Berliner Boersenzeitung - Tunisie: pas de référence à l'islam dans le projet de Constitution

EUR -
AED 4.015806
AFN 77.081414
ALL 100.793644
AMD 424.462175
ANG 1.96993
AOA 958.308046
ARS 1009.13097
AUD 1.626175
AWG 1.970721
AZN 1.860099
BAM 1.9554
BBD 2.206922
BDT 128.413723
BGN 1.956086
BHD 0.412066
BIF 3146.593032
BMD 1.093326
BND 1.465248
BOB 7.552733
BRL 5.987383
BSD 1.093061
BTN 91.322425
BWP 14.769937
BYN 3.577073
BYR 21429.195077
BZD 2.203222
CAD 1.497086
CDF 3094.113117
CHF 0.966831
CLF 0.036646
CLP 1011.250126
CNY 7.938965
CNH 7.953971
COP 4373.305118
CRC 571.379764
CUC 1.093326
CUP 28.973146
CVE 110.884816
CZK 25.262833
DJF 194.306139
DKK 7.459754
DOP 64.889045
DZD 146.794386
EGP 52.695923
ERN 16.399894
ETB 63.082954
FJD 2.437241
FKP 0.842474
GBP 0.840686
GEL 2.968366
GGP 0.842474
GHS 16.869906
GIP 0.842474
GMD 74.129045
GNF 9211.273471
GTQ 8.4747
GYD 228.673535
HKD 8.536161
HNL 27.125432
HRK 7.552644
HTG 144.28489
HUF 390.999165
IDR 17646.72348
ILS 3.976444
IMP 0.842474
INR 91.394646
IQD 1432.257426
IRR 46015.362635
ISK 149.523706
JEP 0.842474
JMD 170.983945
JOD 0.77484
JPY 170.967823
KES 142.67618
KGS 92.886596
KHR 2807.106494
KMF 492.59815
KPW 983.994034
KRW 1509.92182
KWD 0.334033
KYD 0.910834
KZT 519.701595
LAK 24244.510646
LBP 97907.368044
LKR 332.02206
LRD 213.471946
LSL 19.953481
LTL 3.228308
LVL 0.661342
LYD 5.297193
MAD 10.738102
MDL 19.356606
MGA 4930.901642
MKD 61.570124
MMK 3551.081107
MNT 3771.976042
MOP 8.789167
MRU 43.432375
MUR 50.916016
MVR 16.837084
MWK 1896.920898
MXN 19.381767
MYR 5.098729
MZN 69.863539
NAD 19.9531
NGN 1765.547629
NIO 40.283635
NOK 11.740963
NPR 146.120825
NZD 1.800025
OMR 0.420902
PAB 1.093061
PEN 4.066122
PGK 4.277529
PHP 63.694458
PKR 304.493835
PLN 4.297755
PYG 8254.310972
QAR 3.980808
RON 4.970477
RSD 117.048218
RUB 96.870534
RWF 1439.91071
SAR 4.100783
SBD 9.246921
SCR 15.545938
SDG 657.089083
SEK 11.538774
SGD 1.466271
SHP 0.842474
SLE 24.979557
SLL 22926.509423
SOS 624.289813
SRD 32.402891
STD 22629.646567
SVC 9.562043
SYP 2747.015481
SZL 19.953458
THB 39.337619
TJS 11.640462
TMT 3.837575
TND 3.405685
TOP 2.581835
TRY 36.172126
TTD 7.419737
TWD 35.61018
TZS 2901.99736
UAH 45.340294
UGX 4043.856785
USD 1.093326
UYU 43.891019
UZS 13811.440156
VEF 3960631.884497
VES 39.862923
VND 27737.687709
VUV 129.801924
WST 3.065259
XAF 655.93377
XAG 0.036216
XAU 0.000446
XCD 2.954769
XDR 0.824471
XOF 658.732535
XPF 119.331742
YER 273.686901
ZAR 19.904629
ZMK 9841.245465
ZMW 28.500991
ZWL 352.050616
  • AEX

    -16.9000

    916.54

    -1.81%

  • BEL20

    11.6200

    4017.59

    +0.29%

  • PX1

    -9.1000

    7570.81

    -0.12%

  • ISEQ

    -51.0000

    9757.62

    -0.52%

  • OSEBX

    6.4100

    1431.74

    +0.45%

  • PSI20

    -10.1600

    6765.92

    -0.15%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -30.4900

    2370.47

    -1.27%

  • N150

    0.6800

    3376.24

    +0.02%

Tunisie: pas de référence à l'islam dans le projet de Constitution
Tunisie: pas de référence à l'islam dans le projet de Constitution / Photo: FETHI BELAID - AFP

Tunisie: pas de référence à l'islam dans le projet de Constitution

Le juriste Sadok Belaïd chargé de la rédaction d'une nouvelle Constitution en Tunisie, a affirmé lundi à l'AFP qu'il présenterait au chef de l'Etat un projet de charte expurgée de toute référence à l'islam pour combattre les partis d'inspiration islamiste comme Ennahdha.

Taille du texte:

Le premier article de la Constitution actuelle adoptée en grande pompe en 2014, trois ans après la chute de la dictature de Zine El Abidine ben Ali, stipule, tout comme la Charte de 1959, que la Tunisie "est un Etat libre, indépendant et souverain, l'Islam est sa religion, l'arabe sa langue et la République son régime".

Les propos de Sadok Belaïd sont susceptibles de provoquer un vif débat dans un pays de forte tradition séculière mais où plusieurs partis d'inspiration islamiste ont joué un rôle de premier plan depuis la révolte de 2011 qui fit tomber le régime ben Ali.

Nommé le 20 mai à la tête de la "Commission nationale consultative pour une nouvelle République", chargée de rédiger un nouveau projet de Constitution, M. Belaïd a indiqué qu'il soumettrait le projet pour validation au président Kais Saied au plus tard le 15 juin avant qu'il ne soit soumis à référendum, une consultation annoncée pour le 20 juillet.

"80% des Tunisiens sont contre l'extrémisme et contre l'utilisation de la religion à des fins politiques. C’est précisément ce que nous allons faire tout simplement gommant l’article 1 dans sa formule actuelle", a dit le juriste dans un entretien à l'AFP.

Interrogé si cela signifiait que la nouvelle Constitution ne contiendrait pas de référence à l'islam, il a répondu: "il n'y aura pas".

"Il y a possibilité que l’on efface l'article 1er dans sa version actuelle. Nous pouvons nous passer de mentionner une quelconque religion."

- "Mains sales" -

Selon M. Belaïd, la suppression de toute référence à l'islam est destinée à combattre les partis d'inspiration islamiste, surtout Ennahdha, principale force dans le Parlement dissous par M. Saied.

"Si vous utilisez la religion pour faire de l’extrémisme politique, eh bien nous l’interdirons", a poursuivi cet universitaire de 83 ans qui affirme avoir "une très grande et une très profonde amitié et proximité" avec M. Saied qu'il avait eu comme étudiant.

"Nous avons des partis politiques qui ont les mains sales et bien que vous le veuillez ou non messieurs les démocrates français ou européens nous n’accepterons pas dans notre démocratie des gens sales", a-t-il affirmé.

Selon lui, "Ennahdha et d'autres partis sont les suppôts de plusieurs forces ou puissances ou Etats ou mini-Etats étrangers qui ont beaucoup d’argent qu’ils veulent dépenser comme ils veulent et qu’ils utilisent pour intervenir dans les affaires du pays". "Ca c'est de la trahison."

Après des mois de blocage politique, M. Saied, élu démocratiquement fin 2019, s'est arrogé les pleins pouvoirs le 25 juillet 2021 en limogeant le Premier ministre et en suspendant le Parlement dominé par Ennahdha, sa bête noire, avant de le dissoudre en mars.

- "Tentations de dictature" -

Dans une feuille de route censée mettre fin à la crise, M. Saied a annoncé un référendum sur une nouvelle Constitution le 25 juillet 2022, avant des législatives le 17 décembre.

La commission dirigée par M. Belaïd s'attelle à élaborer la nouvelle Constitution à travers un "dialogue national" lancé samedi mais dont les principaux partis ont été exclus.

Conviée à ce dialogue, la puissante centrale syndicale tunisienne UGTT, acteur incontournable de la scène politique, a refusé d'y participer.

"Nous vous invitons, la porte est ouverte. Si vous ne voulez pas le train partira à l’heure", a lancé M. Belaïd à l'adresse de l'UGTT.

M. Saied appelle de ses voeux à un régime "plus présidentiel" à la place du système hybride mis en place en 2014 et source de conflits récurrents entre les branches exécutive et législative.

"Le président peut avoir des pouvoirs plus importants, ou peut-être plus utiles. Il n’avait qu’un pouvoir de blocage et c’est très mauvais. Le président, c’est le commandant de bord. C’est l'amiral. Donc, il ne doit pas avoir seulement le pouvoir de freiner mais le pouvoir d’entraîner… avec mesure", a affirmé le juriste.

Néanmoins, le nouveau régime doit être conçu de façon à ce que le président ne soit pas "entraîné ou attiré par les tentations de dictature, de tyrannie ou d'abus de pouvoir".

(G.Gruner--BBZ)