Berliner Boersenzeitung - De Mexico à Tokyo, les JO de Raymond Depardon s'affichent en grand dans Paris

EUR -
AED 4.211486
AFN 73.392602
ALL 95.511641
AMD 432.776502
ANG 2.052798
AOA 1051.580464
ARS 1599.186668
AUD 1.62941
AWG 2.06417
AZN 1.950449
BAM 1.94531
BBD 2.313047
BDT 140.920119
BGN 1.960169
BHD 0.433004
BIF 3405.881169
BMD 1.146761
BND 1.466391
BOB 7.93593
BRL 6.036436
BSD 1.148467
BTN 106.502991
BWP 15.573934
BYN 3.500381
BYR 22476.522195
BZD 2.309755
CAD 1.574022
CDF 2603.148425
CHF 0.908642
CLF 0.026592
CLP 1050.009345
CNY 7.881748
CNH 7.906334
COP 4249.966319
CRC 536.388929
CUC 1.146761
CUP 30.389175
CVE 111.292911
CZK 24.477592
DJF 203.802596
DKK 7.472515
DOP 68.8632
DZD 152.083519
EGP 60.016896
ERN 17.20142
ETB 180.041818
FJD 2.547878
FKP 0.859439
GBP 0.864108
GEL 3.113471
GGP 0.859439
GHS 12.505443
GIP 0.859439
GMD 84.860476
GNF 10068.564133
GTQ 8.797447
GYD 240.269731
HKD 8.987852
HNL 30.46977
HRK 7.532964
HTG 150.507919
HUF 393.566201
IDR 19547.579065
ILS 3.555017
IMP 0.859439
INR 106.869957
IQD 1502.257351
IRR 1507991.1572
ISK 143.184423
JEP 0.859439
JMD 180.327622
JOD 0.81304
JPY 183.209461
KES 148.56283
KGS 100.284227
KHR 4598.51312
KMF 490.81355
KPW 1032.060433
KRW 1720.520044
KWD 0.351666
KYD 0.956973
KZT 554.013278
LAK 24598.030854
LBP 102677.599768
LKR 357.611656
LRD 210.258849
LSL 19.288459
LTL 3.386088
LVL 0.693664
LYD 7.316422
MAD 10.749454
MDL 20.022635
MGA 4781.995185
MKD 61.659536
MMK 2408.317428
MNT 4095.201402
MOP 9.271518
MRU 46.007743
MUR 53.336139
MVR 17.728851
MWK 1990.777689
MXN 20.463899
MYR 4.513082
MZN 73.288912
NAD 19.28872
NGN 1554.469271
NIO 42.10929
NOK 11.010216
NPR 170.399271
NZD 1.976713
OMR 0.440915
PAB 1.148462
PEN 3.930523
PGK 4.934227
PHP 68.56507
PKR 320.28889
PLN 4.274375
PYG 7422.45819
QAR 4.178814
RON 5.091961
RSD 117.46143
RUB 96.189227
RWF 1673.12479
SAR 4.305733
SBD 9.22597
SCR 16.555096
SDG 689.203537
SEK 10.783811
SGD 1.471255
SHP 0.860368
SLE 28.266974
SLL 24047.024259
SOS 655.374556
SRD 42.860185
STD 23735.644363
STN 24.655369
SVC 10.048683
SYP 126.815474
SZL 19.288658
THB 37.601954
TJS 10.984502
TMT 4.013665
TND 3.345673
TOP 2.761126
TRY 50.819993
TTD 7.784751
TWD 36.749342
TZS 2985.856443
UAH 50.506773
UGX 4320.626598
USD 1.146761
UYU 46.509209
UZS 13961.819533
VES 517.123814
VND 30171.290762
VUV 137.14447
WST 3.134906
XAF 652.393596
XAG 0.015051
XAU 0.000237
XCD 3.09918
XCG 2.069767
XDR 0.810623
XOF 649.567364
XPF 119.331742
YER 273.588579
ZAR 19.457332
ZMK 10322.223659
ZMW 22.458019
ZWL 369.256682
  • AEX

    -12.8600

    999.98

    -1.27%

  • BEL20

    -37.7200

    5129.08

    -0.73%

  • PX1

    -4.7800

    7969.88

    -0.06%

  • ISEQ

    117.6200

    12369.92

    +0.96%

  • OSEBX

    13.6100

    1986.11

    +0.69%

  • PSI20

    -40.3700

    9134.62

    -0.44%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -88.6400

    3699.3

    -2.34%

  • N150

    9.7200

    3898.6

    +0.25%

De Mexico à Tokyo, les JO de Raymond Depardon s'affichent en grand dans Paris
De Mexico à Tokyo, les JO de Raymond Depardon s'affichent en grand dans Paris / Photo: JOEL SAGET - AFP

De Mexico à Tokyo, les JO de Raymond Depardon s'affichent en grand dans Paris

Comment capturer en une fraction de seconde le poing levé de l'athlète noir américain Lee Evans ou la perfection d'une gymnaste comme Nadia Comaneci... Le photographe Raymond Depardon a évoqué avec l'AFP quelques-uns de ses JO dont les clichés s'affichent en grand à Paris.

Taille du texte:

"Un verre de champagne", "une Palme d'or", "un vrai cadeau", confesse avec émotion l'octogénaire, à qui la capitale française rend hommage par un parcours photographique XXL à l'occasion des Jeux olympiques et paralympiques qui doivent débuter le 26 juillet.

Au total, 16 photos géantes ont été installées entre Montrouge et Saint-Denis, en banlieue parisienne, ainsi qu'au cœur de Paris et sur plusieurs tronçons du périphérique.

Huit d'entre elles ont été réalisées à l'argentique et en noir et blanc par Raymond Depardon, 81 ans, entre 1964 et 1976, lors des JO d'été de Tokyo et ceux qui ont suivi jusqu'à ceux de Montréal.

Huit autres sont des portraits d'athlètes engagés aux Jeux olympiques et paralympiques de Paris cet été. Elles ont été réalisées par son fils, Simon, en couleur et en numérique.

- Lutte contre le racisme -

Tout près de l'Hôtel de Ville, où des panneaux électoraux rappellent les élections législatives anticipées, trône un immense portrait de l'athlète Lee Evans levant le poing aux JO de Mexico de 1968 en signe de lutte contre le racisme à l'égard des athlètes afro-américains.

Comme d'autres clichés réalisés à une époque où l'argentique ne pardonnait rien et "où les JO c'était une seconde, deux secondes, une tierce de seconde", selon le photographe, ce portrait a été reproduit sur une immense bâche de 600 m2 installée sur une façade d'immeuble.

Près de l'Assemblée nationale et de la place de la Concorde, une autre photo montre des athlètes du 3.000 m steeple photographiés de très près au cœur d'un stade en délire, à Mexico.

"Dans le contexte politique, ça me fait énormément de bien de revenir sur ces archives à des époques où il y avait énormément de conflits (...) on a voulu installer cette photo collective près de l'Assemblée car on trouvait que le message était beau, une forme d'union autour d'un moment de trêve", souligne Simon Depardon.

- A Mexico, "c'était grandiose" -

"A Mexico j'étais très jeune, je ne savais pas comment ça marchait, c'était grandiose avec un 100 mètres en moins de dix secondes avec que des (athlètes) noirs, un moment historique et le plus beau des publics qui défendait toujours les perdants", poursuit Raymond Depardon, "huit JO dont cinq d'été" à son actif.

"Et la conférence de presse des athlètes noirs américains ! Lorsque l'un d'entre eux a répondu à un journaliste quelque chose comme +vous ne savez pas ce que c'est quand vous allez au restaurant avec votre femme, qu'il est vide, et qu'on vous dit qu'il n'y a plus de place...", raconte-t-il.

Il se remémore aussi avec joie "l'arrivée des Africains" aux JO - "moi le photographe de la décolonisation, je buvais du petit lait" - et de "Munich où dans le sprint final, l'Allemand tombe, se fait doubler par le Kenyan Julius Sang et le Français obtient le bronze, ça dure une tierce de seconde, il faut être super bien équipé..."

- "Une seule fois" -

Tout comme pour l'or de la gymnaste roumaine Nadia Comaneci. "Il y avait un exercice imposé, elle a fait un saut périlleux, une seule fois, retombant à la perfection sur la poutre...", se remémore-t-il.

"La bonne photo, il fallait la faire en noir et blanc, dans la descendance de nos pairs, Capa, Cartier-Bresson, j'aime la fragilité de l'argentique, la tension qu'il suscite", ajoute le photographe, encore réticent aujourd'hui à se servir du numérique.

Autre moment mythique: le nageur américain "Mark Spitz en 1972 à Munich".

"Je n'y arrivais pas, il était tout le temps dans l'eau et tellement rapide ! Puis il y a eu le 400 mètres quatre nages, j'ai pensé au papillon et au moment où tu sors la tête de l'eau...", dit-il en évoquant l'immense cliché installé sur le périphérique parisien qui montre le nageur brun à la moustache, les bras déployés de chaque côté de la tête.

(Y.Berger--BBZ)