Berliner Boersenzeitung - En Afghanistan, la scolarité de milliers d'élèves brisée par la guerre avec le Pakistan

EUR -
AED 4.248105
AFN 75.770596
ALL 92.762559
AMD 422.720519
ANG 2.0703
AOA 1061.880869
ARS 1706.354669
AUD 1.637736
AWG 2.083564
AZN 1.971037
BAM 1.955432
BBD 2.326962
BDT 141.823334
BGN 1.962242
BHD 0.435718
BIF 3453.950583
BMD 1.156733
BND 1.477822
BOB 13.465468
BRL 6.040925
BSD 1.155383
BTN 110.192281
BWP 15.565073
BYN 3.514139
BYR 22671.957183
BZD 2.323663
CAD 1.60514
CDF 2629.253412
CHF 0.941189
CLF 0.026851
CLP 1056.7913
CNY 7.800083
CNH 7.801606
COP 3603.822404
CRC 519.802266
CUC 1.156733
CUP 30.653411
CVE 110.244272
CZK 24.210763
DJF 205.741316
DKK 7.473191
DOP 67.627285
DZD 152.299364
EGP 57.668157
ERN 17.350988
ETB 186.897659
FJD 2.584377
FKP 0.853399
GBP 0.85516
GEL 3.019524
GGP 0.853399
GHS 12.651621
GIP 0.853399
GMD 85.024294
GNF 10149.091752
GTQ 8.815343
GYD 241.67456
HKD 9.077054
HNL 30.972177
HRK 7.532994
HTG 151.121586
HUF 363.017812
IDR 20622.34285
ILS 3.418265
IMP 0.853399
INR 110.410701
IQD 1513.515426
IRR 1590030.052589
ISK 142.166837
JEP 0.853399
JMD 182.965599
JOD 0.820169
JPY 184.272161
KES 149.331922
KGS 101.156702
KHR 4675.120976
KMF 493.925187
KPW 1041.059598
KRW 1638.639283
KWD 0.357061
KYD 0.962819
KZT 536.1092
LAK 26076.097131
LBP 103462.246866
LKR 384.457714
LRD 209.700572
LSL 18.691186
LTL 3.415531
LVL 0.699696
LYD 7.356617
MAD 10.715985
MDL 20.034233
MGA 4974.064769
MKD 61.513434
MMK 2428.743274
MNT 4161.410395
MOP 9.338444
MRU 46.399276
MUR 54.486429
MVR 17.871955
MWK 2003.423313
MXN 19.69164
MYR 4.726298
MZN 73.927211
NAD 18.691186
NGN 1572.659254
NIO 42.522005
NOK 10.922567
NPR 176.30785
NZD 1.940013
OMR 0.441007
PAB 1.155383
PEN 3.896867
PGK 5.190024
PHP 71.098608
PKR 320.900664
PLN 4.306226
PYG 6934.696128
QAR 4.211808
RON 5.236186
RSD 117.317942
RUB 97.161731
RWF 1698.980555
SAR 4.340955
SBD 9.310058
SCR 15.912008
SDG 694.622124
SEK 11.020235
SGD 1.480159
SHP 0.856984
SLE 28.344188
SLL 24256.10146
SOS 660.275854
SRD 43.926343
STD 23942.02751
STN 24.495394
SVC 10.109099
SYP 15039.835978
SZL 18.688486
THB 38.337629
TJS 10.669694
TMT 4.060131
TND 3.387463
TOP 2.785134
TRY 55.369898
TTD 7.827528
TWD 37.04043
TZS 3061.72433
UAH 51.684982
UGX 4292.192975
USD 1.156733
UYU 46.291296
UZS 13754.413873
VES 890.810236
VND 30246.82002
VUV 137.249116
WST 3.163007
XAF 655.833689
XAG 0.017878
XAU 0.000264
XCD 3.126128
XCG 2.082208
XDR 0.81787
XOF 655.833689
XPF 119.331742
YER 274.381102
ZAR 18.703474
ZMK 10411.984809
ZMW 21.835894
ZWL 372.467396
  • AEX

    -1.7900

    1117.82

    -0.16%

  • BEL20

    -43.9500

    5664.48

    -0.77%

  • PX1

    -13.8400

    8636.8

    -0.16%

  • ISEQ

    -53.2200

    14331.67

    -0.37%

  • OSEBX

    19.4200

    2085.84

    +0.94%

  • PSI20

    0.0000

    9254.52

    0%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -130.9900

    4192.21

    -3.03%

  • N150

    14.3400

    4360.83

    +0.33%

En Afghanistan, la scolarité de milliers d'élèves brisée par la guerre avec le Pakistan
En Afghanistan, la scolarité de milliers d'élèves brisée par la guerre avec le Pakistan / Photo: Wakil KOHSAR - AFP

En Afghanistan, la scolarité de milliers d'élèves brisée par la guerre avec le Pakistan

Une classe au plafond troué par un obus, le laboratoire de sciences jonché d'éclats de verre, une cour de récréation déserte: à Barikot, comme dans d'autres villages de l'est de l'Afghanistan, la guerre avec le Pakistan a brisé la scolarité de milliers d'élèves.

Taille du texte:

Niché sur un versant de l'Hindou Kouch, dans la province de Kunar, Barikot, 8.000 habitants en temps normal, est resté inaccessible plusieurs semaines en raison des risques de bombardements pakistanais. Avec la récente réouverture de la route, une équipe de l'AFP a pu se rendre dans cette localité frontalière désertée par ses résidents.

Les commerces de la rue principale ont leur rideau de fer baissé, certains ne sont plus qu'un tas de gravats.

Dans le complexe qui regroupe école primaire, collège et lycée, règne un silence inhabituel. La poussière recouvre cahiers, livres et plannings accrochés au mur, comme figés depuis un bombardement le 2 avril.

"C'est l'école où j'ai étudié, je me sens trop triste", lâche Ruhollah Khpalwak, commerçant de 23 ans, en montrant les dommages causés, selon lui, par des obus du Pakistan.

Il fait partie des rares personnes encore présentes dans ce village fantôme depuis que le conflit entre les deux pays voisins s'est intensifié le 26 février, faisant des centaines de morts civils en Afghanistan, selon l'ONU.

Islamabad accuse son voisin d'accueillir des combattants du mouvement des talibans pakistanais (TTP) qui ont revendiqué des attaques meurtrières au Pakistan. Les autorités talibanes afghanes démentent. Le 27 février, le gouvernement pakistanais a promis une "guerre ouverte".

- 22 écoles endommagées -

Depuis, "12.000 élèves déplacés ou affectés par le conflit ont besoin d'espaces sécurisés pour apprendre ou de leçons de rattrapage" en Afghanistan, selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA).

Vingt-deux écoles, dont celle de Barikot, ont été endommagées dans la province de Kunar et "doivent être réhabilitées de manière urgente", ajoute l'OCHA.

Interrogé pour savoir si des activistes du TTP se trouvaient à Barikot, Ruhollah Khpalwak, comme quelques hommes rencontrés dans le village, affirme ne pas savoir.

Faridoon Habibi, pharmacien au centre de santé de Barikot, regrette lui les destructions dans cet établissement désormais fermé qui accueillait des centaines de patients par jour.

L'armée pakistanaise n'a pas répondu aux questions de l'AFP au sujet des accusations selon lesquelles ses troupes ont visé l'école et le centre de santé.

"Les civils et les infrastructures civiles ne doivent pas être visées, ce conflit doit s'arrêter", rappelle Maisam Shafiey, porte-parole de l'ONG Norwegian Refugee Council (NRC), qui aide des milliers de déplacés dans le pays.

- "Besoin de paix" -

"Nous avons besoin de paix", plaide aussi Faridoon Habibi, parce qu'ici, "il y un frère d'un côté et un frère de l'autre", ajoute-t-il en faisant référence à la ligne Durand toute proche qui sépare Pakistan et Afghanistan.

Tracée à l'époque coloniale britannique, elle divise aussi des communautés pachtounes, partageant la même langue et la même culture.

L’Afghanistan ne l'a jamais reconnue. Les habitants de Barikot se considèrent ainsi comme "frères" avec leurs proches voisins pakistanais et blâment Islamabad pour les violences.

Malgré des discussions en Chine début avril, les deux pays ne sont convenus d'aucun cessez-le-feu.

Si les affrontements ont diminué, les habitants de Barikot comme ceux d'autres localités frontalières craignent toujours de rentrer chez eux.

En Afghanistan, 94.000 personnes sont déplacées dont 25.300 dans la seule province de Kunar, selon l'ONU. "La situation humanitaire est terrible", souligne M. Shafiey.

Des milliers de personnes vivent au bord de la rivière Kunar, dans des tentes sommaires assemblées avec des toiles du Haut-Commissariat de l'ONU aux réfugiés, des sacs de jute ou des bouts de plastique attachés à des branches d'arbre. La seule source d'eau potable est un puits à une heure de marche aller-retour.

- "Ca me fait pleurer" -

"Les femmes ont beaucoup de problèmes. Cela fait un mois et demi qu'elles vivent dans ces tentes, c'est difficile car nous n'avons pas de toilette, pas d'endroit pour se laver", témoigne Asmatullah Malangzay, 26 ans.

Cet informaticien vit avec son épouse et ses trois enfants dans une petite tente, avec un tapis au sol, quelques coussins et un simple réchaud à gaz pour cuisiner.

"Nous sommes bouleversés parce que les enfants sont privés d'école", ajoute Mohammad Nabi Gujar, ouvrier de 40 ans et père de neuf enfants.

Celles de Marawara, où est le campement, et d'Asadabad, chef-lieu provincial, ont déjà atteint leur nombre maximal d'élèves, relève le directeur du département de l'Information de Kunar Najibullah Hanif.

Les autorités tentent de trouver des solutions, notamment en transférant des familles vers des camps plus organisés créés pour les victimes d'un tremblement de terre meurtrier l'été dernier.

"Ici, les enfants errent dans la saleté et le sable", se lamente Mohammad Amin Shakir, 40 ans, barbe grise soigneusement taillée.

L'homme déplacé lui aussi par le conflit dans une minuscule tente, était principal d'une école primaire qui comptait 200 élèves. D'une voix douce, il confie: "Ca me fait pleurer, ces élèves qui étudiaient, et qui aujourd'hui sont privés d'éducation".

(A.Lehmann--BBZ)