Berliner Boersenzeitung - Kenya: lombrics et mouches au secours des sols des agriculteurs kényans

EUR -
AED 4.284003
AFN 76.404341
ALL 92.392206
AMD 424.976017
ANG 2.087796
AOA 1069.688039
ARS 1749.163431
AUD 1.628462
AWG 2.101172
AZN 1.989851
BAM 1.952399
BBD 2.352872
BDT 142.751304
BGN 1.978824
BHD 0.440448
BIF 3476.592227
BMD 1.166508
BND 1.482381
BOB 13.492494
BRL 5.993869
BSD 1.168205
BTN 111.797543
BWP 15.653333
BYN 3.494746
BYR 22863.551965
BZD 2.349477
CAD 1.614289
CDF 2653.805515
CHF 0.935685
CLF 0.027123
CLP 1067.490976
CNY 7.840391
CNH 7.844067
COP 3554.034167
CRC 531.592108
CUC 1.166508
CUP 30.912455
CVE 110.077474
CZK 24.107635
DJF 208.02383
DKK 7.475594
DOP 68.444572
DZD 155.144656
EGP 59.310968
ERN 17.497616
ETB 188.935871
FJD 2.556519
FKP 0.855097
GBP 0.856042
GEL 3.038711
GGP 0.855097
GHS 12.99536
GIP 0.855097
GMD 85.723324
GNF 10264.513515
GTQ 8.914813
GYD 244.394225
HKD 9.141834
HNL 31.328167
HRK 7.532953
HTG 152.831603
HUF 361.922444
IDR 20664.68485
ILS 3.490774
IMP 0.855097
INR 111.687866
IQD 1530.353553
IRR 1603481.557324
ISK 141.607376
JEP 0.855097
JMD 185.403355
JOD 0.827087
JPY 185.66779
KES 150.981119
KGS 102.010941
KHR 4716.026484
KMF 492.26651
KPW 1049.857321
KRW 1613.735511
KWD 0.359903
KYD 0.973516
KZT 537.85372
LAK 26313.495962
LBP 104617.375266
LKR 384.574844
LRD 212.028791
LSL 18.732687
LTL 3.444394
LVL 0.705609
LYD 7.424288
MAD 10.789104
MDL 20.11074
MGA 4995.489752
MKD 61.454024
MMK 2449.445665
MNT 4194.503501
MOP 9.433387
MRU 46.550498
MUR 54.441386
MVR 18.022232
MWK 2025.640464
MXN 19.747109
MYR 4.715722
MZN 74.51598
NAD 18.732687
NGN 1573.186812
NIO 42.987504
NOK 10.868983
NPR 178.879331
NZD 1.954029
OMR 0.448525
PAB 1.168165
PEN 3.916377
PGK 5.17718
PHP 71.980532
PKR 324.147597
PLN 4.312147
PYG 7036.95162
QAR 4.246765
RON 5.252436
RSD 117.301647
RUB 97.028893
RWF 1721.360136
SAR 4.386409
SBD 9.369691
SCR 16.036825
SDG 701.641944
SEK 11.062174
SGD 1.481786
SHP 0.864226
SLE 28.703391
SLL 24461.083431
SOS 667.659722
SRD 44.059159
STD 24144.355324
STN 24.458333
SVC 10.221324
SYP 15166.933699
SZL 18.720029
THB 38.121246
TJS 10.776741
TMT 4.082777
TND 3.397712
TOP 2.808671
TRY 56.086973
TTD 7.923502
TWD 37.134642
TZS 3088.326952
UAH 52.199849
UGX 4345.429553
USD 1.166508
UYU 46.989747
UZS 13849.228665
VES 908.688835
VND 30547.338536
VUV 137.356501
WST 3.168127
XAF 654.838619
XAG 0.016945
XAU 0.000251
XCD 3.152545
XCG 2.105359
XDR 0.824782
XOF 654.835817
XPF 119.331742
YER 276.549847
ZAR 18.686515
ZMK 10499.96805
ZMW 22.167046
ZWL 375.615021
  • AEX

    0.8800

    1106.74

    +0.08%

  • BEL20

    8.7100

    5815.11

    +0.15%

  • PX1

    -16.1200

    8468.02

    -0.19%

  • ISEQ

    53.9100

    14240.69

    +0.38%

  • OSEBX

    0.2100

    2093.76

    +0.01%

  • PSI20

    4.6800

    9359.32

    +0.05%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    90.3900

    4923.96

    +1.87%

  • N150

    11.6400

    4322.98

    +0.27%

Kenya: lombrics et mouches au secours des sols des agriculteurs kényans
Kenya: lombrics et mouches au secours des sols des agriculteurs kényans / Photo: Tony KARUMBA - AFP

Kenya: lombrics et mouches au secours des sols des agriculteurs kényans

Pour régénérer leurs sols appauvris par les engrais chimiques, sur fond d'essor mondial de la demande en alimentation saine, des fermiers kényans ont trouvé des alliés précieux qui leur fournissent pour presque rien des fertilisants naturels: des lombrics et des mouches.

Taille du texte:

L'agriculture est un secteur crucial de l'économie du Kenya, représentant environ 22% du PIB du pays et employant autour de 45% de la population active.

Mais un rapport de la fondation allemande Heinrich Boll a révélé en 2025 que 40% des terres en Afrique de l'Est étaient appauvries, en partie à cause de l'abus d'engrais chimiques, avec pour conséquence une perte de productivité évaluée à 65 milliards de dollars.

Au Kenya, 32% des terres cultivables ont été classées "fortement acides" par la fondation. Le changement climatique et des pratiques agricoles excessivement intensives figurent parmi les causes avancées.

L'envolée parallèle des prix des engrais en 2026, alimentée par la guerre au Moyen-Orient et la fermeture de fait du détroit d'Ormuz, ont dopé la quête d'alternatives.

Dans un appentis de la ferme de George Muturi, qui cultive des choux et des brocolis sur un peu moins d'un hectare à Lari, à quelque 50 km de Nairobi, s'alignent environ 70 caissons de bois superposés.

Dans chacun d'eux, au moins 5.000 lombrics du fumier - une espèce de ver de terre - grouillent dans un mélange de restes de nourriture et de déchets de récolte, agrémenté de bouse de vache.

- excréments fertiles -

Dans six semaines, cet agriculteur de 31 ans récoltera du lombricompost, un fertilisant naturel issu des déjections des lombrics du fumier se nourrissant de la décomposition de matières organiques.

Des études ont montré que le lombricompost améliore la structure des sols et la rétention de l'humidité et y augmente la teneur en matière organique.

Les résultats sur ses récoltes de légumes en témoignent: "le lombricompost a été une révélation", explique George Muturi à l'AFP, "notre terre est bien meilleure, dans le sens qu'on peut semer et cultiver même durant la saison sèche".

Il transforme environ 10 tonnes de déchets organiques chaque semaine, ce qui "donne environ deux à trois tonnes hebdomadaires" de lombricompost, ajoute-t-il, suffisamment pour en vendre désormais une partie à des exploitations de plus grande taille, certaines produisant même pour l'export.

Mais il reconnaît que le chemin reste long avant un usage à échelle industrielle, au vu des quantités très importantes nécessaires pour obtenir des effets similaires à ceux des engrais chimiques.

A environ 200 km de là, à Njoro dans le comté de Nakuru, Robert Mwangi, fondateur et patron de Nawiri Organics, qui produit des engrais naturels, mise non sur les vers mais sur les mouches. Plus spécialement sur les larves d'Hermetia illucens, appelée également Mouche soldat noire.

Il collecte des déchets du principal marché de la localité et en nourrit ces larves dont les excréments forment du frass, un engrais naturel. Les larves devenues matures sont séchées et servent à nourrir le bétail.

- essor du bio -

Dans une serre, une odeur âcre s'échappe de bidons emplis de déchets organiques, ensuite déversés dans des bacs en plastique où les larves se nourrissent et produisent le frass.

"Avec les engrais conventionnels, plus vous en utilisez, plus la productivité des sols diminue, parce qu'ils créent un environnement acide qui n'est pas bon pour les micro-organismes responsables du maintien et de l'amélioration de la fertilité de la terre", explique M. Mwangi.

Avec un engrais naturel, "les fermiers peuvent constater une productivité accrue au fil du temps, et une fertilité améliorée qui réduit leurs coûts de production", ajoute-t-il, soulignant que c'est également un bon moyen de recycler des déchets organiques.

L'alimentation biologique est un marché en pleine expansion à travers le monde, offrant des prix plus intéressants pour leurs produits aux exportateurs agricoles, notamment du Kenya qui exporte principalement du thé (il est le 1er exportateur mondial en volume), des fleurs coupées, des légumes frais (avocats et haricots verts principalement) et du café.

Le secteur de l'agriculture biologique au Kenya prend donc de l'essor. Selon une étude du Réseau kényan d'agriculture biologique (KAON), entre 2021 et 2023 le nombre d'exploitations bio est passée de 54.386 en 2021 à 62.626 en 2023 et les superficies cultivées de 116.842 à 171.298 ha.

La demande en engrais naturel "surpasse désormais nos capacités de production", explique M. Mwangi.

(S.G.Stein--BBZ)