Berliner Boersenzeitung - "Fast fashion": l'Assemblée prête à sévir contre la mode jetable

EUR -
AED 4.309328
AFN 75.686443
ALL 95.456633
AMD 432.519171
ANG 2.10026
AOA 1077.186483
ARS 1637.502559
AUD 1.6273
AWG 2.11213
AZN 1.994862
BAM 1.953628
BBD 2.367368
BDT 144.219672
BGN 1.95736
BHD 0.443929
BIF 3498.325843
BMD 1.173406
BND 1.488052
BOB 8.121971
BRL 5.804016
BSD 1.175393
BTN 110.787838
BWP 15.738309
BYN 3.321707
BYR 22998.748453
BZD 2.363972
CAD 1.602584
CDF 2717.606917
CHF 0.915467
CLF 0.026564
CLP 1045.469272
CNY 7.981328
CNH 7.985148
COP 4388.161205
CRC 539.228116
CUC 1.173406
CUP 31.095247
CVE 110.142555
CZK 24.308914
DJF 209.307315
DKK 7.472499
DOP 69.905861
DZD 154.98577
EGP 61.855722
ERN 17.601083
ETB 183.539445
FJD 2.568822
FKP 0.863007
GBP 0.865445
GEL 3.144651
GGP 0.863007
GHS 13.2233
GIP 0.863007
GMD 85.658792
GNF 10316.059203
GTQ 8.975023
GYD 245.916616
HKD 9.191198
HNL 31.224111
HRK 7.537016
HTG 153.949511
HUF 356.847858
IDR 20354.831106
ILS 3.404466
IMP 0.863007
INR 110.605789
IQD 1537.161249
IRR 1540564.124637
ISK 143.800686
JEP 0.863007
JMD 185.143644
JOD 0.831922
JPY 184.035757
KES 151.744974
KGS 102.579694
KHR 4714.778704
KMF 491.657324
KPW 1056.077778
KRW 1712.879072
KWD 0.361338
KYD 0.979511
KZT 544.334867
LAK 25794.324631
LBP 105257.585883
LKR 378.489236
LRD 215.690219
LSL 19.208025
LTL 3.464761
LVL 0.709781
LYD 7.434735
MAD 10.72786
MDL 20.222519
MGA 4880.823595
MKD 61.681812
MMK 2463.965572
MNT 4201.314278
MOP 9.48066
MRU 47.030122
MUR 54.82158
MVR 18.134946
MWK 2044.072648
MXN 20.279263
MYR 4.596187
MZN 74.977041
NAD 19.208459
NGN 1595.955879
NIO 43.069885
NOK 10.909092
NPR 177.269995
NZD 1.975017
OMR 0.451177
PAB 1.175393
PEN 4.05705
PGK 5.115575
PHP 71.114218
PKR 327.514152
PLN 4.2314
PYG 7194.002478
QAR 4.274695
RON 5.263664
RSD 117.401569
RUB 87.597326
RWF 1723.272367
SAR 4.429954
SBD 9.425096
SCR 16.401448
SDG 704.633198
SEK 10.883231
SGD 1.48904
SHP 0.876066
SLE 28.862889
SLL 24605.722832
SOS 670.599169
SRD 43.921728
STD 24287.125444
STN 24.474044
SVC 10.284567
SYP 129.717992
SZL 19.208208
THB 37.866319
TJS 10.984189
TMT 4.118653
TND 3.367093
TOP 2.825279
TRY 53.158433
TTD 7.951161
TWD 36.853263
TZS 3049.692885
UAH 51.471511
UGX 4396.112872
USD 1.173406
UYU 46.997753
UZS 14243.165973
VES 582.254457
VND 30872.299582
VUV 138.571802
WST 3.181704
XAF 655.262055
XAG 0.01479
XAU 0.000249
XCD 3.171187
XCG 2.118345
XDR 0.814936
XOF 655.228587
XPF 119.331742
YER 279.964716
ZAR 19.299467
ZMK 10562.055152
ZMW 22.391108
ZWL 377.836103
  • AEX

    -12.0700

    1019.42

    -1.17%

  • BEL20

    -85.5500

    5469.75

    -1.54%

  • PX1

    -97.1000

    8202.08

    -1.17%

  • ISEQ

    6.4700

    12943.75

    +0.05%

  • OSEBX

    -22.2200

    1979.14

    -1.11%

  • PSI20

    -132.5200

    9134.3

    -1.43%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -88.2800

    3998.61

    -2.16%

  • N150

    -54.0100

    4199.02

    -1.27%

"Fast fashion": l'Assemblée prête à sévir contre la mode jetable
"Fast fashion": l'Assemblée prête à sévir contre la mode jetable / Photo: GEORGES GOBET - AFP/Archives

"Fast fashion": l'Assemblée prête à sévir contre la mode jetable

Haro sur la mode éphémère: les députés ont lancé jeudi l'examen de mesures visant à freiner la "fast fashion", avec un "malus" environnemental et une interdiction de la publicité pour la vente de ces vêtements à prix cassés, le plus souvent importés.

Taille du texte:

La proposition de loi est la deuxième débattue en première lecture dans l'hémicycle lors de la journée réservée à Horizons, l'un des trois groupes de la majorité présidentielle. Elle avait été validée en commission dans un climat de rare concorde.

"Le gouvernement soutient ce texte", a déclaré le ministre de la Transition écologique, Christophe Béchu, dirigeant d'Horizons, le parti d’Édouard Philippe.

Le texte ferait de la France "le premier pays au monde à légiférer pour limiter les dérives de l'ultra fast-fashion", a-t-il plaidé.

Dans un contexte de baisse du pouvoir d'achat, l'inondation du marché par des vêtements peu coûteux et constamment renouvelés, a ébranlé le secteur, où les fermetures de magasins et les redressements judiciaires se multiplient.

Mais c'est l'angle environnemental que met en avant le texte de la députée Horizons Anne-Cécile Violland: "L'industrie textile est la plus polluante, elle représente 10% des émissions de gaz à effet de serre" et "20% de la pollution des eaux dans le monde serait imputable à la teinture et au traitement des textiles, a-t-elle souligné.

Avec dans le viseur, des pratiques poussées à leur paroxysme par l'emblématique entreprise chinoise Shein et ses "7.200 nouveaux modèles de vêtements par jour" en moyenne.

La proposition de loi prévoit de définir la "fast fashion", avec des critères basés sur les volumes produits et la vitesse de renouvellement des collections, renvoyant à un décret pour en fixer les seuils.

Les entreprises concernées auraient l'obligation de sensibiliser les consommateurs "à l'impact environnemental" de leurs produits par des messages informatifs.

La mesure principale est le renforcement du système existant de "bonus-malus" dans le secteur textile, pour tenir compte des "coûts environnementaux" d'une production excessive.

- "Diable dans les décrets" -

La pénalité, à fixer par décret, pourrait atteindre jusqu'à dix euros par produit en 2030, avec un plafond de 50% du prix de vente.

"Il ne s'agit pas d'une taxe", insiste Mme Violland, les pénalités devant être redistribuées en faveur notamment des producteurs de vêtements durables.

L'autre mesure phare est l'"interdiction de la publicité pour les produits et entreprises" de mode éphémère, coutumières d'un marketing agressif poussant à la surconsommation.

Elle est soutenue par tous les groupes, à l'exception des Républicains (LR). "Si vous interdisez la publicité dans le domaine de la mode, vous interdisez en fait le marché", estime le député LR Antoine Vermorel-Marques.

Malgré le caractère globalement consensuel du texte, les députés devraient longuement débattre de la définition de la "fast fashion".

"Le diable est dans les décrets", alerte la députée LFI Alma Dufour, qui plaide comme des élus de tous bords pour que des seuils figurent dans la loi et que les acteurs ciblés soient mieux identifiés, en incluant les "places de marché" (marketplace). Ecologistes et socialistes aussi insistent pour le texte soit "plus ambitieux".

- Fast ou +ultra fast+ ? -

La coalition d'ONG "Stop Fast Fashion" appelle les parlementaires à viser "toutes les marques qui proposent plus de 5.000 modèles par an" et l'ensemble des plateformes de vente en ligne.

Il s'agit "de ne pas pénaliser uniquement Shein ou Temu mais également des marques comme Zara, Primark, H&M ou Action ainsi que des plateformes comme Amazon", font valoir ces ONG (dont Les Amis de la Terre, Emmaüs France ou France Nature Environnement).

Le géant chinois Shein estime de son côté que ce texte "pénalise de manière disproportionnée les consommateurs les plus attentifs aux coûts" et "n'aborde pas la question de l'impact environnemental".

Selon une porte-parole, le nombre de références "n'est pas un indicateur pertinent" pour définir la "fast fashion" plutôt liée à l'ampleur des invendus, la marque disant produire "à la demande".

Le suédois H&M, sollicité par l'AFP, "salue l'esprit de la loi" tout en invitant les députés à baser leurs mesures "sur des critères clairs, fondés sur la science et les pratiques du marché".

En France, l'Alliance du Commerce, qui fédère des grands magasins, a elle exprimé des réserves sur le fait de baser le "malus" sur "l'affichage environnemental" des produits, une nouvelle méthode de notation des produits devant être mise en œuvre.

Son directeur général, Yohann Petiot a dit, à l'AFP, craindre que le texte "rate sa cible" en impactant des entreprises nationales plutôt que "l'ultra fast fashion".

(T.Burkhard--BBZ)