Berliner Boersenzeitung - Dans certaines universités, des diplômes de médecines alternatives qui "posent problème"

EUR -
AED 4.328846
AFN 75.438385
ALL 95.621015
AMD 441.064432
ANG 2.109769
AOA 1080.884677
ARS 1610.046463
AUD 1.651062
AWG 2.115798
AZN 1.995389
BAM 1.955216
BBD 2.37526
BDT 145.026654
BGN 1.966221
BHD 0.444699
BIF 3555.622208
BMD 1.178718
BND 1.499745
BOB 8.149564
BRL 5.875203
BSD 1.179333
BTN 109.761263
BWP 15.80221
BYN 3.350898
BYR 23102.866982
BZD 2.371881
CAD 1.623159
CDF 2722.83821
CHF 0.92115
CLF 0.026558
CLP 1045.262982
CNY 8.036085
CNH 8.035996
COP 4236.594317
CRC 542.935424
CUC 1.178718
CUP 31.236019
CVE 110.231119
CZK 24.35991
DJF 210.004561
DKK 7.472958
DOP 70.288694
DZD 155.811144
EGP 61.461291
ERN 17.680766
ETB 184.140883
FJD 2.590645
FKP 0.875889
GBP 0.869322
GEL 3.164813
GGP 0.875889
GHS 13.030995
GIP 0.875889
GMD 86.631714
GNF 10347.81944
GTQ 9.016229
GYD 246.736255
HKD 9.235778
HNL 31.323505
HRK 7.536135
HTG 154.49317
HUF 363.866031
IDR 20218.898378
ILS 3.545842
IMP 0.875889
INR 110.081038
IQD 1544.938247
IRR 1551339.837334
ISK 143.79187
JEP 0.875889
JMD 186.223551
JOD 0.835705
JPY 187.202752
KES 152.291316
KGS 103.078744
KHR 4731.565752
KMF 492.703658
KPW 1060.81531
KRW 1740.877595
KWD 0.364463
KYD 0.982806
KZT 560.32253
LAK 25912.255308
LBP 105608.335631
LKR 372.138775
LRD 217.403178
LSL 19.311828
LTL 3.480447
LVL 0.712995
LYD 7.470672
MAD 10.90874
MDL 20.195964
MGA 4876.521813
MKD 61.63488
MMK 2475.161769
MNT 4214.582802
MOP 9.515696
MRU 46.866595
MUR 54.516095
MVR 18.222858
MWK 2044.980119
MXN 20.333591
MYR 4.657082
MZN 75.384876
NAD 19.311828
NGN 1591.670206
NIO 43.397766
NOK 11.128645
NPR 175.618766
NZD 1.997508
OMR 0.453183
PAB 1.179353
PEN 3.977511
PGK 5.188405
PHP 70.807338
PKR 328.94119
PLN 4.236706
PYG 7545.648722
QAR 4.299379
RON 5.090997
RSD 117.381391
RUB 88.099111
RWF 1727.076483
SAR 4.422479
SBD 9.486921
SCR 16.482828
SDG 708.409406
SEK 10.838109
SGD 1.499028
SHP 0.880032
SLE 29.055344
SLL 24717.116358
SOS 673.995696
SRD 44.119459
STD 24397.076634
STN 24.492472
SVC 10.318916
SYP 130.402954
SZL 19.306148
THB 37.837968
TJS 11.168209
TMT 4.131406
TND 3.424347
TOP 2.83807
TRY 52.749686
TTD 8.013605
TWD 37.285788
TZS 3058.772305
UAH 51.315645
UGX 4375.692187
USD 1.178718
UYU 47.455414
UZS 14322.719205
VES 562.28235
VND 31036.226484
VUV 140.661223
WST 3.252481
XAF 655.758224
XAG 0.014915
XAU 0.000245
XCD 3.185544
XCG 2.125465
XDR 0.815553
XOF 655.752663
XPF 119.331742
YER 281.153607
ZAR 19.263689
ZMK 10609.887188
ZMW 22.553972
ZWL 379.54662
  • AEX

    0.8200

    1020.64

    +0.08%

  • BEL20

    -10.9700

    5474.75

    -0.2%

  • PX1

    -50.8000

    8277.02

    -0.61%

  • ISEQ

    -51.3900

    12796.6

    -0.4%

  • OSEBX

    -4.6800

    2028.36

    -0.23%

  • PSI20

    -12.1700

    9350.11

    -0.13%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    138.3400

    4113.63

    +3.48%

  • N150

    6.5300

    4089.46

    +0.16%

Dans certaines universités, des diplômes de médecines alternatives qui "posent problème"
Dans certaines universités, des diplômes de médecines alternatives qui "posent problème" / Photo: JEAN-PIERRE MULLER - AFP/Archives

Dans certaines universités, des diplômes de médecines alternatives qui "posent problème"

Aromathérapie, acupuncture, réflexologie, ou encore homéopathie : l'existence dans certaines universités de diplômes pour des pratiques de soins non conventionnelles préoccupe des professionnels de santé, qui appellent à contrer "l'entrisme" des "médecines alternatives".

Taille du texte:

Parfois appelées médecines "douces", "complémentaires" ou "alternatives", les pratiques de soins non conventionnelles (PSNC) ne sont "ni reconnues, au plan scientifique, par la médecine +conventionnelle+, ni enseignées au cours de la formation initiale des professionnels de santé", détaille le site du ministère de la Santé.

Sur plus de 400 décomptées par l'Organisation mondiale de la santé, certaines se sont frayées un chemin en France jusque dans des universités, des facultés de médecine ou de pharmacie.

"On constate ces dernières années une augmentation du nombre de diplômes universitaires qui posent problème, on est face à un réel entrisme", affirme Mathieu Molimard, président de la Société française de pharmacologie et de thérapeutique.

De 101 en 2015, les diplômes universitaires (DU) ou inter-universitaires (DIU) "déviants" ont bondi à 203 en 2025, selon Hugues Gascan, président du Groupe d'étude du phénomène sectaire (GéPS).

Ce chercheur en biologie a recensé, dans chaque université, les formations jugées problématiques, principalement ouvertes à des médecins ou professionnels de santé -mais pas seulement- et non reconnues par l'Etat.

On y trouve ainsi des DU "Phytothérapie Aromathérapie" à Besançon, Grenoble ou Montpellier, "Homéopathie" à Aix-Marseille ou Poitiers, "Auriculothérapie" à Paris-Saclay ou Strasbourg, "Musicothérapie" à Nantes ou Toulouse, ou "Hypnose médicale" à Rennes ou Saint-Etienne.

-"Label trompeur"-

Le GéPS a comptabilisé 57 techniques, avec en tête l'hypnose, la méditation de pleine conscience, l'aromathérapie, l'acupuncture. Côté universités, celles qui en proposent le plus sont Montpellier, Strasbourg, Nancy, Nantes ou Grenoble.

"Cela entache la crédibilité et la fiabilité du système éducatif supérieur", juge M. Gascan, questionnant aussi "les aspects financiers" pouvant motiver des universités -sous-financées- à proposer de tels diplômes après des formations coûtant entre 1.500 et 5.000 euros.

Pour le Pr Molimard, il faut "faire du ménage: soit la pratique est validée scientifiquement et c'est de la médecine, soit elle ne l'est pas et on peut en faire de la recherche mais pas un enseignement". Sinon, il y a un risque de "confusion" auprès du public, pointe-t-il.

Un rapport remis au gouvernement en janvier, co-écrit par cet expert, recommandait de "bannir la labellisation académique de pratiques de soins non validées" et appelait à "auditer les formations existantes".

Le ministère de la Santé n'a pas repris cette préconisation dans sa stratégie de lutte contre la désinformation en santé.

Or "c'est un enjeu de santé publique", plaide le Dr Hélène Harmand-Icher, présidente de la section santé publique de l'Ordre des médecins, alertant sur un "entrisme progressif" et évoquant un travail de recensement et de tri "en cours".

Son institution a cependant une approche moins stricte que d'autres acteurs: "certaines de ces formations sont réservées aux médecins et encadrées par l'Ordre", comme l'acupuncture "qui donne lieu à une reconnaissance ordinale" et peut figurer sur les plaques et ordonnances de médecins.

"D'autres sont ouvertes à des professionnels non médecins, ce qui pose un vrai problème" car "le label +faculté de médecine+ leur confère une légitimité médicale infondée aux yeux du public", ajoute le Dr Harmand-Icher.

-Des "failles"-

De son côté, le Pr Philippe Ruszniewski, doyen honoraire de la faculté de médecine de l'université Paris Cité, "ne voi(t) aucun inconvénient" aux DU d'acupuncture, d'hypnose ou de méditation en pleine conscience, "aux utilisations validées dans certaines indications".

Mais il "ne voi(t) pas comment on peut autoriser un DU de naturopathie, d'aromathérapie ou d'homéopathie".

Marc Humbert, vice-président de la Conférence des doyens de médecine et doyen de la faculté de médecine de l'université Paris-Saclay, reconnaît aussi "des failles", à "identifier et corriger".

Il mentionne un "travail d'évaluation" de certaines formations proposées à Saclay, notamment le DIU d'auriculothérapie, avant des décisions "dans les prochaines semaines".

La Conférence des doyens de médecine consacrera aussi sa prochaine séance aux PSNC: "Nous demanderons un état des lieux des formations, ainsi que l'audit et le retrait des formations sur des pratiques de soins non validées", annonce M. Humbert.

Pour le Pr Molimard, "il est temps que les institutions prennent leurs responsabilités".

(H.Schneide--BBZ)