Berliner Boersenzeitung - 25 ans de pouvoir chaviste au Venezuela: entre "tragédie" et "succès"

EUR -
AED 4.229821
AFN 74.864237
ALL 93.228828
AMD 421.085566
AOA 1056.160267
ARS 1720.733086
AUD 1.637784
AWG 2.076039
AZN 1.954916
BAM 1.955775
BBD 2.318931
BDT 142.528208
BHD 0.434189
BIF 3440.726871
BMD 1.151756
BND 1.477381
BOB 13.98346
BRL 5.846768
BSD 1.151366
BTN 109.880188
BWP 15.656803
BYN 3.393457
BYR 22574.408206
BZD 2.315671
CAD 1.619057
CDF 2605.270629
CHF 0.931862
CLF 0.026904
CLP 1062.322075
CNY 7.777342
CNH 7.775035
COP 3736.43312
CRC 522.084371
CUC 1.151756
CUP 30.521521
CVE 110.263614
CZK 24.202703
DJF 205.024752
DKK 7.475452
DOP 67.149156
DZD 153.146465
EGP 57.871799
ERN 17.276333
ETB 185.837664
FJD 2.548778
FKP 0.857335
GBP 0.856578
GEL 3.006302
GGP 0.857335
GHS 13.488479
GIP 0.857335
GMD 85.229454
GNF 10111.872879
GTQ 8.78189
GYD 241.04383
HKD 9.033562
HNL 30.861746
HRK 7.534208
HTG 150.536801
HUF 362.376716
IDR 20712.019529
ILS 3.484118
IMP 0.857335
INR 109.655937
IQD 1508.281039
IRR 1583951.78019
ISK 141.999677
JEP 0.857335
JMD 182.047711
JOD 0.816595
JPY 181.232211
KES 149.014032
KGS 100.721368
KHR 4660.900938
KMF 492.951678
KRW 1642.904407
KWD 0.356388
KYD 0.959467
KZT 542.391408
LAK 26041.672617
LBP 103089.392874
LKR 386.57514
LRD 207.822876
LSL 18.980961
LTL 3.400835
LVL 0.696685
LYD 7.334908
MAD 10.727965
MDL 20.154309
MGA 4902.938363
MKD 61.529226
MMK 2418.302526
MNT 4128.236531
MOP 9.301781
MRU 46.030421
MUR 54.17888
MVR 17.794357
MWK 1996.448901
MXN 19.912067
MYR 4.713674
MZN 73.578865
NAD 18.981044
NGN 1570.371947
NIO 42.369467
NOK 10.994201
NPR 175.81079
NZD 1.956723
OMR 0.442841
PAB 1.151386
PEN 3.895551
PGK 5.083936
PHP 70.025536
PKR 319.707481
PLN 4.306816
PYG 6864.943499
QAR 4.197165
RON 5.250796
RSD 117.352727
RUB 93.295072
RWF 1695.341888
SAR 4.314394
SBD 9.295999
SCR 15.438728
SDG 691.053528
SEK 10.992758
SGD 1.476953
SLE 28.160726
SOS 657.991728
SRD 43.543221
STD 23839.013893
STN 24.499267
SVC 10.074873
SZL 18.977597
THB 38.375353
TJS 10.627028
TMT 4.031144
TND 3.382357
TRY 54.772537
TTD 7.816902
TWD 37.32091
TZS 3055.023466
UAH 51.483653
UGX 4311.870919
USD 1.151756
UYU 46.389618
UZS 13747.827169
VES 861.341978
VND 30249.131118
VUV 137.224539
WST 3.146845
XAF 655.948754
XAG 0.019431
XAU 0.000283
XCD 3.112677
XCG 2.075074
XDR 0.816719
XOF 655.948754
XPF 119.331742
YER 274.582072
ZAR 18.940458
ZMK 10367.187916
ZMW 21.786321
ZWL 370.864808
  • AEX

    10.2500

    1112.49

    +0.93%

  • BEL20

    39.6700

    5707.14

    +0.7%

  • PX1

    52.5500

    8666.63

    +0.61%

  • ISEQ

    82.3000

    13799.05

    +0.6%

  • OSEBX

    -4.0500

    2019.01

    -0.2%

  • PSI20

    -2.7500

    9169.02

    -0.03%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -94.5100

    4181.81

    -2.21%

  • N150

    12.4500

    4304.01

    +0.29%

25 ans de pouvoir chaviste au Venezuela: entre "tragédie" et "succès"
25 ans de pouvoir chaviste au Venezuela: entre "tragédie" et "succès" / Photo: Juan BARRETO - AFP/Archives

25 ans de pouvoir chaviste au Venezuela: entre "tragédie" et "succès"

"Maintenant et pour toujours": le slogan claque sur un mur du mausolée de l'ex-président du Venezuela, Hugo Chavez, décédé en 2013. Le "chavisme" fête le 2 février ses 25 ans au pouvoir avec un bilan controversé. "Tragédie" pour les uns, "succès" pour les autres.

Taille du texte:

L'ancien charismatique chef d'Etat, figure de la gauche radicale en Amérique latine, promettait d'en finir avec la pauvreté, mais le pays est aujourd'hui plongé dans une crise qui a poussé 7 des 30 millions de Vénézuéliens à émigrer.

Une légère reprise est amorcée depuis 2022 mais le PIB s'est comprimé de 80% en dix ans. L'hyperinflation a forcé le pouvoir à dollariser l'économie.

L'appareil industriel --notamment pétrolier- est dévasté.

Jadis de 3 millions de barils/jour, la production pétrolière a chuté à 300.000 avant de remonter vers 900.000, loin de compenser le manque à gagner.

"Le chavisme a été une véritable tragédie pour le pays", assène Benigno Alarcon, politologue à l'université catholique Andres Bello (UCAB).

- Clientélisme -

"L'argent a été gaspillé dans le clientélisme. Il n'y a eu aucun investissement dans ce qui est important pour qu'un pays progresse", dit-il, accusant le chavisme d'avoir "tué la poule aux œufs d'or", en référence au géant public pétrolier PDVSA.

Mauvaise gestion avec remplacement de milliers de cadres par des "gens connaissant peu le pétrole", manque d'investissements, corruption et utilisation des ressources de l'entreprise pour la dépense publique ont conduit PDVSA à la ruine.

M. Alarcon ne croit pas le pouvoir qui se targue de lutter contre la pauvreté: "le Venezuela a un des taux de pauvreté les plus élevés d'Amérique latine". Selon l'enquête nationale sur les conditions de vie réalisée par l'UCAB, celui-ci a dépassé les 90% entre 2018 et 2021, pour baisser à 81,5% en 2022.

- Pays détruit socialement -

Ministre des Finances de Chavez, Rodrigo Cabezas, défend l'ancien homme fort du Venezuela mais incrimine son successeur Nicolas Maduro qui, reprenant les accusations d'"impérialisme", invoque les sanctions américaines en 2019 pour justifier la crise.

"La confrontation avec l'Amérique est le grand alibi du +madurisme+ pour justifier son immense incompétence dans la gestion de l'État, de l'économie et sa dérive terriblement autoritaire et les violations des droits de l'homme", dit-il.

"Le Venezuela, c'est le capitalisme le plus inégalitaire d'Amérique latine. Les +missions+ pour briser la pauvreté ont disparu. 12% de la population est dans une situation de malnutrition. Le succès de Chavez qui avait placé (...) la lutte contre la pauvreté au centre de la gestion publique a disparu dans un pays détruit socialement", ajoute-t-il.

"Personne ne peut dire que l'économie a été détruite sous Chavez. Malgré les critiques sur les expropriations autoritaires, pendant la période 2004-2012, il y a une croissance du PIB, un salaire minimum de 350 dollars, une réduction de la pauvreté qui passe de 57% en 1999 à 27%", affirme-t-il.

Chavez représentait "l'espoir de changement", assure l'ex-ministre, rappelant qu'il avait remporté "haut la main la présidentielle de 1998 puis celles de 2006 et 2012".

M. Alarcon met lui l'accent sur les "violations de droits de l'homme qui commencent sous Chavez" avec la répression du coup raté contre lui en 2002 ou du mouvement étudiant en 2007.

La Cour pénale internationale a ouvert une enquête sur la répression de manifestations en 2017 qui a fait une centaine de morts.

Le pays est régulièrement accusé d'exécutions extrajudiciaires, tortures ou arrestations arbitraires.

Le "chavisme" a supprimé la limitation du nombre de mandats présidentiels, permettant à Chavez d'être élu trois fois et à Maduro de briguer un troisième mandat en 2024.

- Du bon côté de l'Histoire -

Tribun galvanisant les foules ou démagogue populiste usant du culte de la personnalité... 11 ans après sa mort, Chavez est partout: sur les murs, dans les discours de Maduro et autres cadres, à la télévision.

"Chavez vit chaque fois que nous voyons un enfant dans une école gratuite. Chavez vit lorsque nous allons dans un quartier (...) et que les gens ont des droits sociaux, lorsque nous avons, en tant que peuple, un sentiment de fierté patriotique. Chavez vit en chacun d'entre nous", s'enflamme Ana Sofia Cabezas, vice-présidente de la Fondation Chavez.

"Entrez dans des maisons, vous allez voir une photo du +Commandant+ sur une étagère avec des photos des êtres chers", souligne-t-elle.

"L'essentiel de l'héritage de Chavez est une question de conscience politique, la mise en place d'une nouvelle façon d'exercer le pouvoir populaire. Le peuple s'est réveillé avec Chavez pour ne plus jamais s'endormir", assure-t-elle. "Nous sommes du bon côté de l'histoire".

(H.Schneide--BBZ)