Berliner Boersenzeitung - Avant 2026, les JO d'hiver italiens: en mondiovision à Cortina, des éléphants blancs à Turin

EUR -
AED 4.21081
AFN 73.380876
ALL 95.821367
AMD 434.905178
ANG 2.052472
AOA 1051.413124
ARS 1598.904666
AUD 1.629082
AWG 2.063842
AZN 1.94815
BAM 1.953805
BBD 2.323693
BDT 141.535462
BGN 1.959858
BHD 0.432824
BIF 3420.777931
BMD 1.146579
BND 1.473185
BOB 7.971763
BRL 6.019431
BSD 1.153753
BTN 106.983876
BWP 15.64616
BYN 3.516599
BYR 22472.950295
BZD 2.320396
CAD 1.57407
CDF 2602.734703
CHF 0.909206
CLF 0.026588
CLP 1049.842202
CNY 7.880495
CNH 7.914451
COP 4251.916593
CRC 538.855456
CUC 1.146579
CUP 30.384346
CVE 110.164988
CZK 24.455843
DJF 205.451403
DKK 7.472726
DOP 69.752456
DZD 152.054803
EGP 59.895114
ERN 17.198686
ETB 180.146883
FJD 2.544033
FKP 0.859302
GBP 0.864354
GEL 3.112902
GGP 0.859302
GHS 12.576583
GIP 0.859302
GMD 84.846638
GNF 10111.658098
GTQ 8.836977
GYD 241.360884
HKD 8.986944
HNL 30.535809
HRK 7.531859
HTG 151.205259
HUF 393.429124
IDR 19487.258327
ILS 3.571474
IMP 0.859302
INR 107.05179
IQD 1511.228056
IRR 1507751.511799
ISK 143.216573
JEP 0.859302
JMD 181.150555
JOD 0.812866
JPY 183.156266
KES 148.539438
KGS 100.2684
KHR 4620.188443
KMF 490.735959
KPW 1031.896421
KRW 1719.633639
KWD 0.351839
KYD 0.961378
KZT 556.553574
LAK 24756.252748
LBP 103330.654412
LKR 359.238936
LRD 211.11834
LSL 19.257861
LTL 3.385549
LVL 0.693554
LYD 7.361959
MAD 10.796099
MDL 20.115493
MGA 4805.056884
MKD 61.648715
MMK 2407.934705
MNT 4094.550606
MOP 9.313745
MRU 46.048011
MUR 53.327419
MVR 17.726477
MWK 2000.558306
MXN 20.431294
MYR 4.515167
MZN 73.268833
NAD 19.257861
NGN 1563.566729
NIO 42.454976
NOK 10.999878
NPR 171.188773
NZD 1.971474
OMR 0.440833
PAB 1.153653
PEN 3.939777
PGK 4.977893
PHP 68.883603
PKR 322.29402
PLN 4.274842
PYG 7456.88075
QAR 4.195092
RON 5.092302
RSD 117.454414
RUB 96.173121
RWF 1684.110645
SAR 4.305014
SBD 9.224504
SCR 16.621753
SDG 689.093572
SEK 10.790324
SGD 1.471256
SHP 0.860231
SLE 28.263454
SLL 24043.20278
SOS 659.356045
SRD 42.853431
STD 23731.872367
STN 24.479805
SVC 10.094188
SYP 126.795321
SZL 19.263192
THB 37.591168
TJS 11.034483
TMT 4.013027
TND 3.394818
TOP 2.760687
TRY 50.815525
TTD 7.820446
TWD 36.667914
TZS 2982.515766
UAH 50.737264
UGX 4340.059947
USD 1.146579
UYU 46.717588
UZS 14068.228386
VES 517.041634
VND 30172.228929
VUV 137.122676
WST 3.134408
XAF 655.416296
XAG 0.015356
XAU 0.000237
XCD 3.098687
XCG 2.079131
XDR 0.815131
XOF 655.419151
XPF 119.331742
YER 273.545132
ZAR 19.480092
ZMK 10320.594636
ZMW 22.561486
ZWL 369.198001
  • AEX

    -12.8600

    999.98

    -1.27%

  • BEL20

    -37.7200

    5129.08

    -0.73%

  • PX1

    -4.7800

    7969.88

    -0.06%

  • ISEQ

    117.6200

    12369.92

    +0.96%

  • OSEBX

    13.6100

    1986.11

    +0.69%

  • PSI20

    -40.3700

    9134.62

    -0.44%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -88.6400

    3699.3

    -2.34%

  • N150

    9.7200

    3898.6

    +0.25%

Avant 2026, les JO d'hiver italiens: en mondiovision à Cortina, des éléphants blancs à Turin
Avant 2026, les JO d'hiver italiens: en mondiovision à Cortina, des éléphants blancs à Turin / Photo: GOH Chai Hin - AFP/Archives

Avant 2026, les JO d'hiver italiens: en mondiovision à Cortina, des éléphants blancs à Turin

En 1956, la renaissance d'un pays à Cortina d'Ampezzo retransmise en direct pour la première fois par la télévision; en 2006, Turin ou les débuts de l'ère de "la folie des grandeurs": retour sur les deux précédents JO d'hiver organisés par l'Italie, avant la quinzaine du blanc de Milan Cortina (6-22 février).

Taille du texte:

. 1956, loin des stéréotypes sur l'Italie

Lorsqu'elle organise en 1956 les septièmes Jeux d'hiver de l'histoire, Cortina d'Ampezzo est un bourg de 6.500 habitants, déjà surnommé la "perle des Dolomites" et destination privilégiée de la bourgeoisie italienne.

"Que l'Italie qui avait perdu la guerre soit capable d'organiser les Jeux d'hiver à ce moment-là, c'est quelque chose d'extraordinaire", rappelle Nicola Sbetti, historien du sport à l'université de Bologne.

Et ces Jeux que Cortina aurait dû initialement accueillir en 1944, doivent permettre d'envoyer un message au reste du monde: "L'ambition, c'est de montrer l'efficacité et la modernité du pays, loin des stéréotypes sur l'Italie (...) Tous les travaux sont finis en avance, les infrastructures aussi bien sportives que routières et ferroviaires sont toutes à l'avant-garde", poursuit l'universitaire, qui présente les JO-1956 comme "une répétition générale pour les Jeux de Rome" en 1960.

"On veut aussi démontrer que l'Italie est un pays pacifique qui ne veut plus la guerre, qui ne veut pas utiliser le sport pour prouver sa puissance", poursuit M. Sbetti.

L'Italie renonce ainsi à sélectionner le champion olympique 1952 de descente Zeno Colo, symbole du professionalisme honni alors par le CIO depuis qu'il a donné son nom à une ligne de vêtements de ski.

En l'absence de Colo, les épreuves de ski sont survolées par l'Autrichien Toni Sailer, le premier à remporter les trois courses au programme (géant, slalom, descente) devant les caméras de télévision.

"Techniquement, on peut voir des images en direct", rappelle Grégory Quin, maître d’enseignement et de recherche à l’Institut des sciences du sport de l’Université de Lausanne (Unil).

"Ce n'est pas des dizaines d'heures de programme, c'est quelques minutes par-ci, par-là (...) On est encore dans un tout petit entre-soi qui n'est pas du tout décloisonné par la médiatisation à ce moment-là", nuance-t-il.

Pour le sport français, Cortina est un échec cuisant: aucune médaille pour la première et (jusqu'ici) seule fois dans des Jeux d'hiver, quatre ans avant une autre déroute, à Rome (cinq médailles, aucun titre) qui a eu l'effet d'un électrochoc.

. 2006, hors sol et néo-libéral

Si Cortina marquait la fin de "la première époque de l'Olympisme d'hiver", "celle des stations mondaines, comme Chamonix et St Moritz", rembobine Grégory Quin, les JO de Turin marquent le début d'un "troisième temps": "On est un peu hors sol, dans cette espèce de folie des grandeurs, un peu néo-libéral, tout est possible, il n'y a pas de contraintes environnementales, économiques".

Comme ensuite à Vancouver, en 2010, Sotchi, en 2014, Pyeongchang en 2018 et Pékin en 2022, "les Jeux de Turin sont organisés quelque part où il n'y a pas du tout de tradition des sports d'hiver", rappelle l'enseignant de l'Unil.

Ces JO-2006, mettant aux prises 2.500 sportifs de 80 nationalités différentes dans sept sports et quinze disciplines, n'ont certes pas le coût pharaonique de ceux de Sotchi ou l'impact environnemental de ceux de 2018 et 2022 où il a fallu tout construire en montagne.

Mais ils ont laissé autour de Sestrières deux "éléphants blancs", symboles d'un projet mal pensé, la piste de bobsleigh de Cesana et les tremplins de saut à skis de Pragelato, construits spécialement pour l'événement et vite abandonnés car "dans des vallées pas faciles à atteindre, sans projet pour l'après et des coûts de gestion élevés", énumère Nicola Sbetti.

Derrière ces Jeux, la famille Agnelli qui veut, rappelle le chercheur à l’université de Bologne, "faire avec Turin, ville industrielle tournée exclusivement vers l'industrie automobile ce que Barcelone a fait grâce aux JO-1992".

"Cela a été un succès sur cet aspect-là, Turin est devenue une ville tertiaire, plus verte, plus moderne, plus internationale", constate-t-il.

(B.Hartmann--BBZ)