Berliner Boersenzeitung - Les sites des JO de 1924 à Paris, un patrimoine en héritage

EUR -
AED 4.210618
AFN 73.378016
ALL 94.569878
AMD 421.465916
ANG 2.052746
AOA 1052.512333
ARS 1663.642959
AUD 1.634988
AWG 2.066615
AZN 1.917679
BAM 1.955642
BBD 2.308513
BDT 140.688622
BGN 1.938641
BHD 0.432254
BIF 3417.823599
BMD 1.146527
BND 1.47978
BOB 7.920394
BRL 5.920786
BSD 1.146207
BTN 108.048435
BWP 15.576333
BYN 3.184742
BYR 22471.934685
BZD 2.305124
CAD 1.622611
CDF 2637.012921
CHF 0.924881
CLF 0.026218
CLP 1031.622112
CNY 7.761191
CNH 7.783831
COP 3951.460409
CRC 519.957951
CUC 1.146527
CUP 30.382973
CVE 110.257045
CZK 24.227555
DJF 204.104384
DKK 7.474786
DOP 66.994582
DZD 153.043079
EGP 57.234527
ERN 17.197909
ETB 181.41802
FJD 2.575387
FKP 0.866674
GBP 0.86654
GEL 3.044059
GGP 0.866674
GHS 12.837018
GIP 0.866674
GMD 83.125684
GNF 10041.187965
GTQ 8.743293
GYD 239.761656
HKD 8.987358
HNL 30.66052
HRK 7.536927
HTG 149.717892
HUF 352.73943
IDR 20416.383251
ILS 3.396705
IMP 0.866674
INR 108.197607
IQD 1501.478575
IRR 1576761.641307
ISK 143.85439
JEP 0.866674
JMD 181.105354
JOD 0.812861
JPY 184.870683
KES 148.418068
KGS 100.264126
KHR 4596.508006
KMF 494.153364
KPW 1031.874953
KRW 1754.611072
KWD 0.353142
KYD 0.955098
KZT 559.34013
LAK 25313.063312
LBP 102638.847161
LKR 382.529065
LRD 208.60313
LSL 18.900572
LTL 3.385397
LVL 0.693523
LYD 7.310409
MAD 10.678836
MDL 20.240833
MGA 4825.630794
MKD 61.660668
MMK 2407.160628
MNT 4104.078481
MOP 9.253552
MRU 45.743301
MUR 54.884428
MVR 17.658804
MWK 1987.447941
MXN 19.882365
MYR 4.743417
MZN 73.274677
NAD 18.900572
NGN 1564.620224
NIO 42.176589
NOK 11.105841
NPR 172.882019
NZD 1.996895
OMR 0.440841
PAB 1.146212
PEN 3.878786
PGK 5.023594
PHP 69.63491
PKR 318.832316
PLN 4.261757
PYG 7038.492184
QAR 4.178299
RON 5.239859
RSD 117.41198
RUB 83.891655
RWF 1679.020284
SAR 4.298324
SBD 9.239056
SCR 15.647396
SDG 688.488856
SEK 10.97347
SGD 1.48031
SHP 0.855998
SLE 28.376814
SLL 24042.107996
SOS 655.047026
SRD 42.844614
STD 23730.799864
STN 24.498019
SVC 10.029189
SYP 126.728065
SZL 18.895472
THB 37.680622
TJS 10.630687
TMT 4.012845
TND 3.386926
TOP 2.760563
TRY 53.250915
TTD 7.772405
TWD 36.242074
TZS 3009.667324
UAH 51.490236
UGX 4171.662636
USD 1.146527
UYU 45.826294
UZS 13810.883108
VES 695.520894
VND 30176.598006
VUV 136.03008
WST 3.155018
XAF 655.903957
XAG 0.017705
XAU 0.000276
XCD 3.098547
XCG 2.065633
XDR 0.806808
XOF 655.909677
XPF 119.331742
YER 271.870251
ZAR 18.891562
ZMK 10320.117783
ZMW 20.545428
ZWL 369.181316
  • AEX

    -1.5100

    1079.86

    -0.14%

  • BEL20

    -9.0400

    5639.96

    -0.16%

  • PX1

    -19.4800

    8448.53

    -0.23%

  • ISEQ

    -19.3000

    13766.54

    -0.14%

  • OSEBX

    23.9000

    1951.2

    +1.24%

  • PSI20

    28.9300

    9069.4

    +0.32%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -88.3500

    4200.66

    -2.06%

  • N150

    1.6900

    4234.04

    +0.04%

Les sites des JO de 1924 à Paris, un patrimoine en héritage
Les sites des JO de 1924 à Paris, un patrimoine en héritage / Photo: STAFF - AFP

Les sites des JO de 1924 à Paris, un patrimoine en héritage

Yves du Manoir, Georges Vallerey, Jacques Anquetil: plusieurs sites emblématiques des JO de Paris 1924 ont été rebaptisés avec le temps du nom de ces légendes du sport français.

Taille du texte:

Un siècle plus tard, à quatre mois des Jeux 2024, ces lieux de mémoire entendent porter haut et fort leur héritage olympique.

- Le stade Yves-du-Manoir -

Au bord de l'A86, à Colombes dans les Hauts-de-Seine, se cache un monument du sport hexagonal: le stade départemental Yves-du-Manoir, épicentre des derniers Jeux parisiens.

Cet été, le tournoi olympique de hockey sur gazon se déroulera dans la vaste enceinte, qui a fait peau neuve et deviendra l'unique site à héberger des épreuves des JO pour la deuxième fois, à 100 ans d'intervalle.

Ancien hippodrome, servant aussi de plaine de jeux pour la pratique du sport amateur, le complexe fut désigné comme coeur battant et village olympique des Jeux de 1924.

Locataire des terrains, le Racing Club de France propose alors d’y "bâtir un stade olympique de 60.000 places en se faisant rembourser a posteriori sur les recettes de la future olympiade", raconte l'historien Michaël Delépine, qui a consacré un ouvrage au stade de Colombes ("Le Bel Endormi", aux éditions Atlande).

Du stade d'origine, théâtre du duel épique entre les sprinters britanniques Harold Abrahams et Eric Liddell -- immortalisé dans le film multi-oscarisé "Les Chariots de feu" sur une musique de Vangelis -- et du sacre au saut en longueur de DeHart Hubbard, premier athlète noir américain à remporter une médaille olympique, ne subsiste que la tribune d'honneur de 6.000 places.

Pour les JO 2024, elle sera complétée par des gradins éphémères. Deux terrains synthétiques éclairés de hockey sur gazon ont également été construits, l'un doté d'une tribune moderne de 1.000 places.

Ce chantier de réhabilitation, achevé en décembre et inauguré en mars, a coûté 101 millions d'euros, dont un peu plus de 90 millions financés par le département des Hauts-de-Seine, collectivité propriétaire des lieux.

Le stade, qui porte le nom d'un joueur de rugby du Racing, décédé en 1928 aux commandes de son avion, a connu des heures glorieuses après 1924: une finale de Coupe du monde de football en 1938 remportée par l'Italie, 42 finales de coupes de France, des dizaines de rencontres des Bleus dont un France-Brésil en 1963 avec un triplé de Pelé, des matches de boxe...

L'avènement en 1972 du nouveau Parc des Princes, où évolue le PSG, a relégué au second plan Yves-du-Manoir, jugé trop loin du centre de la capitale.

"Le stade de Colombes a continué sa vie sportive en accueillant des événements de moindre envergure: les jeunes, les équipes du Racing, notamment le Racing Club de France Rugby dans les années 1980 ou le Racing 92 jusqu'en 2017", détaille Michaël Delépine.

Au tournant des années 2000, le site est vendu au département. Il est mis en avant lors des candidatures de Paris 2012 et Paris 2024.

Après les JO, Yves-du-Manoir abritera le siège de la Fédération française de hockey sur gazon. Les terrains de foot et de rugby ainsi que l'anneau d'athlétisme seront réservés au public scolaire et associatif.

"C'est extrêmement émouvant de se dire que ce lieu qui accueillait des sportifs il y a des décennies va peut-être encore en accueillir pendant plusieurs décennies", s'enthousiasme Michaël Delépine.

- La piscine Georges-Vallerey -

Les anneaux olympiques sur la façade de la piscine Georges-Vallerey, porte des Lilas dans le 20e arrondissement, rappellent son illustre passé.

C'est dans les longueurs de ce complexe aquatique, alors nommé piscine des Tourelles, que l'Américain Johnny Weissmuller, qui incarna Tarzan sur grand écran, remporta trois titres olympiques en natation et une médaille de bronze en water-polo en 1924.

Rebaptisé Georges-Vallerey, en hommage à un nageur tricolore médaillé aux Jeux de Londres en 1948, le stade a abrité le siège de la Fédération française de natation et accueilli dans son bassin de 50 mètres de nombreuses compétitions nationales et internationales.

Au milieu des années 1980, elle a subi une importante rénovation, menée par Roger Taillibert, l'architecte du Parc des Princes moderne.

Une nouveau chantier, débuté à l'été 2022, a été engagé avant les JO-2024. A cette occasion, la piscine servira de site d'entraînement pour la natation, la nage en eau libre et le triathlon.

Les travaux ont permis la réfection du toit rétractable. La charpente a été remplacée par du bois issu de forêts éco-certifiées et des panneaux en polycarbonate ont été installés.

La ventilation et la filtration du complexe ainsi que les espaces d'accueil des usagers (vestiaires, zones de déchaussage) ont aussi été modernisés.

"On en a profité pour remettre à niveau un équipement qui puisse avoir une durée de vie sur les 30-40 prochaines années sans avoir de nouveau une réhabilitation", explique Nessrine Acherar, responsable service technique des piscines parisiennes.

Coût total du projet: 13 millions d'euros.

La piscine sera de nouveau accessible au grand public au printemps, puis, de manière permanente, après les JO.

- Le vélodrome Jacques-Anquetil -

Avant l'emblématique arrivée du Tour de France sur les Champs-Elysées, le parcours du peloton s'achevait au vélodrome de la Cipale (renommé Jacques-Anquetil en 1987).

C'est sur cette piste en béton armé de 500 m, nichée dans le bois de Vincennes, que le "Cannibale" Eddy Merckx a célébré, entre 1969 et 1974, ses cinq triomphes au classement général.

La construction du site remonte à la fin du 19e siècle. En 1924, s'y tiennent les épreuves olympiques de cyclisme sur piste où la France remporte plusieurs médailles.

Enceinte municipale, identifiable à ses tribunes aux poutres d'acier conçues par Gustave Eiffel, le vélodrome de Vincennes est aujourd'hui un temple pour les cyclistes amateurs.

Il accueille tous les samedis matin, de mars à octobre, les tournois organisés par le Vélo Club des vétérans parisiens (VCVP).

"On a un écrin qui a tout un passé", décrit Jean Delahousse, le président du VCVP.

"On sait que de grands champions sont passés dans les cabines qu'on utilise, qu'on roule à des endroits où il y avait d'immenses courses", poursuit-il.

Le VCVP compte parmi ses membres une galerie de personnages hauts en couleur, comme le chansonnier Pierre Douglas, fringant octogénaire et mémoire vivante de la Grande Boucle, ou le négociant en pierres précieuses et romancier Jacques David.

Le vélodrome, dont la pelouse centrale sert de terrain de rugby au Paris Université Club (PUC), a été rénové de 2012 à 2015. Pour faire vivre le lieu, le VCVP essaye d'y attirer un public plus jeune.

"Si les gens ont le courage de se lever à 8h30, c'est le coup de coeur!", promet Jean Delahousse.

- Des sites détruits ou réaménagés -

Plusieurs sites des JO de 1924 ont été démolis.

C'est le cas du Vélodrome d'Hiver, tristement célèbre pour la rafle de juillet 1942 au cours de laquelle plus de 13.000 Juifs furent arrêtés par la police française et déportés.

Le stade Bergeyre, près des Buttes-Chaumont, où se tinrent des matchs olympiques de football, a également été détruit.

D'autres lieux ont été réagencés, comme le stade Pershing, à l'est du bois de Vincennes, devenu complexe omnisports dans les années 1960, ou le fronton de pelote basque sur les quais de Seine dans le 16e arrondissement, près duquel a été construit en 1988 un trinquet dédié à la pratique de ce sport.

(S.G.Stein--BBZ)