Berliner Boersenzeitung - Chez les primates, des comportements homosexuels anciens et liés à de multiples facteurs

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Chez les primates, des comportements homosexuels anciens et liés à de multiples facteurs
Chez les primates, des comportements homosexuels anciens et liés à de multiples facteurs / Photo: JOHAN ORDONEZ - AFP/Archives

Chez les primates, des comportements homosexuels anciens et liés à de multiples facteurs

Une vaste étude publiée lundi se penche sur les comportements homosexuels chez les primates non-humains, montrant qu'ils ont des racines évolutives anciennes et dépendent de multiples facteurs liés à l'environnement et à la structure sociale.

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"La diversité des comportements sexuels est très courante dans la nature, parmi les espèces et dans les sociétés animales; aussi importante que de s'occuper de ses petits, combattre un prédateur ou chercher de la nourriture", explique à l'AFP Vincent Savolainen, principal auteur de cette étude publiée dans Nature Ecology & Evolution.

Des comportements sexuels entre individus de même sexe (CSS) - monte, stimulation des organes génitaux... - ont été documentés chez plus de 1.500 espèces animales.

Mais pendant longtemps, ils ont été observés de manière "anecdotique" par les chercheurs qui y voyaient un "paradoxe darwinien" alors que l'évolution repose sur la transmission des gènes par la reproduction, note le biologiste.

De récentes études ont pourtant montré que ce trait avait une composante héréditaire et pouvait avoir un avantage évolutif.

Chez les macaques rhésus de Puerto Rico, que M. Savolainen étudie depuis huit ans, les mâles ayant des rapports sexuels entre eux peuvent former des coalitions, ce qui leur permettrait peut-être d'avoir accès à plus de femelles et donc d'avoir plus de petits.

Cependant, les analyses comparatives susceptibles de révéler les facteurs non-génétiques influençant l'expression de ce trait demeurent pour le moment limitées.

- "Stratégie sociale flexible" -

M. Savolainen et ses collègues ont épluché la littérature scientifique pour rassembler les données existantes sur 491 espèces de primates non-humains.

Ils ont mis en évidence de tels comportements chez 59 d'entre elles, que ce soit chez les lémuriens, les singes des Amériques, d'Afrique ou d'Asie ou les singes anthropoïdes.

Ce qui suggère une "racine évolutive profonde" de ce trait, notent les chercheurs, qui ont ensuite analysé l'influence du contexte environnemental, de l'"histoire de vie" (espérance de vie, morphologie...) et de l'organisation sociale sur son expression.

Les CSS sont ainsi plus fréquents chez les espèces vivant dans des environnements rudes, avec des ressources alimentaires limitées, comme les macaques de Barbarie. Ou lorsque celles-ci sont exposées à un risque élevé de prédation, comme chez les vervets (de petits singes africains). Signe que ces comportements pourraient aider à gérer les tensions au sein du groupe lors de périodes de stress.

Ils sont aussi plus courants chez les singes où mâles et femelles ont des différences de taille marquée, comme les gorilles des montagnes. Or le dimorphisme sexuel est souvent associé à des groupes sociaux plus importants, à une compétition intense et à des hiérarchies plus strictes, alors que les espèces où mâles et femelles sont de taille équivalente vivent généralement en couple ou en petits groupes familiaux.

Ces différents facteurs interagissent entre eux: les traits d'histoire de vie sont façonnés par des facteurs environnementaux influençant à leur tour la complexité sociale, qui conduit à la prévalence des CSS.

Ces résultats suggèrent que ces comportements sont une "stratégie sociale flexible, utilisée pour renforcer les liens sociaux, gérer les conflits ou construire des alliances en fonction des pressions écologiques et sociales", écrivent les auteurs.

Ils avancent l'hypothèse que des facteurs similaires auraient pu intervenir chez les hominines ancestraux et même chez les humains actuels.

"Nos ancêtres ont certainement dû faire face aux mêmes complexités environnementales et sociales", estime M. Savolainen. "Mais il y a des choses complètement propres à l'être humain, avec une complexité d'orientation sexuelle, de préférence, dont on ne s'occupe pas du tout", précise le biologiste de l'évolution.

Dans un commentaire accompagnant la publication de l'étude, l'anthropologue Isabelle Winder juge "enthousiasmante" les méthodes d'analyse comparative utilisée par les auteurs. Elles peuvent "peut-être pour la première fois éclairer de manière réaliste certaines des complexités de l'évolution de comportements +quasi humains+" comme l'utilisation d'outils, le langage symbolique ou les comportements liés à la mort.

(B.Hartmann--BBZ)