Berliner Boersenzeitung - Une liste de 126 communes prioritaires face à la menace de l'érosion côtière

EUR -
AED 4.109968
AFN 72.742864
ALL 91.049166
AMD 402.961049
ANG 2.002982
AOA 1026.232195
ARS 1732.085298
AUD 1.602415
AWG 2.014414
AZN 1.906099
BAM 1.957941
BBD 2.254455
BDT 139.361786
BGN 1.956031
BHD 0.42256
BIF 3361.361019
BMD 1.119119
BND 1.433862
BOB 13.515721
BRL 6.150115
BSD 1.119319
BTN 106.11057
BWP 15.483864
BYN 3.326323
BYR 21934.730163
BZD 2.251252
CAD 1.565575
CDF 2585.16495
CHF 0.918204
CLF 0.02787
CLP 1096.845072
CNY 7.440236
CNH 7.463258
COP 3605.14077
CRC 507.953236
CUC 1.119119
CUP 26.864379
CVE 110.383745
CZK 24.339548
DJF 199.326205
DKK 7.473566
DOP 67.453165
DZD 152.201129
EGP 61.908215
ERN 16.786783
ETB 183.714893
FJD 2.514381
FKP 0.834
GBP 0.83357
GEL 2.904123
GGP 0.834
GHS 13.046209
GIP 0.834
GMD 82.260236
GNF 9914.798681
GTQ 8.55732
GYD 234.634503
HKD 8.78003
HNL 30.084632
HRK 7.575327
HTG 146.719143
HUF 364.579828
IDR 20307.531303
ILS 3.538933
IMP 0.834
INR 105.960022
IQD 1696.940638
IRR 2103556.289872
ISK 136.162944
JEP 0.834
JMD 177.540989
JOD 0.793454
JPY 177.35404
KES 145.440953
KGS 97.866838
KHR 4571.979561
KMF 492.412477
KPW 1007.206954
KRW 1503.368077
KWD 0.348527
KYD 0.932816
KZT 506.591753
LAK 25209.456824
LBP 100237.273204
LKR 372.415616
LRD 190.287251
LSL 18.657821
LTL 3.304467
LVL 0.676943
LYD 7.182727
MAD 11.000233
MDL 20.249054
MGA 5081.534542
MKD 61.532018
MMK 2349.63915
MNT 4030.100319
MOP 9.045852
MRU 45.435486
MUR 52.93687
MVR 17.301268
MWK 1940.905261
MXN 20.903401
MYR 4.560746
MZN 71.503822
NAD 18.657738
NGN 1504.968186
NIO 41.194867
NOK 10.392004
NPR 169.776912
NZD 1.992076
OMR 0.430308
PAB 1.119519
PEN 3.879425
PGK 5.021402
PHP 71.065189
PKR 309.638542
PLN 4.41531
PYG 6686.312255
QAR 4.080389
RON 5.34223
RSD 117.581328
RUB 91.345225
RWF 1655.503088
SAR 4.212967
SBD 9.018091
SCR 15.343174
SDG 673.150104
SEK 10.971886
SGD 1.433463
SHP 0.837476
SLE 25.631449
SLL 23467.368399
SOS 639.696724
SRD 42.013996
STD 23163.501445
STN 24.526713
SVC 9.794668
SYP 14550.783401
SZL 18.640302
THB 37.770195
TJS 10.286758
TMT 3.916916
TND 3.344658
TOP 2.694569
TRY 55.953258
TTD 7.588265
TWD 36.710565
TZS 2958.944741
UAH 51.103561
UGX 4729.171896
USD 1.119119
UYU 44.998407
UZS 13348.538531
VES 993.195403
VND 28835.217213
VUV 133.064885
WST 3.105213
XAF 655.957
XAG 0.022397
XAU 0.000284283483
XCD 3.024475
XCG 2.017297
XDR 0.791275
XOF 655.957
XPF 119.331742
YER 264.339221
ZAR 18.561815
ZMK 10073.424462
ZMW 22.683706
ZWL 360.355825
SSP 6429.562424
MXV 2.35352
  • AEX

    -15.8300

    1099.02

    -1.42%

  • BEL20

    -65.5900

    5540.72

    -1.17%

  • PX1

    -120.2600

    7843.89

    -1.51%

  • ISEQ

    -301.0700

    14173.37

    -2.08%

  • OSEBX

    -24.9000

    2050.38

    -1.2%

  • PSI20

    -177.8800

    9489.32

    -1.84%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    25.6000

    4516.39

    +0.57%

  • N150

    -55.9300

    4149.48

    -1.33%

Une liste de 126 communes prioritaires face à la menace de l'érosion côtière
Une liste de 126 communes prioritaires face à la menace de l'érosion côtière / Photo: Fred TANNEAU - AFP/Archives

Une liste de 126 communes prioritaires face à la menace de l'érosion côtière

Le gouvernement a publié les noms des 126 communes françaises qui auront l'obligation de s'adapter en priorité à l'érosion du littoral aggravée par le réchauffement climatique et la pression humaine, une liste de nouvelles contraintes d'urbanisme qui ne font pas l'unanimité.

Taille du texte:

Avec le recul du trait de côte sur environ un cinquième du littoral français (hors Guyane) selon l'indicateur national de l'érosion côtière, la loi Climat et Résilience de 2021 prévoit de nouvelles dispositions pour les communes en première ligne face à la montée du niveau de la mer et la multiplication des tempêtes et des submersions marines.

Les maires devront réaliser des cartes du risque de recul du littoral à 30 ans et 100 ans, carte qui servira de base à de nouvelles règles d'aménagement du territoire, allant jusqu'à des interdictions de construire.

Dans un premier temps, 126 communes sont concernées, en métropole et dans les Outre-mer, selon la liste publiée samedi au Journal officiel, qui sera révisée au moins tous les neuf ans. La majorité sont situées sur les côtes atlantique et de la Manche (notamment 41 en Bretagne, 16 en Normandie, 31 en Nouvelle-Aquitaine).

"Ces 126 soi-disant prioritaires sont ridicules par rapport aux 864 communes menacées", regrette auprès de l'AFP Elodie Martinie-Cousty, de l'ONG France Nature Environnement.

Selon les chiffres officiels, 864 communes sont "plus particulièrement vulnérables" aux submersions marines, phénomènes d'inondation temporaire des zones côtières par la mer, notamment lors des tempêtes, qui vont augmenter avec la hausse du niveau de la mer provoquée par le réchauffement climatique. Et 1,5 million d'habitants vivent dans ces zones inondables littorales.

Mais "on a laissé beaucoup trop construire sur le littoral" et les nouvelles dispositions "ne sont pas adaptées aux enjeux", estime Elodie Martinie-Cousty.

Celles des 126 communes n'ayant pas encore de "plan de prévention des risques littoraux" devront réaliser la cartographie de l'évolution du trait de côte à 30 et 100 ans.

"Ca m’intéressait de connaître les points de vulnérabilité de la commune et de pouvoir dire à la population +attention on est sur des zones très sensibles+", commente le maire de Trégastel (Côtes d'Armor) Xavier Martin, saluant le financement par l'Etat de 80% du coût de ces cartographies qu'il voit comme un outil pour "anticiper le risque".

"Si on dit qu’on rénove (le centre-ville) et que dans 20 ans il est sous les eaux, est-ce que c’est utile de le rénover aujourd’hui, est-ce qu’il ne faut pas réfléchir à le voir autrement ?", dit-il à l'AFP.

- Relocalisations ? -

Dans les zones exposées à l'horizon de 30 ans, les nouvelles constructions seront interdites, mais avec des exceptions pour l'extension de bâtiments existants ou l'installation de services publics et de nouvelles activités économiques nécessitant la "proximité immédiate" de la mer.

Les zones à l'horizon 100 ans restent constructibles, avec à terme une obligation de démolition quand la menace se rapprochera.

Pour permettre aux autorités locales de lancer ce nouvel aménagement du territoire, une ordonnance publiée début avril précise les moyens d'acquisition par les pouvoirs publics de biens menacés et crée un nouveau type de bail octroyé par l'Etat ou les communes pour des terrains, locaux commerciaux ou encore parcs de loisirs dans la bande concernée (bail de 12 à 99 ans avec résiliation anticipée en fonction de l'érosion).

Mais l'Association nationale des élus du littoral regrettent certains "flous juridiques" qui "laissent présager de nombreux contentieux, susceptibles de nuire à l’atteinte des objectifs affichés".

Certains responsables locaux s'interrogent aussi sur les nouvelles contraintes imposées aux plans locaux d'urbanisme et pointent du doigt des questions de financement.

"Les avancées qui découlent (de l’inscription sur la liste) en restent principalement au niveau du porté à connaissance du risque", estime Vincent Bawedin, chargé de la gestion du trait de côte à la Communauté de communes des Grands Lacs, qui inclut la commune côtière de Biscarosse (Landes). Il s'inquiète du financement de la relocalisation des biens menacés.

"Des questions se posent sur qui prend en charge le déplacement de la population des habitations touchées", ajoute Pascal Laporte, adjoint à l'urbanisme à Plérin (Côtes d'Armor), notant également le problème de "dépréciation des biens" dans la bande menacée.

(A.Berg--BBZ)