Berliner Boersenzeitung - L'ocytocine: "hormone de l'amour"? Pas si vite, selon une étude

EUR -
AED 4.250629
AFN 72.917365
ALL 96.067846
AMD 433.421907
ANG 2.07188
AOA 1061.354799
ARS 1614.593841
AUD 1.633691
AWG 2.086251
AZN 1.965005
BAM 1.958458
BBD 2.315422
BDT 141.051423
BGN 1.97839
BHD 0.437229
BIF 3413.898526
BMD 1.157421
BND 1.474916
BOB 7.944399
BRL 6.067184
BSD 1.14965
BTN 107.10522
BWP 15.68751
BYN 3.554801
BYR 22685.446834
BZD 2.312118
CAD 1.586048
CDF 2633.131686
CHF 0.909935
CLF 0.026794
CLP 1057.928633
CNY 7.986724
CNH 7.975561
COP 4275.269217
CRC 537.87178
CUC 1.157421
CUP 30.67165
CVE 110.423444
CZK 24.496582
DJF 204.723753
DKK 7.470885
DOP 69.509738
DZD 152.736687
EGP 60.462682
ERN 17.361311
ETB 179.495654
FJD 2.556773
FKP 0.866976
GBP 0.863702
GEL 3.142423
GGP 0.866976
GHS 12.549006
GIP 0.866976
GMD 85.648576
GNF 10075.457045
GTQ 8.794619
GYD 240.51511
HKD 9.069723
HNL 30.429663
HRK 7.536201
HTG 150.796374
HUF 392.361588
IDR 19595.133414
ILS 3.595522
IMP 0.866976
INR 108.245809
IQD 1505.843608
IRR 1522152.972957
ISK 143.809248
JEP 0.866976
JMD 180.619166
JOD 0.820617
JPY 183.536257
KES 149.09851
KGS 101.214014
KHR 4608.612794
KMF 495.376255
KPW 1041.621788
KRW 1732.190165
KWD 0.354587
KYD 0.958
KZT 552.863291
LAK 24664.390376
LBP 102953.725972
LKR 358.34418
LRD 210.380962
LSL 19.370795
LTL 3.417562
LVL 0.700112
LYD 7.362564
MAD 10.8022
MDL 20.146908
MGA 4783.864259
MKD 61.624924
MMK 2430.320913
MNT 4131.615726
MOP 9.274987
MRU 45.883838
MUR 53.77357
MVR 17.8825
MWK 1993.560515
MXN 20.588067
MYR 4.559124
MZN 73.957478
NAD 19.370795
NGN 1566.973619
NIO 42.310711
NOK 11.03919
NPR 171.368893
NZD 1.969658
OMR 0.445019
PAB 1.14956
PEN 3.959574
PGK 4.96212
PHP 69.268188
PKR 321.061384
PLN 4.276919
PYG 7470.719566
QAR 4.192516
RON 5.095774
RSD 117.505102
RUB 97.460729
RWF 1678.308166
SAR 4.346114
SBD 9.315597
SCR 15.880763
SDG 695.609849
SEK 10.780506
SGD 1.479809
SHP 0.868365
SLE 28.530385
SLL 24270.54709
SOS 655.841051
SRD 43.405559
STD 23956.272844
STN 24.535205
SVC 10.058651
SYP 128.202081
SZL 19.375802
THB 37.814108
TJS 11.006838
TMT 4.050973
TND 3.395472
TOP 2.786791
TRY 51.267455
TTD 7.792181
TWD 36.983072
TZS 2996.752116
UAH 50.555942
UGX 4345.234879
USD 1.157421
UYU 46.566818
UZS 14013.017322
VES 526.262586
VND 30454.054954
VUV 137.775127
WST 3.176154
XAF 656.89957
XAG 0.016013
XAU 0.000247
XCD 3.127988
XCG 2.071712
XDR 0.816972
XOF 656.89957
XPF 119.331742
YER 276.103021
ZAR 19.525283
ZMK 10418.175586
ZMW 22.504291
ZWL 372.689011
  • AEX

    -9.1900

    968.4

    -0.94%

  • BEL20

    -64.0600

    4940.86

    -1.28%

  • PX1

    -104.6300

    7703.39

    -1.34%

  • ISEQ

    -122.0500

    11962.44

    -1.01%

  • OSEBX

    -19.3900

    1979.07

    -0.97%

  • PSI20

    -112.7300

    8833.98

    -1.26%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -36.6200

    3662.63

    -0.99%

  • N150

    -38.1400

    3775.82

    -1%

L'ocytocine: "hormone de l'amour"? Pas si vite, selon une étude
L'ocytocine: "hormone de l'amour"? Pas si vite, selon une étude / Photo: Martin BUREAU - AFP/Archives

L'ocytocine: "hormone de l'amour"? Pas si vite, selon une étude

L’ocytocine est souvent appelée "hormone de l'amour" car considérée comme essentielle dans les comportements de mise en couple et de soins maternels, mais une nouvelle étude impliquant le campagnol des prairies remet son rôle en cause.

Taille du texte:

Cette recherche a établi que même en supprimant les récepteurs liés à cette hormone, le petit rongeur restait capable de former des couples solides et la mère de concevoir et s'occuper de sa progéniture.

Les campagnols des prairies font partie des rares mammifères qui forment un couple pour la vie, ce qui en fait des sujets de choix pour les études consacrées au sujet.

Dans de précédentes recherches, des campagnols empêchés de traiter l'hormone par une administration de médicaments se retrouvaient solitaires et les femelles n’arrivaient plus à produire de lait pour leurs petits.

Le psychiatre Devanand Manoli et le neurobiologiste Nirao Shah ont procédé différemment, en produisant des campagnols génétiquement modifiés de façon à les priver de récepteurs pour l’ocytocine.

A leur grande surprise les campagnols mutants n'ont eu aucune difficulté à former des couples avec leurs congénères non-manipulés, et les femelles mutantes n'ont pas eu plus de mal à s'occuper de leurs petits.

Un résultat qui suggère que l’ocytocine n'est pas le moteur principal, et encore moins unique, d'une relation de couple et des soins maternels.

"La génétique révèle qu'il n'y a pas un +point de rupture unique+ pour des comportements aussi essentiels à la survie des espèces", a expliqué à l'AFP M. Manoli, professeur assistant à l'Université de Californie à San Francisco.

- "Comportements très complexes" -

Pour autant l'expérience a aussi prouvé aussi que priver un partenaire de récepteur pour l’ocytocine n'était pas sans conséquences, selon l'étude publiée vendredi dans la revue scientifique Neuron.

Des mâles mutants accouplés avec des femelles ordinaires n'ont pas fait preuve de l'agressivité attendue quand ils étaient confrontés à des intrus femelles.

Et si les femelles mutantes ont pu se reproduire et s'occuper de leur progéniture, certaines avaient un plus petit nombre de petits, et moins d'entre eux survivaient que ceux issus de femelles normales.

Les petits campagnols issus de femelles mutantes pesaient aussi moins lourds, suggérant ainsi que leurs mères n'arrivaient pas à les élever aussi bien.

L'expérience n'a impliqué que des couples dans lesquels un seul des partenaires était un mutant et l'autre de type "sauvage", ont précisé les chercheurs en expliquant que des couples constitués uniquement de mutants pourraient donner des résultats différents.

Quoi qu'il en soit, l'expérience suggère un rôle contrasté pour l'hormone dans différents comportements.

Il se peut que les animaux ayant grandi sans récepteur pour l’ocytocine aient développé "d'autres chemins compensatoires" les aidant à former des couples et aider leurs petits à grandir, selon M. Shah, professeur à l'université américaine de Stanford.

Surtout, cette recherche suggère que l’ocytocine n'est qu'un des facteurs génétiques contrôlant le comportement social dans ce domaine.

"Je pense que notre étude révèle une multiplicité de chemins régulant ces comportements très complexes", selon M. Manoli.

L’ocytocine a parfois été proposée comme un moyen de traiter les troubles d'attachement et d'autres pathologies neuropsychiatriques, mais la science reste encore tâtonnante dans ce domaine.

MM. Shah et Manoli espèrent en apprendre plus sur les autres hormones et récepteurs impliqués dans la mise en couple et les soins maternels.

"Ces autres chemins pourraient servir de cibles thérapeutiques", selon M. Manoli.

sah/kaf/smw-pcl/grd/mr

(A.Berg--BBZ)