Berliner Boersenzeitung - Nord Stream: fuites et explosions renforcent les soupçons de sabotage des gazoducs

EUR -
AED 4.271288
AFN 76.17155
ALL 92.287705
AMD 422.930566
ANG 2.081602
AOA 1066.513656
ARS 1758.229626
AUD 1.609754
AWG 2.096392
AZN 1.970622
BAM 1.958793
BBD 2.342489
BDT 142.940236
BGN 1.972953
BHD 0.438527
BIF 3477.510448
BMD 1.163047
BND 1.472656
BOB 14.509355
BRL 5.916306
BSD 1.163092
BTN 109.943396
BWP 15.613923
BYN 3.581187
BYR 22795.720663
BZD 2.339104
CAD 1.602196
CDF 2680.822979
CHF 0.940626
CLF 0.027244
CLP 1075.736449
CNY 7.804685
CNH 7.798975
COP 3627.171333
CRC 527.813232
CUC 1.163047
CUP 30.820745
CVE 110.7801
CZK 24.193665
DJF 206.696963
DKK 7.474478
DOP 68.329145
DZD 154.880527
EGP 59.342963
ERN 17.445705
ETB 187.425238
FJD 2.55062
FKP 0.858967
GBP 0.858555
GEL 3.021611
GGP 0.858967
GHS 13.287855
GIP 0.858967
GMD 85.486148
GNF 10208.653008
GTQ 8.878603
GYD 243.323857
HKD 9.119742
HNL 31.228159
HRK 7.534449
HTG 152.062985
HUF 363.61271
IDR 20464.97453
ILS 3.503411
IMP 0.858967
INR 110.307852
IQD 1524.173058
IRR 1598695.292608
ISK 140.402667
JEP 0.858967
JMD 184.702199
JOD 0.824562
JPY 178.374768
KES 150.544877
KGS 101.708498
KHR 4714.992219
KMF 493.132343
KPW 1046.742617
KRW 1555.40064
KWD 0.359114
KYD 0.969185
KZT 528.043587
LAK 26031.902441
LBP 104150.85666
LKR 382.405907
LRD 203.271601
LSL 18.608883
LTL 3.434175
LVL 0.703515
LYD 7.362386
MAD 10.908794
MDL 20.091784
MGA 5041.809104
MKD 61.548124
MMK 2441.807662
MNT 4184.136499
MOP 9.393492
MRU 46.603194
MUR 54.499929
MVR 17.969279
MWK 2020.212477
MXN 19.667182
MYR 4.719061
MZN 74.330019
NAD 18.609229
NGN 1536.931558
NIO 42.625683
NOK 10.717363
NPR 175.907518
NZD 1.985007
OMR 0.44719
PAB 1.162992
PEN 3.901441
PGK 5.148225
PHP 72.602044
PKR 322.803403
PLN 4.313976
PYG 6883.546686
QAR 4.239597
RON 5.25267
RSD 117.336347
RUB 99.844677
RWF 1710.842097
SAR 4.367878
SBD 9.297419
SCR 16.097792
SDG 699.569606
SEK 11.142176
SGD 1.470307
SHP 0.861662
SLE 28.611328
SLL 24388.512593
SOS 664.718454
SRD 44.105084
STD 24072.724151
STN 24.912466
SVC 10.176636
SYP 15121.936629
SZL 18.608423
THB 38.263808
TJS 10.758176
TMT 4.082295
TND 3.376284
TOP 2.800338
TRY 56.380559
TTD 7.87914
TWD 36.652148
TZS 3075.706746
UAH 51.762453
UGX 4401.744171
USD 1.163047
UYU 46.821738
UZS 13729.769746
VES 946.33928
VND 30212.471208
VUV 137.257331
WST 3.161263
XAF 656.963572
XAG 0.017696
XAU 0.000268
XCD 3.143192
XCG 2.09613
XDR 0.822335
XOF 656.544869
XPF 119.331742
YER 275.700394
ZAR 18.610903
ZMK 10468.814198
ZMW 22.41754
ZWL 374.500651
  • AEX

    0.6700

    1116.05

    +0.06%

  • BEL20

    -4.6400

    5796.02

    -0.08%

  • PX1

    12.4600

    8317.98

    +0.15%

  • ISEQ

    161.0100

    14536.9

    +1.12%

  • OSEBX

    8.1800

    2106.24

    +0.39%

  • PSI20

    62.1700

    9481.29

    +0.66%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -0.9500

    4732.72

    -0.02%

  • N150

    22.7600

    4316.29

    +0.53%

Nord Stream: fuites et explosions renforcent les soupçons de sabotage des gazoducs
Nord Stream: fuites et explosions renforcent les soupçons de sabotage des gazoducs / Photo: Handout - DANISH DEFENCE/AFP

Nord Stream: fuites et explosions renforcent les soupçons de sabotage des gazoducs

Hors service à cause de la guerre en Ukraine, les gazoducs Nord Stream reliant la Russie à l'Allemagne sous la mer Baltique ont été tous deux touchés par des fuites spectaculaires, mystérieuses et précédées d'explosions sous-marines qui alimentent les soupçons de sabotage.

Taille du texte:

Les trois grandes fuites identifiées depuis lundi au large de l'île danoise de Bornholm, entre le sud de la Suède et la Pologne, sont visibles à la surface avec des bouillonnements allant de 200 mètres jusqu'à 1 kilomètre de diamètre, a annoncé mardi l'armée danoise, images impressionnantes à l'appui.

Le gazoduc Nord Stream 2 avait été le premier victime d'une forte chute de pression lundi, suivi quelques heures plus tard de Nord Stream 1, dont il suit le tracé sous la Baltique.

Danemark et Suède ont confirmé mardi matin être confrontés à trois fuites, espacées entre elles, sur les deux gazoducs. Une des fuites sur Nord Stream 1 s'est produite dans la zone économique exclusive danoise, l'autre dans la zone suédoise.

L'institut sismique suédois a indiqué à l'AFP avoir enregistré deux explosions sous-marines, "très probablement dues à des détonations", avant l'incident.

- Sabotage ? -

Objets de bras de fer géopolitiques ces derniers mois, les deux pipelines exploités par un consortium dépendant du géant russe Gazprom ne sont pas opérationnels à cause des conséquences de la guerre en Ukraine. Mais tous les deux étaient encore remplis de gaz.

Le Kremlin, vers qui se sont tournés nombre de regards, s'est dit "extrêmement préoccupé", estimant qu'il ne fallait exclure "aucune" hypothèse, y compris celle d'un sabotage.

A Kiev, le conseiller de la présidence ukrainienne, Mykhaïlo Podoliak a dénoncé "une attaque terroriste planifiée" par Moscou, sans avancer de preuves.

Le Premier ministre polonais a lui aussi suggéré une implication russe, sans viser directement Moscou.

"Nous voyons clairement que c'est un acte de sabotage, qui marque probablement la prochaine étape de l'escalade de la situation en Ukraine", a déclaré Mateusz Morawiecki, qui inaugurait justement ce mardi un gazoduc reliant la Norvège à la Pologne.

L'exploitant des pipelines, le consortium Nord Stream, dit n'avoir pas encore observé ni évalué les dégâts, mais a reconnu le caractère exceptionnel de la situation.

"Un incident durant lequel trois tuyaux éprouvent simultanément des difficultés le même jour n'est pas ordinaire", a déclaré un porte-parole à l'AFP.

Des responsables militaires alertent régulièrement sur le risque de saboter des installations civiles sous-marines essentielles, comme des câbles de télécommunications, des liaisons électriques ou des réseaux de distribution d'hydrocarbures.

Le Danemark a dépêché sur place deux navires militaires accompagnés d'hélicoptères, et le gouvernement suédois a convoqué une réunion d'urgence mardi soir.

Copenhague a immédiatement placé en état d'alerte orange ses infrastructures énergétiques, le deuxième niveau de vigilance le plus élevé.

– "Extrêmement rare" –

"Les fuites de gazoducs sont extrêmement rares et nous voyons donc une raison d'augmenter le niveau de vigilance à la suite des incidents auxquels nous avons assisté au cours des dernières 24 heures", a expliqué le directeur de l'Agence danoise de l'énergie, Kristoffer Böttzauw.

Des mesures concrètes pour augmenter la sécurité des centrales vont devoir être mises en place par les groupes du secteur, notamment en ce qui concerne l'accès et la surveillance des installations.

Nord Stream 2, dont la construction en parallèle de Nord Stream 1 a été achevée en 2021, était destiné à doubler la capacité d'importation de gaz russe en Allemagne.

Sa mise en service a été suspendue, en représailles à l'invasion de l'Ukraine par Moscou.

Quant à Nord Stream 1, Gazprom a progressivement réduit les volumes de gaz livrés jusqu'à la fermeture complète du gazoduc à la fin du mois d'août, en accusant les sanctions occidentales d'avoir retardé les réparations nécessaires du pipeline.

Les autorités allemandes n'ont quant à elles pas encore réagi. Mais selon une source proche du gouvernement allemand, citée par le quotidien allemand Taggesspiegel, "tout parle contre une coïncidence" et en faveur d'une "attaque ciblée".

La navigation a été interdite dans un rayon de cinq milles nautiques (environ neuf kilomètres) autour des trois fuites, ainsi que leur survol dans un rayon d'un kilomètre.

Selon les autorités danoises, les incidents sont sans conséquences pour la sécurité ou la santé des riverains.

L'impact environnemental direct devrait lui aussi être limité, même si le gaz naturel non brûlé a un puissant effet de serre.

(T.Burkhard--BBZ)