Berliner Boersenzeitung - Au Brésil, le succès grandissant des start-ups de la finance

EUR -
AED 4.234484
AFN 75.525959
ALL 93.496795
AMD 423.119596
AOA 1058.346472
ARS 1725.074788
AUD 1.637107
AWG 2.07519
AZN 1.962632
BAM 1.957691
BBD 2.321202
BDT 142.667793
BHD 0.434694
BIF 3451.156725
BMD 1.152883
BND 1.478828
BOB 13.997155
BRL 5.933088
BSD 1.152493
BTN 109.987798
BWP 15.672137
BYN 3.396781
BYR 22596.516387
BZD 2.317939
CAD 1.62145
CDF 2605.516696
CHF 0.933282
CLF 0.026714
CLP 1054.808019
CNY 7.786056
CNH 7.779885
COP 3695.729428
CRC 522.595673
CUC 1.152883
CUP 30.551412
CVE 110.849957
CZK 24.182763
DJF 204.890551
DKK 7.475254
DOP 67.338982
DZD 153.235527
EGP 57.852662
ERN 17.293252
ETB 184.288964
FJD 2.550121
FKP 0.858174
GBP 0.857162
GEL 3.01479
GGP 0.858174
GHS 13.506006
GIP 0.858174
GMD 85.313246
GNF 10128.081128
GTQ 8.79049
GYD 241.279896
HKD 9.04172
HNL 30.966965
HRK 7.532253
HTG 150.684228
HUF 361.377671
IDR 20717.3163
ILS 3.472278
IMP 0.858174
INR 109.631553
IQD 1510.277371
IRR 1585358.908276
ISK 141.816466
JEP 0.858174
JMD 182.225999
JOD 0.817348
JPY 181.890788
KES 149.159955
KGS 100.819916
KHR 4669.178288
KMF 493.43364
KRW 1648.703679
KWD 0.356749
KYD 0.960407
KZT 542.922598
LAK 26055.16697
LBP 103240.716136
LKR 386.953731
LRD 208.989005
LSL 19.057421
LTL 3.404166
LVL 0.697367
LYD 7.338106
MAD 10.747153
MDL 20.174047
MGA 4951.634462
MKD 61.589485
MMK 2420.670883
MNT 4132.279507
MOP 9.310891
MRU 46.241692
MUR 53.615768
MVR 17.823439
MWK 2002.558271
MXN 19.905456
MYR 4.72314
MZN 73.666005
NAD 19.056776
NGN 1571.829631
NIO 42.410962
NOK 11.003869
NPR 175.98297
NZD 1.95845
OMR 0.44329
PAB 1.152513
PEN 3.913466
PGK 5.095683
PHP 70.32012
PKR 320.299843
PLN 4.29691
PYG 6871.666662
QAR 4.203125
RON 5.251268
RSD 117.365836
RUB 92.949
RWF 1692.432962
SAR 4.31666
SBD 9.305103
SCR 16.068725
SDG 692.305155
SEK 10.995131
SGD 1.478225
SLE 28.187833
SOS 658.63613
SRD 43.683906
STD 23862.360563
STN 24.902283
SVC 10.08474
SZL 19.057047
THB 38.344766
TJS 10.637436
TMT 4.035092
TND 3.390648
TRY 54.820534
TTD 7.824557
TWD 37.364032
TZS 3060.903378
UAH 51.534073
UGX 4316.093737
USD 1.152883
UYU 46.43505
UZS 13850.742055
VES 848.697257
VND 30278.755517
VUV 137.358929
WST 3.149926
XAF 656.591155
XAG 0.01936
XAU 0.000283
XCD 3.115725
XCG 2.077106
XDR 0.817519
XOF 654.286731
XPF 119.331742
YER 274.844616
ZAR 18.901156
ZMK 10377.338487
ZMW 21.807658
ZWL 371.228013
  • AEX

    10.2500

    1112.49

    +0.93%

  • BEL20

    39.6700

    5707.14

    +0.7%

  • PX1

    52.5500

    8666.63

    +0.61%

  • ISEQ

    82.3000

    13799.05

    +0.6%

  • OSEBX

    -4.0500

    2019.01

    -0.2%

  • PSI20

    -2.7500

    9169.02

    -0.03%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    33.0300

    4214.68

    +0.79%

  • N150

    12.8800

    4304.64

    +0.3%

Au Brésil, le succès grandissant des start-ups de la finance
Au Brésil, le succès grandissant des start-ups de la finance / Photo: Nelson ALMEIDA - AFP

Au Brésil, le succès grandissant des start-ups de la finance

Quand les soeurs brésiliennes Daniela et Julia Binatti ont quitté leurs emplois pour lancer Pismo, une start-up dans la finance, leurs proches les ont jugées bien imprudentes.

Taille du texte:

Sept ans plus tard, en juin dernier, leur entreprise a été rachetée par Visa pour la somme mirobolante d'un milliard de dollars.

Pismo est l'un des derniers cas en date de "fintechs" à succès au Brésil, qui est de loin le pays d'Amérique latine le plus dynamique dans ce domaine, avec des solutions innovantes pour un énorme marché de consommateurs.

"Quand j'avais 16 ans, ma mère m'a dit de distribuer des CV dans des banques de l'avenue Paulista (de Sao Paulo) pour trouver du boulot", raconte Daniela Binatti, 46 ans, qui a grandi dans une famille aux revenus modestes.

Aujourd'hui, nombre d'institutions financières installées dans d'imposants gratte-ciels de cette artère emblématique de la mégalopole brésilienne sont devenues des clientes de Pismo.

La société compte plus de 450 employés, au Brésil mais aussi aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en Inde et à Singapour.

Avec le rachat par Visa, Pismo est devenu l'une des 21 "licornes" brésiliennes, nom donné aux start-ups dont la valeur de marché est supérieure à un milliard de dollars. Soit plus de la moitié des 38 entreprises de ce type en Amérique latine.

"Beaucoup de gens nous prenaient pour des fous. Il a fallu battre en brèche de nombreux préjugés pour faire notre entrée sur le marché international avec une technologie brésilienne", souligne Daniela Binatti.

La plateforme de Pismo permet à Visa de proposer à ses clients des produits bancaires accessibles de partout dans le monde, grâce à l'utilisation de l'informatique à distance ("cloud") pour y stocker les outils technologiques.

- Contexte favorable à l'innovation -

D'autres fintechs issues de la première économie d'Amérique latine ont fait leurs preuves, comme Neon, qui a reçu l'an dernier un investissement de 300 millions de dollars du groupe bancaire espagnol BBVA.

Le cas le plus emblématique est celui de Nubank, une des principales banques numériques au monde, forte de près de 84 millions de clients et cotée à Wall Street depuis décembre 2021.

Ce succès est dû notamment "à la taille du marché" brésilien: 84% de la population adulte de ce pays de 203 millions d'habitants a un compte en banque, explique Eduardo Fuentes, chercheur de la plateforme d'innovation Distrito.

Et cet énorme marché est réparti entre un nombre réduit d'acteurs majeurs du secteur bancaire traditionnel, "ce qui pose une série de problèmes" que les fintechs se proposent de résoudre, notamment pour diminuer les coûts.

D'autant plus que le Brésil dispose "d'un grand nombre d'entrepreneurs talentueux, dans un contexte favorable à l'innovation", de quoi "attirer les investisseurs internationaux", ajoute M. Fuentes.

Les pouvoirs publics ont d'ailleurs donné l'exemple en termes d'innovation avec le PIX: ce système de virements gratuits et instantanés lancé fin 2020 par la Banque centrale a révolutionné les transactions financières dans le pays, avec un impact considérable sur la façon dont les Brésiliens dépensent leur argent au quotidien.

- Terre d'opportunités -

Le Brésil se situe au huitième rang mondial des pays qui comptent le plus de fintechs, avec 869 sociétés, spécialisées pour la plupart dans le crédit, les moyens de paiement ou la gestion financière.

"Il y a beaucoup d'opportunités dans des niches mal desservies" par les banques traditionnelles, "comme les populations les plus pauvres ou les entrepreneurs", estime Mariana Bonota, de l'association ABFintech, qui représente ce secteur.

La banque numérique Cora a décidé par exemple de miser sur le marché des PME.

"Elles représentent 90% des affaires dans ce pays, et nous leurs offrons des coûts moins élevés et moins de bureaucratie", dit Igor Senra, cofondateur de cette fintech vue par les observateurs comme une licorne en puissance.

Avec 400 employés et un million de clients, Cora a déjà reçu plus de 116 millions de dollars d'investissements internationaux.

Pas de doute, l'avenir est prometteur pour le secteur au Brésil, avec aussi l'essor de l'"open finance", le partage des données de clients entre banques, ou la régulation des cryptomonnaies, prédit Diego Herrera, spécialiste de la Banque inter-américaine de Développement (BID).

(Y.Yildiz--BBZ)