAD 1.620422
CDF 2661.875339
CHF 0.921558
CLF 0.025822
CLP 1016.285446
CNY 7.753228
CNH 7.769761
COP 3941.1816
CRC 522.870871
CUC 1.14736
CUP 30.40504
CVE 109.400865
CZK 23.86744
DJF 203.908666
DKK 7.38457
DOP 67.235231
DZD 152.460019
EGP 57.262669
ERN 17.2104
ETB 181.713165
FJD 2.562859
FKP 0.856464
GBP 0.86653
GEL 3.034766
GGP 0.856464
GHS 12.962529
GIP 0.856464
GMD 83.756918
GNF 10070.951271
GTQ 8.75018
GYD 240.131092
HKD 8.992377
HNL 30.631296
HRK 7.532759
HTG 149.921285
HUF 344.953373
IDR 20364.033696
ILS 3.372401
IMP 0.856464
INR 108.206946
IQD 1503.0416
IRR 1577619.999934
ISK 142.651305
JEP 0.856464
JMD 181.556505
JOD 0.8135
JPY 183.879355
KES 148.606271
KGS 100.336358
KHR 4603.774043
KMF 487.627784
KPW 1032.624402
KRW 1734.653423
KWD 0.3535
KYD 0.956669
KZT 559.819939
LAK 25276.340575
LBP 102746.088062
LKR 384.578843
LRD 208.991429
LSL 18.581332
LTL 3.387856
LVL 0.694026
LYD 7.314443
MAD 10.607363
MDL 20.032014
MGA 4818.911941
MKD 60.909485
MMK 2409.393803
MNT 4106.839908
MOP 9.262002
MRU 45.986241
MUR 54.075353
MVR 17.738466
MWK 1991.817255
MXN 19.921933
MYR 4.663794
MZN 73.318719
NAD 18.589431
NGN 1559.399523
NIO 42.004964
NOK 11.141955
NPR 173.590843
NZD 1.987907
OMR 0.441158
PAB 1.147963
PEN 3.915378
PGK 5.034329
PHP 69.269576
PKR 319.308208
PLN 4.185191
PYG 7005.224033
QAR 4.176967
RON 5.171193
RSD 115.964885
RUB 83.724633
RWF 1707.27168
SAR 4.304773
SBD 9.249356
SCR 16.195128
SDG 688.988904
SEK 10.961654
SGD 1.47095
SHP 0.85662
SLE 28.397494
SLL 24059.569724
SOS 655.724876
SRD 42.833274
STD 23748.035489
STN 24.553504
SVC 10.044269
SYP 126.820108
SZL 18.583652
THB 37.328785
TJS 10.641495
TMT 4.027234
TND 3.340826
TOP 2.762568
TRY 53.28921
TTD 7.798082
TWD 36.208963
TZS 3011.823408
UAH 51.411926
UGX 4247.028287
USD 1.14736
UYU 46.345997
UZS 13774.056637
VES 683.86832
VND 30205.39936
VUV 136.523105
WST 3.143481
XAF 648.479501
XAG 0.01722
XAU 0.00027
XCD 3.100798
XCG 2.068926
XDR 0.807394
XOF 648.258605
XPF 119.331742
YER 273.788809
ZAR 18.824495
ZMK 10327.618428
ZMW 20.290039
ZWL 369.449452
  • AEX

    -1.3000

    1081.41

    -0.12%

  • BEL20

    -54.7500

    5648.88

    -0.96%

  • PX1

    37.1000

    8467.98

    +0.44%

  • ISEQ

    48.0800

    13786.23

    +0.35%

  • OSEBX

    -24.4000

    1927.39

    -1.25%

  • PSI20

    -50.0000

    9040.4

    -0.55%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -88.3500

    4200.66

    -2.06%

  • N150

    -44.0500

    4232.51

    -1.03%

Dépistage du VIH: du mieux en 2021, mais un retard dû au Covid pas encore rattrapé
Dépistage du VIH: du mieux en 2021, mais un retard dû au Covid pas encore rattrapé / Photo: STEPHANE DE SAKUTIN - POOL/AFP/Archives

Dépistage du VIH: du mieux en 2021, mais un retard dû au Covid pas encore rattrapé

Reparti en hausse en 2021, le dépistage du VIH n'a pas encore rattrapé le retard lié au Covid, une "perte de chance" pour certains malades, a constaté Santé publique France, deux jours avant la Journée mondiale de lutte contre le sida.

Taille du texte:

Avec 5,7 millions de sérologies du virus de l’immunodéficience humaine (VIH) effectuées en laboratoires, le dépistage a recommencé à augmenter l'an passé, de 8%, selon le bilan annuel de l'agence sanitaire.

Le nombre de ces tests sanguins avait chuté de 13% entre 2019 et 2020, après six ans de hausse. Un effet collatéral de la crise sanitaire du Covid-19 qui avait inquiété les acteurs de la lutte contre le sida.

En 2021, le dépistage est bel et bien reparti. Mais il est resté "inférieur au niveau observé avant l'épidémie de Covid-19" (6,1 millions), a noté Santé publique France.

Or la détection tardive d'une séropositivité représente "une perte de chance" pour la santé de la personne atteinte, mais aussi un risque d'augmenter la propagation de la maladie.

En 2021, 29% des infections à VIH ont été découvertes à un stade avancé de l’infection, une proportion qui ne diminue pas depuis plusieurs années.

Or, "un dépistage précoce permet de bénéficier d'un traitement antirétroviral, de baisser la charge virale dans l'organisme et de ne plus transmettre le VIH à ses partenaires", a souligné Florence Lot, pilote de l'unité VIH/sida, hépatites B et C, IST à Santé publique France, lors d'un point presse.

Le nombre de découvertes de séropositivité s'est stabilisé en 2021, à 5.013 personnes. Il avait dégringolé entre 2019 et 2020 (-22%), avec la chute des dépistages mais aussi "possiblement" avec une moindre exposition au virus liée aux mesures de distanciation sociale et de fermeture de frontières.

Les hétérosexuels (hommes ou femmes) et les hommes ayant des rapports sexuels avec les hommes (HSH) sont restés les catégories les plus touchées, représentant respectivement 51% et 44% des découvertes de séropositivité.

Face à de multiples "freins au dépistage", Santé publique France rediffuse une campagne de communication avec le slogan "Vivre avec le VIH, c’est d’abord vivre", pour mieux faire connaître l'effet préventif des antirétroviraux et lutter contre les discriminations.

- "Virus hypercomplexe" -

Outre le dépistage, la prophylaxie préexposition (PrEP), pilule préventive pour les personnes très exposées au VIH, reste en deçà des attentes.

"Le compte n'y est pas", a lancé Gilles Pialoux, vice-président de la Société française de lutte contre le sida, lors d'un autre point presse de l'ANRS/Maladies infectieuses émergentes, évoquant environ 40.000 utilisateurs en France.

La PrEP "n'a pas assez diffusé" au-delà des homosexuels, malgré la possibilité désormais de la prescrire en médecine de ville, selon ce chef de service des maladies infectieuses et tropicales à l'hôpital Tenon (AP-HP).

Il a notamment pointé une proportion insuffisante de femmes ou de migrants dans les bénéficiaires de "ce traitement qui marche extrêmement bien" et "ne s'oppose pas au préservatif".

Au-delà, plus de quarante ans après la première alerte sur le sida, il n’existe toujours pas de vaccin.

Le VIH est "un virus vraiment hypercomplexe", pour lequel il est extrêmement difficile de trouver un vaccin qui pourrait fonctionner", a rappelé Michaela Müller-Trutwin (Institut Pasteur).

On ne guérit pas du VIH: les personnes séropositives doivent suivre un traitement à vie. "La trithérapie, très efficace, a transformé une maladie mortelle en infection chronique. Mais si on arrête le traitement, le virus rebondit en quelques semaines au même niveau", a souligné cette spécialiste.

De multiples études cherchent notamment à identifier de nouvelles molécules pour réguler le VIH dormant dans les cellules et à renforcer la réponse immunitaire des personnes vivant avec le VIH, selon elle.

"On espère toujours trouver un traitement curatif, on n'y est pas encore", a déploré Emmanuel Bodoignet, membre, pour AIDES, d'un groupe d'associations de lutte contre le sida.

En attendant, a-t-il noté, "les séropositifs souffrent toujours d'énormément de discriminations" et restent vulnérables à différentes pathologies, comme avec le Covid ou, plus récemment, la variole du singe.

Mais la recherche sur le sida continue et pourrait aussi, à terme, bénéficier de celles sur le Covid-19, et réciproquement, ont insisté les experts.

(G.Gruner--BBZ)