Berliner Boersenzeitung - 10 Septembre : Blocage en vue

EUR -
AED 4.236833
AFN 76.142197
ALL 93.45107
AMD 420.704816
AOA 1059.063247
ARS 1713.771282
AUD 1.649976
AWG 2.076594
AZN 1.965807
BAM 1.955822
BBD 2.316627
BDT 142.031626
BHD 0.433705
BIF 3413.239071
BMD 1.153663
BND 1.476217
BOB 13.658156
BRL 5.861191
BSD 1.150213
BTN 109.651255
BWP 15.68318
BYN 3.345938
BYR 22611.798836
BZD 2.313326
CAD 1.617379
CDF 2624.584211
CHF 0.93183
CLF 0.027184
CLP 1073.37276
CNY 7.788731
CNH 7.790705
COP 3577.740954
CRC 522.40598
CUC 1.153663
CUP 30.572075
CVE 110.266262
CZK 24.240891
DJF 204.822345
DKK 7.480664
DOP 66.730764
DZD 153.303755
EGP 59.017676
ERN 17.304948
ETB 183.804404
FJD 2.554153
FKP 0.855866
GBP 0.855675
GEL 3.016876
GGP 0.855866
GHS 13.446154
GIP 0.855866
GMD 84.798688
GNF 10097.115581
GTQ 8.7761
GYD 240.602754
HKD 9.047262
HNL 30.819353
HRK 7.538386
HTG 150.391722
HUF 365.192535
IDR 20799.39394
ILS 3.533613
IMP 0.855866
INR 110.048515
IQD 1506.817248
IRR 1586431.11648
ISK 142.062532
JEP 0.855866
JMD 182.092084
JOD 0.817993
JPY 181.580866
KES 148.781703
KGS 100.888291
KHR 4654.053275
KMF 492.614593
KRW 1664.667229
KWD 0.356644
KYD 0.958511
KZT 545.026239
LAK 26048.298174
LBP 103004.479089
LKR 386.12442
LRD 207.612377
LSL 19.024918
LTL 3.406468
LVL 0.69784
LYD 7.359084
MAD 10.744823
MDL 20.10023
MGA 4919.056308
MKD 61.525704
MMK 2422.181324
MNT 4146.886646
MOP 9.292006
MRU 46.226529
MUR 54.222569
MVR 17.836069
MWK 1994.42283
MXN 20.012716
MYR 4.712949
MZN 73.731051
NAD 19.024918
NGN 1574.012366
NIO 42.330485
NOK 10.926464
NPR 175.442008
NZD 1.961512
OMR 0.443645
PAB 1.150213
PEN 3.898045
PGK 5.150059
PHP 70.667684
PKR 319.439457
PLN 4.312336
PYG 6858.078504
QAR 4.204648
RON 5.247557
RSD 117.391344
RUB 91.443047
RWF 1688.519328
SAR 4.320383
SBD 9.322873
SCR 15.583178
SDG 692.198315
SEK 10.985993
SGD 1.479693
SLE 28.499711
SOS 657.307524
SRD 43.587131
STD 23878.499126
STN 24.50028
SVC 10.064115
SZL 19.022218
THB 38.676603
TJS 10.616322
TMT 4.049358
TND 3.381339
TRY 54.813428
TTD 7.810089
TWD 37.273824
TZS 3047.434884
UAH 51.336988
UGX 4319.04944
USD 1.153663
UYU 46.28053
UZS 13768.157604
VES 860.282504
VND 30341.919148
VUV 136.928108
WST 3.154681
XAF 655.964509
XAG 0.020031
XAU 0.000285
XCD 3.117833
XCG 2.072924
XDR 0.815809
XOF 655.964509
XPF 119.331742
YER 274.922082
ZAR 19.102044
ZMK 10384.357384
ZMW 21.606247
ZWL 371.479082
  • AEX

    -5.5200

    1099.18

    -0.5%

  • BEL20

    31.6600

    5685.82

    +0.56%

  • PX1

    24.6100

    8509.64

    +0.29%

  • ISEQ

    -118.7900

    13535.33

    -0.87%

  • OSEBX

    3.6300

    2018.08

    +0.18%

  • PSI20

    -30.1800

    9116.04

    -0.33%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.6300

    4276.33

    -0.48%

  • N150

    -1.7100

    4262.41

    -0.04%


10 Septembre : Blocage en vue




La rentrée sociale s’annonce explosive. Un appel à « tout bloquer » le mercredi 10 septembre circule depuis le cœur de l’été et a pris de l’ampleur à mesure que la contestation des orientations budgétaires du gouvernement grandissait. Né hors des structures traditionnelles, le mot d’ordre fédère une mosaïque de collectifs et de soutiens politiques, tandis que les grandes organisations syndicales calibrent encore leur participation. Objectif affiché des initiateurs : créer un rapport de force national contre les coupes annoncées pour 2026. 

Au centre du brasier, les annonces du Premier ministre : un plan d’environ 44 milliards d’euros d’économies et de hausses de recettes pour 2026, assorti de mesures symboliquement explosives comme la suppression de deux jours fériés (lundi de Pâques et 8 Mai). Face au tollé, l’exécutif assure désormais que ces mesures sont « discutables et amendables », sans renoncer au cap d’ensemble. L’absence de majorité absolue à l’Assemblée rend l’équation politique d’autant plus incertaine. 

Le climat d’opinion renforce la dynamique : selon une enquête récente, une large majorité de Français se dit favorable à des manifestations contre le budget, et une part significative approuve même l’idée d’un « blocage » le 10 septembre. Dans le même temps, une autre mesure phare – la suppression de deux jours fériés – suscite un rejet massif, au-delà des clivages politiques. 


Côté transports, le 10 septembre pourrait être la journée de vérité. À la SNCF, un syndicat représentatif appelle déjà à une grève « massive », tandis que d’autres centrales doivent arrêter leur position début septembre. En Île-de-France, aucune prévision officielle n’a encore été publiée, mais des perturbations sont jugées possibles si le mouvement se propage dans les réseaux ferrés et de surface. 

La conflictualité dépasse le rail. Des appels à la mobilisation émergent ou s’additionnent dans la santé, l’éducation et les services essentiels. Le secteur éducatif connaît déjà une séquence de grèves à la rentrée ; des actions de personnels hospitaliers et de pharmacies se superposent localement, augurant d’un maillage de perturbations plutôt qu’un « blackout » uniforme. Certaines corporations prévoient d’ailleurs des temps forts à d’autres dates – les taxis, par exemple, se projettent sur le 5 septembre – ce qui pourrait créer un effet de cloche prolongé sur la vie quotidienne. 

Sur le terrain politique, la gauche multiplie les signaux de ralliement au mot d’ordre, sans effacer des nuances stratégiques ; des figures de premier plan marquent leurs distances sur l’idée d’« accompagner » un blocage total. Cette prudence coexiste avec une montée en pression au Parlement, où l’exécutif envisage un vote de confiance et affronte déjà la menace de motions hostiles. 

Concrètement, que faut-il attendre le 10 septembre ? Une journée « à géométrie variable » : des difficultés de circulation si les cheminots élargissent la grève, des retards ou annulations ponctuels dans les TER et TGV, des réseaux urbains dégradés selon les dépôts mobilisés, des écoles et services publics tournant au ralenti dans les territoires où la mobilisation sera forte, et des rassemblements concentrés autour des gares, dépôts, zones logistiques et préfectures. Les perturbations pourraient débuter dès l’aube et s’étirer en soirée, avec des effets de bord le lendemain en cas de reprise progressive. 

L’issue dépendra de deux inconnues : la capacité des initiateurs à entraîner massivement les salariés au-delà des cercles militants, et les signaux que le gouvernement enverra d’ici là. Un infléchissement clair sur les mesures les plus impopulaires pourrait fissurer le front du « tout bloquer » ; à l’inverse, une crispation autour de la trajectoire d’économies alimenterait la convergence des colères. Dans tous les cas, le 10 septembre s’annonce comme un test grandeur nature de la rentrée sociale et du rapport de force budgétaire.