Berliner Boersenzeitung - Des médicaments radioactifs ? Contre le cancer, une piste qui gagne de l'ampleur

EUR -
AED 4.226703
AFN 74.809083
ALL 93.366242
AMD 421.567303
AOA 1055.381468
ARS 1719.449848
AUD 1.640637
AWG 2.074509
AZN 1.957249
BAM 1.956576
BBD 2.321601
BDT 142.336488
BHD 0.434667
BIF 3410.297857
BMD 1.150907
BND 1.478306
BOB 14.033569
BRL 5.874571
BSD 1.152657
BTN 109.839591
BWP 15.677085
BYN 3.369508
BYR 22557.772268
BZD 2.3183
CAD 1.616598
CDF 2603.351104
CHF 0.932579
CLF 0.026962
CLP 1064.60077
CNY 7.771607
CNH 7.778196
COP 3734.151472
CRC 523.600972
CUC 1.150907
CUP 30.499029
CVE 110.308777
CZK 24.207011
DJF 205.26146
DKK 7.475387
DOP 66.865665
DZD 153.041281
EGP 57.680572
ERN 17.263601
ETB 186.04661
FJD 2.550864
FKP 0.85368
GBP 0.857109
GEL 3.004299
GGP 0.85368
GHS 13.469345
GIP 0.85368
GMD 85.167178
GNF 10122.01702
GTQ 8.79449
GYD 241.535856
HKD 9.026072
HNL 30.895859
HRK 7.533949
HTG 150.711776
HUF 364.002457
IDR 20756.603207
ILS 3.50294
IMP 0.85368
INR 109.79449
IQD 1509.986133
IRR 1582784.505965
ISK 141.987624
JEP 0.85368
JMD 182.590083
JOD 0.815949
JPY 181.472098
KES 148.904491
KGS 100.64646
KHR 4657.909243
KMF 492.588362
KRW 1643.48298
KWD 0.356297
KYD 0.960573
KZT 546.782245
LAK 26070.346267
LBP 103225.869268
LKR 387.01359
LRD 208.062572
LSL 19.010244
LTL 3.398328
LVL 0.696172
LYD 7.346916
MAD 10.747665
MDL 20.125987
MGA 4909.884543
MKD 61.549426
MMK 2416.539498
MNT 4135.816267
MOP 9.310814
MRU 46.164719
MUR 54.023553
MVR 17.781718
MWK 1998.76718
MXN 19.920331
MYR 4.716391
MZN 73.540216
NAD 19.010079
NGN 1569.9408
NIO 42.416834
NOK 10.973378
NPR 175.741454
NZD 1.962146
OMR 0.442496
PAB 1.152657
PEN 3.893145
PGK 5.086953
PHP 70.231203
PKR 320.068341
PLN 4.313541
PYG 6875.728699
QAR 4.202068
RON 5.245859
RSD 117.369685
RUB 92.534153
RWF 1690.3488
SAR 4.309143
SBD 9.289148
SCR 16.688095
SDG 690.543907
SEK 11.007905
SGD 1.476441
SLE 28.139459
SOS 658.752847
SRD 43.511182
STD 23821.44602
STN 24.509407
SVC 10.085915
SZL 19.01338
THB 38.486074
TJS 10.645025
TMT 4.028174
TND 3.382442
TRY 54.726187
TTD 7.816034
TWD 37.251971
TZS 3048.749619
UAH 51.704646
UGX 4313.711938
USD 1.150907
UYU 46.358398
UZS 13820.364662
VES 860.707221
VND 30247.555708
VUV 137.015627
WST 3.147144
XAF 656.20887
XAG 0.019618
XAU 0.000284
XCD 3.110383
XCG 2.077406
XDR 0.816117
XOF 656.217426
XPF 119.331742
YER 274.383566
ZAR 19.003001
ZMK 10359.610349
ZMW 21.662409
ZWL 370.591503
  • AEX

    3.1900

    1102.22

    +0.29%

  • BEL20

    -18.7600

    5667.28

    -0.33%

  • PX1

    103.8200

    8613.82

    +1.22%

  • ISEQ

    181.3700

    13716.45

    +1.34%

  • OSEBX

    5.0500

    2023.13

    +0.25%

  • PSI20

    55.6100

    9171.7

    +0.61%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -94.5100

    4181.81

    -2.21%

  • N150

    29.4100

    4291.71

    +0.69%

Des médicaments radioactifs ? Contre le cancer, une piste qui gagne de l'ampleur
Des médicaments radioactifs ? Contre le cancer, une piste qui gagne de l'ampleur / Photo: ANNE-CHRISTINE POUJOULAT - AFP/Archives

Des médicaments radioactifs ? Contre le cancer, une piste qui gagne de l'ampleur

Injecter dans l'organisme des composants radioactifs qui vont directement détruire les cellules cancéreuses. La piste n'a encore qu'une petite place dans l'arsenal des cancérologues, mais elle apparaît de plus en plus prometteuse et l'industrie pharmaceutique y investit désormais des milliards d'euros.

Taille du texte:

Ces médicaments radioactifs sont "dans l'air du temps", résume à l'AFP l'analyste financière Jamila El Bougrini, spécialiste du secteur pharmaceutique.

Une récente opération entre deux géants français en témoigne. Annoncé mi-octobre, un partenariat va réunir le groupe pharmaceutique Sanofi et le spécialiste du nucléaire Orano, l'ancien Areva.

Passée largement inaperçue, dans un contexte où Sanofi est au coeur d'une polémique autour de la vente de sa filiale fabriquant le Doliprane, l'annonce a de quoi surprendre. Quoi de commun entre des boîtes de médicaments et les centrales nucléaires d'Orano ?

La réponse est dans le concept même de médecine nucléaire et, plus spécifiquement, de médicaments d'un genre unique. Orano développe l'un d'eux via une filiale dans laquelle Sanofi va prendre une petite part pour 300 millions d'euros.

Ces médicaments utilisent des composants radioactifs pour aller détruire les tumeurs. Pour ce faire, ils sont associés à une molécule capable d'identifier des marqueurs typiques d'une cellule cancéreuse et, donc, de servir de "vecteur" pour emmener l'élément radioactif droit vers celle-ci.

Le principe général est bien connu puisque c'est celui de la radiothérapie, par laquelle sont déjà soignés la majorité des patients atteints d'un cancer. Mais, au lieu d'émettre des rayons sur la personne, on cherche ici à frapper directement les cellules cancéreuses, avec la promesse d'une précision très élevée.

On parle donc de radiothérapies "ciblées". Au sens large, le concept est déjà utilisé depuis des décennies en cancérologie puisque de l'iode radioactif sert régulièrement à traiter certains cancers de la thyroïde.

Mais le cas de l'iode est particulier, car il est naturellement attiré vers la thyroïde et ne nécessite donc pas de "vecteur" associé. En revanche, depuis quelques années, des thérapies donnent des résultats en réussissant à associer un composant radioactif et un vecteur biologique.

Et l'industrie pharmaceutique suit. Le grand tournant a été le rachat en 2018 par le suisse Novartis, pour presque quatre milliards de dollars d'un traitement radioactif, le Lutathera.

"Avant, personne ne s'intéressait à notre discipline", reconnaît auprès de l'AFP Françoise Kraeber-Bodéré, spécialiste de la médecine nucléaire au CHU de Nantes.

- L'industrie se précipite -

Reste que Lutathera est limité à de rares cancers du système digestif. C'est peu après que Novartis a ouvert un "marché de masse", selon les termes de Mme Kraeber-Bodéré, avec le rachat pour deux milliards de dollars d'une autre radiothérapie, Pluvicto, contre certains cancers de la prostate, et la publication de données positives au début des années 2020.

Depuis les géants pharmaceutiques se précipitent. Ces derniers mois, AstraZeneca, Bristol-Myers Squib (BMS), Eli Lilly et, à nouveau, Novartis ont tous payé des milliards de dollars pour racheter des biotechs spécialisées dans les radiothérapies ciblées.

Le rapprochement entre Sanofi et Orano est le dernier exemple en date de ce bouillonnement. Le géant français, par ailleurs objet de critiques sur sa capacité d'innovation depuis sa lenteur à développer un vaccin anti-Covid, n'a-t-il fait que suivre le mouvement ?

"L'opération de Sanofi n'est pas pionnière, mais elle place le groupe parmi les acteurs les plus avancés sur les radiothérapies", nuance Mme El Bougrini.

En effet, le médicament développé par Orano, à base de plomb 212, appartient à une nouvelle générations de radiothérapies, à base de particules dites alpha.

Celles-ci libèrent plus d'énergie radioactive que les particules bêta, à la base de la plupart des thérapies existantes, mais sur une distance plus faible. Cela laisse donc espérer un mode d'action encore plus sélectif.

Reste à savoir si cette promesse va vraiment se traduire en résultats cliniques probants. La plupart des thérapies alpha n'ont pas encore donné lieu à des essais de grande ampleur, une étape qu'Orano s'apprête à franchir.

Tout en restant prudents, les spécialistes sont optimistes: "les premiers résultats cliniques me font dire que ça va être efficace", avance Mme Kraeber-Bodéré. "On m'aurait demandé il y a cinq ans, j'aurais dit que c'était encore un peu risqué. Là je pense qu'il faut y aller."

(Y.Yildiz--BBZ)