Berliner Boersenzeitung - Un des plus grands carnassiers marins a disparu au profit du grand requin blanc

EUR -
AED 4.25674
AFN 73.599881
ALL 94.63924
AMD 426.786562
ANG 2.075229
AOA 1063.46406
ARS 1665.300658
AUD 1.638954
AWG 2.086353
AZN 1.969454
BAM 1.953264
BBD 2.335667
BDT 142.356387
BGN 1.959874
BHD 0.437095
BIF 3466.823235
BMD 1.159085
BND 1.485671
BOB 8.042557
BRL 5.900671
BSD 1.159694
BTN 109.603686
BWP 15.538824
BYN 3.210631
BYR 22718.066
BZD 2.332372
CAD 1.626057
CDF 2689.07734
CHF 0.919496
CLF 0.026086
CLP 1026.67098
CNY 7.832459
CNH 7.834968
COP 3981.456975
CRC 528.214147
CUC 1.159085
CUP 30.715753
CVE 110.518845
CZK 24.111344
DJF 205.992431
DKK 7.460034
DOP 67.922316
DZD 154.018025
EGP 57.847843
ERN 17.386275
ETB 183.570112
FJD 2.589049
FKP 0.862506
GBP 0.865176
GEL 3.065779
GGP 0.862506
GHS 13.094994
GIP 0.862506
GMD 84.612839
GNF 10173.867447
GTQ 8.839599
GYD 242.585018
HKD 9.08142
HNL 30.944321
HRK 7.534628
HTG 151.453347
HUF 348.47849
IDR 20572.136031
ILS 3.386568
IMP 0.862506
INR 109.312724
IQD 1518.40135
IRR 1593741.874933
ISK 144.109074
JEP 0.862506
JMD 183.411851
JOD 0.821813
JPY 185.758438
KES 150.124896
KGS 101.361707
KHR 4650.820524
KMF 492.610907
KPW 1043.176906
KRW 1752.38004
KWD 0.357112
KYD 0.966445
KZT 565.540801
LAK 25534.642323
LBP 103796.061813
LKR 388.508897
LRD 211.127136
LSL 18.771217
LTL 3.422477
LVL 0.701119
LYD 7.38919
MAD 10.715761
MDL 20.236724
MGA 4868.156941
MKD 61.531925
MMK 2433.437481
MNT 4146.424702
MOP 9.356651
MRU 46.456179
MUR 54.627955
MVR 17.919737
MWK 2012.171858
MXN 19.925262
MYR 4.711454
MZN 74.067971
NAD 18.779399
NGN 1575.335201
NIO 42.434218
NOK 11.018784
NPR 175.364787
NZD 1.99289
OMR 0.445666
PAB 1.159694
PEN 3.95539
PGK 5.085775
PHP 69.977449
PKR 322.571254
PLN 4.227959
PYG 7076.811199
QAR 4.219652
RON 5.224038
RSD 117.149943
RUB 84.580225
RWF 1724.71848
SAR 4.348764
SBD 9.343876
SCR 16.360628
SDG 696.029758
SEK 10.897891
SGD 1.485981
SHP 0.865374
SLE 28.687692
SLL 24305.437155
SOS 662.425802
SRD 43.270992
STD 23990.719317
STN 24.804419
SVC 10.146912
SYP 128.116096
SZL 18.773561
THB 37.710252
TJS 10.750241
TMT 4.068388
TND 3.374966
TOP 2.790799
TRY 53.683879
TTD 7.877771
TWD 36.578986
TZS 3042.601568
UAH 51.937311
UGX 4290.429144
USD 1.159085
UYU 46.819612
UZS 13914.81526
VES 690.856847
VND 30514.07171
VUV 138.224161
WST 3.175562
XAF 655.106385
XAG 0.01639
XAU 0.000266
XCD 3.132486
XCG 2.090068
XDR 0.815645
XOF 654.883233
XPF 119.331742
YER 276.586687
ZAR 18.740584
ZMK 10433.149863
ZMW 20.497385
ZWL 373.224897
  • AEX

    12.6300

    1082.7

    +1.18%

  • BEL20

    39.0900

    5703.72

    +0.69%

  • PX1

    -16.9000

    8430.79

    -0.2%

  • ISEQ

    54.7400

    13738.61

    +0.4%

  • OSEBX

    0.5900

    1951.81

    +0.03%

  • PSI20

    68.5700

    9090.72

    +0.76%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    122.0900

    4288.88

    +2.93%

  • N150

    8.1100

    4276.51

    +0.19%

Un des plus grands carnassiers marins a disparu au profit du grand requin blanc
Un des plus grands carnassiers marins a disparu au profit du grand requin blanc / Photo: Hugo SALAIS - METAZOA STUDIO/AFP

Un des plus grands carnassiers marins a disparu au profit du grand requin blanc

Requin géant, Otodus mégalodon régnait dans les océans, sans concurrence, il y cinq millions d'années. Il a pourtant disparu, au profit d'un cousin plus "petit", le grand requin blanc, selon une étude publiée mardi.

Taille du texte:

Dans la chaîne alimentaire, O. mégalodon a occupé à un moment le niveau trophique - le rang - le plus élevé, celui de super prédateur. Une conclusion tirée notamment de la taille de ses dents, des triangles acérés dépassant aisément la dizaine de centimètres, soit la largeur d'une paume de main. C'est l'un des seuls restes utilisables pour étudier l'animal, dont le squelette cartilagineux, comme celui de tous les requins, se prête mal à la fossilisation.

Une équipe internationale de chercheurs apporte dans Nature communications un éclairage inédit sur ce géant dépassant quinze mètres, qui régnait dans les océans il y a plus de trois millions d'années.

"La disparition soudaine, dans les fossiles enregistrés", de ce carnivore, parmi les plus grands ayant jamais vécu, "reste une énigme", souligne l'étude signée par Jeremy McCormack, géoscientifique à l'Institut allemand Max Planck.

Elle propose un nouvel outil d'analyse du niveau trophique d'O. mégalodon et de ses concurrents, à partir du zinc contenu dans l'émail de leurs dents. Ce métal, essentiel à la vie, se trouve dans l'alimentation et se fixe dans la dentition.

- "Compétition pour les ressources" -

On l'y retrouve sous la forme de deux isotopes --deux types d'atomes--, dont la proportion plus ou moins grande de l'un d'eux, le Zinc 66, a un lien direct avec la place de l'animal dans la chaîne alimentaire. Plus sa proportion est faible et plus l'animal se situe à un niveau élevé dans la chaîne alimentaire.

Les chercheurs ont mis à l'épreuve cette technique récente avec l'analyse de fossiles issus de nombreux musées et d'espèces actuelles. Chez ces dernières, le grand requin blanc et le requin Mako se trouvent aujourd'hui au plus haut niveau trophique.

Mais il y a 20 millions d'années, au Miocène, cet honneur revenait à Otodus chubutensis, un requin géant friand de poissons et cétacés. Otodus mégalodon va lui succéder au poste de super prédateur, mais à un niveau trophique plus bas, jusqu'à l'ère du Pliocène, il y a environ cinq millions d'années.

Les analyses montrent que mégalodon perd alors du terrain face à Carcharias Carcharodon, le grand requin blanc. Bien que plus petit en taille --il n'atteint pas plus de six mètres--, on sait ce dernier très opportuniste en matière d'alimentation. L'étude dans Nature relève que les deux espèces se trouvent alors au même niveau dans la chaîne alimentaire.

On ne sait pas exactement pourquoi O. mégalodon a finalement disparu. Une étude de 2016 voyait une coïncidence entre l'effondrement de sa population et une baisse dans la diversité des cétacés dont il se repaissait, avec la disparition notamment des baleines mysticètes. Les auteurs de l'étude dans Nature soutiennent cette hypothèse d'une "co-évolution et co-extinction" des deux espèces de requin et de baleine.

Ils voient aussi un facteur important dans la compétition avec le grand requin blanc. Leur étude évoque "une possible compétition pour les ressources alimentaires entre ces deux lignées de requins". Que le grand requin blanc a fini par gagner.

(K.Lüdke--BBZ)