Berliner Boersenzeitung - 10 Septembre : Blocage en vue

EUR -
AED 4.215401
AFN 74.609111
ALL 91.743442
AMD 416.891958
ANG 2.055032
AOA 1052.558585
ARS 1736.38229
AUD 1.613807
AWG 2.066091
AZN 1.969947
BAM 1.956761
BBD 2.312995
BDT 141.029237
BGN 1.932302
BHD 0.432913
BIF 3454.935973
BMD 1.147829
BND 1.465294
BOB 11.684533
BRL 5.891347
BSD 1.148344
BTN 110.113059
BWP 15.573374
BYN 3.491053
BYR 22497.438932
BZD 2.309714
CAD 1.606702
CDF 2651.483661
CHF 0.946735
CLF 0.027748
CLP 1095.660028
CNY 7.697798
CNH 7.69739
COP 3597.937356
CRC 513.743266
CUC 1.147829
CUP 30.417456
CVE 110.317237
CZK 24.307338
DJF 204.496833
DKK 7.475227
DOP 68.02132
DZD 153.667385
EGP 59.879577
ERN 17.217428
ETB 187.581623
FJD 2.571997
FKP 0.853614
GBP 0.858237
GEL 2.990086
GGP 0.853614
GHS 13.218259
GIP 0.853614
GMD 84.939095
GNF 10095.956527
GTQ 8.762302
GYD 240.22375
HKD 9.005002
HNL 30.823132
HRK 7.53905
HTG 150.089108
HUF 363.101199
IDR 20356.738748
ILS 3.48339
IMP 0.853614
INR 109.953133
IQD 1504.386141
IRR 1577776.38367
ISK 139.783509
JEP 0.853614
JMD 181.225814
JOD 0.813785
JPY 178.792086
KES 148.760191
KGS 100.377205
KHR 4677.214743
KMF 491.270445
KPW 1033.04603
KRW 1587.601765
KWD 0.354232
KYD 0.957053
KZT 511.561147
LAK 25721.403624
LBP 102838.695928
LKR 380.896998
LRD 199.241741
LSL 18.708085
LTL 3.389239
LVL 0.69431
LYD 7.294581
MAD 10.93868
MDL 20.160546
MGA 4987.405075
MKD 61.550218
MMK 2410.05515
MNT 4128.568379
MOP 9.279973
MRU 46.005586
MUR 54.705044
MVR 17.688266
MWK 1991.342936
MXN 19.738633
MYR 4.704606
MZN 73.356338
NAD 18.708085
NGN 1527.701765
NIO 42.260748
NOK 10.823466
NPR 176.177423
NZD 1.999621
OMR 0.441346
PAB 1.148354
PEN 3.877003
PGK 5.109419
PHP 71.988932
PKR 318.311572
PLN 4.358443
PYG 6793.335132
QAR 4.186155
RON 5.262332
RSD 117.36434
RUB 97.240487
RWF 1694.502377
SAR 4.262505
SBD 9.183216
SCR 15.833256
SDG 690.345852
SEK 11.271113
SGD 1.464118
SHP 0.857388
SLE 28.282759
SLL 24069.380767
SOS 656.310775
SRD 43.333396
STD 23757.732844
STN 24.511607
SVC 10.048758
SYP 14924.066669
SZL 18.700855
THB 38.235889
TJS 10.593916
TMT 4.0174
TND 3.378259
TOP 2.763695
TRY 55.871024
TTD 7.796692
TWD 36.608896
TZS 3048.549876
UAH 51.3177
UGX 4513.215726
USD 1.147829
UYU 46.171863
UZS 13522.638828
VES 970.437301
VND 29857.315383
VUV 135.796243
WST 3.148394
XAF 655.957
XAG 0.017719
XAU 0.000264
XCD 3.102064
XCG 2.069716
XDR 0.811574
XOF 655.957
XPF 119.331742
YER 271.634183
ZAR 18.661402
ZMK 10331.834704
ZMW 22.537672
ZWL 369.600314
SSP 6494.615471
MXV 2.237951
  • AEX

    6.9100

    1103.02

    +0.63%

  • BEL20

    43.5700

    5776.96

    +0.76%

  • PX1

    63.5000

    8204.08

    +0.78%

  • ISEQ

    76.0100

    14416.85

    +0.53%

  • OSEBX

    7.2200

    2130.65

    +0.34%

  • PSI20

    61.0600

    9602.04

    +0.64%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -60.8900

    4552.19

    -1.32%

  • N150

    29.9200

    4304.39

    +0.7%


10 Septembre : Blocage en vue




La rentrée sociale s’annonce explosive. Un appel à « tout bloquer » le mercredi 10 septembre circule depuis le cœur de l’été et a pris de l’ampleur à mesure que la contestation des orientations budgétaires du gouvernement grandissait. Né hors des structures traditionnelles, le mot d’ordre fédère une mosaïque de collectifs et de soutiens politiques, tandis que les grandes organisations syndicales calibrent encore leur participation. Objectif affiché des initiateurs : créer un rapport de force national contre les coupes annoncées pour 2026. 

Au centre du brasier, les annonces du Premier ministre : un plan d’environ 44 milliards d’euros d’économies et de hausses de recettes pour 2026, assorti de mesures symboliquement explosives comme la suppression de deux jours fériés (lundi de Pâques et 8 Mai). Face au tollé, l’exécutif assure désormais que ces mesures sont « discutables et amendables », sans renoncer au cap d’ensemble. L’absence de majorité absolue à l’Assemblée rend l’équation politique d’autant plus incertaine. 

Le climat d’opinion renforce la dynamique : selon une enquête récente, une large majorité de Français se dit favorable à des manifestations contre le budget, et une part significative approuve même l’idée d’un « blocage » le 10 septembre. Dans le même temps, une autre mesure phare – la suppression de deux jours fériés – suscite un rejet massif, au-delà des clivages politiques. 


Côté transports, le 10 septembre pourrait être la journée de vérité. À la SNCF, un syndicat représentatif appelle déjà à une grève « massive », tandis que d’autres centrales doivent arrêter leur position début septembre. En Île-de-France, aucune prévision officielle n’a encore été publiée, mais des perturbations sont jugées possibles si le mouvement se propage dans les réseaux ferrés et de surface. 

La conflictualité dépasse le rail. Des appels à la mobilisation émergent ou s’additionnent dans la santé, l’éducation et les services essentiels. Le secteur éducatif connaît déjà une séquence de grèves à la rentrée ; des actions de personnels hospitaliers et de pharmacies se superposent localement, augurant d’un maillage de perturbations plutôt qu’un « blackout » uniforme. Certaines corporations prévoient d’ailleurs des temps forts à d’autres dates – les taxis, par exemple, se projettent sur le 5 septembre – ce qui pourrait créer un effet de cloche prolongé sur la vie quotidienne. 

Sur le terrain politique, la gauche multiplie les signaux de ralliement au mot d’ordre, sans effacer des nuances stratégiques ; des figures de premier plan marquent leurs distances sur l’idée d’« accompagner » un blocage total. Cette prudence coexiste avec une montée en pression au Parlement, où l’exécutif envisage un vote de confiance et affronte déjà la menace de motions hostiles. 

Concrètement, que faut-il attendre le 10 septembre ? Une journée « à géométrie variable » : des difficultés de circulation si les cheminots élargissent la grève, des retards ou annulations ponctuels dans les TER et TGV, des réseaux urbains dégradés selon les dépôts mobilisés, des écoles et services publics tournant au ralenti dans les territoires où la mobilisation sera forte, et des rassemblements concentrés autour des gares, dépôts, zones logistiques et préfectures. Les perturbations pourraient débuter dès l’aube et s’étirer en soirée, avec des effets de bord le lendemain en cas de reprise progressive. 

L’issue dépendra de deux inconnues : la capacité des initiateurs à entraîner massivement les salariés au-delà des cercles militants, et les signaux que le gouvernement enverra d’ici là. Un infléchissement clair sur les mesures les plus impopulaires pourrait fissurer le front du « tout bloquer » ; à l’inverse, une crispation autour de la trajectoire d’économies alimenterait la convergence des colères. Dans tous les cas, le 10 septembre s’annonce comme un test grandeur nature de la rentrée sociale et du rapport de force budgétaire.