Berliner Boersenzeitung - Pollution plastique: en Asie, une marée sans fin

EUR -
AED 4.411435
AFN 78.078386
ALL 97.07552
AMD 454.542093
ANG 2.150259
AOA 1101.50809
ARS 1732.913594
AUD 1.718052
AWG 2.163677
AZN 2.043574
BAM 1.972497
BBD 2.416274
BDT 146.602231
BGN 2.017274
BHD 0.452849
BIF 3567.588995
BMD 1.201208
BND 1.519413
BOB 8.290073
BRL 6.229826
BSD 1.199665
BTN 110.038955
BWP 15.789795
BYN 3.418452
BYR 23543.684947
BZD 2.412845
CAD 1.63376
CDF 2690.707025
CHF 0.917249
CLF 0.02617
CLP 1033.339204
CNY 8.353985
CNH 8.336248
COP 4390.068409
CRC 596.050623
CUC 1.201208
CUP 31.832023
CVE 111.051689
CZK 24.232936
DJF 213.478741
DKK 7.46736
DOP 75.616307
DZD 155.205392
EGP 56.448414
ERN 18.018126
ETB 186.187906
FJD 2.638933
FKP 0.877051
GBP 0.869297
GEL 3.237237
GGP 0.877051
GHS 13.135219
GIP 0.877051
GMD 87.688465
GNF 10510.574089
GTQ 9.204998
GYD 250.992602
HKD 9.370687
HNL 31.783741
HRK 7.533018
HTG 157.333159
HUF 380.035926
IDR 20037.237461
ILS 3.731494
IMP 0.877051
INR 109.951712
IQD 1573.583025
IRR 50600.904699
ISK 145.190004
JEP 0.877051
JMD 188.48556
JOD 0.851652
JPY 183.298998
KES 155.232346
KGS 105.044506
KHR 4842.071233
KMF 494.897873
KPW 1081.110892
KRW 1721.84794
KWD 0.367606
KYD 0.999763
KZT 604.398846
LAK 25877.029287
LBP 102763.380234
LKR 371.477709
LRD 222.76398
LSL 19.171108
LTL 3.546856
LVL 0.7266
LYD 7.597696
MAD 10.876932
MDL 20.227227
MGA 5375.407418
MKD 61.583653
MMK 2522.596979
MNT 4282.469486
MOP 9.639984
MRU 47.904062
MUR 54.679498
MVR 18.559005
MWK 2085.298085
MXN 20.626308
MYR 4.720432
MZN 76.58897
NAD 19.170898
NGN 1691.505971
NIO 44.07866
NOK 11.530105
NPR 176.062865
NZD 1.993195
OMR 0.46188
PAB 1.199645
PEN 4.01984
PGK 5.113492
PHP 70.632762
PKR 336.03827
PLN 4.198602
PYG 8041.13641
QAR 4.373604
RON 5.096366
RSD 117.397709
RUB 91.581505
RWF 1744.15462
SAR 4.504569
SBD 9.702973
SCR 17.71804
SDG 722.516838
SEK 10.563835
SGD 1.515082
SHP 0.901217
SLE 29.169317
SLL 25188.738992
SOS 686.495825
SRD 46.002659
STD 24862.588974
STN 24.744893
SVC 10.496902
SYP 13284.854437
SZL 19.171442
THB 37.152673
TJS 11.205106
TMT 4.204229
TND 3.400017
TOP 2.892221
TRY 52.147222
TTD 8.158128
TWD 37.42401
TZS 3068.155426
UAH 51.497578
UGX 4283.29441
USD 1.201208
UYU 44.950513
UZS 14564.651736
VES 430.604568
VND 31392.380735
VUV 143.841479
WST 3.27845
XAF 661.573848
XAG 0.010701
XAU 0.000233
XCD 3.246325
XCG 2.162121
XDR 0.824936
XOF 663.673203
XPF 119.331742
YER 286.364313
ZAR 19.091016
ZMK 10812.316378
ZMW 23.68722
ZWL 386.78862
  • AEX

    2.9000

    1001.68

    +0.29%

  • BEL20

    63.9900

    5396.81

    +1.2%

  • PX1

    21.9500

    8152.82

    +0.27%

  • ISEQ

    77.5700

    13006.09

    +0.6%

  • OSEBX

    6.0800

    1742.8

    +0.35%

  • PSI20

    77.1900

    8654.25

    +0.9%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    147.5100

    4211.2

    +3.63%

  • N150

    9.7600

    3912.09

    +0.25%

Pollution plastique: en Asie, une marée sans fin
Pollution plastique: en Asie, une marée sans fin / Photo: Munir UZ ZAMAN - AFP/Archives

Pollution plastique: en Asie, une marée sans fin

Kulsum Beghum, 55 ans, trie les déchets sur une décharge de Dacca au Bangladesh. Son sang présente un taux très élevé de 650 microplastiques par mililitre, selon une analyse financée par le syndicat des récupérateurs de déchets.

Taille du texte:

"Le plastique n'est pas bon pour moi", dit-elle à l'AFP via un traducteur, au cours d'un entretien à Genève, en marge des négociations destinées à écrire le premier traité plastique international, où elle est venue témoigner de ses conditions de travail aux côtés des représentants de 184 pays.

"Ca a commencé il y a 30 ans" à Dacca, dit cette femme de 55 ans, soutenue par son syndicat. Au début "le plastique c'était pour l'huile de friture et les sodas", puis sont venus "les sacs de courses" qui ont remplacé les traditionnels sacs en jute. "On était attiré par le plastique, c'était tellement beau!".

Aujourd'hui, dans un pays parmi les plus fragiles économiquement de la planète, le plastique envahit tout, il tapisse les rues et les plages, obstrue les canalisations. Alamgir Hossain, membre d'une association affiliée à l'alliance internationale des ramasseurs de déchets, montre des photos sur son téléphone.

Mme Beghum, elle, voudrait surtout que les plastiques non recyclables soient interdits, car elle ne peut pas les revendre, ceux-ci n'ayant aucune valeur marchande.

- "Personne ne les ramasse" -

Même remarque chez l'Indienne Indumathi (qui ne donne pas de nom de famille), venue de Bangalore en Inde, également pour témoigner: 60% des déchets plastique qui arrivent dans le centre de tri qu'elle a créé "sont non recyclables" dit-elle à l'AFP. Ce sont par exemple des sacs de chips mêlant aluminium et plastique, ou d'autres produits utilisant du plastique "multicouche".

"Personne ne les ramasse dans les rues et il y en a beaucoup", dit-elle.

Analyse de terrain confirmée par les scientifiques présents aux négociations de l'ONU à Genève. "Les sachets en plastique multicouche sont une catastrophe pour l'environnement, ils ne peuvent pas être recyclés", souligne Stephanie Reynaud, chercheuse en chimie des polymères au CNRS à Pau en France.

Indamathi analyse aussi à sa façon les échecs de certaines politiques publiques: Après l'interdiction des sacs à usage unique en 2014, elle a vu arriver les +lunchboxes+ en polypropylène noir ou transparent, à usage unique aussi. "On en voit de plus en plus dans les rues ou dans les décharges. Elles ont remplacé les sacs de courses", dit-elle.

Selon un récent rapport de l'OCDE portant sur le plastique en Asie du sud-est, des "politiques publiques plus ambitieuses pourraient faire baisser les rejets de plus de 95% d'ici à 2050" dans ces pays où la consommation de plastiques a été multipliée par neuf depuis 1990 à 152 millions de tonnes en 2022.

Mais pour les militants de l'environnement, la tâche est rude devant cet océan de plastique.

- "Nouveau colonialisme" -

"Ce n'est pas la demande du consommateur" qui en est la cause, estime Seema Prabhu de l'ONG Trash Heroes basée en Suisse, et travaillant principalement dans les pays d'Asie du sud-est.

"Le marché a été inondé" d'objets en plastique à usage unique qui remplacent des objets traditionnels en Asie comme les emballages en feuille de bananier en Thaïlande ou en Indonésie, ou encore les +lunch box+ en métal consignées en Inde. "C'est un nouveau colonialisme qui érode les cultures traditionnelles", dit-elle à l'AFP.

Selon elle, plus d'emplois pourraient être créés "dans une économie de la réutilisation que dans une économie de l'usage unique".

Les "sachets" (même en anglais, c'est le mot français qui est utilisé), pour les shampoings, les lessives ou les sauces, sont "une plaie", ce sont "les plus petits objets plastiques dont l'industrie nous a intoxiqués", dénonce Yuyun Ismawati Drwiega, indonésienne, qui copréside l'ONG internationale IPEN (International pollutents elimination network).

"Ils sont faciles à transporter, faciles à obtenir, chaque kiosque en vend", dit-elle. En Indonésie, des centres de collecte et de tri spécialisés dans les sachets ont vu le jour puis ont été fermés. Et ils s'accumulent.

A Bali, où elle réside, elle organise des visites guidées qu'elle a surnommées "la belle et la bête". La beauté ce sont les plages et les hôtels de luxe, la bête c'est l'arrière, les usines de tofu qui utilisent des briquettes de plastique comme combustible ou les déchetteries.

(U.Gruber--BBZ)