Berliner Boersenzeitung - Urgence climatique: l'Inde sous pression pour repenser sa dépendance au charbon

EUR -
AED 4.242869
AFN 76.250342
ALL 93.247528
AMD 421.964016
AOA 1060.572233
ARS 1728.626236
AUD 1.637747
AWG 2.082442
AZN 1.95442
BAM 1.95517
BBD 2.323451
BDT 142.793982
BHD 0.43505
BIF 3442.245991
BMD 1.155308
BND 1.479204
BOB 14.010485
BRL 5.937698
BSD 1.153603
BTN 109.671657
BWP 15.643552
BYN 3.4119
BYR 22644.030618
BZD 2.320142
CAD 1.618476
CDF 2612.150446
CHF 0.931709
CLF 0.026743
CLP 1055.974029
CNY 7.798053
CNH 7.795213
COP 3676.986215
CRC 523.120097
CUC 1.155308
CUP 30.615654
CVE 110.229477
CZK 24.187288
DJF 205.419355
DKK 7.475378
DOP 67.276572
DZD 153.581966
EGP 57.556847
ERN 17.329615
ETB 186.190862
FJD 2.553806
FKP 0.858651
GBP 0.857925
GEL 3.021126
GGP 0.858651
GHS 13.525641
GIP 0.858651
GMD 84.914239
GNF 10132.383874
GTQ 8.799164
GYD 241.32223
HKD 9.061864
HNL 30.919233
HRK 7.533413
HTG 150.826824
HUF 362.202869
IDR 20696.181862
ILS 3.470255
IMP 0.858651
INR 109.822567
IQD 1511.219527
IRR 1588317.004451
ISK 141.80247
JEP 0.858651
JMD 183.31537
JOD 0.819133
JPY 182.194907
KES 149.462068
KGS 101.031383
KHR 4675.351658
KMF 493.31666
KRW 1638.053175
KWD 0.357244
KYD 0.961394
KZT 541.347885
LAK 26077.708924
LBP 103304.008718
LKR 387.05831
LRD 208.222897
LSL 18.925383
LTL 3.411323
LVL 0.698834
LYD 7.342475
MAD 10.751835
MDL 20.043627
MGA 4910.290079
MKD 61.505179
MMK 2425.340128
MNT 4157.025473
MOP 9.319937
MRU 46.258492
MUR 54.264829
MVR 17.849421
MWK 2000.294776
MXN 19.917441
MYR 4.722435
MZN 73.836264
NAD 18.925383
NGN 1572.905055
NIO 42.454848
NOK 11.010256
NPR 175.469896
NZD 1.961395
OMR 0.444221
PAB 1.153628
PEN 3.905142
PGK 5.172176
PHP 70.03013
PKR 320.314956
PLN 4.300516
PYG 6879.634064
QAR 4.217541
RON 5.244867
RSD 117.359633
RUB 93.554303
RWF 1694.602551
SAR 4.335326
SBD 9.321425
SCR 15.49527
SDG 693.766315
SEK 10.9609
SGD 1.47936
SLE 28.429167
SOS 659.267569
SRD 43.518143
STD 23912.536514
STN 24.491365
SVC 10.093791
SZL 18.909415
THB 38.2141
TJS 10.647669
TMT 4.043577
TND 3.384909
TRY 54.983998
TTD 7.824327
TWD 37.250007
TZS 3061.563041
UAH 51.622323
UGX 4302.613418
USD 1.155308
UYU 46.385052
UZS 13713.580591
VES 871.346053
VND 30308.341798
VUV 138.133218
WST 3.161791
XAF 655.725817
XAG 0.018555
XAU 0.00027
XCD 3.122277
XCG 2.079039
XDR 0.815516
XOF 655.731491
XPF 119.331742
YER 273.663498
ZAR 18.861902
ZMK 10399.156062
ZMW 22.021903
ZWL 372.008603
  • AEX

    -1.1100

    1111.34

    -0.1%

  • BEL20

    69.0500

    5775.95

    +1.21%

  • PX1

    2.6000

    8669.3

    +0.03%

  • ISEQ

    216.6500

    14016.28

    +1.57%

  • OSEBX

    -5.6500

    2013.36

    -0.28%

  • PSI20

    7.3400

    9176.1

    +0.08%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    87.6700

    4302.47

    +2.08%

  • N150

    7.3200

    4311.78

    +0.17%

Urgence climatique: l'Inde sous pression pour repenser sa dépendance au charbon
Urgence climatique: l'Inde sous pression pour repenser sa dépendance au charbon

Urgence climatique: l'Inde sous pression pour repenser sa dépendance au charbon

Des terrils de charbon luisent en plein soleil aux abords d'une centrale thermique à Dadri dans le nord de l'Inde, économie émergente confrontée à une pression accrue pour repenser sa dépendance au combustible fossile en raison de l'urgence climatique.

Taille du texte:

L'Inde, troisième émetteur mondial de CO2, dépend du "diamant noir" pour 70% de ses énormes besoins énergétiques.

Or cette semaine, les experts climat des Nations unies (Giec) ont averti que, sans réduction "rapide, radicale et le plus souvent immédiate" des émissions de gaz à effet de serre dans tous les secteurs, il sera impossible de limiter le réchauffement à +1,5°C par rapport à l'ère pré-industrielle, ni même à +2°C.

La deuxième nation la plus peuplée du monde derrière la Chine, comme elle, réticente lors du sommet COP26 l'an dernier à s'engager sur l'élimination progressive du charbon, est dotée d'une capacité actuelle de production d'environ 211 gigawatts fondée sur le combustible fossile, selon la Central Electricity Authority.

Une nouvelle installation de 55 GW est en cours de construction et aucune des centrales indiennes ne dispose de la technologie de captage et de stockage du carbone, prônée par le Giec pour permettre des "émissions négatives".

"La technologie de piégeage du carbone est utilisée à titre expérimental dans l'une de nos centrales. Si elle se révèle concluante, elle équipera toutes les centrales", explique à l'AFP B. Srinivasa Rao, directeur général de la centrale de la National Thermal Power Corporation (NTPC) à Dadri, dans l'État d'Uttar Pradesh.

- 1,1 gigatonne de CO2 par an -

La NTPC est le plus grand producteur d'électricité d'Inde et sa centrale de six unités alimentées au charbon qui s'étend sur 1.200 hectares à Dadri, fournit notamment l'électricité de Delhi.

Elle a pris certaines mesures pour réduire ses émissions, notamment en utilisant des galettes de déchets agricoles comme combustible.

En outre, à l'instar d'autres installations de NTPC, le complexe de Dadri est doté d'une centrale solaire thermique d'une puissance de 5 mégawatts. Il produit dans son ensemble 2.500 MW.

Selon M. Rao, la centrale recycle 100% de ses cendres volantes, issues de la combustion du charbon, et a mis en place un système de rejet liquide nul (ZLD).

Mais il reste beaucoup à faire pour réduire les émissions de dioxyde de carbone en Inde, dont l'énergie thermique à partir du charbon est l'un des plus gros émetteurs, à 1,1 gigatonne par an, selon le Centre for Science and Environment.

Les riverains de la centrale de Dadri se plaignent de l'exposition à la poussière de charbon qui menace leur santé.

"Elle nous brûle les yeux et nous fait mal aux poumons", déclare à l'AFP Rinku Rana, marchande de confiserie.

"Mais si l'usine ferme, nous serons privés de nos moyens de subsistance. Donc, d'une certaine manière, c'est un mal nécessaire", ajoute la commerçante de 29 ans, en essuyant une épaisse couche de poussière grise sur ses paquets de biscuits et de bonbons.

- Besoin d'aide internationale -

Rinku Rana résume ainsi le dilemme de son pays, qui a besoin de ce combustible bon marché pour son économie en plein essor et permettre à des millions d'habitants de sortir d'une pauvreté chronique.

Pour Harjeet Singh, de l'Initiative pour un traité de non-prolifération des combustibles fossiles, l'Inde ne peut pas continuer à dépendre du charbon, en particulier au vu des dangereux niveaux de pollution atmosphérique qui la frappent.

Cependant, le pays est "parfaitement en droit" d'invoquer l'équité et la justice climatiques. "La crise climatique actuelle n'est pas due à l'industrialisation de l'Inde mais à l'industrialisation occidentale de ces 15 dernières années", rappelle-t-il à l'instar des autorités indiennes.

"Les pays riches doivent réduire leurs émissions bien plus tôt que prévu jusque-là (...) tout en aidant les pays en développement à abandonner les combustibles fossiles".

Le Premier ministre Narendra Modi, qui a fixé des objectifs ambitieux pour le développement des énergies renouvelables, compte porter cette capacité à 500 GW d'ici 2030.

Mais le charbon restera malgré tout le combustible dominant en Inde, car ses besoins énergétiques au cours des 20 prochaines années devraient augmenter plus rapidement que ceux de tout autre pays du monde, affirment les experts.

Dans ce contexte, M. Modi a déclaré que l'Inde ne ramènerait ses émissions à zéro qu'en 2070, soit vingt ans après l'objectif préconisé au sommet de la COP26.

Si le coût des énergies renouvelables a baissé de 90% durant la dernière décennie, souligne M. Singh, l'Inde a encore besoin de centaines de milliards de dollars d'investissements pour entamer la transition. Or "l'aide internationale (...) se fait attendre".

(U.Gruber--BBZ)