Berliner Boersenzeitung - Mercosur: l'UE proche du but après vingt-cinq ans de suspense

EUR -
AED 4.271898
AFN 72.686926
ALL 96.41106
AMD 438.965478
ANG 2.081879
AOA 1066.477167
ARS 1624.84862
AUD 1.648521
AWG 2.093412
AZN 1.975323
BAM 1.965257
BBD 2.338886
BDT 142.484456
BGN 1.987938
BHD 0.440343
BIF 3448.315063
BMD 1.163007
BND 1.485705
BOB 8.02479
BRL 6.112435
BSD 1.161288
BTN 108.535709
BWP 15.868021
BYN 3.457691
BYR 22794.932625
BZD 2.335408
CAD 1.592447
CDF 2643.514377
CHF 0.912012
CLF 0.026742
CLP 1054.23043
CNY 8.002071
CNH 8.000236
COP 4315.662249
CRC 541.594688
CUC 1.163007
CUP 30.819679
CVE 110.798676
CZK 24.416746
DJF 206.785339
DKK 7.471632
DOP 68.911327
DZD 153.897714
EGP 60.75582
ERN 17.445101
ETB 181.307537
FJD 2.569901
FKP 0.871698
GBP 0.864053
GEL 3.157563
GGP 0.871698
GHS 12.703862
GIP 0.871698
GMD 85.479249
GNF 10178.984582
GTQ 8.894805
GYD 242.955448
HKD 9.11082
HNL 30.736916
HRK 7.533491
HTG 152.098679
HUF 386.875395
IDR 19635.04324
ILS 3.610613
IMP 0.871698
INR 108.017038
IQD 1521.321092
IRR 1530080.77726
ISK 143.584908
JEP 0.871698
JMD 182.911804
JOD 0.824605
JPY 184.057503
KES 150.784095
KGS 101.704716
KHR 4653.172524
KMF 496.604216
KPW 1046.710712
KRW 1722.366999
KWD 0.356311
KYD 0.967774
KZT 559.742002
LAK 24959.934934
LBP 103998.309215
LKR 364.649133
LRD 212.515434
LSL 19.690959
LTL 3.434056
LVL 0.703491
LYD 7.433742
MAD 10.8541
MDL 20.311093
MGA 4833.071305
MKD 61.648611
MMK 2441.677383
MNT 4148.387235
MOP 9.369732
MRU 46.355083
MUR 54.161537
MVR 17.980256
MWK 2013.227719
MXN 20.578362
MYR 4.581663
MZN 74.29751
NAD 19.690959
NGN 1598.61056
NIO 42.735658
NOK 11.314369
NPR 173.642681
NZD 1.97742
OMR 0.447162
PAB 1.161233
PEN 4.039841
PGK 5.014021
PHP 69.125688
PKR 324.166696
PLN 4.251168
PYG 7588.5512
QAR 4.246499
RON 5.095251
RSD 117.462099
RUB 95.414029
RWF 1697.814229
SAR 4.365916
SBD 9.364135
SCR 17.796475
SDG 698.96646
SEK 10.791691
SGD 1.480676
SHP 0.872556
SLE 28.580955
SLL 24387.682982
SOS 663.673841
SRD 43.422605
STD 24071.891967
STN 24.61794
SVC 10.160459
SYP 128.586735
SZL 19.683299
THB 37.397661
TJS 11.095514
TMT 4.082154
TND 3.422269
TOP 2.800241
TRY 51.536204
TTD 7.883736
TWD 36.988287
TZS 3018.002423
UAH 50.987774
UGX 4384.003009
USD 1.163007
UYU 47.317913
UZS 14158.255868
VES 528.80828
VND 30634.761239
VUV 138.660755
WST 3.172441
XAF 659.109011
XAG 0.01652
XAU 0.00026
XCD 3.143084
XCG 2.092781
XDR 0.821175
XOF 659.114706
XPF 119.331742
YER 277.502332
ZAR 19.392553
ZMK 10468.458238
ZMW 22.499663
ZWL 374.487704
  • AEX

    8.1700

    969.81

    +0.85%

  • BEL20

    32.4500

    4949.08

    +0.66%

  • PX1

    75.8900

    7741.44

    +0.99%

  • ISEQ

    253.0600

    12134.04

    +2.13%

  • OSEBX

    -17.7000

    1948.83

    -0.9%

  • PSI20

    49.9100

    8806.06

    +0.57%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -27.8400

    3634.93

    -0.76%

  • N150

    12.7700

    3768.5

    +0.34%

Mercosur: l'UE proche du but après vingt-cinq ans de suspense
Mercosur: l'UE proche du but après vingt-cinq ans de suspense / Photo: Damien MEYER - AFP

Mercosur: l'UE proche du but après vingt-cinq ans de suspense

Après plus de vingt-cinq ans de négociations, l'Union européenne touche du doigt l'accord commercial avec le Mercosur, qui pourrait recevoir l'aval des Etats européens vendredi, malgré la colère des agriculteurs et l'opposition de la France.

Taille du texte:

Depuis 1999, la Commission européenne mène des tractations ardues pour créer l'une des plus grandes zones de libre-échange au monde avec l'Argentine, le Brésil, le Paraguay et l'Uruguay.

Entre fausses promesses de dénouement imminent et longues mésententes, les négociations ont achoppé des années durant sur la question agricole.

Cette fois, Bruxelles croit l'accord à portée de main.

Pour ses détracteurs, il va bousculer l'agriculture européenne à coups de produits moins chers et pas forcément respectueux des normes environnementales de l'UE, faute de contrôles suffisants.

Pour ses thuriféraires comme l'Allemagne et l'Espagne, cet accord va permettre au contraire de relancer une économie européenne à la peine, affaiblie par la concurrence chinoise et les droits de douane aux Etats-Unis.

En dépit de la contestation redoublée des agriculteurs européens, Ursula von der Leyen espère parapher ce traité lundi au Paraguay.

Avant de s'envoler vers l'Amérique latine, la présidente de la Commission européenne a besoin de la bénédiction des Etats européens, à la majorité qualifiée, lors d'un vote attendu ce vendredi.

L'Italie, qui avait demandé un délai supplémentaire en décembre, semble cette fois prête à donner son aval, potentiellement décisif.

La France est toujours contre, comme l'a annoncé Emmanuel Macron jeudi soir, invoquant un "rejet unanime" de la classe politique hexagonale.

La Pologne, la Hongrie, l'Irlande, mais aussi l'Autriche devraient également s'y opposer, sans parvenir à bloquer l'accord pour autant.

Ce traité entre l'UE et quatre pays du Mercosur créerait une zone de libre-échange de plus de 700 millions de consommateurs, réclamée par les milieux d'affaires.

En supprimant une large part des droits de douane, il favoriserait les exportations européennes de voitures, de machines, de vins ou de fromages.

Dans le sens inverse, il faciliterait l'entrée en Europe de boeuf, de volaille, sucre, riz, miel et soja sud-américains, avec des quotas de produits détaxés qui alarment les filières concernées.

- "Echec diplomatique" pour la France -

Le retour de Donald Trump à la Maison Blanche a donné un argument supplémentaire aux partisans de l'accord.

L'Union européenne doit diversifier ses partenariats commerciaux, martèle ainsi Bruxelles.

L'accord avec le Mercosur est "essentiel sur le plan économique, politique, stratégique et diplomatique", a insisté Olof Gill, un porte-parole de la Commission.

Et "les priorités agricoles ont été au coeur" des discussions, a-t-il assuré jeudi. "Nous avons négocié comme des fous".

Dans l'espoir d'amadouer les agriculteurs, Bruxelles a enchaîné les concessions ces derniers mois, dont des garanties renforcées pour protéger les produits sensibles ou un geste budgétaire dans la future politique agricole commune (PAC) de l'UE.

Mais rien n'y a fait.

La colère agricole est repartie de plus belle, en particulier en France, où des tracteurs étaient à Paris jeudi pour dénoncer tout à la fois le Mercosur, le prix des engrais ou la gestion gouvernementale de l'épizootie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) chez les bovins.

Empêtré dans l'instabilité politique, Emmanuel Macron a paru hésiter sur ce traité avec le Mercosur, "pas acceptable en l'état".

Mais la pression politique était trop forte, avec la menace de la droite de faire tomber le gouvernement de Sébastien Lecornu en cas de soutien à l'accord.

Et même malgré le non d'Emmanuel Macron au Mercosur, l'extrême droite française a annoncé deux motions de censure à l'Assemblée nationale et au Parlement européen, aux faibles chances d'aboutir.

L'Union européenne s'apprête à approuver un traité commercial contre l'avis de la première puissance agricole du continent, une situation quasiment inédite.

Certes, Paris souligne avoir pesé pour obtenir des gestes "incontestables" en faveur des agriculteurs.

Mais c'est "un échec diplomatique et tactique", cingle un ancien ministre français, anonymement.

La France s'est isolée en disant que cet accord était "épouvantable", quand l'Italie peut se targuer d'une "tactique assez habile qui permet à (Giorgia) Meloni de dire +c'est moi qui décide+", estime-t-il.

Paris explique néanmoins que la partie n'est pas terminée, puisque l'accord, s'il est bien signé, doit encore être soumis au Parlement européen pour ratification, dans quelques semaines.

Le scrutin pourrait être serré dans l'hémicycle où les considérations nationales pèseront.

Environ 150 eurodéputés (sur 720) voudraient saisir la justice pour tenter de s'opposer à l'application de l'accord.

(S.G.Stein--BBZ)