Berliner Boersenzeitung - Urgence climatique: l'Inde sous pression pour repenser sa dépendance au charbon

EUR -
AED 4.257438
AFN 73.611946
ALL 94.654754
AMD 426.856521
ANG 2.075569
AOA 1063.638386
ARS 1665.573638
AUD 1.639536
AWG 2.086695
AZN 1.969777
BAM 1.953584
BBD 2.33605
BDT 142.379723
BGN 1.960195
BHD 0.437167
BIF 3467.391525
BMD 1.159275
BND 1.485914
BOB 8.043876
BRL 5.901638
BSD 1.159884
BTN 109.621653
BWP 15.541371
BYN 3.211157
BYR 22721.79
BZD 2.332754
CAD 1.624428
CDF 2689.51814
CHF 0.919462
CLF 0.02609
CLP 1026.839275
CNY 7.833743
CNH 7.836977
COP 3982.109625
CRC 528.300733
CUC 1.159275
CUP 30.720788
CVE 110.536962
CZK 24.115296
DJF 206.026198
DKK 7.461256
DOP 67.93345
DZD 154.043272
EGP 57.857325
ERN 17.389125
ETB 183.600203
FJD 2.589473
FKP 0.862647
GBP 0.864921
GEL 3.066281
GGP 0.862647
GHS 13.097141
GIP 0.862647
GMD 84.626709
GNF 10175.535172
GTQ 8.841048
GYD 242.624784
HKD 9.083337
HNL 30.949393
HRK 7.533786
HTG 151.478174
HUF 348.535614
IDR 20575.508265
ILS 3.387853
IMP 0.862647
INR 109.330643
IQD 1518.65025
IRR 1594003.124933
ISK 144.132697
JEP 0.862647
JMD 183.441916
JOD 0.821948
JPY 185.788888
KES 150.149504
KGS 101.378322
KHR 4651.582898
KMF 492.691657
KPW 1043.347906
KRW 1752.667295
KWD 0.357171
KYD 0.966604
KZT 565.633506
LAK 25538.828023
LBP 103813.076313
LKR 388.572582
LRD 211.161744
LSL 18.774294
LTL 3.423038
LVL 0.701234
LYD 7.390401
MAD 10.717518
MDL 20.240041
MGA 4868.954941
MKD 61.542012
MMK 2433.836376
MNT 4147.104394
MOP 9.358185
MRU 46.463794
MUR 54.63691
MVR 17.922675
MWK 2012.501698
MXN 19.94412
MYR 4.712226
MZN 74.080113
NAD 18.782477
NGN 1575.593434
NIO 42.441173
NOK 11.012475
NPR 175.393533
NZD 1.991231
OMR 0.445739
PAB 1.159884
PEN 3.956038
PGK 5.086609
PHP 69.98892
PKR 322.62413
PLN 4.228653
PYG 7077.971247
QAR 4.220343
RON 5.224894
RSD 117.169146
RUB 84.594089
RWF 1725.0012
SAR 4.349477
SBD 9.345407
SCR 16.363309
SDG 696.143853
SEK 10.886363
SGD 1.486225
SHP 0.865516
SLE 28.692394
SLL 24309.421361
SOS 662.534388
SRD 43.278085
STD 23994.651933
STN 24.808485
SVC 10.148576
SYP 128.137098
SZL 18.776638
THB 37.716433
TJS 10.752004
TMT 4.069055
TND 3.375519
TOP 2.791256
TRY 53.694406
TTD 7.879063
TWD 36.584983
TZS 3043.100318
UAH 51.945824
UGX 4291.132441
USD 1.159275
UYU 46.827286
UZS 13917.09621
VES 690.970094
VND 30519.07365
VUV 138.246819
WST 3.176082
XAF 655.213772
XAG 0.016488
XAU 0.000267
XCD 3.132999
XCG 2.090411
XDR 0.815779
XOF 654.990583
XPF 119.331742
YER 276.632026
ZAR 18.752635
ZMK 10434.880248
ZMW 20.500745
ZWL 373.286077
  • AEX

    12.6300

    1082.7

    +1.18%

  • BEL20

    39.0900

    5703.72

    +0.69%

  • PX1

    -16.9000

    8430.79

    -0.2%

  • ISEQ

    54.7400

    13738.61

    +0.4%

  • OSEBX

    0.5900

    1951.81

    +0.03%

  • PSI20

    68.5700

    9090.72

    +0.76%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    122.0900

    4288.88

    +2.93%

  • N150

    8.1100

    4276.51

    +0.19%

Urgence climatique: l'Inde sous pression pour repenser sa dépendance au charbon
Urgence climatique: l'Inde sous pression pour repenser sa dépendance au charbon

Urgence climatique: l'Inde sous pression pour repenser sa dépendance au charbon

Des terrils de charbon luisent en plein soleil aux abords d'une centrale thermique à Dadri dans le nord de l'Inde, économie émergente confrontée à une pression accrue pour repenser sa dépendance au combustible fossile en raison de l'urgence climatique.

Taille du texte:

L'Inde, troisième émetteur mondial de CO2, dépend du "diamant noir" pour 70% de ses énormes besoins énergétiques.

Or cette semaine, les experts climat des Nations unies (Giec) ont averti que, sans réduction "rapide, radicale et le plus souvent immédiate" des émissions de gaz à effet de serre dans tous les secteurs, il sera impossible de limiter le réchauffement à +1,5°C par rapport à l'ère pré-industrielle, ni même à +2°C.

La deuxième nation la plus peuplée du monde derrière la Chine, comme elle, réticente lors du sommet COP26 l'an dernier à s'engager sur l'élimination progressive du charbon, est dotée d'une capacité actuelle de production d'environ 211 gigawatts fondée sur le combustible fossile, selon la Central Electricity Authority.

Une nouvelle installation de 55 GW est en cours de construction et aucune des centrales indiennes ne dispose de la technologie de captage et de stockage du carbone, prônée par le Giec pour permettre des "émissions négatives".

"La technologie de piégeage du carbone est utilisée à titre expérimental dans l'une de nos centrales. Si elle se révèle concluante, elle équipera toutes les centrales", explique à l'AFP B. Srinivasa Rao, directeur général de la centrale de la National Thermal Power Corporation (NTPC) à Dadri, dans l'État d'Uttar Pradesh.

- 1,1 gigatonne de CO2 par an -

La NTPC est le plus grand producteur d'électricité d'Inde et sa centrale de six unités alimentées au charbon qui s'étend sur 1.200 hectares à Dadri, fournit notamment l'électricité de Delhi.

Elle a pris certaines mesures pour réduire ses émissions, notamment en utilisant des galettes de déchets agricoles comme combustible.

En outre, à l'instar d'autres installations de NTPC, le complexe de Dadri est doté d'une centrale solaire thermique d'une puissance de 5 mégawatts. Il produit dans son ensemble 2.500 MW.

Selon M. Rao, la centrale recycle 100% de ses cendres volantes, issues de la combustion du charbon, et a mis en place un système de rejet liquide nul (ZLD).

Mais il reste beaucoup à faire pour réduire les émissions de dioxyde de carbone en Inde, dont l'énergie thermique à partir du charbon est l'un des plus gros émetteurs, à 1,1 gigatonne par an, selon le Centre for Science and Environment.

Les riverains de la centrale de Dadri se plaignent de l'exposition à la poussière de charbon qui menace leur santé.

"Elle nous brûle les yeux et nous fait mal aux poumons", déclare à l'AFP Rinku Rana, marchande de confiserie.

"Mais si l'usine ferme, nous serons privés de nos moyens de subsistance. Donc, d'une certaine manière, c'est un mal nécessaire", ajoute la commerçante de 29 ans, en essuyant une épaisse couche de poussière grise sur ses paquets de biscuits et de bonbons.

- Besoin d'aide internationale -

Rinku Rana résume ainsi le dilemme de son pays, qui a besoin de ce combustible bon marché pour son économie en plein essor et permettre à des millions d'habitants de sortir d'une pauvreté chronique.

Pour Harjeet Singh, de l'Initiative pour un traité de non-prolifération des combustibles fossiles, l'Inde ne peut pas continuer à dépendre du charbon, en particulier au vu des dangereux niveaux de pollution atmosphérique qui la frappent.

Cependant, le pays est "parfaitement en droit" d'invoquer l'équité et la justice climatiques. "La crise climatique actuelle n'est pas due à l'industrialisation de l'Inde mais à l'industrialisation occidentale de ces 15 dernières années", rappelle-t-il à l'instar des autorités indiennes.

"Les pays riches doivent réduire leurs émissions bien plus tôt que prévu jusque-là (...) tout en aidant les pays en développement à abandonner les combustibles fossiles".

Le Premier ministre Narendra Modi, qui a fixé des objectifs ambitieux pour le développement des énergies renouvelables, compte porter cette capacité à 500 GW d'ici 2030.

Mais le charbon restera malgré tout le combustible dominant en Inde, car ses besoins énergétiques au cours des 20 prochaines années devraient augmenter plus rapidement que ceux de tout autre pays du monde, affirment les experts.

Dans ce contexte, M. Modi a déclaré que l'Inde ne ramènerait ses émissions à zéro qu'en 2070, soit vingt ans après l'objectif préconisé au sommet de la COP26.

Si le coût des énergies renouvelables a baissé de 90% durant la dernière décennie, souligne M. Singh, l'Inde a encore besoin de centaines de milliards de dollars d'investissements pour entamer la transition. Or "l'aide internationale (...) se fait attendre".

(U.Gruber--BBZ)