Berliner Boersenzeitung - Iran: Ali Khamenei, un dirigeant impitoyable confronté à son plus grand défi

EUR -
AED 4.275865
AFN 76.265586
ALL 92.20717
AMD 423.508426
ANG 2.083832
AOA 1068.821062
ARS 1763.615855
AUD 1.619807
AWG 2.095728
AZN 1.979823
BAM 1.956334
BBD 2.345071
BDT 143.529212
BGN 1.975067
BHD 0.439029
BIF 3476.490043
BMD 1.164293
BND 1.481005
BOB 13.476855
BRL 5.99227
BSD 1.164333
BTN 111.17676
BWP 15.600463
BYN 3.511359
BYR 22820.144361
BZD 2.34167
CAD 1.615032
CDF 2648.766981
CHF 0.937604
CLF 0.027212
CLP 1070.986542
CNY 7.827251
CNH 7.823194
COP 3644.074338
CRC 529.05135
CUC 1.164293
CUP 30.853767
CVE 110.29608
CZK 24.138764
DJF 207.331094
DKK 7.474494
DOP 67.798522
DZD 155.012727
EGP 58.50918
ERN 17.464396
ETB 190.181107
FJD 2.553353
FKP 0.8565
GBP 0.857444
GEL 3.033661
GGP 0.8565
GHS 13.045732
GIP 0.8565
GMD 85.580071
GNF 10233.883749
GTQ 8.885427
GYD 243.591779
HKD 9.126573
HNL 31.231532
HRK 7.536237
HTG 152.321614
HUF 364.102443
IDR 20709.281007
ILS 3.462899
IMP 0.8565
INR 111.187424
IQD 1525.216682
IRR 1600408.160032
ISK 140.401882
JEP 0.8565
JMD 184.842086
JOD 0.825505
JPY 185.613972
KES 150.718061
KGS 101.817657
KHR 4714.389178
KMF 492.495675
KPW 1047.864114
KRW 1607.679443
KWD 0.359522
KYD 0.970278
KZT 538.818773
LAK 26110.469653
LBP 104263.827676
LKR 382.52779
LRD 210.733952
LSL 18.634091
LTL 3.437855
LVL 0.704269
LYD 7.381048
MAD 10.763987
MDL 19.944706
MGA 5025.437671
MKD 61.53734
MMK 2445.025408
MNT 4187.091311
MOP 9.400207
MRU 46.515708
MUR 54.51183
MVR 17.999898
MWK 2018.894903
MXN 19.765523
MYR 4.69641
MZN 74.404135
NAD 18.634091
NGN 1562.722049
NIO 42.841704
NOK 10.875912
NPR 177.882416
NZD 1.956909
OMR 0.44766
PAB 1.164333
PEN 3.905767
PGK 5.162433
PHP 72.054601
PKR 323.006818
PLN 4.328551
PYG 6912.947961
QAR 4.244196
RON 5.258299
RSD 117.298969
RUB 100.455817
RWF 1716.139362
SAR 4.371374
SBD 9.314494
SCR 15.933479
SDG 699.740156
SEK 11.084372
SGD 1.480305
SHP 0.862585
SLE 28.757678
SLL 24414.642833
SOS 665.396071
SRD 43.963122
STD 24098.51605
STN 24.507011
SVC 10.187871
SYP 15138.138512
SZL 18.638772
THB 38.260422
TJS 10.740865
TMT 4.086669
TND 3.395828
TOP 2.803338
TRY 56.029398
TTD 7.903261
TWD 36.933122
TZS 3085.374363
UAH 51.874795
UGX 4372.194464
USD 1.164293
UYU 46.803188
UZS 13726.750086
VES 915.46653
VND 30362.434931
VUV 137.917874
WST 3.151005
XAF 656.150346
XAG 0.017059
XAU 0.000253
XCD 3.146561
XCG 2.098418
XDR 0.823216
XOF 656.141891
XPF 119.331742
YER 275.995991
ZAR 18.615405
ZMK 10480.037017
ZMW 22.151337
ZWL 374.901897
  • AEX

    -1.9900

    1105.72

    -0.18%

  • BEL20

    -14.6500

    5846.12

    -0.25%

  • PX1

    -93.9300

    8368.39

    -1.11%

  • ISEQ

    -74.7500

    14299.95

    -0.52%

  • OSEBX

    -3.1400

    2091.28

    -0.15%

  • PSI20

    -26.4500

    9420.38

    -0.28%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    60.4300

    4895.21

    +1.25%

  • N150

    -17.7800

    4319.28

    -0.41%

Iran: Ali Khamenei, un dirigeant impitoyable confronté à son plus grand défi
Iran: Ali Khamenei, un dirigeant impitoyable confronté à son plus grand défi / Photo: - - KHAMENEI.IR/AFP/Archives

Iran: Ali Khamenei, un dirigeant impitoyable confronté à son plus grand défi

Fin manoeuvrier qui n'a jamais reculé devant le recours à la répression, le guide suprême Ali Khamenei a surmonté une succession de crises à la tête du système théocratique iranien, mais apparaît désormais contesté comme jamais.

Taille du texte:

Agé de 86 ans, il domine la République islamique depuis qu'il en a pris la tête, à vie, en 1989, succédant à son fondateur, l'ayatollah Rouhollah Khomeiny.

Il en est resté le pilier, matant brutalement la mobilisation étudiante en 1999, les protestations de masse déclenchées en 2009 par des élections présidentielles contestées, et une vague de manifestations de 2019.

Arborant le turban noir des "seyyed", les descendants du prophète Mahomet, et une barbe blanche touffue, il a également surmonté le mouvement "Femme, Vie, Liberté" de 2022-2023, déclenché par la mort en détention de Mahsa Amini, arrêtée pour avoir prétendûment enfreint le strict code vestimentaire imposé aux femmes.

Il a été contraint de se cacher pendant la guerre de 12 jours en juin provoquée par une attaque inédite d'Israël, l'ennemi juré, qui a mis en lumière la profonde pénétration des rouages iraniens par les services de renseignement israéliens.

Mais il a survécu à la guerre et, face à la nouvelle vague de contestation qui secoue le pays, il est apparu vendredi en public, pour un discours offensif, dénonçant les manifestants comme une "bande de vandales" soutenus par les Etats-Unis et Israël.

"Tout le monde sait que la République islamique est arrivée au pouvoir avec le sang de centaines de milliers de personnes honorables; elle ne reculera pas face aux saboteurs", a-t-il encore lancé.

Mais même s'il a peut-être étouffé la mobilisation avec une répression qui, selon les défenseurs des droits humains, a fait des milliers de morts, sa mainmise sur le pouvoir apparaît désormais plus fragile, selon les analystes.

- "Mécontentement public" -

Sous Ali Khamenei, "le système a fait face à des défis populaires répétés, les écrasant à maintes reprises d'une main de fer et poursuivant une gouvernance aussi médiocre qu'auparavant", estime l'International Crisis Group dans un rapport publié mercredi.

"Cette approche lui a permis de gagner du temps, mais le succès mesuré uniquement à l'aune d'un pouvoir coercitif a donné aux dirigeants peu d'élan pour s'attaquer aux griefs à l'origine du mécontentement public", ajoute ce centre de réflexion.

Sur fond de menace constante de frappes israéliennes ou américaines, le guide suprême, connu pour mener une vie simple et sans faste, est placé sous haute protection.

Ses apparitions publiques, relativement peu fréquentes, ne sont jamais annoncées à l'avance ni diffusées en direct.

Depuis sa prise de fonctions, il n'a jamais quitté le pays, suivant l'exemple de l'ayatollah Khomeiny après son retour de France lors de la Révolution islamique de 1979.

Son dernier voyage connu à l'étranger remonte à 1989, lorsqu'il était président, pour une visite officielle en Corée du Nord.

Si son âge alimente de longue date des spéculations sur sa santé, il s'est exprimé la semaine dernière d'une voix posée et claire.

Il est partiellement paralysé du bras droit à la suite d'une tentative d'assassinat en 1981, que les autorités ont imputée aux Moudjahidines du peuple (MEK), autrefois alliés de la Révolution et désormais interdits dans le pays.

- Activisme et fidélité -

L'activisme politique de ce fils d'un imam, né dans une famille pauvre, contre le chah Reza Pahlavi, soutenu par les Etats-Unis, lui a valu de passer une grande partie des années 1960 et 1970 en prison.

Sa fidélité à l'ayatollah Khomeiny a été récompensée en 1980, lorsqu'il s'est vu confier le rôle-clé de diriger les prières du vendredi à Téhéran.

Elu président un an plus tard après l'assassinat de Mohammad Ali Rajai, également attribuée au MEK, il n'était au départ pas pressenti pour succéder à son mentor.

Mais ce dernier a écarté peu avant sa mort le favori, l'ayatollah Hossein Montazeri, qui avait dénoncé les exécutions massives de membres du MEK et d'autres dissidents.

Au décès de son prédécesseur, Ali Khamenei a d'abord rejeté, dans un épisode devenu célèbre, sa désignation comme guide par l'Assemblée des experts - le plus haut organe clérical de la République islamique - avant que les religieux ne se lèvent pour entériner sa nomination.

Sa mainmise sur le pouvoir ne s'est jamais relâchée depuis.

Il a chapeauté six présidents élus, y compris des figures réputées modérées comme Mohammad Khatami, autorisées à tenter de prudentes réformes et un rapprochement avec l'Occident.

Mais il s'est toujours rangé du côté des durs, perpétuant l'idéologie radicale du système, incluant la confrontation avec le "Grand Satan" américain et le refus de reconnaître l'existence d'Israël.

Il est crédité d'avoir six enfants, bien que seul l'un d'eux, Mojtaba, jouisse d'une position publique. Considéré comme l'un des personnages les plus puissants du pays en coulisses, il est sous sanctions américaines depuis 2019.

(K.Lüdke--BBZ)