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Le G7 qui se tient mercredi évoquera "sans doute" la question des stocks stratégiques de pétrole, a indiqué le ministre français de l'Economie Roland Lescure sur BFMTV/RMC, après que les différents ministre de l'Energie du G7 ont affirmé être "prêts" à prendre "toutes les mesures nécessaires", en coordination avec l'AIE.
"Nous soutenons en principe la mise en œuvre de mesures proactives pour remédier à la situation, y compris le recours aux réserves stratégiques", indiquent les ministres du G7 Energie dans un communiqué publié mercredi matin, après s'être réunis la veille à Paris dans un contexte de guerre au Moyen-Orient et de forte instabilité des prix du pétrole.
"À ce stade, la décision n'est pas prise de libérer ce qu'on appelle nos stocks stratégiques mondiaux", a toutefois indiqué M. Lescure, mercredi, sur BFMTV/RMC.
Selon des informations rapportées mardi soir par le Wall Street Journal, l'AIE (Agence internationale de l'énergie) propose un recours "sans précédent" aux réserves stratégiques de pétrole afin d'enrayer la flambée des prix.
Ce déblocage discuté dépasserait les 182 millions de barils de pétrole mis sur le marché par les pays membres de l'AIE en deux phases en 2022, au moment de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, précise le journal américain des affaires qui cite des responsables proches du dossier. Contactée par l'AFP, l'AIE n'a pas répondu dans l'immédiat.
"L'objectif" du travail mené "sur les réserves stratégiques" est de "s'assurer que dans des zones où il y a des tensions d'approvisionnement (...), on puisse intégrer le fait que le marché se libère", ce qui permettrait de "faire baisser les cours", avait expliqué Roland Lescure mardi.
"Il faut donner un message très clair: si on ne peut pas rouvrir le détroit d'Ormuz, on va le remplacer par d'autre pétrole qui viendra d'ailleurs et qui va circuler dans le monde", a ajouté le ministre mercredi sur BFMTV/RMC.
Après plusieurs jours de flambée -jusqu'à près de 120 dollars le baril lundi-, les cours du brut ont finalement chuté mardi à la suite des déclarations de Donald Trump affirmant que la guerre avec l'Iran était "quasiment" terminée.
(Y.Berger--BBZ)