Berliner Boersenzeitung - Climat: l'UE finalise les modalités d'une "taxe carbone" à ses frontières

EUR -
AED 4.21368
AFN 72.855364
ALL 93.681895
AMD 422.469301
ANG 2.054237
AOA 1052.706336
ARS 1648.454913
AUD 1.633555
AWG 2.065248
AZN 1.949531
BAM 1.933505
BBD 2.31204
BDT 140.916347
BGN 1.940049
BHD 0.432674
BIF 3431.75376
BMD 1.14736
BND 1.470642
BOB 7.961201
BRL 5.840981
BSD 1.147963
BTN 108.494964
BWP 15.381637
BYN 3.178153
BYR 22488.256
BZD 2.308778
CAD 1.620422
CDF 2661.875339
CHF 0.921558
CLF 0.025822
CLP 1016.285446
CNY 7.753228
CNH 7.769761
COP 3941.1816
CRC 522.870871
CUC 1.14736
CUP 30.40504
CVE 109.400865
CZK 23.86744
DJF 203.908666
DKK 7.38457
DOP 67.235231
DZD 152.460019
EGP 57.262669
ERN 17.2104
ETB 181.713165
FJD 2.562859
FKP 0.856464
GBP 0.86653
GEL 3.034766
GGP 0.856464
GHS 12.962529
GIP 0.856464
GMD 83.756918
GNF 10070.951271
GTQ 8.75018
GYD 240.131092
HKD 8.992377
HNL 30.631296
HRK 7.532759
HTG 149.921285
HUF 344.953373
IDR 20364.033696
ILS 3.372401
IMP 0.856464
INR 108.206946
IQD 1503.0416
IRR 1577619.999934
ISK 142.651305
JEP 0.856464
JMD 181.556505
JOD 0.8135
JPY 183.879355
KES 148.606271
KGS 100.336358
KHR 4603.774043
KMF 487.627784
KPW 1032.624402
KRW 1734.653423
KWD 0.3535
KYD 0.956669
KZT 559.819939
LAK 25276.340575
LBP 102746.088062
LKR 384.578843
LRD 208.991429
LSL 18.581332
LTL 3.387856
LVL 0.694026
LYD 7.314443
MAD 10.607363
MDL 20.032014
MGA 4818.911941
MKD 60.909485
MMK 2409.393803
MNT 4106.839908
MOP 9.262002
MRU 45.986241
MUR 54.075353
MVR 17.738466
MWK 1991.817255
MXN 19.921933
MYR 4.663794
MZN 73.318719
NAD 18.589431
NGN 1559.399523
NIO 42.004964
NOK 11.141955
NPR 173.590843
NZD 1.987907
OMR 0.441158
PAB 1.147963
PEN 3.915378
PGK 5.034329
PHP 69.269576
PKR 319.308208
PLN 4.185191
PYG 7005.224033
QAR 4.176967
RON 5.171193
RSD 115.964885
RUB 83.724633
RWF 1707.27168
SAR 4.304773
SBD 9.249356
SCR 16.195128
SDG 688.988904
SEK 10.961654
SGD 1.47095
SHP 0.85662
SLE 28.397494
SLL 24059.569724
SOS 655.724876
SRD 42.833274
STD 23748.035489
STN 24.553504
SVC 10.044269
SYP 126.820108
SZL 18.583652
THB 37.328785
TJS 10.641495
TMT 4.027234
TND 3.340826
TOP 2.762568
TRY 53.28921
TTD 7.798082
TWD 36.208963
TZS 3011.823408
UAH 51.411926
UGX 4247.028287
USD 1.14736
UYU 46.345997
UZS 13774.056637
VES 683.86832
VND 30205.39936
VUV 136.523105
WST 3.143481
XAF 648.479501
XAG 0.01722
XAU 0.00027
XCD 3.100798
XCG 2.068926
XDR 0.807394
XOF 648.258605
XPF 119.331742
YER 273.788809
ZAR 18.824495
ZMK 10327.618428
ZMW 20.290039
ZWL 369.449452
  • AEX

    -1.3000

    1081.41

    -0.12%

  • BEL20

    -54.7500

    5648.88

    -0.96%

  • PX1

    37.1000

    8467.98

    +0.44%

  • ISEQ

    48.0800

    13786.23

    +0.35%

  • OSEBX

    -24.4000

    1927.39

    -1.25%

  • PSI20

    -50.0000

    9040.4

    -0.55%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -88.3500

    4200.66

    -2.06%

  • N150

    -44.0500

    4232.51

    -1.03%

Climat: l'UE finalise les modalités d'une "taxe carbone" à ses frontières
Climat: l'UE finalise les modalités d'une "taxe carbone" à ses frontières / Photo: Jean-Christophe Verhaegen - AFP/Archives

Climat: l'UE finalise les modalités d'une "taxe carbone" à ses frontières

Verdir les importations industrielles en faisant payer les émissions carbones liées à leur production: l'UE finalise lundi les modalités d'un mécanisme inédit, qui doit aussi signer la fin des "droits à polluer" gratuits alloués aux industriels européens.

Taille du texte:

Avec l'envolée du prix de la tonne de CO2, l'idée est d'éviter un "dumping écologique" qui verrait les industriels délocaliser leur production hors d'Europe, tout en encourageant le reste du monde à adopter les standards européens.

L'appellation populaire de "taxe carbone" est trompeuse: il ne s'agit pas véritablement d'une taxe, mais d'un "ajustement" aux frontières ("CBAM" en anglais), consistant à appliquer aux importations les critères du marché du carbone européen, où les industriels de l'UE sont tenus d'acheter des "droits à polluer".

L'importateur devra déclarer les émissions directement liées au processus de production, et si celles-ci dépassent le standard européen, acquérir un "certificat d'émission" au prix du CO2 dans l'UE. Si un marché carbone existe dans le pays exportateur, il paiera seulement la différence.

Commission et Etats défendent une application progressive du mécanisme sur dix ans à partir de 2026. Les eurodéputés, eux, demandent une mise en oeuvre graduelle entre 2027 et 2032.

La collecte des recettes pourrait être confiée aux Etats ou à une nouvelle autorité européenne centralisée -- autre question en suspens.

Voici plusieurs aspects de ce dispositif à l'impact mondial, au coeur d'ultimes pourparlers entre le Parlement européen et les Etats membres.

- Secteurs concernés -

La proposition de la Commission européenne, reprise par les Etats, vise les importations dans les cinq secteurs jugés les plus polluants (acier, aluminium, ciment, engrais, électricité).

Le Parlement européen a réclamé d'élargir la liste (hydrogène, plastiques, chimie). Selon Bruxelles, l'inclusion de produits chimiques organiques s'avérerait extrêmement complexe.

- Quotas gratuits -

Actuellement, les industriels européens se voient allouer des quotas gratuits couvrant une partie de leurs émissions, pour soutenir leur compétitivité face aux importations non soumises aux mêmes critères environnementaux.

L'équivalent de 98,5 milliards d'euros leur ont ainsi été distribués entre 2013 et 2021, selon l'ONG WWF.

A mesure que montera en puissance l'"ajustement aux frontières", les quotas gratuits distribués aux secteurs concernés seront supprimés progressivement.

Un point crucial: en traitant à égalité importations et production locale, Bruxelles estime rester dans les clous des règles de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) et contrer les accusations de "protectionnisme".

Mais le calendrier reste âprement discuté. Les eurodéputés réclament une suppression très progressive, permettant aux entreprises de recevoir encore 50% d'allocations gratuites en 2030, avant leur disparition complète en 2032. Les Etats veulent en maintenir jusqu'en 2035.

La question ne sera réglée qu'en fin de semaine dans le cadre d'autres négociations sur le marché du carbone, prévient Pascal Canfin, président de la commission Environnement au Parlement européen.

Les ONG environnementales appellent à accompagner ces quotas gratuits, tant qu'ils existent, de conditions drastiques en termes d'investissements verts.

- Aides à l'exportation -

Autre point controversé: le Parlement veut que les sites industriels européens, sous certaines conditions, continuent de recevoir des allocations gratuites pour leur production destinée aux exportations vers des pays hors-UE sans tarification carbone comparable.

Les Etats restent réticents à tout "rabais à l'exportation".

"Nous n'avons aucun dispositif pour nous assurer qu'une entreprise qui investit pour décarboner, ce qui est coûteux, ne se trouve pas défavorisée sur le marché mondial", fait valoir Pascal Canfin.

"Sans solution viable alternative, les exportations européennes souffriront de la concurrence", alors qu'elles pâtissent déjà des coûts énergétiques, s'alarme Aegis Europe, alliance d'une vingtaine d'industries (sidérurgie, engrais...). Selon elle, de telles aides seraient compatibles aux règles de l'OMC.

Ce que réfute Pascal Lamy, ex-directeur général de l'OMC et responsable de l'Institut Jacques Delors.

"Ce n'est pas compatible car le CBAM n'est pas une taxe, c'est très différent d'une TVA sur laquelle on accorderait des exemptions aux exportateurs. Il serait très périlleux de risquer un contentieux là-dessus", a-t-il expliqué à l'AFP.

- Emissions "indirectes" -

Les eurodéputés souhaitent inclure les émissions "indirectes" générées par l'électricité utilisée pour la production des produits importés. Une idée écartée initialement par la Commission et les Etats qui jugeaient le traçage trop complexe.

Les revenus attendus, qui pourraient dépasser 14 milliards d'euros annuels, alimenteront le budget général de l'UE, contribuant à rembourser le plan de relance post-Covid.

Des ONG appellent, elles, à les réserver strictement à la décarbonation et à l'aide aux pays en développement affectés.

Avec l'extension des standards européens au reste du monde, "l'objectif est quand même que ce dispositif ne rapporte plus aucune recette le plus vite possible", rappelle M. Lamy.

(H.Schneide--BBZ)