Berliner Boersenzeitung - De retour à la barre au procès libyen, Sarkozy contredit son ex-bras droit, Claude Guéant

EUR -
AED 4.133881
AFN 73.166229
ALL 90.907398
AMD 406.333069
ANG 2.014639
AOA 1033.329751
ARS 1741.885087
AUD 1.603761
AWG 2.026137
AZN 1.905196
BAM 1.955959
BBD 2.266784
BDT 140.121404
BGN 1.967414
BHD 0.424938
BIF 3362.873681
BMD 1.125632
BND 1.438717
BOB 13.646111
BRL 6.146512
BSD 1.125492
BTN 106.458664
BWP 15.452258
BYN 3.358273
BYR 22062.379507
BZD 2.263584
CAD 1.570639
CDF 2605.837355
CHF 0.916506
CLF 0.027614
CLP 1086.797613
CNY 7.511959
CNH 7.505611
COP 3635.114713
CRC 511.257505
CUC 1.125632
CUP 27.011198
CVE 110.273974
CZK 24.280493
DJF 200.416311
DKK 7.4747
DOP 67.587602
DZD 152.929391
EGP 61.588941
ERN 16.884474
ETB 184.725477
FJD 2.522259
FKP 0.838898
GBP 0.834493
GEL 2.919121
GGP 0.838898
GHS 13.095066
GIP 0.838898
GMD 83.296744
GNF 9969.855664
GTQ 8.6007
GYD 235.809191
HKD 8.829347
HNL 30.250402
HRK 7.619412
HTG 147.45069
HUF 362.32112
IDR 20358.285817
ILS 3.55013
IMP 0.838898
INR 106.132315
IQD 1706.238859
IRR 2120024.132787
ISK 136.617863
JEP 0.838898
JMD 178.401651
JOD 0.79805
JPY 177.740581
KES 146.26468
KGS 98.436235
KHR 4576.331781
KMF 496.403485
KPW 1013.068403
KRW 1512.837264
KWD 0.349767
KYD 0.937876
KZT 508.681398
LAK 25339.062174
LBP 100785.502248
LKR 374.500478
LRD 191.325571
LSL 18.526008
LTL 3.323698
LVL 0.680883
LYD 7.216587
MAD 10.994295
MDL 20.185643
MGA 5083.413705
MKD 61.566419
MMK 2363.287007
MNT 4050.120666
MOP 9.09454
MRU 45.782133
MUR 53.006364
MVR 17.396676
MWK 1951.558824
MXN 20.881249
MYR 4.558699
MZN 71.938987
NAD 18.526008
NGN 1514.873748
NIO 41.41337
NOK 10.458637
NPR 170.339159
NZD 1.992103
OMR 0.432813
PAB 1.125592
PEN 3.884616
PGK 5.050523
PHP 71.054932
PKR 311.332237
PLN 4.386153
PYG 6824.555404
QAR 4.103234
RON 5.341688
RSD 117.645399
RUB 92.082022
RWF 1656.142139
SAR 4.228254
SBD 9.063268
SCR 15.64479
SDG 677.06986
SEK 10.922194
SGD 1.437201
SHP 0.839209
SLE 25.788026
SLL 23603.936944
SOS 643.278069
SRD 42.283214
STD 23298.301634
STN 24.502538
SVC 9.847801
SYP 14635.461806
SZL 18.516507
THB 37.64448
TJS 10.382445
TMT 3.950967
TND 3.354373
TOP 2.71025
TRY 56.334595
TTD 7.629621
TWD 37.105339
TZS 2982.921461
UAH 51.253971
UGX 4620.376021
USD 1.125632
UYU 45.253683
UZS 13382.089077
VES 1001.853327
VND 28933.797655
VUV 134.481828
WST 3.128478
XAF 655.957
XAG 0.02116
XAU 0.000272037897
XCD 3.042075
XCG 2.028365
XDR 0.79588
XOF 655.957
XPF 119.331742
YER 265.846025
ZAR 18.383828
ZMK 10132.038925
ZMW 22.825858
ZWL 362.452918
SSP 6467.839639
MXV 2.350424
  • AEX

    -15.8300

    1099.02

    -1.42%

  • BEL20

    -65.5900

    5540.72

    -1.17%

  • PX1

    -120.2600

    7843.89

    -1.51%

  • ISEQ

    -301.0700

    14173.37

    -2.08%

  • OSEBX

    -24.9000

    2050.38

    -1.2%

  • PSI20

    -177.8800

    9489.32

    -1.84%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    25.6000

    4516.39

    +0.57%

  • N150

    -55.9300

    4149.48

    -1.33%

De retour à la barre au procès libyen, Sarkozy contredit son ex-bras droit, Claude Guéant
De retour à la barre au procès libyen, Sarkozy contredit son ex-bras droit, Claude Guéant / Photo: Kenzo TRIBOUILLARD - AFP/Archives

De retour à la barre au procès libyen, Sarkozy contredit son ex-bras droit, Claude Guéant

Nicolas Sarkozy a contredit mercredi devant la cour d'appel de Paris Claude Guéant en réfutant que Mouammar Kadhafi ait évoqué le sort judiciaire de son beau-frère lors d'un dîner officiel à Tripoli en 2007, et qu'il ait lui-même demandé à son bras droit de s'occuper de ce sujet.

Taille du texte:

"La seule fois où M. Kadhafi m'en a parlé, c'est en 2005", lors d'une visite que M. Sarkozy effectuait en tant que ministre de l'Intérieur, a ajouté ce dernier, qui avait déjà expliqué avoir formulé une fin de non-recevoir à cette requête.

Le point est central: l'accusation soupçonne qu'un "pacte de corruption" a été conclu entre le camp Sarkozy et les autorités libyennes, qui auraient accepté le principe d'un financement de sa campagne présidentielle de 2007 en échange d'un certain nombre de contreparties, dont l'examen du sort judiciaire d'Abdallah Senoussi, condamné en France à la réclusion criminelle à perpétuité pour l'attentat de 1989 contre le DC-10 d'UTA (170 morts).

Dans des courriers datés du 11 et du 26 avril et transmis à la cour par son avocat, Claude Guéant, qui ne peut assister au procès pour raisons de santé, a raconté pour la première fois une version inédite d'un dîner officiel, le 25 juillet 2007, lors d'une visite à Tripoli au lendemain de la libération des infirmières bulgares par la Libye, négociée par les autorités françaises.

Claude Guéant affirme qu'à la fin de ce dîner, le chef de l'Etat, qui avait accédé deux mois plus tôt à la présidence, l'aurait mandé pour que Mouammar Kadhafi lui répète "la préoccupation qu'il venait de lui exprimer concernant Senoussi". "Claude, voyez cela", aurait intimé M. Sarkozy.

Emanant d'un chef d'Etat, cette demande prend "une autre dimension", fait valoir Claude Guéant qui se renseigne de nouveau, même s'il dit avoir su qu'il était impossible de donner satisfaction aux Libyens au sujet de Senoussi.

"Je confirme ce qu'affirme M. Guéant: jamais, ni lui ni moi, nous n'avons voulu faire quelque chose pour Senoussi" ou "n'avons donné le sentiment aux Libyens de vouloir faire quelque chose pour Senoussi", a martelé Nicolas Sarkozy devant la cour.

L'ancien chef de l'Etat a relevé qu'il avait publiquement pris position contre toute mesure d'amnistie ou de grâce de Senoussi durant la campagne présidentielle et que le sujet n'avait pas été évoqué dans le cadre des négociations pour la libération des infirmières bulgares, ou encore lors de la visite officielle de Mouammar Kadhafi en décembre 2007 à Paris.

"Je ne dis pas que M. Guéant ment", "sa mémoire a évolué", a-t-il poursuivi. "Pour des faits qui ont 19 ans, la mémoire de chacun peut évoluer", a-t-il ajouté.

Ils avaient tous deux fait appel de leurs condamnations à respectivement cinq et six ans de prison ferme, reconnus coupables d'association de malfaiteurs pour ce "pacte de corruption" avec la Libye de Kadhafi, qu'ils démentent tous les deux.

À ce procès, qui s'achèvera fin mai avant une décision en novembre, se joue pour Nicolas Sarkozy son honneur d'ancien président et sa liberté de citoyen, lui qui a déjà passé 20 jours derrière les barreaux après sa condamnation en première instance à cinq ans de prison ferme pour association de malfaiteurs.

Il avait été reconnu coupable d'avoir laissé Claude Guéant, 81 ans, et son ami Brice Hortefeux discuter d'un financement politique occulte auprès des autorités libyennes, ce que les trois hommes nient.

En échange, les Libyens auraient réclamé des contreparties diplomatiques, économiques mais aussi l'examen de la situation judiciaire du beau-frère du dictateur Mouammar Kadhafi et N.2 du régime, Abdallah Senoussi.

- "Coup au moral" -

Autre sujet, une réunion en Libye fin 2005, à laquelle auraient pris part son ami et ancien avocat, Thierry Herzog, et son confrère Francis Szpiner, sur l'examen juridique de la situation de Senoussi, selon divers éléments recueillis pendant l'enquête.

Après avoir affirmé n'en avoir rien su, Nicolas Sarkozy juge désormais crédible ce déplacement, au vu des éléments du dossier. Mais il assure ne pas en être à l'origine et a répété à l'audience que "personne ne l'avait informé de cette réunion". Sans évoquer cette réunion en Libye, Claude Guéant écrit que "Thierry Herzog a parlé au président du mandat qu'il avait reçu" sur ce sujet.

Cet épisode et le dîner de Tripoli, poursuit Claude Guéant, ont rendu "naturelle, et même incontournable" l'évocation de sa part de sa propre réunion occulte avec Senoussi, un tête-à-tête le 1er octobre 2005 dont il avait précédemment affirmé qu'il n'avait pas le souvenir d'en avoir informé Nicolas Sarkozy.

L'accusation est convaincue que l'acte I de ce "pacte de corruption" s'est joué lors de cette réunion, juste avant un voyage officiel de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur.

Au micro de France Inter, l'avocat de Claude Guéant, Me Philippe Bouchez El Ghozi, a affirmé que les déclarations de Nicolas Sarkozy sur son client "n'améliorent pas son état de santé" et qu'elles lui ont porté "plus qu'un coup au moral".

(G.Gruner--BBZ)