Berliner Boersenzeitung - Déportation d'enfants ukrainiens: une commission d'enquête de l'ONU accuse Moscou de "crimes contre l'humanité"

EUR -
AED 4.276258
AFN 73.357218
ALL 96.174433
AMD 438.769573
ANG 2.083966
AOA 1067.756177
ARS 1634.756635
AUD 1.630358
AWG 2.098834
AZN 1.979708
BAM 1.958266
BBD 2.347117
BDT 142.743459
BGN 1.918522
BHD 0.439661
BIF 3458.845422
BMD 1.164402
BND 1.482005
BOB 8.052453
BRL 6.000862
BSD 1.165398
BTN 106.998356
BWP 15.573149
BYN 3.422699
BYR 22822.269935
BZD 2.343763
CAD 1.578451
CDF 2515.106923
CHF 0.90329
CLF 0.026508
CLP 1046.529288
CNY 8.047296
CNH 7.996597
COP 4338.967631
CRC 550.307273
CUC 1.164402
CUP 30.85664
CVE 110.40405
CZK 24.396598
DJF 207.5176
DKK 7.471009
DOP 69.959915
DZD 152.971975
EGP 60.535018
ERN 17.466023
ETB 180.76791
FJD 2.556967
FKP 0.869246
GBP 0.864842
GEL 3.178819
GGP 0.869246
GHS 12.574323
GIP 0.869246
GMD 85.000916
GNF 10215.866564
GTQ 8.935484
GYD 243.816502
HKD 9.110067
HNL 30.844112
HRK 7.531935
HTG 152.807049
HUF 383.654585
IDR 19621.330136
ILS 3.585623
IMP 0.869246
INR 106.862077
IQD 1526.635861
IRR 1538057.977398
ISK 145.282168
JEP 0.869246
JMD 182.850294
JOD 0.825536
JPY 183.671514
KES 150.382674
KGS 101.826814
KHR 4677.011049
KMF 494.870771
KPW 1047.995688
KRW 1709.95273
KWD 0.357401
KYD 0.971157
KZT 567.86765
LAK 24964.621352
LBP 104358.269051
LKR 362.23934
LRD 213.256832
LSL 18.967852
LTL 3.438175
LVL 0.704335
LYD 7.43937
MAD 10.86698
MDL 20.055949
MGA 4834.317018
MKD 61.675071
MMK 2445.171747
MNT 4175.869437
MOP 9.390325
MRU 46.256656
MUR 53.504128
MVR 17.990333
MWK 2020.705755
MXN 20.38314
MYR 4.570242
MZN 74.416943
NAD 18.967852
NGN 1628.124592
NIO 42.885117
NOK 11.15258
NPR 171.186664
NZD 1.955054
OMR 0.447708
PAB 1.165423
PEN 4.065525
PGK 5.02337
PHP 68.62924
PKR 325.59257
PLN 4.256965
PYG 7587.262699
QAR 4.249388
RON 5.089609
RSD 117.383384
RUB 91.989301
RWF 1703.61639
SAR 4.370149
SBD 9.367823
SCR 15.807274
SDG 699.227529
SEK 10.623167
SGD 1.479832
SHP 0.873603
SLE 28.556936
SLL 24416.91707
SOS 664.854493
SRD 43.859496
STD 24100.760697
STN 24.531529
SVC 10.196843
SYP 128.732577
SZL 18.973385
THB 36.683885
TJS 11.152429
TMT 4.075405
TND 3.408092
TOP 2.8036
TRY 51.282927
TTD 7.907265
TWD 36.94076
TZS 3022.786318
UAH 51.131938
UGX 4317.549057
USD 1.164402
UYU 46.999598
UZS 14164.961976
VES 503.749968
VND 30548.074068
VUV 139.487991
WST 3.184061
XAF 656.801143
XAG 0.013041
XAU 0.000223
XCD 3.146853
XCG 2.100199
XDR 0.817451
XOF 656.784199
XPF 119.331742
YER 277.859293
ZAR 18.895966
ZMK 10481.010555
ZMW 22.608348
ZWL 374.936817
  • AEX

    19.4600

    1002.42

    +1.98%

  • BEL20

    94.3000

    5247.51

    +1.83%

  • PX1

    141.6900

    8057.36

    +1.79%

  • ISEQ

    357.2800

    12762.85

    +2.88%

  • OSEBX

    -4.3900

    1905.68

    -0.23%

  • PSI20

    148.2200

    9023.78

    +1.67%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    76.1200

    3864.86

    +2.009%

  • N150

    63.3700

    3903.67

    +1.65%

Déportation d'enfants ukrainiens: une commission d'enquête de l'ONU accuse Moscou de "crimes contre l'humanité"
Déportation d'enfants ukrainiens: une commission d'enquête de l'ONU accuse Moscou de "crimes contre l'humanité" / Photo: Daniel SLIM - AFP/Archives

Déportation d'enfants ukrainiens: une commission d'enquête de l'ONU accuse Moscou de "crimes contre l'humanité"

Une commission d'enquête internationale de l'ONU a accusé mardi Moscou d'avoir commis des "crimes contre l'humanité" en déportant de force des milliers d'enfants ukrainiens vers la Russie et en entravant leur retour.

Taille du texte:

"Les éléments de preuve recueillis amènent la commission à conclure que les autorités russes ont commis des crimes contre l'humanité, à savoir la déportation et le transfert forcé, ainsi que la disparition forcée d'enfants", annonce la Commission d'enquête internationale indépendante sur l'Ukraine, dans un communiqué accompagnant la publication d'un rapport à Genève.

Cette commission a été créée en 2022 - peu après le début de l'offensive russe en Ukraine - par le Conseil des droits de l'homme de l'ONU afin d'enquêter sur diverses violations présumées commises dans le contexte du conflit.

Dans leur rapport, les enquêteurs ont constaté que les autorités russes avaient "déporté et transféré illégalement des enfants" dès le début de leur offensive et qu'elles avaient "indûment retardé leur rapatriement".

De plus, les mesures prises à l'égard des enfants déportés ont "violé le droit international humanitaire et le droit international des droits de l'homme" et n'ont pas été guidées par l'intérêt supérieur de l'enfant, souligne la commission.

Si elle a jusqu'à présent confirmé l'expulsion ou le transfert de 1.205 enfants, la commission indique que les autorités russes ont "déporté ou transféré des milliers d'enfants des zones qu'elles occupaient en Ukraine".

La question est très sensible en Ukraine, et demeure au coeur de chaque nouvelle négociation d'un éventuel accord de paix entre Kiev et Moscou.

Selon Kiev, près de 20.000 enfants ukrainiens ont été emmenés de force depuis le début de l'invasion.

La Russie a assuré avoir déplacé certains enfants ukrainiens de leurs foyers ou orphelinats pour les protéger de la menace d'hostilités.

Mais, souligne la commission, le droit international humanitaire exige que les évacuations soient "temporaires et motivées par des raisons impérieuses de santé (...) ou de sécurité".

Or selon les enquêteurs, 80% des enfants expulsés ou transférés dans les cas examinés par la commission ne sont pas rentrés chez eux.

- Retours "entravés" -

Les preuves recueillies démontrent que les autorités ont suivi une politique conçue et mise en œuvre "au plus haut niveau de l'appareil d'Etat" pour empêcher ces retours, pointe encore la commission, confirmant l'implication "directe" du président Vladimir Poutine.

Les enquêteurs ont notamment constaté que "les adoptions et les placements de longue durée ont été prioritaires", les proches des enfants n'ont pas été informés de leur sort, et les retours organisés ont été "entravés".

Cette situation a conduit ces enfants à être "élevés dans un environnement étranger, loin de leurs familles, parfois à des milliers de kilomètres de l'Ukraine", ajoutent-ils.

En décembre dernier, l'Assemblée générale de l'ONU avait appelé au retour immédiat et inconditionnel des enfants "transférés de force" en Russie dans une résolution non contraignante.

La Cour pénale internationale a même émis un mandat d'arrêt en 2023 contre Vladimir Poutine pour la "déportation illégale" d'enfants".

Par ailleurs dans son rapport, la commission affirme que les tribunaux russes et ceux des zones ukrainiennes occupées ont privé les civils et prisonniers de guerre de garanties à un procès équitable. Les enquêteurs dénoncent aussi le recours à des preuves fabriquées ou obtenues sous la torture.

Ils évoquent également une série d'abus au sein de l’armée russe. Des soldats ayant déserté ont notamment décrit des violences infligées par leurs commandants, révélant "un mépris total pour la vie et la dignité humaines".

Peu après sa publication, le rapport a été salué sur X par le ministre ukrainien des Affaires étrangères Andriï Sybiga, qui a appelé à "mettre fin à l’impunité dont jouit la Russie".

"La communauté internationale doit accroître la pression sur la Russie afin de contraindre l’agresseur à mettre fin aux mauvais traitements infligés aux prisonniers de guerre et aux détenus civils, à garantir leur libération et à assurer le retour des enfants ukrainiens déportés et transférés de force", a-t-il écrit.

Au sujet de l'Ukraine, le rapport a affiché sa préoccupation concernant la définition trop large et l'interprétation parfois détournée du crime d'"activités de collaboration" avec l'ennemi.

Sont également signalées des violations lors de la mobilisation militaire, comme des détentions irrégulières ou des pressions et violences contre des objecteurs de conscience.

La commission d'enquête internationale, non reconnue par Moscou, présentera jeudi son rapport devant la 61e session régulière du Conseil des droits de l'homme à Genève.

(S.G.Stein--BBZ)