Berliner Boersenzeitung - L'envol des prix du riz préfigure les risques alimentaires liés au climat

EUR -
AED 4.31854
AFN 74.674819
ALL 95.295546
AMD 433.864342
ANG 2.104749
AOA 1079.488087
ARS 1638.333927
AUD 1.625986
AWG 2.116643
AZN 1.999649
BAM 1.9547
BBD 2.369046
BDT 144.588608
BGN 1.961543
BHD 0.443946
BIF 3501.010117
BMD 1.175913
BND 1.493508
BOB 8.12594
BRL 5.770675
BSD 1.176228
BTN 112.029882
BWP 15.814963
BYN 3.28932
BYR 23047.895858
BZD 2.365648
CAD 1.609966
CDF 2599.943795
CHF 0.916901
CLF 0.026807
CLP 1055.052674
CNY 7.99036
CNH 7.987242
COP 4423.032325
CRC 539.091949
CUC 1.175913
CUP 31.161696
CVE 110.565205
CZK 24.334694
DJF 209.458529
DKK 7.471234
DOP 69.640206
DZD 155.518213
EGP 61.992842
ERN 17.638696
ETB 183.660452
FJD 2.569252
FKP 0.861446
GBP 0.86549
GEL 3.145574
GGP 0.861446
GHS 13.275493
GIP 0.861446
GMD 85.84132
GNF 10320.839109
GTQ 8.975528
GYD 245.978651
HKD 9.205112
HNL 31.276128
HRK 7.53219
HTG 153.938109
HUF 356.168809
IDR 20592.47181
ILS 3.412324
IMP 0.861446
INR 112.348438
IQD 1540.91948
IRR 1542271.7084
ISK 143.602584
JEP 0.861446
JMD 185.563964
JOD 0.833699
JPY 185.340376
KES 151.916567
KGS 102.833109
KHR 4719.182945
KMF 492.707361
KPW 1058.343204
KRW 1747.218451
KWD 0.362146
KYD 0.980244
KZT 544.950919
LAK 25803.36503
LBP 105467.403011
LKR 378.885107
LRD 215.45665
LSL 19.332235
LTL 3.472166
LVL 0.711298
LYD 7.439686
MAD 10.696399
MDL 20.16048
MGA 4890.184833
MKD 61.622102
MMK 2468.187109
MNT 4210.7686
MOP 9.48558
MRU 46.967162
MUR 54.950316
MVR 18.120474
MWK 2039.625834
MXN 20.241638
MYR 4.623095
MZN 75.146944
NAD 19.332235
NGN 1604.227692
NIO 43.283978
NOK 10.816848
NPR 179.276557
NZD 1.973782
OMR 0.452112
PAB 1.176023
PEN 4.041025
PGK 5.109037
PHP 72.230489
PKR 327.671161
PLN 4.240227
PYG 7229.807225
QAR 4.28326
RON 5.205883
RSD 117.391127
RUB 86.545705
RWF 1720.209715
SAR 4.41177
SBD 9.445237
SCR 16.095388
SDG 706.130883
SEK 10.87161
SGD 1.49438
SHP 0.877938
SLE 28.9325
SLL 24658.304277
SOS 672.215879
SRD 43.98326
STD 24339.026058
STN 24.4858
SVC 10.292163
SYP 129.972992
SZL 19.325957
THB 38.033146
TJS 11.007831
TMT 4.127455
TND 3.364877
TOP 2.831317
TRY 53.37505
TTD 7.973478
TWD 36.951306
TZS 3072.076074
UAH 51.692642
UGX 4421.740057
USD 1.175913
UYU 46.885697
UZS 14281.839001
VES 587.762524
VND 30961.790711
VUV 139.138089
WST 3.185896
XAF 655.579598
XAG 0.013618
XAU 0.000249
XCD 3.177964
XCG 2.119898
XDR 0.815331
XOF 655.576812
XPF 119.331742
YER 280.567763
ZAR 19.365195
ZMK 10584.628235
ZMW 22.239292
ZWL 378.643524
  • AEX

    -2.3400

    1015.13

    -0.23%

  • BEL20

    34.4200

    5497.94

    +0.63%

  • PX1

    -55.9800

    8056.38

    -0.69%

  • ISEQ

    -87.7800

    12633.87

    -0.69%

  • OSEBX

    7.0900

    1977.32

    +0.36%

  • PSI20

    99.7300

    9165.76

    +1.1%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    107.0000

    4099.71

    +2.68%

  • N150

    7.5400

    4196.63

    +0.18%

L'envol des prix du riz préfigure les risques alimentaires liés au climat
L'envol des prix du riz préfigure les risques alimentaires liés au climat / Photo: Narinder NANU - AFP/Archives

L'envol des prix du riz préfigure les risques alimentaires liés au climat

Le prix du riz qui s'est envolé à son plus haut niveau depuis 15 ans, après les restrictions imposées par l'Inde sur les exportations de cette céréale, préfigure la façon dont le changement climatique va perturber l'approvisionnement alimentaire mondial, selon des experts.

Taille du texte:

Les prix du riz ont bondi de 9,8% en août, annulant les baisses d'autres produits de base, a annoncé la semaine dernière l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).

C'est l'annonce en juillet par l'Inde, qui représente 40% des exportations mondiales de riz, d'une interdiction des ventes de riz non basmati à l'étranger, qui a mis le feu aux poudres.

New Delhi a justifié cette mesure par une flambée des prix du riz sur son marché intérieur provoquée par la géopolitique, le phénomène climatique El Nino et des "conditions climatiques extrêmes".

Cette année devrait être la plus chaude jamais connue par l’humanité et l'impact du phénomène saisonnier El Nino pourrait encore aggraver la situation.

Malgré de graves inondations dans certaines zones du nord de l'Inde, ce mois d'août a été le plus chaud et le plus sec jamais enregistré dans le pays. La mousson, qui apporte jusqu'à 80% des précipitations annuelles du pays, a été bien inférieure à la normale.

Les restrictions imposées par l'Inde en juillet font suite à un embargo, en septembre dernier, sur les exportations d'une autre variété de riz, aliment essentiel dans certaines régions d'Afrique.

Jusqu'à 8% des exportations mondiales de riz pour 2023/24 pourraient désormais être retirées du marché, selon une analyse de BMI, qui fait partie de l'agence de notation Fitch.

- Craintes de sécheresse -

Pour l'instant, la crise a offert une opportunité à la Thaïlande et au Vietnam, les deuxième et troisième exportateurs mondiaux, d'augmenter leurs exportations.

Nguyen Nhu Cuong, un responsable du ministère vietnamien de l'Agriculture et du Développement rural, se félicite d'une "récolte exceptionnelle" et envisage d'augmenter les semis.

Mais la sécheresse qui accompagne El Nino pourrait menacer les récoltes, s'inquiète Elyssa Kaur Ludher, du programme sur le changement climatique en Asie du Sud-Est de l'Institut ISEAS-Yusof Ishak.

"Je pense que la fin de cette année et surtout le début de l'année prochaine seront très, très difficiles", prévient-elle.

El Nino, un phénomène météorologique naturel, dure généralement de neuf à douze mois et devrait se renforcer à la fin de cette année.

Avant même les restrictions imposées par l'Inde, son effet faisait grimper les prix à l'exportation du riz, selon BMI.

En Thaïlande, les précipitations sont actuellement 18% inférieures aux prévisions pour la période, a indiqué en septembre l'Office des ressources nationales en eau. Des pluies tardives pourraient encore compenser le déficit, mais l'agence se dit "préoccupée" par une sécheresse provoquée par El Nino.

- "Nouvelle norme" -

L'impact porte plutôt sur les prix que sur l'offre, relève Charles Hart, analyste des matières premières agricoles chez Fitch Solutions. "On n'assiste pas à une période de pénurie de riz".

Cette situation est susceptible de ponctionner les stocks reconstitués après la pandémie de Covid et d’inciter les importateurs à obtenir de nouveaux accords et à imposer des limites localement.

Les Philippines, important importateur, viennent de signer un accord avec le Vietnam pour stabiliser l'offre, quelques jours après avoir annoncé un plafonnement des prix.

Mais pour les plus pauvres, des prix élevés signifient moins de nourriture. "C'est aussi une question de stabilité sociale, c'est une question politique" à laquelle les dirigeants doivent être attentifs, note Elyssa Kaur Ludher.

Le changement climatique peut faire baisser la productivité, avec une baisse des rendements agricoles à mesure que les températures augmentent, mais il augmente également la probabilité d’événements extrêmes comme les inondations de 2022 au Pakistan.

"Les marchés mondiaux d'exportation de céréales sont relativement concentrés, de sorte que ce type de risque climatique extrême se concentre sur quelques marchés", ajoute Charles Hart.

En Inde, les autorités doivent développer de meilleurs systèmes d'alerte et de nouveaux modèles de semis, souligne Avantika Goswami, chercheuse sur le changement climatique au Centre pour la Science et l'Environnement.

"Les conditions météorologiques irrégulières sont la nouvelle norme", avertit-elle.

burs-sah/ssy/lgo/juf/vk

(K.Müller--BBZ)