Berliner Boersenzeitung - La "soupe de microbes" océanique scrutée par les chercheurs et la Marine

EUR -
AED 4.392391
AFN 77.741834
ALL 96.538372
AMD 452.882009
ANG 2.140975
AOA 1096.75198
ARS 1722.927385
AUD 1.709238
AWG 2.154335
AZN 2.031246
BAM 1.953566
BBD 2.407716
BDT 146.080475
BGN 2.008564
BHD 0.450878
BIF 3541.105393
BMD 1.196022
BND 1.508456
BOB 8.260621
BRL 6.204647
BSD 1.195418
BTN 109.806407
BWP 15.642044
BYN 3.39897
BYR 23442.031802
BZD 2.40427
CAD 1.620299
CDF 2679.089757
CHF 0.918423
CLF 0.025991
CLP 1026.174682
CNY 8.317915
CNH 8.307025
COP 4379.880517
CRC 593.313947
CUC 1.196022
CUP 31.694584
CVE 110.137647
CZK 24.299041
DJF 212.876519
DKK 7.467268
DOP 75.213031
DZD 154.502223
EGP 56.000513
ERN 17.94033
ETB 185.887343
FJD 2.627002
FKP 0.867868
GBP 0.867445
GEL 3.223246
GGP 0.867868
GHS 13.066165
GIP 0.867868
GMD 87.309258
GNF 10489.870484
GTQ 9.171357
GYD 250.102895
HKD 9.331238
HNL 31.547521
HRK 7.523813
HTG 156.548981
HUF 381.349833
IDR 20036.957081
ILS 3.701335
IMP 0.867868
INR 109.998743
IQD 1565.989235
IRR 50382.428233
ISK 144.742332
JEP 0.867868
JMD 187.393316
JOD 0.847973
JPY 182.934563
KES 154.287189
KGS 104.591648
KHR 4805.503629
KMF 492.760917
KPW 1076.350276
KRW 1710.119535
KWD 0.366569
KYD 0.996261
KZT 602.321086
LAK 25754.757922
LBP 107051.852802
LKR 370.161979
LRD 221.157048
LSL 19.007842
LTL 3.531542
LVL 0.723461
LYD 7.507319
MAD 10.808602
MDL 20.047071
MGA 5333.943814
MKD 61.663923
MMK 2511.623909
MNT 4272.958059
MOP 9.607292
MRU 47.72082
MUR 53.928924
MVR 18.490129
MWK 2072.929054
MXN 20.597317
MYR 4.687231
MZN 76.258672
NAD 19.007921
NGN 1668.642047
NIO 43.989686
NOK 11.508154
NPR 175.687851
NZD 1.982257
OMR 0.459881
PAB 1.195443
PEN 3.999892
PGK 5.117083
PHP 70.324847
PKR 334.41811
PLN 4.20586
PYG 8027.71749
QAR 4.346529
RON 5.094214
RSD 117.370479
RUB 91.216679
RWF 1744.105152
SAR 4.48567
SBD 9.661079
SCR 16.453664
SDG 719.413051
SEK 10.571159
SGD 1.50987
SHP 0.897326
SLE 29.060773
SLL 25079.983097
SOS 682.011385
SRD 45.558852
STD 24755.241277
STN 24.471703
SVC 10.459905
SYP 13227.495225
SZL 19.00003
THB 37.216018
TJS 11.171276
TMT 4.186077
TND 3.41879
TOP 2.879734
TRY 51.924338
TTD 8.113788
TWD 37.471966
TZS 3061.816073
UAH 51.099613
UGX 4280.050945
USD 1.196022
UYU 45.237691
UZS 14463.276005
VES 428.745373
VND 31174.314231
VUV 143.129373
WST 3.259589
XAF 655.199388
XAG 0.010478
XAU 0.000228
XCD 3.232309
XCG 2.154409
XDR 0.813546
XOF 655.196652
XPF 119.331742
YER 285.12971
ZAR 19.033273
ZMK 10765.630266
ZMW 23.759024
ZWL 385.118606
  • AEX

    -5.5100

    996.19

    -0.55%

  • BEL20

    -29.6800

    5367.2

    -0.55%

  • PX1

    -72.5600

    8080.26

    -0.89%

  • ISEQ

    -10.4100

    12996.23

    -0.08%

  • OSEBX

    6.8000

    1749.57

    +0.39%

  • PSI20

    -3.4600

    8650.73

    -0.04%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    147.5100

    4211.2

    +3.63%

  • N150

    16.8200

    3928.97

    +0.43%

La "soupe de microbes" océanique scrutée par les chercheurs et la Marine
La "soupe de microbes" océanique scrutée par les chercheurs et la Marine / Photo: FRED TANNEAU - AFP

La "soupe de microbes" océanique scrutée par les chercheurs et la Marine

De 10 à 100 milliards d'organismes vivants peuplent chaque litre d'eau de mer. Mais ce "microbiome océanique", qui a rendu la planète habitable, reste largement méconnu. Une mission scientifique menée avec la Marine nationale vise à le répertorier.

Taille du texte:

"Le microbiome de la planète Terre, c'est le sujet du siècle", assure Colomban de Vargas, directeur de recherche au CNRS à la station biologique de Roscoff (Finistère).

Ce Suisse "obsédé par l'exploration" a entrepris de cartographier le plancton océanique, cette grande "soupe de microbes" composée de virus, bactéries, prostites, animaux, etc. Ces "forêts invisibles", naviguant au gré des courants marins, ont rendu la planète habitable, en produisant l'essentiel de l'oxygène que nous respirons.

"La biodiversité est avant tout microbienne. Pendant trois milliards d'années, il n'y avait que des microbes", pointe le chercheur. Or, "on ne sait pas avec qui on habite, combien il y a de microbes sur la Terre".

Tirant les leçons de la mission "Tara Océans", qui a déjà réalisé 220 mesures des micro-organismes marins, Colomban de Vargas et ses collègues chercheurs veulent mettre en œuvre une "mesure coopérative, frugale, planétaire et pérenne" de cette vie invisible de l'océan.

A terme, il s'agit, via le projet Plankton Planet, de confier des instruments de mesures et capteurs peu coûteux aux dizaines de milliers de voiliers, bateaux de commerce ou de transport de marchandises qui sillonnent la planète. Cela afin de comprendre "l'adaptation du vivant face aux changements brutaux" imposés par les activités humaines.

"Ce n'est pas évident parce qu'il faut que la mesure soit homogène. Tout va se jouer sur la qualité de cette mesure", souligne Colomban de Vargas.

C'est là qu'intervient la mission Bougainville, menée en coopération avec la Marine nationale, afin de consolider la fiabilité des "capteurs frugaux" du plancton. Dans le sillage du tour du monde de l'explorateur Louis-Antoine de Bougainville sur la Boudeuse en 1766-1769, dix étudiants en Master à Sorbonne Université embarqueront à bord des navires de la marine nationale en tant qu'"officiers biodiversité".

- Migration du zooplancton -

"C'est important de vivre l'océan quand on l'étudie", relève l'amiral Christophe Prazuck, directeur de l'Institut de l'Océan de Sorbonne Université, qui a fait le lien entre la Marine et le monde de la recherche.

Les étudiants sillonneront ainsi les 11 millions de km2 de la France océanique (20 fois la France terrestre) dans les océans Indien et Pacifique, à bord de trois Bâtiments de soutien et d’assistance outre-mer (BSAOM).

Ancien chef d'état-major de la Marine, M. Prazuck voit également dans cette mission un intérêt opérationnel pour les équipages. "Quand on observe son environnement, on devient meilleur marin", souligne-t-il.

"Dans la Marine, on a une tradition assez importante de recherche scientifique", ajoute le capitaine de vaisseau Éric Lavault, porte-parole de la Marine nationale. "Les officiers de marine ont cette double casquette de guerriers et de scientifiques".

Après des tests au large de Brest, les premiers étudiants embarqueront en septembre 2023, puis récolteront des milliers de données biologiques (images et ADN) jusqu'en 2025. "C'est rassurant de commencer avec la Marine parce qu'on sait que ça va être carré", se réjouit Colomban de Vargas.

Les données récoltées, "des centaines de milliards d'images de plancton et de séquences ADN", seront conservées dans des bases de données, ouvertes aux chercheurs du monde entier. Elles permettront de contrôler la santé des écosystèmes marins et leur évolution en fonction des pollutions ou du réchauffement climatique.

Les chercheurs veulent en outre étudier la migration du zooplancton à plusieurs centaines de mètres de profondeur durant la nuit, qualifié de "plus grand mouvement de biomasse" sur la planète et qui serait l'un des moteurs de la "pompe à carbone" participant à la séquestration du CO2 dans l'océan.

Le coût de la mission, qui doit être financé par des mécènes, est évalué à 900.000 euros pour les trois premières années.

(L.Kaufmann--BBZ)