Berliner Boersenzeitung - Japon: 81 ans après Hiroshima, le tabou de la dissuasion nucléaire vacille

EUR -
AED 4.245913
AFN 76.887634
ALL 93.218842
AMD 422.094755
AOA 1060.176801
ARS 1724.882567
AUD 1.638747
AWG 2.082489
AZN 1.97002
BAM 1.955776
BBD 2.321671
BDT 142.688227
BHD 0.434695
BIF 3451.157116
BMD 1.156136
BND 1.477082
BOB 13.69983
BRL 5.876989
BSD 1.152686
BTN 109.688637
BWP 15.558807
BYN 3.432357
BYR 22660.258427
BZD 2.318271
CAD 1.61333
CDF 2615.761404
CHF 0.93588
CLF 0.026829
CLP 1055.916879
CNY 7.801146
CNH 7.796152
COP 3633.55485
CRC 523.993489
CUC 1.156136
CUP 30.637594
CVE 110.26363
CZK 24.258158
DJF 205.267449
DKK 7.477932
DOP 67.289164
DZD 152.967099
EGP 57.380687
ERN 17.342035
ETB 186.049588
FJD 2.553384
FKP 0.857252
GBP 0.858527
GEL 3.017966
GGP 0.857252
GHS 13.526832
GIP 0.857252
GMD 84.980421
GNF 10123.874202
GTQ 8.794891
GYD 241.157003
HKD 9.067746
HNL 30.895616
HRK 7.536622
HTG 150.718127
HUF 363.096405
IDR 20580.370421
ILS 3.468234
IMP 0.857252
INR 110.076256
IQD 1509.981237
IRR 1590322.371805
ISK 142.598215
JEP 0.857252
JMD 183.057725
JOD 0.819746
JPY 182.445186
KES 149.158147
KGS 101.104505
KHR 4681.941823
KMF 492.514185
KRW 1627.677557
KWD 0.356853
KYD 0.960588
KZT 540.233287
LAK 26025.676609
LBP 103223.017367
LKR 386.635196
LRD 208.057415
LSL 18.726567
LTL 3.413768
LVL 0.699335
LYD 7.331909
MAD 10.743067
MDL 20.044751
MGA 4918.938878
MKD 61.524236
MMK 2427.363841
MNT 4157.293457
MOP 9.314584
MRU 46.338424
MUR 54.419742
MVR 17.862733
MWK 1998.775164
MXN 19.812061
MYR 4.728715
MZN 73.882892
NAD 18.726567
NGN 1577.963717
NIO 42.419473
NOK 10.99759
NPR 175.501819
NZD 1.966719
OMR 0.442445
PAB 1.152686
PEN 3.903651
PGK 5.093937
PHP 70.183258
PKR 320.014324
PLN 4.299905
PYG 6853.914834
QAR 4.213648
RON 5.244583
RSD 117.338542
RUB 94.338828
RWF 1694.978938
SAR 4.341973
SBD 9.325039
SCR 16.705092
SDG 694.263698
SEK 10.961095
SGD 1.477585
SLE 28.445176
SOS 658.791814
SRD 43.778814
STD 23929.673396
STN 24.499696
SVC 10.085875
SZL 18.722767
THB 38.210709
TJS 10.633568
TMT 4.058036
TND 3.386358
TRY 55.144784
TTD 7.812903
TWD 37.286072
TZS 3051.762079
UAH 51.625959
UGX 4293.946644
USD 1.156136
UYU 46.399423
UZS 13785.828699
VES 873.763846
VND 30295.956222
VUV 137.068136
WST 3.160546
XAF 655.948849
XAG 0.018188
XAU 0.000266
XCD 3.124515
XCG 2.077474
XDR 0.81579
XOF 655.948849
XPF 119.331742
YER 275.626884
ZAR 18.667336
ZMK 10406.612213
ZMW 21.75673
ZWL 372.275202
  • AEX

    -1.0000

    1111.47

    -0.09%

  • BEL20

    17.2800

    5777.71

    +0.3%

  • PX1

    14.7900

    8714.93

    +0.17%

  • ISEQ

    279.4200

    14320.37

    +1.99%

  • OSEBX

    6.0600

    2025.99

    +0.3%

  • PSI20

    -42.4300

    9181.38

    -0.46%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    70.8800

    4392.86

    +1.64%

  • N150

    3.4600

    4329.06

    +0.08%

Japon: 81 ans après Hiroshima, le tabou de la dissuasion nucléaire vacille
Japon: 81 ans après Hiroshima, le tabou de la dissuasion nucléaire vacille / Photo: David Mareuil - POOL/AFP/Archives

Japon: 81 ans après Hiroshima, le tabou de la dissuasion nucléaire vacille

Au moment où le Japon marque le 81e anniversaire des bombardements atomiques de Hiroshima et Nagasaki, les dirigeants nippons plaident pour relancer le débat sur la dissuasion nucléaire, le ministre de la Défense appelant à des discussions "sans tabou".

Taille du texte:

Jeudi dans le cadre des cérémonies à Hiroshima, la Première ministre Sanae Takaichi a refusé de préciser si elle maintiendrait l'engagement national actuel reposant sur trois principes: ne pas posséder, ne pas produire et ne pas autoriser l'introduction d'armes nucléaires au Japon.

Sa position ambiguë a immédiatement suscité l'inquiétude des survivants des bombardements atomiques américains de 1945 et de tous les pacifistes de l'archipel.

D'autant que le ministre de la Défense Shinjiro Koizumi avait déjà créé la polémique le mois dernier en déclarant que le Japon devait avoir une "discussion sans tabou" sur les armes nucléaires dans un contexte de fortes tensions géopolitiques internationales.

Et déjà en décembre, un haut responsable de l'administration, gardant l'anonymat, avait déclaré lors d'un échange officieux avec des médias locaux qu'il estimait que le Japon devrait posséder des armes nucléaires.

"Si je regarde la situation de manière cynique, je ne peux m'empêcher de penser que (Sanae Takaichi) veut peut-être vraiment changer" cet engagement strictement antinucléaire, a commenté vendredi auprès de l'AFP Satoshi Tanaka, 82 ans, survivant d'Hiroshima et l'une des voix importantes du mouvement anti-nucléaire.

Le 6 août 1945, sur Hiroshima, puis le 9 août, au-dessus de Nagasaki, les États-Unis ont largué des bombes atomiques, faisant plus de 210.000 morts, dans ce qui reste aujourd'hui la seule utilisation d'armes nucléaires dans un conflit armé.

- Rupture -

Les survivants de ces attaques, de moins en moins nombreux mais très actifs à travers une association, ont été les figures de proue du pacifisme japonais de l'après-guerre, un engagement qui leur a valu le prix Nobel de la paix en 2024.

Et ce groupe se dit préoccupé par la politique de défense proactive du gouvernement Takaichi, perçue comme une rupture avec l'approche traditionnellement prudente du Japon en matière militaire.

Le gouvernement de Mme Takaichi, arrivée au pouvoir l'automne dernier, mène actuellement une vaste révision de la stratégie de défense, face à l'expansion des ambitions militaires de la Corée du Nord et de la Chine, appelant à un renforcement de son armée avec "un sentiment d'urgence et de crise", selon le ministre de la Défense.

Le Japon a déjà levé l'interdiction qu'il s'était lui-même imposée sur les exportations d'armement, augmenté les dépenses de défense de façon conséquente et milite pour une révision de la Constitution pacifiste du pays.

L'appel de M. Koizumi à une "discussion sans tabou" sur le nucléaire a également suscité la colère de la Chine, qui accuse le Japon de renouer avec un "nouveau militarisme".

"Les Japonais ne devraient plus se laisser manipuler ou tromper par ces forces d'extrême droite, ni par ceux qui cherchent à ressusciter le militarisme", a déclaré le chef de la diplomatie chinoise Wang Yi lors de la Conférence de Munich sur la sécurité en février.

L'attention se porte à présent sur les fameux trois principes fondamentaux adoptés par le Japon en 1967: ne pas posséder, ne pas produire et ne pas autoriser l'introduction d'armes nucléaires sur le territoire japonais ou dans ses eaux.

- "Inquiétude" -

Les partisans de Mme Takaichi soutiennent eux que le dernier principe devrait être revu afin de permettre, par exemple, aux États-Unis d'introduire des armes nucléaires au Japon pour garantir la dissuasion dans la région.

Ses opposants se mobilisent, lors de manifestations notamment, estimant que les positions de Mme Takaichi accroissent les risques pour le Japon.

Jeudi, la Première ministre a profité de son déplacement à Hiroshima, et avant un autre à Nagasaki dimanche, pour rencontrer des survivants de la bombe atomique.

Mais interrogée avec insistance par M. Tanaka sur une éventuelle révision des principes de 1967, elle a simplement affirmé que le Japon "adhér(ait) actuellement aux +trois principes non nucléaires+".

"Sa réponse ne fait qu'expliquer la situation actuelle. Cela ne dit rien de l'avenir", a regretté M. Tanaka auprès de l'AFP. "Cela ne fait que renforcer mon inquiétude. Je suis préoccupé."

(T.Renner--BBZ)