Berliner Boersenzeitung - Deux-Sèvres: heurts lors de la manifestation contre les mégabassines

EUR -
AED 4.243454
AFN 75.681362
ALL 93.352162
AMD 422.408246
AOA 1059.564012
ARS 1729.138262
AUD 1.638404
AWG 2.079843
AZN 1.963661
BAM 1.957305
BBD 2.325988
BDT 142.949883
BHD 0.435533
BIF 3446.033988
BMD 1.155468
BND 1.480838
BOB 14.025478
BRL 5.907559
BSD 1.154888
BTN 109.790919
BWP 15.660971
BYN 3.415626
BYR 22647.176448
BZD 2.322635
CAD 1.623083
CDF 2611.357712
CHF 0.934236
CLF 0.026744
CLP 1056.005978
CNY 7.803513
CNH 7.79714
COP 3704.015036
CRC 523.70256
CUC 1.155468
CUP 30.619907
CVE 110.349824
CZK 24.193207
DJF 205.640063
DKK 7.475174
DOP 67.351772
DZD 153.410303
EGP 57.527756
ERN 17.332023
ETB 186.394945
FJD 2.555838
FKP 0.858771
GBP 0.857178
GEL 3.015959
GGP 0.858771
GHS 13.539881
GIP 0.858771
GMD 85.504071
GNF 10143.797342
GTQ 8.808771
GYD 241.576287
HKD 9.062464
HNL 30.953794
HRK 7.536772
HTG 150.996068
HUF 362.11799
IDR 20648.216486
ILS 3.468136
IMP 0.858771
INR 109.855387
IQD 1512.862909
IRR 1588913.18939
ISK 141.811219
JEP 0.858771
JMD 183.521069
JOD 0.819249
JPY 182.057301
KES 149.574978
KGS 101.045388
KHR 4680.577616
KMF 494.540184
KRW 1644.82625
KWD 0.357167
KYD 0.962436
KZT 541.934229
LAK 26105.501972
LBP 103414.555274
LKR 387.537893
LRD 208.449329
LSL 18.945963
LTL 3.411798
LVL 0.698931
LYD 7.35065
MAD 10.763574
MDL 20.065337
MGA 4915.672226
MKD 61.577333
MMK 2425.677069
MNT 4157.602989
MOP 9.330031
MRU 46.309597
MUR 53.68301
MVR 17.86373
MWK 2002.461267
MXN 19.887335
MYR 4.730258
MZN 73.830248
NAD 18.945963
NGN 1574.211541
NIO 42.502671
NOK 10.985539
NPR 175.666792
NZD 1.967803
OMR 0.444286
PAB 1.154863
PEN 3.909405
PGK 5.17798
PHP 70.182561
PKR 320.672995
PLN 4.305413
PYG 6887.29413
QAR 4.222145
RON 5.247328
RSD 117.367819
RUB 93.588103
RWF 1696.496723
SAR 4.335928
SBD 9.32642
SCR 15.50525
SDG 693.843401
SEK 10.96306
SGD 1.480553
SLE 27.615748
SOS 660.010193
SRD 43.781846
STD 23915.858572
STN 24.518847
SVC 10.104767
SZL 18.930634
THB 38.287014
TJS 10.659063
TMT 4.055693
TND 3.388605
TRY 54.972826
TTD 7.834022
TWD 37.330285
TZS 3061.988403
UAH 51.680025
UGX 4307.310947
USD 1.155468
UYU 46.435694
UZS 13728.552874
VES 871.467105
VND 30332.195355
VUV 138.152408
WST 3.16223
XAF 656.458767
XAG 0.018593
XAU 0.000275
XCD 3.12271
XCG 2.081309
XDR 0.81744
XOF 656.461609
XPF 119.331742
YER 275.405769
ZAR 18.893401
ZMK 10400.608613
ZMW 22.045469
ZWL 372.060285
  • AEX

    4.5600

    1117

    +0.41%

  • BEL20

    63.9100

    5770.44

    +1.12%

  • PX1

    2.6000

    8669.5

    +0.03%

  • ISEQ

    89.6900

    13888.55

    +0.65%

  • OSEBX

    9.2900

    2028.34

    +0.46%

  • PSI20

    51.3400

    9219.87

    +0.56%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    33.0300

    4214.68

    +0.79%

  • N150

    28.8400

    4333.36

    +0.67%

Deux-Sèvres: heurts lors de la manifestation contre les mégabassines
Deux-Sèvres: heurts lors de la manifestation contre les mégabassines / Photo: PASCAL LACHENAUD - AFP

Deux-Sèvres: heurts lors de la manifestation contre les mégabassines

Des heurts ont éclaté samedi dans la campagne des Deux-Sèvres lors d'une manifestation de milliers d'opposants à un chantier de "mégabassine" pour l'irrigation agricole, qui représente selon eux une forme d'"accaparement de l'eau" destiné à l'"agro-industrie".

Taille du texte:

Selon un dernier bilan, sept gendarmes ont été blessés et six manifestants interpellés, selon une source proche du dispositif de sécurité mis en place, qui fait état de 3.000 à 4.000 opposants sur place.

Les journalistes de l'AFP ont observé trois blessés parmi les manifestants, touchés à la tête, au nez et à une jambe. Parmi eux Julien Le Guet, l'un des porte-parole du collectif "Bassines Non Merci" qui avait appelé à manifester, le visage bandé et avec un filet de sang le long du nez après une brève interpellation.

"Nous constatons face aux forces de l'ordre de violents tirs de mortiers, des cocktails Molotov et des jets de projectiles divers", a déclaré à la presse la préfète des Deux-Sèvres, Emmanuelle Dubée, qui avait publié des arrêtés interdisant toute manifestation dans la zone.

Elle a dénoncé une "manifestation violente qui a pour but de commettre des infractions".

Des militants "antibassines" ont réussi à forcer des grilles protégeant le chantier puis à entrer brièvement à l'intérieur, avant d'être repoussés par les forces de l'ordre, a constaté un journaliste de l'AFP.

Des grenades lacrymogènes ont été lancées et des élus arborant leur écharpe tricolore molestés, notamment la députée écologiste de la Vienne, Lisa Belluco, selon un photographe de l'AFP.

Après un face-à-face tendu d'environ une heure au bord de la réserve, les manifestants ont fait demi-tour vers le champ prêté par un paysan pour qu'ils puissent y installer un campement.

En fin d'après-midi, les 1.500 gendarmes mobilisés continuaient pour leur part à encercler le chantier, devenu le nouvel épicentre d'un conflit sur l'usage de l'eau qui se raréfie avec le réchauffement climatique.

Le collectif Bassines Non Merci, qui rassemble des associations environnementales, organisations syndicales et groupes anticapitalistes, s'est félicité dans un communiqué d'avoir "réussi à déjouer la dizaine de barrages et à entrer dans le chantier".

"Les engins de chantier avaient préventivement été retirés vendredi et le mouvement va continuer à se mobiliser pour qu'ils ne reviennent pas", ajoutent-ils en affirmant vouloir se servir de leur campement comme "base d'appui" pour "continuer à stopper le chantier".

- 260 piscines olympiques -

Sainte-Soline est la deuxième d'un projet de 16 réserves de substitution élaboré par un groupement de 400 agriculteurs réunis dans la Coop de l'eau, pour "baisser de 70% les prélèvements en été", dans cette région encore soumise à des restrictions d'irrigation après une sécheresse estivale hors norme.

Ces réserves sont des cratères à ciel ouvert, recouverts d'une bâche en plastique et remplis grâce au pompage de l'eau des nappes phréatiques superficielles l'hiver. ElIes peuvent stocker jusqu'à 650.000 m3 (soit 260 piscines olympiques) d'eau pour irriguer l'été.

"On est le 29 octobre, c'est sec partout, c'est aberrant d'accaparer toute l'eau disponible pour quelques cultivateurs de maïs", a dénoncé l'eurodéputé Yannick Jadot, présent sur place comme d'autres élus écologistes, dont la députée Sandrine Rousseau.

Le ministre de la Transition écologique, Christophe Béchu, a souligné sur France inter que le "projet n'avait pas de conséquences négatives pour les nappes" phréatiques, selon un rapport récent.

Selon cette étude du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), le projet pourrait, par rapport à la période 2000-2011, augmenter "de 5% à 6%" le débit des cours d'eau l'été, contre une baisse de 1% l'hiver, sans prendre en compte l'évaporation potentielle des futures réserves, ni la menace de sécheresses récurrentes liée au réchauffement climatique.

M. Béchu a également rappelé que le "plan signé par tout le monde il y a quatre ans" après une longue concertation entre agriculteurs, élus, autorités et associations, conditionnait l'accès à l'eau à des changements de pratiques (réduction des pesticides, plantation de haies, conversion à l'agroécologie).

Mais aucun des dix agriculteurs utilisant la première retenue "n'a souscrit de réduction de pesticides", selon Vincent Bretagnolle, membre du comité scientifique et technique de suivi (CST) du projet, et depuis la signature, plusieurs associations se sont retirées du protocole.

(B.Hartmann--BBZ)