Berliner Boersenzeitung - JO-2024: le secret des photos les plus marquantes de l'AFP

EUR -
AED 4.130251
AFN 73.101843
ALL 90.827689
AMD 405.976788
ANG 2.012872
AOA 1031.299033
ARS 1740.353149
AUD 1.602754
AWG 2.02436
AZN 1.913083
BAM 1.954244
BBD 2.264797
BDT 139.998542
BGN 1.965689
BHD 0.424566
BIF 3359.925049
BMD 1.124645
BND 1.437456
BOB 13.634145
BRL 6.142868
BSD 1.124505
BTN 106.365319
BWP 15.438709
BYN 3.355329
BYR 22043.03479
BZD 2.261599
CAD 1.568598
CDF 2603.55236
CHF 0.91715
CLF 0.027591
CLP 1085.912055
CNY 7.501157
CNH 7.497719
COP 3631.724939
CRC 510.809224
CUC 1.124645
CUP 26.987514
CVE 110.177284
CZK 24.290412
DJF 200.240582
DKK 7.474737
DOP 67.52834
DZD 152.974455
EGP 60.592027
ERN 16.869669
ETB 184.563506
FJD 2.52061
FKP 0.835653
GBP 0.834256
GEL 2.929715
GGP 0.835653
GHS 13.083584
GIP 0.835653
GMD 83.783286
GNF 9964.351529
GTQ 8.593159
GYD 235.602429
HKD 8.823096
HNL 30.223878
HRK 7.612731
HTG 147.321402
HUF 363.029616
IDR 20296.349211
ILS 3.557082
IMP 0.835653
INR 106.120786
IQD 1704.742796
IRR 2118165.258096
ISK 136.62177
JEP 0.835653
JMD 178.245225
JOD 0.797351
JPY 177.955868
KES 146.181525
KGS 98.349782
KHR 4572.319165
KMF 495.968313
KPW 1012.180125
KRW 1508.699576
KWD 0.349495
KYD 0.937054
KZT 508.235377
LAK 25316.844398
LBP 100697.131585
LKR 374.172109
LRD 191.157813
LSL 18.509764
LTL 3.320783
LVL 0.680286
LYD 7.21026
MAD 10.984655
MDL 20.167944
MGA 5078.95647
MKD 61.552791
MMK 2361.579558
MNT 4050.355375
MOP 9.086566
MRU 45.74199
MUR 52.577254
MVR 17.381318
MWK 1949.84766
MXN 20.862006
MYR 4.551208
MZN 71.875564
NAD 18.509764
NGN 1514.13123
NIO 41.377058
NOK 10.443489
NPR 170.189803
NZD 1.993641
OMR 0.432409
PAB 1.124605
PEN 3.88121
PGK 5.046095
PHP 70.688411
PKR 311.059255
PLN 4.392131
PYG 6818.571503
QAR 4.099636
RON 5.339702
RSD 117.598472
RUB 91.850886
RWF 1654.690001
SAR 4.224547
SBD 9.055321
SCR 15.512305
SDG 676.476071
SEK 10.966089
SGD 1.435097
SHP 0.838474
SLE 25.765185
SLL 23583.240559
SOS 642.71403
SRD 42.246191
STD 23277.873236
STN 24.481054
SVC 9.839167
SYP 14622.629152
SZL 18.500271
THB 37.560919
TJS 10.373341
TMT 3.947503
TND 3.351432
TOP 2.707874
TRY 56.285742
TTD 7.622931
TWD 37.004205
TZS 2976.973725
UAH 51.209031
UGX 4616.324787
USD 1.124645
UYU 45.214004
UZS 13370.355405
VES 1005.172578
VND 28883.685764
VUV 134.569458
WST 3.130067
XAF 655.957
XAG 0.021281
XAU 0.000272156519
XCD 3.039409
XCG 2.026587
XDR 0.795182
XOF 655.957
XPF 119.331742
YER 265.612974
ZAR 18.403032
ZMK 10123.158111
ZMW 22.805843
ZWL 362.135113
SSP 6461.664299
MXV 2.347658
  • AEX

    -15.8300

    1099.02

    -1.42%

  • BEL20

    -65.5900

    5540.72

    -1.17%

  • PX1

    -120.2600

    7843.89

    -1.51%

  • ISEQ

    -301.0700

    14173.37

    -2.08%

  • OSEBX

    -24.9000

    2050.38

    -1.2%

  • PSI20

    -177.8800

    9489.32

    -1.84%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    25.6000

    4516.39

    +0.57%

  • N150

    -55.9300

    4149.48

    -1.33%

JO-2024: le secret des photos les plus marquantes de l'AFP
JO-2024: le secret des photos les plus marquantes de l'AFP / Photo: Jerome BROUILLET - AFP

JO-2024: le secret des photos les plus marquantes de l'AFP

Un surfeur "au-dessus des nuages", un champion de BMX à l'assaut de l'obélisque de la Concorde, la toute première plongée dans la Seine... des photographes de l'AFP racontent comment ils ont immortalisé ces séquences marquantes des Jeux olympiques de Paris.

Taille du texte:

- Surf en lévitation

C'est une des images les plus reprises de ces Jeux: le surfeur brésilien Gabriel Medina comme en lévitation au-dessus des vagues, l'index vers le ciel, sa planche de surf à la verticale dans son dos, à Teahupo'o le 29 juillet.

Un cliché signé Jérôme Brouillet, qui se trouvait sur un bateau dans le chenal, une zone d'eau plus profonde et plus calme sur le côté de la vague, sans vue dégagée sur l'action.

"Je suis aveugle" à ce moment-là, explique le photographe. Mais c'était exactement l'endroit où il fallait se trouver pour immortaliser le "kick out" (moment où le surfeur sort de la vague à la fin de sa course) du Brésilien.

- BMX à l'assaut de l'obélisque

Un décor unique, un positionnement étudié et une "énorme part de chance", c'est la recette du cliché du champion de BMX José Torres Gil qui semble se dresser avec son vélo sur l'un des flancs de l'obélisque de la place de la Concorde.

Une photo prise par Jeff Pachoud le 29 juillet lors des entraînements, deux jours avant que l'Argentin ne s'empare de l'or olympique.

"Je n'ai pas fait un clic, c'est une rafale et, dans la rafale, il y a une image où il y a cette impression visuelle un peu étonnante", précise le photographe.

- Selfie viral des Coréens du Nord et du Sud

C'est une image inédite: le selfie des pongistes de Corée du Nord et du Sud, médaillés et rassemblés sur le podium le 30 juillet, est devenu viral, alors que Séoul et Pyongyang sont techniquement en guerre depuis 1953.

Un rare moment d'unité qui n'a rien de spontané, le +selfie de la victoire+ pris par un téléphone Samsung, partenaire des JO, étant un passage obligé. Il a tout de même ému le photographe sud-coréen Jung Yeon-je.

"La génération de mes parents, qui a connu la guerre de Corée, a pu considérer la Corée du Nord comme hostile. Mais, aujourd'hui, de nombreux Sud-Coréens la considèrent comme un simple pays voisin avec qui coexister", assure-t-il, espérant voir à l'avenir "les joueurs nord-coréens et sud-coréens s'amuser et rire davantage ensemble".

- Léon Marchand en contre-plongée

Avec quatre titres et une médaille de bronze, Léon Marchand est une des sensations de ces JO. Le Français est par ailleurs devenu le premier nageur depuis plus d'un siècle à décrocher deux médailles d'or individuelles dans la même soirée.

Un champion immortalisé par Oli Scarff, auteur d'une photo sous-marine illustrant la puissance du nageur lors de la demi-finale du 200 m papillon, le 30 juillet, prise avec une caméra robotisée sous-marine développée depuis de nombreuses années par le photographe de l'AFP François-Xavier Marit.

"La caméra robotisée est placée dans la piscine, selon nos instructions, par une équipe de plongeurs du Comité international olympique et contrôlée à distance par nos soins", explique Oli Scarff.

"Le défi consiste, comme pour la photographie classique, à trouver quelque chose d'immédiatement intéressant et captivant", poursuit-il. "Dès que j'ai vu cette photo s'afficher, j'ai su qu'il fallait l'envoyer rapidement. C'est exactement le genre de photo que je recherche".

- Premier plongeon dans la Seine

Très attendue après l'annulation de plusieurs entraînements et un report en raison de la qualité insuffisante de l'eau, la première épreuve des JO dans la Seine a été le triathlon féminin, remporté par la Française Cassandre Beaugrand le 31 juillet.

Ce premier plongeon a été capturé dans l'eau par Martin Bureau, équipé d'un caisson étanche pour protéger son boîtier, au pied du pont Alexandre III, duquel se sont élancées les nageuses.

Il raconte: "Il y avait beaucoup de courant. J'étais attaché par le poignet au responsable sécurité des JO qui s'était mis à l'eau une première fois pour tester la possibilité de faire descendre deux photographes en même temps, ce qui n'a pas été possible. Le simple fait de rester sur place dans les effluves de gasoil était épuisant".

"Cette première épreuve dans la Seine était très attendue et le fait que les nageuses soit nombreuses au départ rendait la chose très graphique quel que soit le point de vue", ajoute-t-il, parlant de Paris comme "couleur de ces JO".

- Sacre des judokas français

Les judokas français étaient à la fête le 3 août après avoir remporté leur deuxième titre olympique par équipe mixte face au Japon, grâce notamment à deux victoires de leur leader Teddy Riner.

Un sacre immortalisé par Jack Guez, qui a photographié les champions et leurs médailles par en-dessous. Ce cliché lui tenait à coeur depuis les Jeux de Tokyo en 2021, où les Bleus avaient déjà gagné contre les Japonais, mais lui avait été refusé par la Fédération internationale de judo, l'accès au tatami étant interdit.

"Cette année, je me suis dit: il faut que je réussisse. J'ai fait comprendre au responsable que j'étais intéressé, sans trop espérer", confie-t-il. Une requête finalement acceptée.

- Explosion de Novak Djokovic

C'était le dernier titre majeur qui manquait à sa carrière: le 4 août, Novak Djokovic est devenu champion olympique après un match contre l'Espagnol Carlos Alcaraz à l'issue duquel il n'a pas réussi à contenir son émotion.

Un moment rare, le tennisman étant connu pour son stoïcisme, auquel a assisté Patricia de Melo Moreira, placée jusqu'au dernier moment du côté d'Alcaraz.

"J'hésite à bouger, chacun des deux étant en mesure de gagner. Puis Djokovic commence à faire basculer le jeu, alors je cours jusqu'à l'autre bout du terrain", raconte-t-elle. Le Serbe l'emporte quelques instants plus tard et laisse exploser son émotion devant son appareil. "J'ai senti que, quel que soit l'avenir de Djokovic, j'avais immortalisé ce qui semblait être la pièce manquante d'une carrière complète, son dévouement au sport, à sa famille et à son pays", juge la photographe.

- Finale du 100m sur le fil

Rarement une course aura été aussi serrée: le 4 août, le sprinteur américain Noah Lyles est devenu champion olympique du 100 m seulement cinq millièmes devant le Jamaïcain Kishane Thompson.

"La finale du 100 m est toujours un événement sous haute tension", souligne Jewel Samad, qui a immortalisé cette victoire sur le fil grâce à l'un de ses dix appareils installés en hauteur et qu'il déclenche depuis la ligne d'arrivée. "Comme cette finale a été très serrée, cette perspective depuis le sommet offre un angle de vue intéressant".

"Je me sens toujours privilégié de faire partie de l'équipe qui couvre l'athlétisme et j'attends avec impatience le 100 m, où je tourne généralement avec 11 à 12 caméras qui tournent simultanément pour capturer autant d'angles que possible de cette course qui dure à peine 10 secondes", ajoute-t-il.

- Geste "super classe" des gymnastes américaines

Sacrée au sol le 5 août, la gymnaste brésilienne Rebeca Andrade a non seulement obtenu la reconnaissance des juges mais aussi de ses paires. Alors qu'elle montait sur la première marche du podium, les Américaines Simone Biles - sa grande rivale - et Jordan Chiles, respectivement en argent et bronze, se sont agenouillées pour témoigner de leur admiration.

"Un geste super classe", symbole de sororité, capturé par Gabriel Bouys et devenu viral.

"J'ai vu les Américaines se parler avant la remise des médailles, je me suis douté qu'il allait se passer quelque chose et j'ai décidé d'élargir le champ", se souvient-il. "Ce n'est pas moi qui fait la photo, ce sont elles. C'était un moment super sympa", à l'image de l'ambiance générale de ces Jeux, se réjouit-il.

- Perspective graphique pour Simone Biles

Alors qu'elle avait jusque-là réalisé un sans-faute en remportant trois médailles d'or en trois épreuves, la superstar de la gymnastique Simone Biles a échoué sur la poutre le 5 août, terminant seulement cinquième après une chute.

Un échec qui n'a pas empêché Loïc Venance de signer un cliché très graphique de l'Américaine. "Ce que je cherche sur la gym, ce sont des photos vraiment +clean+ (propres), avec le fond noir et surtout pas les panneaux lumineux et les logos", explique-t-il.

Pour cette dernière journée de la gymnastique artistique, le photographe est arrivé au moins deux heures à l'avance pour avoir la place idéale. "Je cherchais une position de trois quarts mais pas trop pour pouvoir quand même avoir une vision de la poutre bien de face, tout en gardant un fond bien noir derrière", se souvient-il. "Je me suis baissé le plus possible, j'étais pratiquement assis par terre pour mettre la perspective du muret au niveau de la poutre".

- Armand Duplantis toujours plus haut

C'était écrit mais le "Mondo show" a tenu ses promesses le 5 août, Armand Duplantis s'adjugeant sans rival son deuxième titre olympique, avant de porter à 6,25 m, au bout du suspense, son record du monde à la perche.

"L'atmosphère était incroyable, le bruit de la foule extraordinaire", se remémore Ben Stansall, qui a capturé la performance du Suédois, notamment au moment de sa retombée.

"Je me tenais de l'autre côté du terrain, avec un objectif de 400 mm (...) La distance permettait aux anneaux olympiques de Paris d'être bien visibles sur la photo lorsqu'il passait. Heureusement, je me suis tenu à l'écart des autres photographes, ce qui est rare pendant l'athlétisme et ce qui a rendu l'image unique", se félicite-t-il.

- Surf sous-marin

Le Tahitien Kauli Vaast a dompté la vague de Teahupo'o pour devenir le premier champion olympique français de l'histoire du surf, dans la nuit du 5 au 6 août.

Seul photographe d'agence accrédité sous l'eau pour ces épreuves, Ben Thouard a notamment immortalisé le surfeur lors des demi-finales, quelques heures avant son sacre.

Pour réaliser ce genre de cliché, "il faut avoir un placement très précis et très proche", explique celui qui fait des photos de surf depuis une vingtaine d'années. Le maître mot, c'est "l'anticipation" du mouvement de la vague, des surfeurs, mais aussi du matériel.

Au moment où il plonge en apnée, "tous les réglages doivent être prêts". Entre l'appareil photo placé dans un caisson étanche et le masque sur les yeux, impossible d'accéder précisément aux commandes.

(B.Hartmann--BBZ)