Berliner Boersenzeitung - Des frappes américaines sur l'Iran jettent un froid sur les négociations

EUR -
AED 4.245911
AFN 76.881606
ALL 93.218906
AMD 422.095048
AOA 1060.17747
ARS 1724.883763
AUD 1.638748
AWG 2.082491
AZN 1.923974
BAM 1.955777
BBD 2.321673
BDT 142.688326
BHD 0.434695
BIF 3451.159509
BMD 1.156136
BND 1.477083
BOB 13.699839
BRL 5.876985
BSD 1.152686
BTN 109.688713
BWP 15.558817
BYN 3.43236
BYR 22660.274138
BZD 2.318273
CAD 1.612984
CDF 2615.754722
CHF 0.935881
CLF 0.026829
CLP 1055.917611
CNY 7.801148
CNH 7.796157
COP 3633.557369
CRC 523.993852
CUC 1.156136
CUP 30.637616
CVE 110.263706
CZK 24.258167
DJF 205.267592
DKK 7.47791
DOP 67.289211
DZD 152.967205
EGP 57.293328
ERN 17.342047
ETB 186.049717
FJD 2.553385
FKP 0.857252
GBP 0.858528
GEL 3.017423
GGP 0.857252
GHS 13.526841
GIP 0.857252
GMD 84.950214
GNF 10123.881221
GTQ 8.794897
GYD 241.157171
HKD 9.066771
HNL 30.895638
HRK 7.536626
HTG 150.718232
HUF 363.096284
IDR 20580.38469
ILS 3.468236
IMP 0.857252
INR 110.076327
IQD 1509.982284
IRR 1590323.474144
ISK 142.597486
JEP 0.857252
JMD 183.057852
JOD 0.8197
JPY 182.445223
KES 149.15825
KGS 101.1045
KHR 4681.945069
KMF 492.513789
KRW 1627.678205
KWD 0.356853
KYD 0.960589
KZT 540.233662
LAK 26025.694653
LBP 103223.088933
LKR 386.635464
LRD 208.057559
LSL 18.72658
LTL 3.41377
LVL 0.699336
LYD 7.331914
MAD 10.743074
MDL 20.044765
MGA 4918.942288
MKD 61.529278
MMK 2427.365524
MNT 4157.296339
MOP 9.314591
MRU 46.338456
MUR 54.419029
MVR 17.862474
MWK 1998.776549
MXN 20.093332
MYR 4.728717
MZN 73.882875
NAD 18.72658
NGN 1577.96467
NIO 42.419502
NOK 10.997597
NPR 175.501941
NZD 1.96672
OMR 0.442445
PAB 1.152686
PEN 3.903654
PGK 5.09394
PHP 70.183287
PKR 320.014545
PLN 4.299908
PYG 6853.919586
QAR 4.213651
RON 5.24458
RSD 117.338623
RUB 94.338893
RWF 1694.980114
SAR 4.329449
SBD 9.325045
SCR 16.705104
SDG 694.261718
SEK 10.961097
SGD 1.467714
SLE 28.426407
SOS 658.792271
SRD 43.778844
STD 23929.689987
STN 24.499713
SVC 10.085882
SZL 18.72278
THB 38.21027
TJS 10.633575
TMT 4.058039
TND 3.38636
TRY 55.144817
TTD 7.812908
TWD 37.286097
TZS 3051.764195
UAH 51.625994
UGX 4293.949621
USD 1.156136
UYU 46.399456
UZS 13785.838257
VES 873.764445
VND 30295.977227
VUV 137.068231
WST 3.160548
XAF 655.949304
XAG 0.018188
XAU 0.000266
XCD 3.124516
XCG 2.077476
XDR 0.81579
XOF 655.949304
XPF 119.331742
YER 275.618798
ZAR 18.667349
ZMK 10406.616979
ZMW 21.756745
ZWL 372.275461
  • AEX

    -1.0000

    1111.47

    -0.09%

  • BEL20

    17.2800

    5777.71

    +0.3%

  • PX1

    14.7900

    8714.93

    +0.17%

  • ISEQ

    279.4200

    14320.37

    +1.99%

  • OSEBX

    6.0600

    2025.99

    +0.3%

  • PSI20

    -42.4300

    9181.38

    -0.46%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    70.8800

    4392.86

    +1.64%

  • N150

    3.4600

    4329.06

    +0.08%

Des frappes américaines sur l'Iran jettent un froid sur les négociations
Des frappes américaines sur l'Iran jettent un froid sur les négociations / Photo: ATTA KENARE - AFP

Des frappes américaines sur l'Iran jettent un froid sur les négociations

Les Etats-Unis ont frappé le territoire iranien dans la nuit de lundi à mardi, pour la première fois depuis plusieurs semaines, portant un coup aux apparents progrès dans les négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.

Taille du texte:

L'Iran n'a pour l'heure pas officiellement confirmé l'information. Dans une déclaration écrite diffusée à la télévision d'Etat, le guide suprême a préféré insister sur la perte d'influence supposée de Washington, qui s'éloigne selon lui "chaque jour davantage de son ancien statut" dans le Golfe.

Les Etats-Unis "n'ont plus de lieu sûr dans la région pour mener leur agressions", a estimé Mojtaba Khamenei, qui n'est pas apparu en public depuis sa prise de fonction début mars.

"Il n'y a aura pas de retour en arrière" et les pays du Golfe, frappés quasi-quotidiennement par l'Iran en représailles à l'offensive israélo-américaine après le 28 février, "ne serviront plus de boucliers aux bases américaines", a-t-il aussi déclaré.

Le cessez-feu conclu le 8 avril entre les Etats-Unis et l'Iran a été suivi de semaines de blocages et de menaces, jusqu'à ce que les deux parties fassent état d'avancées dans les discussions ces derniers jours. Donald Trump avait même laissé entrevoir un compromis imminent au cours du week-end.

Mais les espoirs de paix ont été douchés, d'une part par l'annonce d'Israël lundi de l'intensification de son offensive au Liban, puis par l'attaque américaine sur l'Iran.

- "Respecter leurs engagements" -

Selon le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom), elle a visé "des sites de lancement de missiles et des embarcations iraniennes qui tentaient de poser des mines".

Plusieurs fortes explosions ont été entendues à Bandar Abbas (sud) vers minuit (20H30 GMT), selon des médias iraniens.

L'armée américaine a précisé "faire preuve de retenue durant le cessez-le-feu", intervenu après plusieurs semaines de guerre qui ont fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban, et secoué l'économie mondiale.

Après l'annonce de ces frappes, les marchés mondiaux ont "retrouvé un ton plus prudent", malgré "l'optimisme du week-end", commente Daniela Hathorn, analyste chez Capital.com. Les Bourses européennes ont ouvert sans direction franche et le pétrole est reparti à la hausse.

Les dernières frappes américaines connues remontent à début mai quand le sud de l'Iran avait été visé, provoquant une riposte de l'armée iranienne sur des bateaux dans le détroit d'Ormuz. Une "broutille", avait alors dit Donald Trump.

Sur le front diplomatique, de hauts responsables iraniens, dont le négociateur en chef Mohammad Bagher Ghalibaf et le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi, se sont rendus lundi à Doha, une première depuis le début de la guerre.

"Nous sommes parvenus à une conclusion sur une grande partie des questions", a déclaré le même jour le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï. "Mais de là à dire que la signature d'un accord est imminente, personne ne peut l'affirmer".

La Chine a appelé mardi "les parties concernées à respecter leurs engagements" et "à continuer à chercher par le dialogue et la négociation une solution qui prenne en compte les préoccupations légitimes" de chacun.

- Accords d'Abraham -

L'accord reste possible, a avancé le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio, parlant de discussions "autour de la formulation précise du texte initial. "Cela prendra donc quelques jours", a-t-il estimé en marge d'une visite officielle en Inde.

Et d'ajouter: "le président a exprimé sa volonté de parvenir (à un accord). Soit il conclura un accord, soit il n'y aura aucun accord".

Donald Trump cherche une issue à cette guerre qui a gravement perturbé l'économie mondiale en raison du quasi blocage par Téhéran du stratégique détroit d'Ormuz, par où transite en temps normal un cinquième du pétrole brut et du gaz naturel liquéfié consommés dans le monde. Sa réouverture est un enjeu majeur des négociations en cours.

Donald Trump a par ailleurs aussi semblé faire monter les enjeux d'un éventuel accord de paix.

Dans un message sur les réseaux sociaux lundi, il a énuméré les dirigeants de pays à majorité musulmane avec lesquels il a discuté dernièrement, affirmant "qu'après tout le travail effectué par les Etats-Unis (...) tous ces pays devraient être obligés, au minimum, de signer simultanément les accords d'Abraham".

Signés en 2020, ces accords ont débouché sur une normalisation des relations des Emirats arabes unis et de Bahreïn, deux proches alliés de Washington, avec Israël. Nombre d'Etats ont jusqu'ici refusé de les imiter, en particulier l'Arabie saoudite ainsi que la Syrie et le Liban, a fortiori depuis le conflit qui a ravagé la bande de Gaza.

(A.Lehmann--BBZ)